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 Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]

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Jayce Taylor
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MessageSujet: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Jeu 30 Aoû - 23:25

dead

Jayce aimait bien les rues de la ville. C'était toujours quelque chose de cool à parcourir à ses yeux. Un peu comme si son destin n'était plus entre ses mains pendant quelques instants et qu'il laissait sa vie défiler au gré du vent tout en marchant dans ces rues de sable chaud... Un sentiment assez reposant, s'il en est. Il n'avait pas beaucoup de choses dans cette ville qui étaient assez dangereuses pour qu'il ait besoin de constamment être à l’affût. Mais au cas où, et sait-on jamais, il garda les yeux parfaitement ouverts. Pour une fois, ses lunettes de soleil orangées étaient posées sur ses yeux, non pas pour lui donner un air plus menaçant et froid, bien au contraire, mais tout simplement pour le protéger du soleil. Pas qu'il avait les yeux fragiles, mais il n'avait que peu envie d'avoir les iris détruits par cette lumière aveuglante qui remplissait l'Ouest lointain. Jayce aimait bien le soleil. C'était chaud, c'était apaisant, c'était presque doux... Mais par moment, il se demandait pourquoi ce même soleil qui réchauffait les gens, qui leur permettait de voir le monde magnifique autour d'eux et qui leur faisait profiter de couleurs sublimes au moment de se coucher, pouvait parfois devenir un ennemi redoutable qui s'en prenait à la peau, aux yeux et qui intensifiait sa chaleur au point d'incommoder un Jayce pourtant assez rodé pour porter un manteau en plein Far-West. La ville de WhiteRiver Town était un endroit magnifique. Jayce avait du mal à comprendre comment le conflit qui opposait les étudiants masculins aux étudiants féminins pouvait aussi bien proliférer alors que l'endroit où ils vivaient était si propice à la paix ? Bon, d'accord...C'est vrai qu'en ces terres assez peu fertiles, il est difficile de vraiment trouver un endroit motivant pour la paix. Mais Jayce continuait de penser, et il en était persuadé, que rien que le fait d'être en vie était une chose merveilleuse. Lui qui avait vu trop de morts pour toute une vie n'était pas partisan du conflit. En fait, c'était même pour y mettre un terme définitif qu'il avait rejoint le pensionnat en tant que membre du White Flat. Non pas qu'il pensait véritablement changer quelque chose, mais il devait avouer que sa présence ici empêchait sans doute bien des déboires. Peut être pas jusqu'au meurtre, mais mieux vaut prévenir que guérir. Jayce était plus utile dans le pensionnat, à s'accrocher au bras de ceux qui pointent le pistolet vers un autre, le tout afin de lui faire tirer sur le sol ou de le convaincre que tirer était une très mauvaise idée. En général, ça marchait. Pendant toutes les années à parcourir les routes de l'Ouest, Jayce n'avait plus vu un seul cadavre se former sous ses yeux. Bien sûr, il avait croisé de nombreux cimetières, mais jamais une seule victime n'avait été faite alors qu'il était présent. La seule victime dans toute sa vie, c'était sa réputation. C'est sûr qu'à demander d'éplucher une patate à quelqu'un qui fait un hold up dans une banque ce n'était pas quelque chose de fantastique pour la renommée... Et cela ne s'était pas arrangé depuis son inscription au Pensionnat. Peu de gens comprenaient pourquoi il se baladait avec un revolver sur lui, vu qu'il ne tirait quasiment jamais avec. Beaucoup en tiraient la conclusion qu'il ne savait pas du tout s'en servir et que ce pistolet n'avait donc qu'un intérêt décoratif. Et Jayce était heureux avec ça. Parfois, il se demandait si cela était une bonne chose, d'être un tireur doué. N'était-ce pas en contradiction avec son vœu de paix ? Peut être... Mais maintenant, il s'était entraîné et était sans doute capable de toucher la mouche qui voletait près du cheval en train de boire dans l'abreuvoir du saloon. Sachant qu'il se trouvait à plusieurs centaines de mètres de là. Bon, il ne le ferait pas, évidemment. Il ne manquait plus que ça, tuer une mouche ! C'était horrible ! Il faut sauver les mouches. Comme toutes les formes de vie sur cette terre d'ailleurs. Tout le monde mérite de vivre. Tout le monde.

Jayce marchait, sans trop savoir quoi faire. Peut être pourrait-il se rendre au saloon justement, même s'il venait de le dépasser il y a quelques instants. Pourquoi ? Eh bien... C'est souvent au saloon que les bagarres commencent, alors peut être que c'était là le meilleur endroit où un messager de la paix et de l'amour pourrait se trouver. Il s'était déjà rendu dans bien des saloons, et bien des fois il avait dût courber l'échine et se cogner la tête sur le plancher, juste pour qu'on ne tire pas sur cet imprudent qui avait triché au Poker. Ce genre d'expérience peu gratifiante à laquelle quasiment aucun homme n'aurait souhaité vivre dans son existence. Lui, il l'avait vécue, pas qu'une fois, et si une vie était en danger, il le referait sans aucun doute. Parce qu'au final, il se moquait bien de ce qu'on pouvait penser de lui. Qu'il devienne un criminel recherché, un homme considéré comme un chien dans tout l'Ouest lointain, quelqu'un sur qui on crachait après l'avoir dépassé dans la rue... Au final, tout cela lui importait bien moins que de savoir que s'il ne l'avait pas fait, une vie se serait éteinte. N'importe quelle vie. Un humain. Un oiseau. Un chien. Un cheval. Une mouche. Bon, peut être pas la mouche. Il devait avouer que même lui, les moustiques le dérangeaient parfois. C'était sans doute la raison qui le poussait à dormir constamment entouré de son manteau autour de lui. Ou d'un manteau de remplacement, lorsque l'ancien était trop sale. Ça protégeait étonnament bien des moustiques, cette invention. Et ça évitait de les tuer. Tout bénéf'.

Sorti de ses réflexions sur la technique dite 'de la carapace', Jayce aperçu enfin quelque chose qui pouvait requérir son aide. Une demoiselle, vêtue d'habits vraisemblablement coûteux, qui sortait du magasin... Jayce porta son regard sur l'enseigne de l'échoppe afin de rapidement constater qu'il s'agissait du magasin de couture. Le jeune homme détailla pendant une à deux secondes la scène. Une jeune fille. Blonde. De beaux vêtements. Des sacs vraisemblablement lourds. Une aide était requise. Et sa décision fut prise lorsqu'il put voir le visage de la demoiselle. Ma-gni-fique. Une beauté comme on en fait plus de nos jours. Bon, en même temps, Jayce voyait la beauté dans à peu près n'importe quelle fille, du moment que celle ci n'était pas aussi énorme qu'un hippopotame et que son visage avait des traits gracieux, mais dans le cas présent il aurait été mentir d'affirmer que la jeune fille blonde était laide. Il s'agissait d'une belle femme. Une belle femme en détresse. Ça c'est un travail pou Jayce le gentleman !

Ni une, ni deux, alors que dans sa tête se jouait bizarrement une petite musique héroïque, Jayce se précipita et en un éclair rouge et doré, il se retrouva aux cotés de la jeune beauté, en train de faire une révérence extrêmement respectueuse.

« N'ayez crainte, mademoiselle ! Je vois que vous êtes en difficulté, j'accoure et je vole à votre secours ! »

Suite à quoi il se releva, la regarda d'un air charmeur. Enfin, si on pouvait dire qu'il s'agissait d'un air charmeur. Certaines personnes auraient qualifié ce regard de louche. Pour Jayce, il s'agissait d'un regard de jeune homme prêt à aider. Comme quoi, les points de vue diffèrent vraiment d'une personne à l'autre. Le fait est que peu importait comment cette demoiselle comprendrait un tel regard, il était certain qu'elle comprendrait que son interlocuteur était mortellement sérieux, et que ce qu'il était en train de faire c'était bien de lui proposer son aide, et non de se moquer d'elle. Il n'aurait jamais osé, d'ailleurs. Trop bien élevé (avec les filles) pour ça.

« Me feriez vous l'honneur de me laisser porter vos bagages ? Il est du devoir d'un homme que d'aider les jolies dames dans le besoin ! »

Oui, oui, il parlait bien comme ça. Le même gars qui, à peine hier, demandait du rab de boulettes de viande à la cantine de Joe, et de manière bien moins polie. Il faut dire que 'Oooooh, allez rajoute m'en ! Je suis en pleine croissance, tu sais !' c'était moins classe que les deux répliques sorties à la demoiselle un peu plus tôt.

Mais fi de tout ceci. Écoutons donc la réponse de mademoiselle Jolie.


