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 On fait tourner les serviettes { PV Jayce Taylor }

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Ancolie Edelweiss


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Localisation : Au pays des poissons dépecés et des oiseaux saignés !

MessageSujet: On fait tourner les serviettes { PV Jayce Taylor }   Ven 24 Aoû - 15:01

dead

C'est un jour calme. Jour où rien de se passe. Jour d'ennui. Jour où les sourires manquent. Jour comme les autres. J'aurais peut-être du rester au lit. Attendre qu'un nouveau soleil se lève. Mais il a fallu une trop bonne volonté me levant du lit. Une trop bonne volonté accomplissant ma toilette. Une trop bonne volonté écoutant assidument les cours. Une trop bonne volonté maintenant m'amenant jusque dans le hall. Une trop bonne volonté franchissant la porte. Une trop bonne volonté me conduisant au bout de la prairie. Une bien grande paresse me laissant tomber au sol. Une trop grande paresse me fermant les paupières. Une trop grande paresse me coulant dans un sommeil profond.

Il était bien tôt, trop tôt quand les lèvres du professeur se sont fermées. Trop tôt que je n'avais pas faim. Alors, je suis partie. J'ai dépassé la cantine à Joe, la bibliothèque de Maria. Je n'avais pas envie de lire. J'ai juste parcouru les couloirs, une fois, deux fois, trois fois. J'attendais juste un événement, n'importe lequel. Il ne fut rien. Juste quelques salutations. Puis des paroles échangées, des rires prononcés. Et quoi d'autre ? Rien. Alors, j'ai continué ma route, seule. Je ne voulais personne, j'étais fatiguée. Alors, je me suis retrouvée là, seule, les paupières closes.

Le soleil est brulant. Bien brillant. Il fait fuir toute ombre. Sa lueur me réveille. Je roule, tente de me rendormir. Ceci n'y fait rien. Je suis réveillée. Je m'assois. Me frotte les yeux. Leur trop pâle couleur est aveuglée. J'attends, cinq minutes, que mes pupilles veuillent bien marcher. Je regarde autour de moi. Rien, personne. Je lève la tête, en direction du ciel. Le soleil a bougé. Trop vite bougé. Il est bien tard. Alors, je me dresse sur mes petites jambes, je prends le chemin du retour. Finalement, je vais mieux. La journée paraît maintenant moins ennuyante. Pourquoi ? Allez savoir. J'étais surement trop fatiguée pour m'intéresser à quelque chose, voilà tout. Maintenant, je me repasse ma matinée. J'espère y trouver quelque chose d'original. Quelque chose que j'aurais pu manquer. Il n'y a rien. Tant pis, j'en trouverai cette après-midi.

Un silence quasi total règne dans le pensionnat. Les cours ont dû reprendre. En bonne élève, je devrais m'y rendre. Mais mon ventre n'y voit pas du même oeil. J'ai faim, horriblement faim. Mes jambes me conduisent naturellement vers le lieu de toute nourriture. Dans le couloir, quelque déserteur, rien de bien anormal. Le voyage n'est pas très long. J'arrive à mon point de rendez-vous. Soudain, une peur me monte à la gorge. Joe. Il est toujours là non ? Mes pas s'accélèrent, j'arrive devant la rampe de bois. Je me hisse, tourne la tête de tous les côtés. Seul un tas de vêtements bouge sous le comptoir. Je souris.

- Tu cherches quelque chose ?

Le tas se relève, laisse place à un homme bien grand. Ces yeux étonnés se déguisent en sourire. Il commence à m'expliquer ce que diable il faisait la dessous. Puis, un éclair de raison. Ma présence est troublante. Des questions s'en suivent. Non, je n'ai pas mangé. Non je ne suis pas en cours. Mais que fais-je alors ? Je me suis reposée. Ma franchise lui soutire un rire sympathique. Pas besoin d'inventer je ne sais quelle histoire. Lui aussi a été jeune un jour. C'est l'un des rares à s'en souvenir. Il lui reste des aliments chauds, en petite quantité. Cela suffira, il en est conscient. Il me sert, je le remercie, je me retourne.

C'est un jour calme. Jour où rien de se passe. Jour d'ennui. Jour où les sourires manquent. Jour comme les autres. Jour bien différent quand je te regarde. Tu es assis là-bas, seul à une table. J'en suis tellement ravie. Je sautille dans ta direction, lâche violemment mon plateau sur la table, en face de toi. Je m'assois rapidement, tout sourire, plante mon regard dans le tien.

- Bonjour Jayce ! Tu es seul ?

Et comme il n'est pas poli de s'imposer...

- Te sens-tu capable de supporter ma compagnie ?