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Mary-Jane Kins
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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Sam 1 Sep - 7:56

Chef des the Orchids


Mary-Jane ouvrait les yeux avec prudence et douceur, la lumière qui pénétrait les rideaux laissait entrer une atmosphère bleuté aux petits points de couleurs, jaune, rouge, rose, vert... Il s'agissait des motifs floraux des morceau de tissus qui protégeaient la fenêtre. Chaque matin c'était dans une ambiance douce-heureuse que les Orchids s'éveillaient. Mary-jane se faisait un devoir d'être la première debout. Mais ce matin, il n'y avait pas de cours c'était dimanche, les cloches du cloché de l'Eglise retentirent dans toute la ville jusqu'au dortoirs du pensionnat. Mary-J. tira les rideaux laissant le soleil pénétrer chaque parcelle de la chambre, puis ouvrit les fenêtre, que la osée du matin imprègne l'air lourd de la chambre après une nuit de sommeil réparateur. Mary-Jane s'habilla, tout de beige en nuance d'écru pour la messe, un rituel quotidien qu'une Lady se devait de respecter. Puis elle prit son ombrelle, le soleil n'était pas son ami quand il s'agissait de faire noircir sa peau. La noblesse d'une dame se mesure à sa blancheur disaient les écrivains anglais de ses romans. C'est ainsi que la jeune femme passa la porte. du dortoir, puis après un passage à l'écurie pour récupérer Midwest, sa jument, avant de parcourir la ville. Près de l'Eglise elle retrouva presque tous les élèves du pensionnat, je dis bien presque, car la jeune femme ne s'attardait pas sur tous, certains étant plus qu'insignifiant à ses yeux. Toutefois, une fois confortablement assise sur un banc, ses Orchids, arrivées depuis peu, la rejoignirent sur ses planches de bois assemblées.

A la fin de la cérémonie, Mary-Jane s'adressa à ses Orchids avec un sourire maternel. Elle baissa la voix et dans ce cercle parfaitement symétrique, leva son doigt d'un geste prompt et élégant comme pour noter une chose primordiale.

Écoutez-moi bien, les filles, le bal du printemps approche et même si l'annonce n'est pas encore faite, il est indispensable de préparer vos tenues ! Je vais chercher les tissus, mais pour cela je souhaiterais que vous me donniez chacune la couleur dominante que vous souhaitez pour votre parure.

Mary-Jane sorti un crayon à papier et un petit calepin qui ne la quittait pas le dimanche, jour des emplettes. Elle nota scrupuleusement chaque couleur et chaque motif. Son écriture était fluide et distinguée, une Lady de première ordre, cela allait de soi. Puis satisfaite de sa petite liste de course, la chef des Orchids se dirigea, accompagné de son cheval, mais cette fois, Mary-J. se contenta de tenir les reines fermement, caressant de temps à autre l'encolure de sa monture.
Une fois devant la boutique "Au tissus des dames", Mary-Jane accrocha son cheval sur la barrière prévue à cet effet, seulement, elle était à quelques mettre de la boutique, pour des questions d'esthétique et de propreté la propriétaire ne souhaitait pas que les chevaux stationnent devant sa devanture, il fallait avouer qu'elle n'avait pas tout à fait tord, sa boutique était ainsi mise en valeur et demandait moins d'entretiens, en effet, les excréments des chevaux ne tapissait pas la route juste devant son enseigne. La chef des Orchids adorait la propriétaire de la boutique, Madame Wingston, une charmante Lady, au goût exquis. Mary-Jane entra donc en veillant à fermer son ombrelle avant la porte, puis cette dernière portée à la façon d'une canne accompagna la jeune femme jusqu'au comptoir.

Bien le bonjour Madame Wingston, comment vous portez-vous aujourd'hui ?

Fort bien, nous avons eu un nouvel arrivage qui devrait faire votre bonheur Miss Kins.

Quelle chance ! Je suis sûr que vous pourrez sans soucis répondre aux demandes de mes camarades.

Mary-Jane lui tendit la liste des couleurs et motifs que souhaitent les Orchids. Madame Wingston la lit attentivement, puis dans des geste étudiés et fluide elle sortie les rouleau de tissus un à un avec une force singulière, ses actions semblaient d'une simplicité enfantine, seulement, ce n'était qu'une apparence, un rouleau de tissus peut faire jusqu'à dix bon kilogrammes, de plus les étagères étaient superposées, certains tissus étaient en haut. Mary-J. avait une certaine admiration pour Madame Wingston et sa force physique, au fond une Lady se doit aussi d'être capable de travailler sans se plaindre un instant, la chef des Orchids n'était une femme forte comparée à Marilyn Brandon, seulement, elle avait du mental, et réussir à sceller son cheval seule était une de ses plus grande fierté.

Voilà Mademoiselle Kins, tout y est.

Merci infiniment Madame Wingston.

Mary-Jane prit les paquets de papiers avec soin, elle en avait une dizaine, et son autre bras tenait son ombrelle.

Je repasserais bientôt, bonne journée.

La chef des Orchids eu un peu de mal à passer la porte mais sa fierté l'emporta sur la difficulté, une fois l'ombrelle ouverte, il ne restait plus qu'à rejoindre Midwest. La jeune femme venait juste de descendre la première marche, quand elle vit un jeune homme douteux s'approcher dangereusement au loin. La dernière marche à peine dépassée, l'individu se présenta d'une révérence. Mary-J. reconnu son visage immédiatement, Jayce Taylor, un White Flat, tout ce qu'il y a de plus détestable.

N'ayez crainte, mademoiselle ! Je vois que vous êtes en difficulté, j'accoure et je vole à votre secours !

Mary-Jane s'offusqua légèrement, son secours ?! Mais de quoi parlait-il ?! Où voyait-il un danger autour d'elle si ce n'est lui-même ?! Et le mot "danger" était généreux, pour un individu tel que Jayce Taylor. Mais la jeune femme n'eu pas le temps de répondre qu'il continuait ses divagations.

Me feriez vous l'honneur de me laisser porter vos bagages ? Il est du devoir d'un homme que d'aider les jolies dames dans le besoin !

Mary-jane était interrogative. Qui a bien pu lui suggérer que j'étais dans le besoin ?! De plus, au pensionnat de Whiteriver Town la guerre était si plaisante qu'aucune femme ne s'attendait plus à rien de la part d'un homme. C'était devenu une fierté de pouvoir se sentir forte et autonome. Et là, ce petit bout en train vient me proposer son aide ?!

Bonjour Monsieur Taylor. Seriez-vous en train d'insinuer que je ne pourrais pas porter mes bagages toute seule sous prétexte que je suis une "jolie dame" ?

La réponse était claire, en général, un homme équilibré n'aurait pas insister surtout devant la chef des Orchids, mais savait-il seulement qui elle était ?!



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Jayce Taylor
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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Sam 1 Sep - 18:52

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Elle avait eu du mal à passer la porte, forcément qu'elle avait besoin d'aide ! Du moins, c'était ainsi que le jeune Jayce raisonnait. Elle avait besoin d'aide pour porter tout ces sacs, parce que le travail physique n'était pas le travail d'une Lady. Les hommes étaient bêtes, mais avaient des muscles. Les femmes étaient moins fortes physiquement, mais sans elles les hommes étaient comme des sangliers sauvages qui n'avaient aucune chance de s'en sortir. Mais les deux étaient complémentaires. Le monde était dangereux, les hommes devaient protéger les femmes et les femmes devaient guider les hommes. Ou les manipuler, mais Jayce partait du principe qu'il valait mieux être manipulé que se jeter dans la gueule du loup sans réfléchir. Pour la simple et bonne raison qu'être manipulé signifiait faire le bonheur de quelqu'un, vu que cette personne nous manipulait pour son propre compte. Donc, au bout de toutes ces pérégrinations, il était quasiment certain que l'homme manipulé ferait plaisir à la femme qui avait tiré les ficelles. Se faire manipuler ce n'était pas quelque chose de mal. Et Jayce était presque mortellement sérieux en disant ça. C'est pour ça qu'il aimait beaucoup aider les demoiselles. Parce que même s'il se faisait exploiter en le faisant, il aimait bien ça. Ça rendait toujours service, ça. C'était toujours cool.

En tout cas, il lui fallait aider cette demoiselle. Cette dame ? Cette Lady. Il ne savait pas si elle était marié ou quoi que ce soit, mais très sincèrement il en doutait. Enfin, elle avait l'air bien trop jeune pour être mariée ! Elle semblait avoir un âge inférieur au sien... l'âge d'être scolarisé au Pensionnat de WhiteRiver Town sans doute. Dans tout les cas, peu importait l'âge, lorsqu'une jolie dame avait visiblement besoin d'aide, il incombait à un gentleman digne de ce nom de l'aider sans broncher ni rien! C'est son job de faire ça. Enfin, pas vraiment son job, mais un homme digne de ce nom devait se contenter du simple sourire d'une jeune femme pour unique récompense. Le sourire était, d'ailleurs selon Jayce, une des plus belles récompenses que l'on puisse avoir dans ce monde. Mais en même temps dans ce monde, tout était beau et magnifique ! Il suffisait de voir ce soleil magnifique qui brillait dans le ciel, tel un joyau doré qui illuminait ce pays. Il l'illuminait peut être un peu trop, d'ailleurs et il le réchauffait un peu beaucoup aussi... Mais il était superbe en tout cas. Et chaud et doux. Jayce aimait le soleil. Et le sable ! Il était magnifique aussi ! Tout brillant, offrant son dos aux passants qui marchaient dessus sans se rendre compte d'à quel point il pouvait être généreux ! Et il y avait aussi la nourriture ! La nourriture, quelle magnifique invention ! Les beignets surtout ! C'était tellement génial les beignets ! Super bon, super délicieux, super fondant, super sucré, super fameux ! Il adorait ça, et c'était une récompense digne également ! Presque aussi gratifiante que le sourire d'une jolie fille ! Bon là, il devait avouer qu'un beignet supplémentaire ne serait pas de refus, mais cette fille était tellement agréable à l’œil qu'un simple sourire lui aurait suffit amplement.