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Dernière édition par Ancolie Edelweiss le Mar 11 Sep - 18:58, édité 1 fois
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Jayce Taylor


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MessageSujet: Re: On fait tourner les serviettes { PV Jayce Taylor }   Ven 24 Aoû - 17:04

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L'heure de manger, c'était une heure presque sacrée pour Jayce. Après tout, c'était le moment de se sustenter, de pouvoir recouvrer des forces après une longue journée qui le lassait plus qu'autre chose. Ce n'était pas qu'il n’appréciait pas particulièrement les cours, juste qu'il n'y assistait pas vraiment en règle générale. Enfin, il était présent, oui... Mais pouvait on réellement parler d'assistance quand son seul travail en classe était la sieste pure et simple ? C'est ça pour lui. Il n'était pas doué en cours, juste quelqu'un cherchait la paix et l'amour voyons. Le monde est fait de ces deux choses, cela était bien connu. Ou en tout cas, Jayce se l'imaginait comme bien connu. Le jeune homme était persuadé que sa tâche n'était pas d'étudier pour devenir un genre d'avocat, ou quelque chose du même style. Naon, sa vie était évidente : il allait devenir le chasseur mystérieux qui recherche cette mystérieuse illusion que l'on nomme « l'amour ». A cette pensée, le jeune homme faillit prendre une petite pose, si seulement il n'était pas en train de tenir un plateau qui se remplissait au fur et à mesure de nourriture. Mangeeeer... La cantine de Joe était un endroit assez fameux tout de même. La nourriture que le cantinier servait était vraiment délicieuse. Simple, mais vraiment délicieuse. Et pour quelqu'un comme Jayce, qui préférait tellement plus les choses simples aux choses compliquées, une nourriture simple était la meilleure des solutions. La meilleure des essences. La meilleure des... Oh, pas grave en fait. On avait qu'à dire que c'était fort bon, et puis c'est tout. Le jeune homme au manteau rouge se servit donc un bon paquet de bouffe, incluant plusieurs biscuits tangibles, de la tambouille, de la viande avec des condiments et bien sûr, ses fameux beignets préférés. Ah, qu'est ce que ça pouvait être bon un beignet. Vraiment succulent ! Jayce n'aurait jamais sût vivre sans beignets. Tout simplement parce que c'était trop bon ! Ça l'aidait à garder le plein d'énergie et à vivre sans aucun problème. Après tout, on n'était pas un chasseur mystérieux de la paix et de l'amour si on n'avait pas de l'énergie à revendre. Et nul doute que Jayce en avait, mais c'était plus grâce aux beignets qu'autre chose. C'est sûr que ça refilait vraiment de bonnes céréales ces trucs. Jayce n'avait jamais compris comment c'était fait, mais une chose était certaine : il adorait cette nourriture. Si les beignets avaient été un plat, nul doute que cela serait devenu automatiquement son plat favori. Bon, les beignets n'étaient pas un plat, loin de là... C'était même plutôt un dessert, non ? Ou un goûter... Bah. De toutes façons, c'était tellement bon qu'il en mangeait à n'importe quel moment de la journée, lui. Donc, à ses yeux, ce n'était ni un dessert ni un repas ni un déjeuner, mais un met divin descendu sur terre et envoyé  par la déesse de la nutrition. Les beignets. Et naturellement, le jeune blond allait garder cela pour la fin, sinon ce n'était pas drôle.

Le meilleur pour la fin. Toujours.

C'est dans cette optique qu'entreprit de manger avec appétit le jeune Jayce Taylor. Évidemment, 'manger' signifie dans son langage, 'se gaver jusqu'à l'étouffement'. Ce qu'il fit donc, et avec le sourire en plus de ça. Jayce engouffra dans sa bouche plusieurs cuillères de tambouille avant d'avaler la viande sans réellement prendre le temps de mâcher. Puis il recommençait, son eau à proximité encore tout à fait pleine. Et il sentait déjà sa gorge se resserrer. C'était vraiment pas pratique, ce système tout de même. La gorge qui se resserre, juste parce qu'on essaie de manger des trucs super bons encore plus vite. C'est humain de vouloir manger des trucs bons rapidement, non ? C'est aussi humain de s'en empêcher parce que... Parce que la nature l'avait ainsi décidé. La nature faisait bien les choses la plupart du temps, mais des fois, Jayce aurait voulu lui demander pourquoi elle avait donné naissance à certaines choses. Des choses comme l'injustice, le mal dans le cœur des hommes, la peste et la maladie, les insectes venimeux, ceux qui sont vraiment pas beaux, les gens qui piétinent les beignets, le soleil qui brille trop fort, la soif, la transpiration et surtout l'envie de se suicider. Bon, Jayce désapprouvait cela au plus haut point, mais tout de même. Un suicide, c'était horrible. Il n'aimait vraiment pas l'idée que quelqu'un puisse ne plus aimer sa vie. Au point de vouloir en finir, il voulait dire. C'était vraiment une idée qui lui glaçait le sang. Vite, plus de nourriture pour calmer ça. Et c'est avec ces pensées en tête qu'il engouffra encore de la tambouille au risque de mourir asphyxié.

Et donc il mangea, mangea encore jusqu'à ce que ses assiettes soient quasiment vides. Et au moment où il enfourna dans sa bouche ce qui devait être au moins la cinquantième cuillère à soupe de tambouille il commença enfin à s'étouffer. Il avouait que cela ne faisait pas trop tôt, tiens ! Et donc, avant de mourir, il chercha le meilleur moyen de sauver quelqu'un qui étouffait : de l'eau. Il agrippa avec une poigne féroce la gourde d'eau non loin de lui, ouvrit en quatrième vitesse le capuchon puis posa le goulot sur ses lèvres avant d'ouvrir la bouche et de laisser l'eau couler dans son gosier. Telle une cascade purificatrice qui jaillit d'une source montagneuse, la gorge de Jayce fut purifiée en quelques secondes alors que la gourde en était encore au trois quarts pleines. C'est à ce moment que Jayce nota la présence d'Ancolie Edenweiss, jeune chef du groupe auquel l'ahuri au manteau rouge appartenait. Le White Flat. Ancolie était une chef exemplaire, Jayce l’appréciait beaucoup. Mais le problème avec son apparition, c'est qu'elle se faisait alors que son subalterne était en train de boire à la gourde. Et que malgré le fait qu'il l'avait aperçu, Jayce était un peu trop limité pour comprendre que c'était mieux, quand on voulait parler à quelqu'un, de ne pas être en train de boire à la gourde. Laissant tomber son plateau en face de celui de Jayce, la jeune chef du White Flat lui demanda, en ces mots doux et harmonieux :

- Bonjour Jayce ! Tu es seul ?