D'ailleurs, elle lui disait vaguement quelque chose cette fille. Comme s'il l'avait déjà vu quelque part... Peut être qu'elle faisait parti du White Flat ? Bon ça serait assez étonnant quand même sinon il l'aurait probablement reconnue. Mais sans doute était elle scolarisée dans le Pensionnat de WhiteRiver Town... En même temps vu l'âge qu'elle avait.... Elle ne devait vraiment pas être vieille. Il s'agissait d'une jeune fille bien en vie, bien vêtue avec un air aristocratique. Maaaaah... Ce genre de fille qui donne envie à Jayce de se rouler par terre juste avec un regard froid et autoritaire. Peut être que ce genre de demoiselle réveillait en lui un sentiment quelque peu masochiste ? Huuuh... Franchement, ça faisait louche d'un coup. Fort heureusement que personne ne pouvait lire ses pensées ! Il n'avait pas envie qu'on le voit en tant que pervers local... Ce qu'il n'était pas le moins du monde, non ! Non il n'avait aucune envie impure, il voulait juste voir le sourire de la miss. De la Lady, pardon. Avec des vêtements comme ça et une attitude aussi précieuse.... Ce ne pouvait être qu'une Lady. Une de ces dames que Jayce regardait avec respect et avec laquelle il serait fort courtois. Même si elle n'était pas du White Flat il convenait au delà des clans et des alliances, d'être gentil et courtois avec les Ladies. Qui plus est si celle ci est magnifique. Dans tout les cas il lui proposait son aide. Même si du point de vue de la Lady en question, il devait peut être sembler qu'il ne 'proposait' pas mais qu'il 'imposait'.

Bonjour Monsieur Taylor. Seriez-vous en train d'insinuer que je ne pourrais pas porter mes bagages toute seule sous prétexte que je suis une "jolie dame" ?

La fameuse 'Jolie dame' venait de lui répondre d'un ton merveilleux. Le genre de ton qui rends un homme assez farfelu, surtout si, encore une fois, il venait d'une femme aussi belle. Bon, peut être qu'il était temps de cesser de s'extasier sur la beauté de la demoiselle et constater qu'elle venait de l'appeler par son nom de famille. Monsieur Taylor ? Donc elle le connaît, d'une manière ou d'une autre ? Lui, il aurait sans doute dût la reconnaître, après tout en face de lui se tenait la chef du groupe féminin des The Orchids. Probablement l'un des groupes les plus influents du Pensionnat. Il avait sa chef en face, et il aurait dût la reconnaître, c'est sans doute vrai. Mais le petit problème avec Jayce, c'est qu'en face de lui il ne voyait pas May-Jane Kins, il voyait une superbe Lady qui avait de gros problèmes de transport de sac. Donc, il lui apportait son aide ! Et le fait qu'elle le connaisse... Un homme intelligent aurait sans doute comprit qu'il s'agissait de quelqu'un d'important, quelqu'un qui connaissait les membres du White Flat sur le bout des ongles, un chef en gros. Manque de chance, ici nous ne parlons pas de quelqu'un d'intelligent mais de Jayce Taylor. Et Jayce Taylor n'était pas quelqu'un d'intelligent. Pour lui, elle le connaissait non pas parce qu'elle avait un statut incroyable, mais parce qu'il était célèbre ! Parce que ses talents et sa philosophie étaient reconnus ! Oui, il n'était vraiment pas intelligent.

« Oh, je vois que vous me connaissez déjà, Mademoiselle ! Sans doute avez vous entendu parler de mon incroyable habileté au tir, l'homme qui peux toucher une pièce en vol le dos touné, l'être capable de porter des montagnes et d'ouvrir des canyons à la force de ses bras ! »

Il avait dit cela en roulant les bras, et en prenant des poses qu'il espérait monstrueusement classe, mais qui en fait devaient paraître assez ridicules aux yeux de la jeune fille. Ridicules, mais au moins drôles. Puis il prit un air charmeur, galant, courtois, le même air que les aristocrates prennent lorsqu'ils souhaitent courtiser une jeune femme de leur rang, avant de rajouter :

« Et je suis également connu pour ne jamais rater ma cible, surtout s'il s'agit du cœur d'une jolie jeune fille... »

Après quoi il souffla doucement sur son index, comme si ce dernier était un pistolet, l'air parfaitement convaincu de son sérieux et de sa situation. Puis il reprit un air plus amical avant de se frotter l'arrière de la tête et continuer sa tirade, cette fois ci sur un ton plus sérieux. En même temps, difficile de faire encore moins sérieux que les deux dernières phrases.

« En tout cas, je ne prétends pas que vous êtes incapable de porter vos bagages, mais je ne pense pas que ce soit le travail d'une jeune femme. Les femmes sont les bergers des moutons que sont les hommes. Enfin, je trouve. Les hommes sont des muscles et les femmes des cerveaux. Et puis... Je ne peux pas vraiment laisser une occasion d'épater une 'jolie dame' grâce à ma superbe force physique ! »

Il laissa échapper un petit rire discret, relevant ses lunettes oranges sur son visage. Oui. Il n'était vraiment pas le cow boy le plus intelligent du monde.


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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Dim 2 Sep - 8:57

Chef des the Orchids


Mary-Jane attendait une réponse, cette dernière se sentait légèrement insulté par un homme qui, malgré son langage, n'avait absolument rien d'un gentleman... Ses yeux derrière ses lunettes brillaient de simplicité, son sourire béat et ses fausses manières ne laissait aucun doute sur la supercherie. De plus, il lui fit une révérence pour la saluer, geste auquel la chef des Orchids ne pris même pas la peine de répondre, en effet, ce fut sa première erreur. Un gentleman salut une Lady, la main sur le coeur, en baissant simplement sa tête en signe de respect. Jayce Taylor quant à lui, avait bien trop exagéré le mouvement, preuve que ses manières manque cruellement d'élégance et de simplicité. Un gentleman se doit d'être simple et courtois, Jayce était courtois, mais pas simple... De plus, Mary-J. a eu tout le loisir de l'observer comme tous ses "ennemis potentiels". Un pacifiste répugnant qui ne prête pas un seul instant attention à la mort d'une jeune femme sans défense, July Trouf. Comment peut-on être aussi insensible face à ce drame et à cette impunité des hommes ! Pouvait-il seulement comprendre ?! Comprendre qu'il s'agissait d'une humiliation terrible pour toutes les femmes de la ville ?! Que cette guerre est le seule moyen de trouver l'émancipation d'un système féodal ?! La jeune femme bouillonnait intérieurement, il était clair qu'une haine sévère guidait alors son coeur. Toutefois son visage restait de marbre face à ses vociférations, La chef des Orchids ne montrait jamais ses sentiments devant ses "ennemis". Seule les Orchids avaient la chance de voir son côté maternel, quant au habitant il avait le droit à des sourires polis et gracieux, interdit à tous les membres des autres groupes, ainsi qu'aux professeurs.

Soudain, la bouche de Jayce se mit à bouger. Mary-Jane écoutait chaque mot, chaque syllabe, dans le but de le piéger aux mots, après tout, une Orchids adore retourner une conversation en accusation.

Oh, je vois que vous me connaissez déjà, Mademoiselle ! Sans doute avez vous entendu parler de mon incroyable habileté au tir, l'homme qui peux toucher une pièce en vol le dos touné, l'être capable de porter des montagnes et d'ouvrir des canyons à la force de ses bras !

Cet imbécile ne c'était pas contenter d'un discours alarmant, il y avait rajouté des gestes frénétiques, prenant des poses. Pensait-il que Mary-Jane le prendrait en photo ?! Sans compter, que cette façon de faire n'a rien d'élégante, un gentleman fait le moins de gestes possible, laissant place à la force de ses mots. La chef des Orchids se sentait de plus en plus offensée. Jayce Taylor venait d'imiter grossièrement la façon de s'exprimer des "aristocrates", un air charmeur, une voix courtoise... Seulement sur cet idiot toutes les phrases perdaient leur sens, seul son jeux d'acteur prédominait. Par chance les diversions gestuelles et scéniques de l'importun n'empêchèrent pas May-J. de comprendre son discours. Comment pouvait-il vanter sa personne dans un moment aussi critique ?! De plus, il ne répondait en aucun cas à sa question ! Essayait-il de lui vendre quelque chose à la façon d'un pauvre commerçant désespéré ?! Mary-Jane était accablé d'une colère sans nom envers cet homme, qui osait rabaisser son rang en essayant de l'imiter comme un charognard. Ma parole, c'est qu'il continu de parler !

Et je suis également connu pour ne jamais rater ma cible, surtout s'il s'agit du cœur d'une jolie jeune fille...

Oh my God ! C'était la touche finale ! il venait d'achever les gentlemen ! Comment pouvait-il seulement mimer son fusil ?! C'était d'un ridicule sans nom ?! La jeune femme s'efforçait de garder un visage impassible, rien n'y personne ne pouvait déchiffrer son désarroi. Mais cette dernière réplique était la goutte de thé qui faisait déborder la tasse en porcelaine. Mary-Jane Kins passait à l'attaque, elle comptait bien l'anéantir.

Je ne me souviens pas avoir seulement, entendu de tels exploits sur votre compte.

Mary-Jane marqua un petit silence, histoire qu'il emmagasine bien l'idée. Puis sur un ton encore plus méprisant continua sa joute.