Le jeune homme, toujours en train de faire passer de l'eau dans son gosier, bien que cela ne soit plus vraiment nécessaire vu que ce dernier était maintenant 'débouché' acquiesça de la tête, et la vit s'asseoir avec plaisir sur la place près de lui. Bon, eh bien ils pouvaient très bien manger ensembles ! Jayce était toujours ravi de partager son repas avec quelqu'un de toutes façons.

- Te sens-tu capable de supporter ma compagnie ?


Jayce sût qu'il était enfin temps de répondre. Il avait compris plusieurs choses déjà. Qu'en face de lui, il y'avait la chef du groupe auquel il appartenait, qu'ils étaient en train de manger ensembles, qu'il avait déjà fini à peu près la moitié de son repas et qu'elle venait de lui poser une question à laquelle la réponse était évidente, mais à laquelle il fallait tout de même répondre de vive voix. Petite chose, toute simple. Il avait oublié que dans sa bouche se trouvait encore la gourde qu'il continuait de boire comme un puit-sans-fond.


« Bluien sourl qwue oui, Ancblublie ! »


Le tout avec de très élégantes bulles formées par les paroles prononcées alors qu'il était en train de boire de l'eau comme on remplit une amphore. Eh bien le moins que l'on puisse dire, c'était que sa réponse était équivoque. Toussant quelque peu sur son plateau en remettant la gourde à sa place, Jayce s'essuya la bouche avant de prendre un air bien plus sérieux avec des yeux rappelant ceux des princes dans les comtes de fées.

« Comment pourrais-je être incapable de supporter la compagnie d'une Lady telle que vous ? »

Et évidemment, il venait de dire cela d'un ton très précieux et assez obligeant, imitant les Nobles de l'Europe dans leurs beaux et pompeux vêtements. Cela faisait un peu moins classe avec sa coupe en balai et son manteau rouge criard, mais au moins, il avait l'air d'être sérieux. Pour une fois.


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Ancolie Edelweiss


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MessageSujet: Re: On fait tourner les serviettes { PV Jayce Taylor }   Dim 26 Aoû - 9:06

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Un énergumène. Un animal en voie de disparition. Des comme ça, on n'en fait plus. Tu es l'originalité, la folie pure. Ceci j'adore. Petite bête, si des gens te veulent du mal, je te protègerai jusqu'au bout. Pourquoi ? Tu es tout simplement géniale. Là, maintenant, avec ta gourde planter dans la bouche, l'eau qui coule à flot. Tu es tout simplement magnifique Jayce. Tu es tout simplement drôle.

Devant ton spectacle, je souris. Je me mords les lèvres. Je ne veux pas rire. Il est mauvais de se moquer. Même si ici c'est loin d'être méchante. Au contraire, j'aimerais rire de bon coeur. Mais j'essaye de me contenir. Je voulais un miracle, en voici un. Assis devant-moi, l'eau à la bouche, la main dans l'assiette. J'étouffe en essayant en vain de me retenir. Je te fixe avec des yeux ronds. Je n'y arrive pas. Je pouffe. Ma main vient à ma bouche. Elle appuie. Je tousse, comme pour faire fuir se rire que je contiens. Je t'en supplie arrête ton cirque. Je n'en peux plus. Tu parles, accompagné de magnifiques bulles. S'en est trop. Plus de mains, plus de dents, j'éclate de rire. Je ne peux pas m'en empêcher. De l'eau me monte aux yeux. Je fonds en larme. C'est un schéma pathétique. L'un avec sa gourde dans le gosier, l'autre pliée à s'en casser les côtes.

Lunatique. C'est impressionnant. Comment peux-tu passer d'une maladresse hilarante à cet air presque trop sérieux. En quelque toussotement, seulement. Je me calme. J'ai du mal. Je tente le coup. Ma main à mes commissures, je tousse doucement. Mon sourire est trop bien encrée. Et si mon rire se fane petit à petit, mes yeux restent joyeusement humides. Je me pince à nouveau les lèvres. Me force à rester sérieuse le long de ta remarque. Me force à t'écouter sans t'interrompre par quelques gloussements incontrôlables. Mais, si tu es doué pour changer de caractère, tu ne connais rien aux paroles amenant le calme et le respect. Je n'aurais pas dû t'écouter. Je repars dans un son cristallin. Je pleure de plus belle. Quel tableau magique ! C'est à vous en couper le souffle. Un gentleman à la White Flat, quel mélange surprenant. Ma main serre mon ventre tordu de douleur. J'ai tellement mal ! Je dois m'arrêter.