Mais dîtes-moi, êtes-vous sûr d'avoir rechargé votre arme avant de la pointer sur moi ?

Mary-Jane était satisfaite de la première manche arrivait donc la deuxième, qui semblait un peu plus coriace, vu la portée philosophique et absurde de ses paroles... Toutefois il répondait enfin à sa première question.

En tout cas, je ne prétends pas que vous êtes incapable de porter vos bagages, mais je ne pense pas que ce soit le travail d'une jeune femme. Les femmes sont les bergers des moutons que sont les hommes. Enfin, je trouve. Les hommes sont des muscles et les femmes des cerveaux. Et puis... Je ne peux pas vraiment laisser une occasion d'épater une 'jolie dame' grâce à ma superbe force physique !

Comment était-il possible qu'il pense comme ses horribles hommes contre lesquels justement les Black Roses se battent ?! Veux-t-il réellement la paix ?! C'est bien parce que la femme a selon les hommes, une place prédéterminée que l'assassin de July Trouf n'a pas été condamné ! Si la femme devenait l'égal de l'homme alors son meurtre aurait value celui d'un homme ! Et puis quoi encore le berger des hommes ?! N'avons-nous que ça à faire de materner des imbéciles sous prétexte qu'on a besoin de leur force physique ?! Autant finir seule et sans connaître l'amour ! Les Tulips ne sont-elles pas la preuve vivante qu'une femme n'a pas besoin d'être protégée ?! Mary-jane reprit peu à peu un calme intérieur, il fallait maintenant lui faire comprendre son inutilité.

Vous vous considéré comme fort n'est-ce pas ? Pensez-vous pouvoir tenir plus de dix petites minutes en face d'une The Tulips en rogne ? Pensez-vous toujours que vous êtes plus fort qu'une femme ? De plus, qui vous a dit que les femmes prenaient plaisir à materner les hommes ? Si nous pouvons avoir votre force, vous devenez inutile. Qui plus est, votre force physique ne m'impressionne guère, vos mots sont dénués de force, et vous vous dîtes fort ?

Mary-jane avait répété de nombreuses fois le mot "fort", elle voulait le faire résonner dans sa contre argumentation, résonné dans cet esprit incertain qu'était celui du jeune homme.




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Jayce Taylor
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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Dim 2 Sep - 15:50

dead

Je ne me souviens pas avoir seulement, entendu de tels exploits sur votre compte. 

Le jeune Jayce afficha un air plutôt dépité. Il n'était, effectivement pas rare de voir une jolie jeune fille refuser de telles avances de sa part, mais ça ne voulait pas dire qu'il aimait se prendre des vents aussi monumentaux. Bon en même temps, il avouait que jamais, ô grand jamais, il n'avait croisé de jeune fille qui avait parfaitement accepté d'écouter toutes ses tirades et de, par la suite, lui accorder une petite chance de se faire courtiser. Oui, jamais personne n'avait voulu de lui. C'était triste, n'est ce pas ? Mais ça ne décourageait pas notre jeune homme, chasseur de la paix, fusilier parcourant l'Ouest lointain à la recherche de cette illusion étrange que l'on nomme « l'amour ». Bon, c'était qu'il en faisait carrément trop aussi. Avait-on idée de passer pour le dernier des idiots en agissant ainsi auprès d'une Lady si charmante ? Ce n'était clairement pas très malin de se vanter et d'être convaincu que si la demoiselle le connaissait, c'était parce qu'il avait réalisé des exploits incroyables dans sa vie. Bien entendu, c'était faux. Des exploits, il en avait réalisé... Certes quelques uns, étaient parus aux yeux du monde comme de grosses bévues, mais ça c'était surtout parce qu'il n'avait guère de chance en ce qui concerne un coefficient de popularité. Il suffisait de sauver une vie pour automatiquement se faire traiter comme un moins que rien. Tout ça parce que la vie sauvée l'avait été au détriment de la sienne. En courbant l'échine, en pleurant, en suppliant. En ayant l'air pathétique aux yeux des meurtriers. C'était là tout ce qui était juste pour Jayce Taylor. Il ne devait pas pointer son arme sur des meurtriers. Parce que lui même n'en était pas un. Jayce refusait d'être un meurtrier, il ne voulait pas ôter la vie de qui ou quoi que ce soit. Mourir était une chose horrible. Et Jayce comprenait d'ailleurs pourquoi les Black Roses que formaient les deux clans féminins dans le Pensionnat de WhitheRiver Town livraient bataille. A vrai dire, leur cause était tellement plus noble que celle des Dark Guns que Jayce avait hésité pendant une seconde à leur apporter un soutien en tant qu'agent interne. Une seconde. Après quoi il s'était totalement ravisé et avait compris que la seule chose qui pouvait empêcher une tragédie telle que celle de July Trouf de se reproduire, c'était de lutter pour la paix. Les meurtres n'engendrent que les meurtres. Il ne fallait pas recourir à la violence par la violence, laisser ceux qui pouvaient juger... En juger justement. Et ces hommes faisaient parfois des erreurs. Par exemple, cet homme qui avait commis le crime il y'a fort longtemps... Eh bien cet homme avait été un monstre. Mais même un monstre peut chercher la rédemption. Et c'est pour cela que cet homme s'était rendu à la justice et avait confessé son crime. Jayce n'avait pas tout les détails par la suite. Il ignorait ce qui avait poussé ladite justice à relâcher le criminel malgré les aveux. Pour être honnête, il ne comprenait pas ce qui avait pu conduire les juges à une telle décision et sur ce point, il rejoignait une nouvelle fois le gang féminin. Le seul petit problème dans tout cela était que au final, la réaction à cette injustice à été la création de cette horrible guerre qui amenait tant de souffrance. Pourquoi ? Pourquoi diable tenter de se battre afin de montrer une cause pourtant noble ? Il ne comprenait pas. Si les femmes voulaient prouver une indépendance vis à vis des hommes, qu'elle les laissent se débrouiller seuls ! Qu'elle se débrouillent également de leur coté... Cela condamnerait sans doute les hommes qui sombreraient dans la folie, sans aucun doute. Il suffisait de voir le camp des Dark Guns. Que ce soit les Flick Knives ou les Rifle Bullets, tout deux n'étaient au final que des groupes de brutes qui n'arrivaient que très peu à se comporter en tant qu'être humains. Surtout pour les Rifle Bullets. Les Knives avaient des manières plus douces, plus féminines. Mais Jayce restait persuadé que sans des femmes pour les guider, ils courraient à leur perte en quelques instants. Elles étaient là pour les guider, eux les pauvres bêtes de foire qui n'utilisaient que leurs muscles. Les femmes étaient simplement plus discriminées parce que les hommes étaient actuellement les meneurs de ce monde. Et cela était injuste. Jayce était d'accord pour affirmer que des hommes à leurs propres commandes n'étaient qu'une simple folie. Pour preuve : ils libéraient un meurtrier sans aucune conséquence ! Oui, elles n'avaient pas tort sur tout les points. Mais cela n'excusait en rien leur comportement. Elles n'avaient pas à déclencher de guerre ou à attaquer les hommes. Elles pouvaient agir en tout pacifisme... Pourquoi tant de haine ? Vivre, c'est mieux. C'est ce que pensait le jeune homme au manteau rouge. Il valait mieux vivre. Et il avait bien raison.

Mais dîtes-moi, êtes-vous sûr d'avoir rechargé votre arme avant de la pointer sur moi ?


Ah, si elle commençait à utiliser de tels arguments sur lui, il était fichu ! A la seconde où elle avait proféré cette phrase, le jeune homme fit la moue, l'air dépité, comme un jeune chiot auquel on vient de présenter une gamelle remplie, avant de la lui retirer à sa truffe et à ses moustaches. Beuh... Comment pouvait-on être si cruelle avec le pauvre homme qu'il était ? Il ne cherchait qu'à aider, et proposait ses services de manière fort courtoise en plus. Bon d'accord, le fait qu'il n'ait jamais été dans l'aristocratie ni jamais apprit aucune de ces manières jouait en sa défaveur, mais il y mettait du cœur ! Ne pouvait-elle pas au moins saluer les efforts déployés ? Bon, d'accord il jouait véritablement au clown quand même. Et la réaction la plus proche du positif qu'il avait eu avec cette méthode dans sa jeune vie n'était qu'un rire discret ou sincère. Mais dans tout les cas, un rire moqueur. Donc jamais vraiment une réaction positive en fait. Peut être sa méthode n'était-elle pas du tout efficace ? Dans tout les cas, elle ne l'était clairement pas avec la miss en face de lui pour l'instant. C'est la raison pour laquelle il hocha timidement la tête, comme un enfant en faute. Il était sur, oui. D'avoir rechargé son arme avant de la pointer sur elle. Car les seules balles qu'il tire sont des balles d'amour, des projectiles de Cupidon. Il ne semblait pas avoir atteint sa cible pour cette fois, malheureusement. Anéanti, il l'était oui. Le truc, c'est qu'il l'était à peu près à chaque fois qu'il tentait cette approche avec les demoiselles. Donc, il ne se sentait pas vraiment déchu ou quoi que ce soit. En fait c'était peut être que le rituel de base avec les Ladies venait de s'achever et que maintenant, il pouvait se montrer un poil plus sérieux avec Mademoiselle la jolie dame. Parce que...E h bien, elle restait une jolie dame. Et que d'ailleurs, ce visage impassible rendait Jayce triste. Ne pouvait-elle pas sourire un petit peu ? Il était certain qu'un sourire sur le visage de Mademoiselle la rendrait radieuse. Comme le soleil. Elle pourrait illuminer toute cette ville avec un simple sourire... Ce n'était pas compliqué pourtant, si ? Comme s'il voulait donner une preuve de la simplicité de l'acte, le jeune homme sourit à l'écoute de la tirade de la jeune fille, changeant cette fois complètement d'expression. Non, il n'avait plus vraiment l'air ridicule. Maintenant, il avait simplement l'air... Simplet. Disons que la jolie dame ne parlait plus à 'Jayce Taylor, l'écarteur de canyons, celui qui touche le cœur des jeunes filles avec une seule balle de l'ange de l'amour', mais plutôt à 'Jayce Taylor, le jeune homme'. Tout simplement. Autant dire que l'un comme l'autre, c'était très différent, vu que maintenant Jayce n'avait plus du tout envie de jouer la comédie. Non, il voulait juste... la voir sourire. Et si faire le clown ne marchait pas, eh bien... Autant essayer d'être vraiment poli, non ? En faisant de vrais efforts, cette fois ?