Quand je pense que ma journée avait bien banalement commencée. Toutes ces heures à déprimer sont bien vite rattrapée. Tout cela grâce à toi. Merci Jayce. Merci pour tout. J'aimerais te le dire. Mais je me trouve maintenant dans une incapacité physique, mentale aussi. Tu ne comprendrais pas. Puis, cela ne servirait qu'à te faire peur. J'aimerais éviter de traumatiser les personnes de mon groupe, si possible. Je pose mon coude libre sur la table, me pince encore les lèvres, me les cache à nouveau. Je souffle, enfin j'essaye. J'aspire le plus d'air possible en essayant de me calmer. Je lève la main comme pour te demander d'attendre. J'ai du mal à respirer. Mes grandes inspirations ne servent à rien. Comme un matelot qui coule agréablement dans la mer noire. Il faut cependant que je te réponde. Pardon, que je vous réponde.

- Voyons mon cher. Vous me vouvoyez maintenant ? Je vous en prie, pas de formalité entre nous.

Malgré des efforts monstrueux, je n'ai pas réussi à sortir ma phrase sans l'entrecouper de rire. Je souris plus que mon corps ne me le permet, j'ai affreusement mal aux joues. Cependant, si toi tu as réussi à devenir aussi sérieux, il n'y a pas de raison que je reste ainsi. Je recommence mon combat, de plus belle. Sans te quitter des yeux, je force mon coeur à se calmer. Finalement je comprends assez vite. Je comprends que si je continus à fixer ta petite tête blonde je n'arriverais jamais à mes fins. Alors, je détourne le regard. Je regarde le mur de droite, je me concentre. Enfin le calme me revient, enfin j'ose te regarder à nouveau. C'est sans bien-sûr oublié un grand sourire que je retombe sur tes yeux bleus. Je baisse la tête, souffle, croise les bras devant mon plateau, te considère encore.

- Excuse-moi, vraiment désolée.

Prendre le rôle d'une Dame de la haute société est, disons-nous, fort agréable. Mais je ne me sens pas de le tenir jusqu'au bout. Alors, je reste la petite Ancolie au plus simple langage. Maintenant, je suis un peu plus sage. Un peu seulement. Je sens mes pupilles vibrées à l'attente d'une autre réaction. Jayce si ce rendez-vous avait été prévu, je me serais levée à l'aube pour venir t'attendre à cette table. Un phénomène dans ton genre, il serait criminel de passer à côté. Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse de t'être tombé dessus. Tu ne peux pas savoir combien je suis heureuse que tu aies accepté ma compagnie. Mais j'ai peur que tu te méprennes sur une chose. Une chose seulement.

- Si Mary-Jane t'entendait m'appeler de la sorte, elle ferait un bond de plusieurs mètres.

En mémoire de notre belle rencontre dans les couloirs.


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Jayce Taylor


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MessageSujet: Re: On fait tourner les serviettes { PV Jayce Taylor }   Dim 26 Aoû - 17:51

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Ce n'était pas vraiment qu'il avait réussi à redevenir sérieux, mais plutôt que Jayce avait ce genre de don pour jouer la comédie avec un talent exemplaire. De base, il était stupide, ça c'était clair et net. Mais il pouvait jouer les intelligents. A moins que ce ne soit l'inverse ? Pour être tout à fait honnête, Jayce n'avait jamais eu la preuve que c'était lui l'idiot, comme tout le monde se plaisait à le croire. Mais bon, il acceptait ce rôle avec plaisir en tout cas. Car s'il y avait bien quelqu'un qui pouvait rendre le sourire aux autres, c'était l'idiot local. C'était parfois mieux d'être plus stupide qu'intelligent. Les personnes intelligentes faisaient parfois des choses horribles, juste parce qu'elles étaient assez intelligentes pour trouver le moyen de les faire. Ce qui amenait Jayce à souvent se demander si les gens les plus intelligents étaient plutôt ceux qui ne l'étaient pas assez pour ne pas penser à des plans horribles qui menaient à la mort d'innocents, ou ceux qui l'étaient assez pour le faire, sans se soucier des conséquences de leurs pensées ? Il en existait des tonnes de ces gens. Des gens mauvais, qu'il aurait mieux valu qu'ils n'existent pas. Jayce avait entendu parler de l'origine du conflit qui ravageait le Pensionnat de WhiteRiver Town. Un conflit qui avait commencé à partir de la mort de quelqu'un. Comme toujours. La mort ne fait qu'engendrer d'autres morts, pourquoi les gens ne comprenaient ils pas ça ? Jayce, lui, ne comprenait pas comment les gens pouvaient à ce point mépriser la vie. Comment il pouvait être aussi facile de nos jours d'appuyer sur une détente, d'entendre un coup de feu, de voir un corps sans vie s'effondrer devant nous. Non, il ne comprenait pas. Vivre, c'est mieux, non ? C'est mieux de vivre. C'est vrai. De toutes façons, un être humain n'a pas le droit de décider qui doit vivre et qui doit mourir. Jayce n'était pas Dieu. Il n'était qu'un homme parmis tant d'autres. Il était simplement un bon tireur, certes, mais il était avant tout quelqu'un de pas très futé. Et surtout, quelqu'un d'incapable de tirer sur une personne vivante. Enfin, avec son arme actuelle il le pouvait peut être. Son revolver était fait pour ne pas tuer. Les balles ne devaient pas avoir assez de pénétration dans la chair pour ça. Mais ça restait une arme potentiellement mortelle. Il suffisait de viser le cœur avec et personne ne pourrait s'en sortir. Jayce ne le ferait jamais. Il ne viserait jamais le cœur de quelqu'un. Pas physiquement. Blesser quelqu'un était déjà assez dur pour lui, en toute sincérité. Mais tuer, c'était hors de question. Il refusait de s'abaisser à cela. Il devait prouver à lui même et aux autres qu'un humain ne devait pas tuer qui que ce soit. Et même s'il s'agissait de criminels en fuite ou de meurtriers en série, le monde se porterait bien mieux sans eux. Même s'il s'agissait de gens comme ça, Jayce ferait tout pour les sauver. Il se mettrait sur la trajectoire de la balle, empêcherait la mort de faucher une âme de plus. La mort... Sans doute que ce cavalier apocalyptique devait bien détester le cow boy au manteau rouge et à la coupe hérissée. Il avait une telle aversion contre elle, et se dressait à chaque instant contre elle... Si un jour elle avait la possibilité de lui prendre son âme, sans doute le ferait-elle avec un grand plaisir. Jayce redoutait ce jour, oui. Il avait peur de mourir, comme tout le monde. Mais il ne pouvait rien y faire. Il préférait mourir en sauvant quelqu'un que de laisser quelqu'un mourir sous ses yeux. Bon, évidemment la meilleure solution c'était sans doute de ne laisser mourir personne, lui inclus. C'est pour ça qu'il travaillait énormément sur ses capacités physiques. Il ne fallait pas qu'il soit un frein à l'amour et à la paix qui devaient emplir ce monde. Le White Flat défendait cette cause. Et Ancolie en était la représentante. Il ne fallait pas verser le sang, il ne fallait pas tuer. Il fallait sourire. Tout le monde devrait sourire. On est bien plus heureux en souriant, non ?

Bien des gens trouvaient la politique de Jayce totalement puérile et sans grand intérêt. En effet, le jeune garçon avait un point de vue si simple, si enfantin sur la situation que parfois, on le considérait juste comme un garçonnet qui n'avait pas son mot à dire. Le garçonnet qui ne veux voir mourir personne, qui souhaite à tout prix qu'un happy end se produise... La fin où tout le monde est heureux et rigole avec les autres. La fin où les The Tulips serrent la main aux Flick Knifes sans que l'un ne cherche à poignarder l'autre, que ce soit de manière directe ou avec des artifices étranges que Jayce ne comprenait toujours pas. La fin où les The Orchids cessaient d'utiliser leurs connaissances pour se venger et qu'elles tenteraient d'user de leur intelligence pour faire le bien. Enfin. Quand aux Rifle Bullets, pourquoi est ce qu'ils n'utilisaient pas cette force extraordinaire à des fins plus heureuses ? Pourquoi toujours privilégier la violence ? N'était ce pas mieux de vivre tous ensembles, en se tenant la main et en souriant ? Pourquoi se battaient ils tous ? N'était ce pas pour justement obtenir ce bonheur auquel aspirait tout être humain normalement constitué ? Alors comment se faisait-il que le White Flat était autant déshonoré et peu populaire ? Car Jayce l'avait bien compris, on n'appréciait pas beaucoup les pacifistes dans le coin. Tenez, pas plus tard qu'il y'a deux jours, il avait couru à travers toute la ville pour échapper à des membres un peu trop téméraires des Rifle Bullets qui avaient voulu lui apprendre les bonne manières. Il avait été obligé de rentrer au Pensionnat en se cachant dans une poubelle. Mais mieux valait cette issue qu'une autre, non ? Personne n'était mort, personne n'était blessé. Aucune balle n'avait touché un citoyen, aucune balle ne l'avait touché lui, et il n'avait pas appuyé sur la gâchette de son arme tout en la pointant dans la direction de ses poursuivants. Pas de morts. Pas de blessé. C'était aussi à ça que servait le White Flat aux yeux de Jayce. A prévenir de toutes ces choses graves qui arrivaient dans la vie. Le passé était le passé. L'avenir était l'avenir. Et comme il le disait toujours, le carnet pour l'avenir est toujours vierge.

Voyons mon cher. Vous me vouvoyez maintenant ? Je vous en prie, pas de formalité entre nous.

Oui, Ancolie. Pas de formalités, mais en même temps, Jayce était Jayce . Ne pas lui demander de jouer les gentlemens lorsqu'une Lady vient partager sa table avec lui, c'était comme demander à un insecte de ne pas être attiré par la lumière. D'ailleurs, on pouvait poursuivre la comparaison encore plus loin puisque Jayce était aussi stupide qu'un insecte. Si ça aimait tant la lumière, pourquoi ne vivaient ils pas le jour ? Une question assez idiote à laquelle Jayce Taylor n'aurait sans doute jamais réussi à répondre. Et croyez bien qu'il y aurait réfléchi pendant un long moment, tiens. Pas de formalités entre lui et Ancolie dans ce cas ? Oh, eh bien il assumait la connaître assez bien pour, effectivement, ne pas s'encombrer de formalités. Après tout, elle était tout de même sa supérieure et en tant que telle, elle se devait d'avoir une attitude un peu plus sérieuse avec ses membres. Enfin, ça c'était la face officielle. Jayce adorait Ancolie, oui. Elle n'était pas le genre de chef sérieuse, avec des projets incroyablement complexes et des plans qui auraient put induire le fait qu'elle soit assez intelligente pour élaborer des stratégies engendrant le mal. Non, elle était... Simple. Certes, l'adjectif était sans doute peu mélioratif, mais Jayce trouvait sa chef simple. Elle ne s'encombrait pas de détails. Souriait, riait, était heureuse et tentait de rendre son entourage heureux lui aussi. N'était ce pas ça le plus important quand on dirigeait un groupe déterminé à faire régner la paix ?