Vous vous considérez comme fort n'est-ce pas ? Pensez-vous pouvoir tenir plus de dix petites minutes en face d'une The Tulips en rogne ? Pensez-vous toujours que vous êtes plus fort qu'une femme ? De plus, qui vous a dit que les femmes prenaient plaisir à materner les hommes ? Si nous pouvons avoir votre force, vous devenez inutile. Qui plus est, votre force physique ne m'impressionne guère, vos mots sont dénués de force, et vous vous dîtes fort ? 

Jayce écouta la tirade, sans rien dire. Il se contentait de sourire, derrière ses lunettes oranges, l'air apaisé. Oh, oui. Ce genre de conversation, il la connaissait. Il connaissait beaucoup de femmes qui s'affirmaient comme Mademoiselle la jolie reine des glaces. Il en avait croisé beaucoup aussi. Et elle avait raison. Il n'y avait pas lieu de parler ainsi à quelqu'un qui était déjà convaincu. Seulement... Seulement dans ce monde, il y avait des hommes comme des femmes. Tout comme il y'a des souris et des fourmis. Tout comme il y a des fourmis et des grains de sable. Jayce n'avait rien de vraiment passionné à répondre à cela. Juste que... Eh bien, la tirade ne l'impressionnait pas vraiment. Puisqu'elle était vraie, et qu'il le savait déjà avant qu'elle le dise. Bon sens général, à ses yeux. Encore une fois, les femmes sont des bergers et les hommes des moutons. Même si un mouton attaque un berger, est ce qu'un mouton pourrait le vaincre ? Jayce en doutait. Ils étaient, sur un plan purement naturel, assez inférieurs de son propre point de vue. Mais il était un homme. Il était un être inférieur. Ça va, il fait avec.

« Bah, pas vraiment, répondit-il en penchant sa tête sur le coté, mais c'est juste que j'aimerais me rendre utile. Vous voyez, les femmes peuvent avoir notre force, mais nous, on ne peux pas vraiment avoir votre intelligence. Alors forcément, on est en dessous. Mais on fait avec. Personnellement, j'essaie d'éviter des efforts inutiles à quelqu'un... Je trouve ça normal. »

Il lui adressa un sourire relativement sincère, chose qui semblait assez contradictoire avec son attitude d'avant. Oui, Jayce était quelqu'un d'assez... Spécial. Ne déclarons pas qu'il s'agit d'un homme complexe, bien au contraire. C'est quelqu'un de simple. Avec ses vécus et ses acquis. Et il vivait avec ça. C'était sans doute la preuve de sa bêtise. Mais à ses yeux, c'était la meilleure façon de vivre.

« Vous ne voulez vraiment pas que je vous aide à porter tout ça, Mademoiselle Kins ? C'est juste que... Deux paires de bras valent mieux qu'une. »

Ah tiens , chose étrange. Il l'avait reconnue.[/justify]


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Mary-Jane Kins
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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Dim 2 Sep - 19:35

Chef des the Orchids

Mary-jane calma petit à petit sa colère, surtout quand elle aperçu le sourire sincère du jeune homme. Il devenait enfin authentique. La chef des Orchids avait une préférence singulière pour les gens honnêtes. Une chose était certaine, ils avaient commencés sur de mauvaises bases et ce serait difficile de changer cela. Un paysans reste un paysans, il n'a pas à changer pour quiconque sa personnalité. Pourquoi ne pouvait-il pas juste être fier de ses origines ? Où était l'utilité de mentir ? C'était alors de la pitié qui rempli la jeune femme, Jayce Taylor était un homme perdu. Mary-Jane avait gagné ce combat, il n'était plus qu'une loque. Peut-être avait-elle été trop dure avec lui ? Toutefois il était impossible de se contredire pour une Lady, ce serait une preuve de faiblesse que de douter de sa ligne de conduite. Son visage resta et restera donc impassible jusqu'à la fin.

Bah, pas vraiment, répondit-il en penchant sa tête sur le coté, mais c'est juste que j'aimerais me rendre utile. Vous voyez, les femmes peuvent avoir notre force, mais nous, on ne peux pas vraiment avoir votre intelligence. Alors forcément, on est en dessous. Mais on fait avec. Personnellement, j'essaie d'éviter des efforts inutiles à quelqu'un... Je trouve ça normal.

Quelle tristesse... Cet homme est si faible... Comment pourrait-il survivre dans ce monde de requin ?! Une pensée rassura et apaisa le coeur meurtri de la chef des Orchids, au fond, nous savions bien qu'elle n'était pas un monstre, mais simplement une femme prudente, la pensée que Ancolie Edelweiss saurait le protéger, cette dernière n'était pas un petit poisson comme on dit. La chef des White Flat, malgré les apparence était capable de protéger tout ses membres avec fougue et passion, de la même façon que le ferait Mary-J. C'est pourquoi, la jeune femme garde une once de respect pour sa rivale de toujours. Quand il s'agit de leur clan, les chefs ne sont pas différents. Cependant ce n'est pas pour autant que la fin de la guerre sera d'actualité, trop de choses se sont accumulé depuis une cinquantaine d'années, des morts, des blessées supplémentaires, de quoi raviver la flamme. Ce pacifiste était bien trop nouveau pour connaître tout ses évènement, sans doute n'avait-il pas encore lu le livre d'Or, ou bien ne connaissait-il pas encore son existence ?

Jayce Taylor, ce petit gars ne perd jamais espoir. Il continuait d'insister.

Vous ne voulez vraiment pas que je vous aide à porter tout ça, Mademoiselle Kins ? C'est juste que... Deux paires de bras valent mieux qu'une.

Mary-Jane eu une petite satisfaction, il avait retrouver son nom. Peut-être n'était-il pas si bête que cela ? Cette idée inquiéta rapidement la jeune femme, en effet, pourrait-il s'agir d'un coup fourré, aurait-il pu prévoir cette rencontre et tout ce cirque dans un but bien précis ?! Faisait-il diversion ?! La peur prit la jeune femme aux tripes. Ses Orchids étaient-elles en danger ?! Mais au même moment, en regardant les yeux de Jayce pour le sonder, elle se souvint de son pacifisme fanatique, cet homme n'aurait jamais pu participer à un massacre, même indirectement, à moins d'avoir été manipulé... Mais, malgré tout, Mary-J. restait persuadé qu'un homme qui vit pour la paix, se laisse manipuler quand des vies sont menacées, il ne semblait quand même pas si stupide. La chef des Orchids voulait à tout prit en ce moment rester positive, malgré le fait que sa théorie de l'intelligence était quelque peu irréaliste. Par chance, l'espoir ne tue pas.

C'est alors que la voix de la jeune femme se fit moins tranchante, cependant elle restait toujours empreinte d'une froideur singulière, c'était un peu sa marque de fabrique. Les sacs commençaient à se faire de plus en plus lourds et demandaient une concentration supplémentaire et un efforts à la jeune femme. Mais cette femme, n'était pas n'importe qui et sa fierté non plus. Elle était si forte, que dans un second souffle elle put répondre à Jayce Taylor.

Vous semblez maintenant me connaître, alors vous devez aussi comprendre que porter ces sacs moi-même est une question de fierté, un défi personnel. C'est une chose que je veux faire seule, c'est très important pour moi. Toutefois, je vous autorise à m'accompagner.

Sur ses mots, Mary-jane fit un premier pas vers sa monture attachée quelques mètres plus loin, puis un deuxième pas, enfin, elle arriva vers Midwest. Mary-j. rempli les sacoches attacher à la scelle de sa jument. Quand elle commença à détacher les reines de cette dernière, Jayce sembla passé près du train arrière de la monture. Grossière erreur, le malheureux reçu un coup de sabot sur le haut du crâne. Jayce était étendu par terre, les mains sur le visages, du sang commençait à couler. Mary-J. avait de la fierté, mais sa conscience prit le dessus. Une Lady ne pouvait pas laisser une personne blessé par son propre cheval, après tout, la jeune femme était responsable de cet accident. la chef des Orchids sorti de sa poche un mouchoir de soie écru avec des broderies fines sur les bords, ainsi que le signe des Orchids, une orchidée dans le coin du tissu. Son mouchoir à la main, Mary-Jane s'avança vers le malheureux, lui portant secours, elle retira sa main de la plaie et laissant découvrir la blessure, d'un air toujours aussi froid elle plaça entre la plaie, et la main du jeune homme son objet. Puis le fixant droit dans les yeux, elle lui adressa des excuses digne d'une Lady.

Je suis désolée pour le tord que vous a causé ma jument, Midwest est quelque peu inhospitalière. Voici de quoi arrêter l'hémoragie, je ne peux malheureusement rien faire de plus pour soulager votre mal.





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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Dim 2 Sep - 23:17

dead

Vous semblez maintenant me connaître, alors vous devez aussi comprendre que porter ces sacs moi-même est une question de fierté, un défi personnel. C'est une chose que je veux faire seule, c'est très important pour moi. Toutefois, je vous autorise à m'accompagner.

Disons qu'en fait, plutôt que de la connaître, il l'avait 'reconnue'. En même temps, il était assez difficile de ne pas la remettre. Même s'il jouait beaucoup la comédie, Jayce Taylor n'avait pas non plus une cervelle de moineau. C'était juste plus drôle comme ça, du moins le pensait-il. N'était-ce pas plus amusant d'avoir un visage sur lequel frapper ? N'était-ce pas plus drôle pour May-Jane Kins de rabrouer un énième prétendant à sa beauté froide et frappante ? Il pensait que si. Et endossait ce rôle d'idiot du village avec plaisir. Un faire valoir lui suffisait bien comme rôle. Il n'était pas là pour véritablement changer les choses au fond. Que pouvait-il faire ? Ce n'était pas comme s'il avait des prédispositions au commandement, encore moins à la stratégie ou à la manipulation. Jayce ne pouvait changer les choses par lui tout seul, il s'en était bien rendu compte rapidement. Mais même si seul, changer les grandes envergures n'était pas accessible, le rêve de pouvoir sauver le plus de vies possible était en revanche parfaitement crédible, et ce même s'il se trouvait seul. En venait la preuve qu'il avait sauvé plus d'une vie dans son segment d'existence, quelques années avant d'avoir intégré le pensionnat. Pendant ce segment, il était d'ailleurs très content d'avoir réussi à devenir quelqu'un de doué sur le plan physique. Esquiver un coup de couteau, tirer dans un colt pour pouvoir faire sauter le barillet et rendre l'arme inutilisable, ôter toutes les munitions d'une arme à feu d'épaule en quelques instants... Tout ceci étaient des compétences qu'il louait et qu'il appréciait avoir pour sa personne. Mais cela ne suffisait guère. Loin de là, d'ailleurs.

Ce n'était pas par la puissance physique que l'on pouvait amener la paix, encore moins par le talent au pistolet. La seule chose capable d'amener la paix, c'était quelqu'un qui pouvait convaincre tout le monde que la mort n'était pas ce que devait chercher l'être humain. Amener la mort dans un monde aussi beau que celui ci n'était pas la bonne chose à faire, et ça, cette personne capable de convaincre les foules devait le faire rentrer dans la tête de celles ci. Ceci, ce n'était pas dans les capacités de Jayce. Si quelqu'un tel que lui était en mesure de s'adresser à une foule sans que celle ci ne le considère comme l'idiot du village débitant encore des idioties, les poules auraient des dents le lendemain tandis que les vendeurs d'armes se recycleraient en vendeur de savon...

Dans tout les cas, il était plutôt content d'une chose: le fait que Mary-Jane Kins ait accepté sa compagnie. Au moins sa compagnie, ce n'était déjà pas si mal. Le fait qu'elle semblait avoir un peu de mal à se déplacer n'était apparemment qu'un simple contretemps aux yeux de la chef des The Orchids. Ce qui posait quand même un petit problème à Jayce au fond. Il laissait la jeune femme se débrouiller... le fait qu'elle se débrouille n'était pas la question, mais au fond c'était presque insultant pour lui. Enfin, au moins il s'était proposé non ? N'était ce pas là le plus important ? Le fait que l'intention y était ? Eh bien, non. Il ne pouvait toujours pas l'aider, sous le simple prétexte qu'elle devait prouver qu'une femme pouvait... Porter des sacs. Bon, sincèrement il pouvait comprendre. Mais il doutait que porter des sacs trop lourds serait l'acte qui amènerait les hommes de l'Ouest lointain à considérer les femmes comme des êtres assez forts pour se débrouiller eux mêmes.

Sa façon de penser s'axait plutôt sur la chose suivante : Vu que quelqu'un lui proposait son aide, il ferait moins d'effort pour une tâche, certes réalisable seul, mais plus aisée et plus agréable à deux. N'était-ce pas ainsi plus simple d'agir ? Selon son point de vue, certes oui. Le problème était que Mary-Jane Kins n'avait vraisemblablement pas un point de vue similaire. Ce qui n'étonna pas le jeune cow boy au manteau rouge et à la coupe de cheveux doré. Après tout, si chacun avait le même point de vue que son prochain, la paix dans le monde ne serait point une Utopie mais bel et bien une réalité parfaitement accessible.

Alors que les deux jeunes gens poursuivaient une route assez paisible, une route qui dura environ trois pas, Mary-Jane commença à seller sa jument, détachant les rênes de sa monture. Pendant ce temps, Jayce, pour un motif étrange qui ne sera probablement jamais réellement connu de qui que ce soit d'autre que lui même, décida d'aller faire un petit tour à l'arrière de la jument, avant d'avoir le privilège d'apercevoir un sabot foncer dans sa direction. Oui, sans doute qu'éviter un coup de sabot de jument n'aurait pas été chose impossible pour lui, mais le problème venait ici de la préparation. En effet, Jayce ne pouvait strictement pas s'attendre à recevoir ce coup, puisqu'il n'avait pas l'impression d'avoir fait quoi que ce soit le méritant. Ne s'attendant donc pas à une telle réaction de la part de la monture de Mary-Jane, Jayce se prit un monumental coup de sabot sur le haut du crâne et, pour une raison encore inconnue, porta ses mains à son visage. Il s'écroula sur le sol, sentant du sang couler depuis l'avant de sa tête. Oui, étendu par terre avec ses deux mains sur le visage, il avait vraiment l'air encore plus pitoyable que d'habitude. La subtile différence avec ladite habitude c'est que cette fois, ce n'était pas de la comédie mais bel et bien un coup de sabot véritable. Sans doute que le jeune homme aurait commencé à se relever pour s'essuyer le visage et vérifier rapidement si la plaie n'était pas trop profonde si cet incident de malchance n'avait pas eu comme heureuse conséquence de voir la réaction de Mary-Jane. La jeune fille lui portait secours. Elle plaça un mouchoir brodé avec une orchidée sur la plaie de Jayce, lequel s'empressa d'appliquer le tissu sur le trou formé en haut de sa tête. Le jeune homme ne pleurait pas. Il avait le visage sec, seul coulait un peu de sang de son front. Il n'avait pas particulièrement mal non plus. Pour quelqu'un qui s'était fait sectionner le bras gauche, un coup de sabot n'était franchement pas grand chose. Or, il affichait tout de même un air ravi. Mary-Jane s’occupait un peu de lui. Même si elle avait encore un air froid et glacial, elle le regardait dans les yeux et avait offert son mouchoir pour panser la plaie. Malgré le coté fort étrange du déroulement de la situation, Jayce avouait que cette pseudo-conclusion ne lui déplaisait pas du tout.

Je suis désolée pour le tord que vous a causé ma jument, Midwest est quelque peu inhospitalière. Voici de quoi arrêter l'hémoragie, je ne peux malheureusement rien faire de plus pour soulager votre mal.

Le jeune homme lui rendit son regard, prenant un air tout à fait sérieux, même si son sourire était encore présent. Elle s'excusait ? Des excuses bien polies, ma foi ! Des excuses de Lady, s'il osait dire. Alors comme ça, sa jument était quelque peu inhospitalière ? Ce n'était point un problème, le jeune homme avait déjà connu des chevaux pas toujours très coopératifs. Il pourrait malgré tout la suivre. Pensait-il, tout du moins. Il lui suffisait de prendre son propre cheval après tout. Il n'était pas foncièrement loin et si Mary-Jane lui avait donné la permission de l'accompagner, il doutait que ce ne soit que du trajet depuis le magasin jusqu'à Midwest. Dans tout les cas, Jayce frotta le mouchoir sur sa plaie avant de baisser quelque peu la tête pour la relever. Il souriait toujours. Un sourire sincère, franc. Oui, il ne jouait pas la comédie. Après tout, elle venait de s’occuper un peu de lui, non ? Et elle ne semblait pas vraiment apprécier le rôle qu'il s'était donné un peu plus tôt, alors dans ce cas...

« Il n'y a pas de problèmes, je suis le fautif. Je n'aurais pas dût aller à cet endroit, je n'ai que ce que je mérite. Et puis, détrompez vous. »

Il laissa sa phrase un peu en suspens, regarda la jument qui n'avait pas bougé d'un pouce, avant de soupirer pour poursuivre sa petite tirade.

« Vous avez déjà fait beaucoup pour soulager mon mal. Je ne pensais pas que vous vous abaisseriez à offrir de l'aide à un simple roturier tel que moi, Mademoiselle Kins. Vos excuses sont déjà bien suffisantes pour faire cesser toute douleur. »

Il la regardait, souriant. Elle avait de très très beaux yeux. Pourquoi est ce qu'elle ne souriait pas plus ? Si elle l'avait fait, il était à peu près certain que même le saignement se serait arrêté. Ne jamais sous estimer le pouvoir fantastique du sourire d'une si jolie fille. Jamais.