« En ce cas, je vous prie de m'excusez si je vous ai paru un peu trop précieux en ces termes, My lady. Toutefois, je vous avoue que je serais honoré d'accepter votre compagnie. »

Il tenta de s'incliner, le bout de ses cheveux frôlant la tambouille qu'il y avait encore dans son assiette au risque de le rendre encore plus ridicule qu'il ne l'était déjà. Fort heureusement, cela fut interrompu par le fait que Jayce venait de se rendre compte qu'il s'inclinait alors qu'en face de lui, il y avait une table. Un centimètre plus bas et il se cognait la tête contre l'outil du diable. Rah ! Comment une table pouvait-elle en vouloir autant à sa vie ? D'abord elle tentait de l'étouffer, puis de le noyer et maintenant, elle essayait de l'assommer... Quoi que peut être que tout ça était de sa faute à lui en fait. A lui et à sa maladresse légendaire.

- Si Mary-Jane t'entendait m'appeler de la sorte, elle ferait un bond de plusieurs mètres.

Ancolie venait de dire cela après s'être doucement excusée sans que Jayce ne comprenne pourquoi. Parce qu'elle avait rit ? On ne devrait jamais s'excuser de rire. Rire, c'est merveilleux. On devrait toujours remercier le ciel d'en être capable. De rire sincèrement, bien sûr. Pas de rire du malheur des autres. Sauf quand ceux ci étaient totalement d'accord avec cela, bien sûr. Par exemple, Jayce venait de manque de se noyer, mais il s'en fichait. Pour lui, avoir fait rire Ancolie était une récompense largement suffisante pour avoir manqué de s'étouffer avec une gourde. Ceci dit, il ne comprenait toujours pas pourquoi sa chef tenait de tels propos. Pourquoi, Mary-Jane ferait-elle un bon de plusieurs mètres en l'entendant dire cela ? Il avouait ne pas comprendre. Ainsi, il reposa sa gourde sur la table, prit un air cette fois plus interrogatif. Précisons que chez lui, un air interrogatif équivaut à peu près à des étoiles pleins les yeux, les sourcils arqués comme un chien battu, et une moue suppliante. Oui. Quand on pose une question pour Jayce, on doit avoir l'air triste. Parce que si on questionne, c'est qu'on ne comprends pas. Et quand on ne comprends pas, on est forcément triste.

«Ah bon... ? Mais pourquoi ferait-elle ça ? »

Il commença à jouer avec le bout de ses doigts qui grattèrent ses phalanges gauches. Il n'avait plus de véritable bras à cet endroit là. Mais Dieu merci, la prothèse rendait sa vie plus facile. C'est bien simple, seul le poids était un inconvénient majeur. Du reste, c'était comme un bras normal. Sauf que c'était une prothèse, quoi.


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Ancolie Edelweiss


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MessageSujet: Re: On fait tourner les serviettes { PV Jayce Taylor }   Dim 2 Sep - 17:36

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Je ne referais plus de l'humour dans ce genre. C'est promis. Mon Dieu je vous le jure. Si elle doit causer tel problème à mes interlocuteurs. Si elle doit leur tirer des têtes des plus originales. Alors, que j'avais réussi à me calmer. Alors que le rire se concentrait sagement dans mon ventre. Il fallait que vous me lanciez ce mauvais sort. Il fallait que mes lèvres s'ouvrent encore, il fallait que ma voix s'élève encore. Malédiction. Mais cette fois-ci est plus courte. Je me reprends vite et te considère non sans un sourire. Sourire au départ naturel, mais de plus en plus maternel. Devant ton regard étoilé, devant ta bouille de bonhomme tout nu ( à Denshell et Mindy !). Je ne peux m'empêcher de devenir douce, de te regarder avec tout l'amour du monde. Je penche la tête, te regarde en souriant tendrement. Mes mains soutenant à présent mon menton, l'une d'elle s'en va sur ta joue. Puis je penche. Ta joue est quand même loin.

- Parce que tu ne peux pas gratifier tout le monde du surnom de Lady. Parce que Mary-Jane, elle, en est une respectable. Parce que je ne suis qu'une enfant loin d'atteindre sa cheville.

Je me recule en détachant doucement ton visage. Je pose mes mains sur mes genoux, me tiens droite. Te souris gentiment, tout en penchant la tête.

- Mais je suis heureuse que tu me considères ainsi.

Il est vrai que ceci n'est pas commun. Une petite fille excentrique et sans manière, voilà ce que les gens disent de moi. Ils n'ont pas tort : je souris à longueur de temps, devant tous et personne, je ris pour un rien, je ne fais pas réellement attention aux bonnes manières, je ne m'attarde pas sur le statut et la réputation des gens. Tout ceci dans une philosophie bien précise. L'Amour. Non, cela est loin des puérile ! Plus savamment j'aime l'Homme avec un grand H. Je l'aime de sa naissance à sa mort. Mais sans mentir non plus, je hais les adultes. Contradictoire ? Non. J'aime l'Homme, mais peut rejeter l'individu. Les soi-disant grandes personnes en forme un à elles seules. J'aime la jeunesse, j'aime le rire, j'aime tout simplement la vie. Elle me fut enlevée trop facilement pour que je puisse la considérer comme secondaire. Tout comme l'affection. Mon passé m'a appris à vivre le moment présent, ne jamais redouter le futur. Ne jamais s'attendre au pire et quand celui-ci arrive, oublier. Tout simplement. Vivre à son tour pour aimer les autres, pour rendre ce monde plus beau. Je ne veux pas une paix parfaite, je ne vis pas dans cette utopie. Je veux juste rendre les autres heureux, au moins un instant.

Au fond Jayce nous sommes semblables. Je suis sûre que tu es bien au-dessus de ce que disent les gens. Et pour cause, ta répartie. Même si ton regard peut paraître bizarre, tes expressions folles, je suis sûre que tu n'es pas « idiot ». Comment traduire le sentiment qui me parcoure en ta présence. De la joie, ce serait trop faible. De l'amour, trop fort. Un sentiment incompréhensible qui me prend le coeur, me le serre agréablement. Une émotion qui pourtant me mets mal à l'aise, remonte mes nerfs à bloc. Une émotion me permettant cependant de rire pour n'importe quoi.

Je regarde mon plateau, fixe tes yeux bleus. Je ris doucement. Puis mes bras se croisent sous ma poitrine. Je prends une voix sérieuse dé-crédibiliser par des traits des plus joyeux. Plus véritablement, mon visage ris à lui seul. Souriante, mais faussement sérieuse, je prends des allures de commandant des armées. Gros contraste avec ma façon habituelle de faire, car, pour moi, être chef ne veut en aucun cas dire être supérieur. Je suis comme toi, comme les autres. Et te considérer comme un simple pion dans l'histoire de cette guerre serait faillir à mes principes. Jayce Taylor, je t'aime en tant qu'Homme et en tant qu'ami. C'est donc sur un ton humoristique que je prononce ma morale.

- Alors, que faites-vous ici à une heure si tardive soldat ? Le nez dans l'assiette qui plus est ! Ne devriez-vous pas être entrain d'étudier avec tous vos petits camarades ?

Puis je me lève en poussant ma chaise pour me pencher sur ta petite personne. Je place mon visage à quelques centimètres du tien. Une main sur la hanche, l'autre vient appuyer d'un doigt sur ton front.

- J'attends des explications.


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Jayce Taylor


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MessageSujet: Re: On fait tourner les serviettes { PV Jayce Taylor }   Dim 2 Sep - 23:16

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Jayce ne comprenait pas très bien ce qui l'empêchait de parler ainsi à qui il voulait. Les règles d’étiquette ? Les principes aristocratiques ? Que nenni que tout ceci ! Cela ne servait qu'aux gentlemens à s'adresser aux demoiselles en des termes courtois. Et comme Jayce s'appelait Jayce et qu'en tant que tel, il ne pouvait pas vraiment faire de différence entre les classes sociales, le terme 'demoiselle' s'appliquait à a peu près tout ce qu'il y a de féminin en ce monde. Et Ancolie en faisait parti, ou alors elle lui avait caché des choses jusqu'à maintenant. Dans tout les cas, il appréciait beaucoup sa compagnie, et ce même s'ils se moquaient un peu tout deux de cet excès de manière si cher à bien des dames. Enfin, se moquer... En fait, il ne se moquait pas, lui. Il trouvait ces manières très belles et appropriées. Mais ne comprenait pas réellement pourquoi elles devaient être réservées à certaines personnes. Chaque être humain n'est-il pas sur un pied d'égalité ? Sur le plan humain, chacun est égal à l'autre. Les femmes sont peut être les chef nées de ce peuple de brebis que sont les humains, mais il n'empêche que chacun reste égal à l'autre. Il n'y a pas de femme plus élevée qu'une autre, et ceci reste similaire avec les hommes. Du moins... C'est ce que le jeune homme pensait.

Parce que tu ne peux pas gratifier tout le monde du surnom de Lady. Parce que Mary-Jane, elle, en est une respectable. Parce que je ne suis qu'une enfant loin d'atteindre sa cheville.

Le jeune homme au manteau rouge ouvrit de grands yeux, ses sourcils blonds s’élevant à un point assez haut vis à vis de son front. Il avouait ne pas comprendre. Mary-Jane est une respectable ? Il ne pouvait pas gratifier tout le monde de Lady ? M'enfin, il fait ce qu'il veut, le bougre ! Le jeune homme prit une mine déterminée à la limite du ridicule en pensant cela. Ce n'était pas un code qu'il n'avait jamais lu qui allait dicter sa vie, nan meuh oh ! Il pouvait surnommer qui il voulait et comme il le voulait, pas besoin de noms divers pour ça... Manquait plus que le forcer à manger avec des couverts bien définis... Il mangeait avec ce qu'il voulait, que diantre ! Que ce soit avec une fourchette ou avec un simple couteau ! Cela suffisait amplement pour manger de la nourriture, un couteau. Bon, une fourchette c'était toujours bien aussi en fait, mais par moments, on n'avait pas toujours le choix. Et il y avait ce sentiment masculin viril et empli de testostérone qui emplissait tout mâle digne de ce nom en engloutissant un morceau de viande salade avec un couteau ! C'était bon ! D'ailleurs, la salade était un aliment très nourrissant ! Comme beaucoup d'autres choses sans doute. La tambouille l'était. La cuisine de Joe en règle générale, l'était d'ailleurs. Les beignets ! Bien sûr, il n'aurait jamais pu oublier les sublimes beignets qui parfumaient son existence d'un sucre délicieux, se déposant avec délicatesse sur son palais ! Oui, un bon vieux beignet, il n'y a rien de meilleur. Le monde entier devrait arrêter tout conflit et s'asseoir autour d'une table pour manger des beignets. Vision d'Utopie que celle de Jayce, n'est-il pas ? Ou peut être pas DES beignets, mais... un beignet géant. Un fantasme, ça aussi, que des beignets géants. Une nouvelle vie, une Utopie comme l'idée du monde qui s’assoit autour d'une table pour manger. Une sacrée table. En fait non, pas une table. Une nappe. Un pique nique. Avec des beignets. Et de la salade. Et des beignets. Et de la tambouille. Et des beignets. Et des fruits. Et des beignets. Mais surtout des beignets.