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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Lun 3 Sep - 8:02

Chef des the Orchids

Mary-Jane fut un peu surprise par le regard sérieux qu'avait prit le jeune homme. Jayce n'était donc pas toujours le bouffon du Roi. Il savait finalement comprendre la gravité d'une situation. Sa sincérité était d'autant plus flagrante. Mary-J. ne resta toutefois pas longtemps accroupi, elle se releva avec élégance et commença à frotter le bas de sa robe écru qui avait eu le malheur de rentrer en contact avec la terre sèche et poussiéreuse du Far West, ce n'est pas pour rien que la jeune femme ne met jamais de robes longues quand il s'agit de traverser la ville ou bien même pendant les cours. Seules les soirée, bal et autre évènement pouvait à l'évidence la faire changer de style, ou plutôt de longueur.

Le visage de Jayce était sec, il ne semblait pas souffrir, ou alors il avait une sacré force mentale pour supporter cette douleur, c'était tout à son honneur. Mary-J. lui retint alors cette qualité d'encaisser les blessures avec fierté. Enfin c'était un bien grand mot, sans doute était-elle trop généreuse en parlant de fierté pour Jayce Taylor, mais cependant elle lui devait bien ça après ce facheu accident.

Il n'y a pas de problèmes, je suis le fautif. Je n'aurais pas dût aller à cet endroit, je n'ai que ce que je mérite. Et puis, détrompez vous.

Mary-Jane était prise d'un pincement au coeur, sa gentillesse était trop flagrante, comment pourrait-il survivre encore une année au pensionnat de Whiteriver Town. Mais une pensée obscur la tourmenta, le bal de printemps allait bientôt avoir lieu, il le savait puisqu'il était un des organisateur de ce dernier. Seulement la prestation ne le laisserait peut-être pas indemne. Mary-Jane n'avait au fond pas l'impression d'être en face d'un homme, mais plutôt d'un petit garçon, un peu perdu et terriblement innocent. Son instinct maternel refis surface, cependant elle n'en oubliait pas pour autant qu'il restait un White Flat, sa froideur resta donc telle qu'elle. Mais une idée germa dans son esprit, durant le bal, Mary-J. comptait bien le protéger discrètement d'un quelconque incident qui pourrait mettre sa vie de pacifiste maladif en danger.

La dernière phrase était resté en suspens, soudain arriva la suite, où avait-elle bien pu se tromper ?

Vous avez déjà fait beaucoup pour soulager mon mal. Je ne pensais pas que vous vous abaisseriez à offrir de l'aide à un simple roturier tel que moi, Mademoiselle Kins. Vos excuses sont déjà bien suffisantes pour faire cesser toute douleur.

Cette fois une once de colère traversa la jeune femme. Comment arrivait-il à penser que Mary-Jane Kins ne parlait pas aux roturiers ?! Pourquoi se dénigrer autant ?! Il ne connaissait donc rien au vrai sens d'une Lady. Certainement qu'il avait cru en voir lors de son misérable début de vie. Peut-être d'apparence étions nous les mêmes, seulement, cher Jayce, il serait grand temps que tu vois plus loin. Une Lady est une femme qui sait rester humble, elle ne considère personne d'inférieur à sa personne, une dame de ménage vaut tout autant qu'elle sur cette terre. Ainsi, elle restera toujours à leur écoute. Jamais elle ne rabaissera qui que ce soit, seulement en temps de guerre ses armes restent ses mots, subir une attaque était largement envisageable.

Ne vous ai-je pas parlé dès le début, votre révérence était mauvaise, je savais dès lors que vous n'étiez pas un Lord, mais un simple paysans, cependant il me semble que je vous ai toujours répondu avec respect, plus ou moins gentiment, mais toujours dans la mesure du correct. Je suis serte une Lady, mais la différence de rang ne fait pas la grandeur d'âme. Je ne suis pas de celle qui snobe, monsieur Taylor. Je suis simplement une Orchids, une fleur vénéneuse.

Sur ses quelques mots, Mary-Jane lui tendit la main, pour l'aider à se relever, puis lui tournant le dos, elle commença à monter sa jument, elle lui tapota l'encolure, puis jetant un regard froid à Jayce, elle l'observa chercher son cheval. Mary-J. ne voulait pas attendre trop longueur, elle commença donc sa route d'un pas lent et mesuré, à la façon d'un dresseur sa monture avait tout comme sa cavalière une grâce exemplaire. Enfin, le jeune homme revint à ses côtés, elle ne lui adressa aucun sourire, mais continua paisiblement sa route, cette fois au trot. Ils passèrent jusqu'à l'entrée du pensionnat, mais la chef des orchids ne comptait pas se rendre dans son bâtiment, ses courses attendront, le tissus ne perdra pas ses couleurs pour un petit détour. Ainsi, une fois devant un grand bâtiment de bois, Mary-J. descendit de Midwest et l'attacha à la barrière de bois prévue à cet effet. Elle se tourna vers Jayce et lui dit de sa voix habituelle.

Nous y voilà.

Il s'agissait de l'infirmerie du pensionnat, la jeune femme, ne voulait pas laisser l'occasion à une petite plaie de s'infecter, donnant le chant libre à des maladies infectieuses bien plus inquiétantes. Les deux jeunes gens, entrèrent donc dans l'infirmerie, dès leur arrivé dans le petit hall de l'établissement, une infirmière vint à leur rencontre. L'infirmerie avait beaucoup d'infirmières, en effet le nombre de blessé à la journée était incroyable.

Par ici, je vous prie.

Mary-Jane laissa passer Jayce devant elle, avec un petit geste de la main, c'était lui le blessé après tout. En passant dans le couloirs où de nombreuses salles donnaient sur des dizaines de lits, la chef des Orchids put apercevoir dans une Devlin Miller, un abonné sans aucun doute. Et dans la salle d'à côté Marilyn Brandon au soin d'un médecin, une fois que Jayce sera soigné, la chef des Orchids irait sans doute se balader dans les chambre, histoire d'en savoir un peu plus.

L'infirmière les amena dans une salle comparable aux autres avec une dizaine de lits, Elle fit assoir Jayce sur le premier, quant à Mary-J. elle préférait rester debout. La dame de l'infirmerie sortie pour chercher son matériel, elle venait d'observer la plaie.

Tu veras, elle s'occupera bien de toi.

Mary-Jane venait de tutoyer Jayce pour la première, laissant une certaine proximité s'installer, la culpabilité rendait Mary-J. plus aimable. De plus, l'idée de pouvoir avoir des informations en direct de la part de Marilyn et peut-être même taquiner Devlin était quelque peu jouissif.


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Jayce Taylor
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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Lun 3 Sep - 13:33

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Jayce trouvait tout de même cela étrange.

Pas, bien sûr, le fait que Mary-Jane lui apporte son aide bien sur. Le fait qu'elle tente de l'aider était, surtout selon le point de vue du jeune homme pacifiste, quelque chose de tout à fait normal. Dans son esprit, ne pas aider était justement ce qui était anormal. On n'a pas besoin d'une raison pour aider quelqu'un, on a besoin d'une raison pour ne pas le faire. Et même d'une excellente raison, parce que si quelqu'un avait besoin d'aide, c'est qu'il convenait à ses semblables de lui en apporter ! Jayce raisonnait ainsi. Mais le problème ici venait plutôt du fait que Jayce avait reçu de l'aide de Mary-Jane Kins après s'être fait frapper par la fameuse jument nommée Midwest. Et ceci, souleva quelques questions dans l'esprit du cow boy au manteau rouge. Premièrement : pourquoi diable est ce qu'elle lui proposait son aide et se montrait soudainement aussi gentille avec lui, sachant qu'un peu plus tôt elle lui faisait un joli petit discours sur le fait qu'il n'était pas aussi fort qu'une Orchids en rogne... ? Il y avait aussi le fait qu'elle lui offre son aide immédiatement, presque sans rien lui demander de prime abord. Sur, quelqu'un comme Jayce acceptait toujours l'aide d'une jolie dame, sans aucun problème. Mais ici, il mettait quand même le doigt sur le fait que si lui avait des problèmes, il n'y avait pas du tout de honte à accepter de l'aide de quelqu'un. Et si cela lui paraissait normal à lui, il trouvait assez... Déroutant que Mary-Jane pense visiblement de la même manière. Qu'est ce que cela voulait dire ? Est ce qu'elle le considérait donc comme un jeune enfant sans aucune compétence visible ? Il était vrai que Jayce était souvent affublé de cette étiquette, la faute à son pacifisme inné. Il avait toujours été éduqué de cette manière : il faut aider les autres et valoriser la vie le plus possible. Le problème venait plutôt du fait que même s'il avait une vision très puérile des choses et que sa gentillesse ne connaissait pas de limites, le fait de le considérer comme un enfant incompétent juste à cause de cela était peut être assez exagéré. Il ne le voyait pas comme une insulte, cela dit. Mais plutôt comme quelque chose sur lequel la majorité des gens se trompaient. Beaucoup pensent qu'il est impossible de survivre dans un monde aussi cruel avec la mentalité Taylor. Pourtant, c'est ce qu'il faisait. Et jusqu'à maintenant, son seul gros problème de vie était un bras en moins. Bon d'accord, c'était plutôt conséquent, mais depuis la perte de ce bras, sa vie n'était qu'encore plus risquée et pourtant, il était toujours là, en un seul morceau et assez solide pour se prendre un coup de sabot dans la tête sans broncher. Oui, ce n'était pas plus douloureux que ça après tout. Bon, il avouait toujours ne pas très bien avoir compris ce qu'il s'était passé dans l'immédiat, mais en tout les cas il avait maintenant un mouchoir appartenant à Mary-Jane Kins sur son front. Ca valait tout l'or du monde, de savoir que pendant l'espace d'un instant, un simple roturier, White Flat qui plus est, avait eu le droit de se faire légèrement examiner par Mary-Jane.