Ancolie avait prit son visage entre ses mains, une sur sa joue et l'autre sur son menton pour lui déclarer précédemment qu'il ne pouvait pas surnommer tout le monde 'Lady'. Eh bien, désolé Chef mais il le ferait quand même. Le White Flat combat pour la paix, l'amour, mais à un plus haut niveau, pour l'égalité. Car en effet, il s'agissait du seul clan mixte de tout le Pensionnat de WhiteRiver Town ! Les femmes des Black Roses combattaient pour prouver l'indépendance féminine, le fait que la femme est évidemment supérieure à l'homme. Cause déjà acquise auprès du jeune Taylor, d'ailleurs. Après tout, il était convaincu qu'une femme devait diriger. C'était presque naturel chez lui, l'instinct maternel sans doute. Ou le complexe d'Oedipe ? Il ignorait complétement ce que ce complexe représentait avec exactitude, mais avait une idée assez proche du sens simplifié. Selon lui, ça se résumait à vouloir une mère à tout prix. Et donc, comme une mère peut difficilement être masculine, les femmes sont forcément les bergers des hommes. Il pensait ainsi, oui. Ce qui ne voulait pas vraiment dire pour autant qu'il était mécontent de sa situation, bien au contraire ! Ancolie était la chef du White Flat, bien entendu, mais elle ne pouvait rien faire sans ses membres bien aimés. Parce que leur clan n'était pas comme les Rifle Bullets et les Tulips, ni même comme les Flick Knives et les Orchids. Non, leur clan n'était pas la force pure ou la malice des artifices. Leur clan, c'était le clan de l'amitié et du partage. Le clan où quand un membre a des soucis, les autres l'aident immédiatement, que ce soit un homme ou une femme. Le clan d'entraide, là où chacun poursuit les mêmes objectifs de paix avec les autres. Ancolie vivait pour rendre les gens heureux. Jayce vivait pour sauver le plus de vies possibles. Tout deux étaient assez similaires, non ? Celle qui vit pour le sourire et celui qui vit pour la vie. Valorise la vie et valorise la joie, telles devraient être les critères nécessaires pour entrer dans le White Flat. Mais nul doute que si ces critères n'étaient pas officiels, ils n'en restaient pas moins tacites entre les membres. Aucune personne du clan n'aurait jamais attenté à la vie d'une autre. Jamais. Enfin, il n'espérait pas. Juste parce que tuer... n'était pas la bonne solution. Tuer un tueur, ce n'était pas résoudre le problème. Il y'aurait toujours un tueur. Il fallait stopper. Sourire. Vivre. Et cette pensée Utopique, ridicule, motivait Jayce à garder la tête haute et le bras gauche détendu. Il savait qu'il était ridicule. Mais parfois, on ne peux pas modifier son destin.

Alors, que faites-vous ici à une heure si tardive soldat ? Le nez dans l'assiette qui plus est ! Ne devriez-vous pas être entrain d'étudier avec tous vos petits camarades ?

C'est sur un ton humoristique que la chef du White Flat venait de faire un reproche falsifié au jeune homme. Lequel faillit répondre avec sincérité qu'il n'était là que pour manger et que les études viendraient aussitôt après, le tout en s'excusant platement et à multiples reprises. Avant de se rendre compte qu'elle disait cela sur le ton de la plaisanterie, bien évidemment. Il retint un soupir ridicule de soulagement, avant de prendre un air sérieusement parodique. Le genre d'air que prendrait un vendeur cherchant à vous convaincre que le nouveau en feuille de chênes renforcée avec des minéraux était l'objet qui vous manquait le plus dans votre vie, et qu'avec lui vous vous sentirez enfin bien dans votre peau après toutes ces méchancetés subites dans votre vie !

Pour résumer, un air sérieux, mais malgré tout ridicule. Une parodie de l'air convaincant et convaincu.

Alors que la chef du White Flat déclara attendre des explications, Jayce posa tout ses couverts sur le sol, prêt à jouer le jeu de la demoiselle. Elle aura beau dire, à ses yeux elle restera toujours une des Lady les plus dignes. Une des jeunes filles les plus respectables. Ceci ne changerait pas. Une fille comme Ancolie méritait ce grade.

[color=orange]« Mais voyons, vous ne comprenez pas ! Je suis ici pour l'alimentation de mon pauvre corps en pleine croissance, Mademoiselle ! L'alimentation est primordiale dans votre vie ! Vous pouvez toujours survivre sans études, mais sans nourriture, c'est la mort assurée ! »


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MessageSujet: Re: On fait tourner les serviettes { PV Jayce Taylor }   Aujourd'hui à 7:50

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On fait tourner les serviettes { PV Jayce Taylor }

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