Ne vous ai-je pas parlé dès le début,votre révérence était mauvaise, je savais dès lors que vous n'étiez pas un Lord, mais un simple paysans, cependant il me semble que je vous ai toujours répondu avec respect, plus ou moins gentiment, mais toujours dans la mesure du correct. Je suis serte une Lady, mais la différence de rang ne fait pas la grandeur d'âme. Je ne suis pas de celle qui snobe, monsieur Taylor. Je suis simplement une Orchids, une fleur vénéneuse.

Ah, pourquoi les fleurs vénéneuses étaient toujours les plus belles ?

Jayce l'écouta, puis la vit tendre la main dans sa direction alors qu'elle s'était levée. Pensait-elle vraiment ce qu'elle disait ? Une Lady se plaçant au même rang que tout le reste de la population ? Pourtant, de ce qu'il avait entendu dire, Mary-Jane Kins n'était pas de celles qui considéraient que le monde était entièrement composé d'êtres égaux entre eux. C'était assez inattendu de la voir se comporter ainsi. Inattendu, mais pas désagréable pour autant. Après tout, voir une Lady se considérer comme égale à un jeune homme venant de se prendre un coup de sabot, ce n'était vraiment pas quelque chose de commun. Et ça n'était pas du tout désagréable, bien au contraire. Il sentait qu'au fond, Mary-Jane Kins était quelqu'un de bien. Quelqu'un en qui on pouvait avoir confiance, le genre de femme qu'il faudrait placer à la tête du pays, aux cotés de quelques élus pour gouverner le monde et en faire un espace de paix, où le meurtre est interdit et où blesser son prochain est considéré comme quelque chose de mal. Mais bien sur, le tout en appliquant une justice douce et chaleureuse. Il ne fallait pas punir pour parvenir à ses fins, juste pardonner avec amour. Cette vision stupide des choses était pourtant celle de Jayce. Il ne pouvait rien y faire si à ses yeux, la punition de mort était quelque chose d'inhumain. Non, un humain ne devait pas avoir le droit de tuer quelqu'un d'autre. Et cela resterait vrai pour toute son existence, sans doute.

Ils continuèrent leur route, tandis que Mary-Jane chevauchait sa monture, la fameuse jument Midwest, Jayce pour sa part, avait monté son propre bourricot. Il ne s'agissait pas du meilleur cheval de l'Ouest, cela était certain ! Rien qu'à le voir, on se doutait qu'il ne pourrait sans doute pas tenir une traversée du désert. Peu de chevaux en étaient capables, et Stampede ne semblait pas le pouvoir. Pourtant, malgré ce qui venait d'être dit, Stampede n'était pas un vieux cheval. Cependant, il ressemblait peut être un peu trop à son maître. Le fait que le cheval ait une crinière blonde ainsi qu'un pelage blanc y était sans doute pour quelque chose aussi. La selle, rouge, rajoutait également au fait que Jayce et sa monture n'étaient pas si différents l'un de l'autre. Le cheval à la crinière blonde parvint à suivre le rythme de Midwest sans trop d'efforts. C'était bien Stampede ça, de ne jamais faire d'efforts. Pourquoi porter un nom aussi énergique si ce n'était que dans le but de flemmarder tout le temps ? Un jour, il faudra vraiment que Jayce lui repose la question. Il était sûr que son cheval finirait par lui répondre.

Le problème étant que pour l'instant, leur destination n'était point le bâtiment où Jayce pensait laisser Mary-Jane seule, ou encore de lui proposer de l'aide pour porter les fameux sacs, mais l'infirmerie du Pensionnat. Jayce fronça les sourcils, peu convaincu par la tournure que prenait les événements. Aucune chance que Mary-Jane ait choisi cette destination pour elle même. Il s'agissait probablement d'une énième précaution du fait que le jeune homme n'ait pas d'infection sur sa blessure. Mais très sincèrement, il n'avait aucun doute sur le fait que la plaie n'était pas grave. Même les plus petites blessures peuvent s'infecter, dit-on ? Il n'en avait que faire. Niveau infection, il était déjà largement servi, avec une prothèse métallique en lieu et place de bras gauche. Il ne comprenait pas très bien pourquoi on l'amenait ici, encore moins pourquoi on le faisait s'asseoir sur un lit, sachant qu'il n'avait pas mal du tout et que la plaie ne saignait pratiquement plus.

Mais comme on le déclare depuis le début, l'imbécile ici, c'était lui. Donc, si quelqu'un devait suivre l'avis de l'autre, c'était encore lui.

Tu veras, elle s'occupera bien de toi.

C'est ce que Mary-Jane Kins venait de lui dire après que le jeune homme en rouge se soit assit sur le lit de l'infirmerie. En passant dans les couloirs, le jeune homme avait cru apercevoir les chefs respectifs des Rifle Bullets et des The Tulips. Quelle coïncidence.. Que faisaient ils ici ? S'étaient ils encore battu ? Dans tout les cas, la présence d'un membre du White Flat ici ne pouvait qu'arranger les choses, à plus forte raison s'il s'agissait de Jayce. Si jamais les choses dégénéraient un peu trop, il était prêt à calmer tout ça.

Son plan ? S'accrocher comme un singe au bras de celui qui tenait le flingue en hurlant qu'il avait extrêmement mal à la tête, et que donc il ne fallait pas tirer de coup de feu, ça donne la migraine. Un plan infaillible.

« Merci de m'avoir accompagné ici, Mademoiselle. Je constate que vous employez désormais le tutoiement avec moi, dois-je en conclure que j'ai cette permission également ? »

Il poussa un petit soupir, toucha de son index droit le bandage qu'il avait sur le front. Il avouait ne pas vraiment comprendre le déroulement de la situation, mais au final, ce n'était pas très important. Maintenant qu'il était là, il devait simplement faire en sorte que personne ne soit blessé. C'était ça, le plus important.


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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Mar 4 Sep - 8:48

Chef des the Orchids

Mary-Jane était resté debout, elle n'était pas totalement face à Jayce, mais plutôt de côté, son buste était resté face à la porte elle attendait le retour de l'infirmière et ne voulait laisser aucune ambiguité qui pourrait s'ébruité dans cette infirmerie déjà bien chargé. La présence de Marilyn et de Devlin était une chose problématique, dans un certain sens. La chef des Orchids priait pour que ces derniers ne l'ai pas vu en compagnie de Jayce Taylor. Bien entendu le soir même, elle raconterait tout à ses Orchids, mais les autres clans n'ont pas besoin de le savoir. En effet, dans cette guerre chaque information est cruciale. Si Devlin apprend ne serait-ce que le peu de proximité qui existe entre Mary-Jane Kins et Jayce Taylor, la vie de ce dernier pourrait devenir l'objet d'une provocation indirecte. C'est alors que Jayce demanda une folie à la belle Orchids. Cette dernière resta impassible, mais un soupçon d'inquiétude la fit frissonner, il ne se rendait même pas compte de sa situation.

Merci de m'avoir accompagné ici, Mademoiselle. Je constate que vous employez désormais le tutoiement avec moi, dois-je en conclure que j'ai cette permission également ?

Les remerciements étaient gracieusement acceptés d'un signe de tête. Même les "roturiers" comme il se désignait lui-même, peuvent avoir de bonnes manières, les plus simple suffises, pourquoi chercher celles qu'on ne peut atteindre sans des années d'entrainement ?! Mais la suite du discours était mitigé, Mary-Jane avait prit l'habitude de ne laisser personne la tutoyer comme ça. C'était même étrange de penser que Jayce pourrait la tutoyer. Seulement, il fallait bien avouer que ça ne pouvait pas marcher que dans un sens. Une certaine familiarité avait débuté entre les deux jeunes gens. Cependant, en temps de guerre, un leader est source de danger, Jayce n'était pas engagé dans son groupe, elle ne pouvait pas décider de sa vie comme ça. C'était à Ancolie de le faire, en lui accordant des missions. D'un autre côté, cette familiarité pourrait un jour devenir une arme contre les White Flat, si ces derniers tente quoi que ce soit contre nous, il sera alors en danger.
Pourtant, Mary-Jane n'hésita pas à imaginer ce jeune homme sacrifice pour son clan, mais la chef des Orchids refusait avec force de le voir instrumenté contre elle. Sa réponse fut donc une solution, qu'elle trouvait parfaite.

Je t'autorise à me tutoyer mais seulement si nous ne sommes que tous les deux, en public, tâche de tenir ta place, comme je tiendrais la mienne. Il serait risqué pour nous deux d'afficher de la familiarité.

Mary-jane plongea alors son regard le plus inquiétant dans les yeux du jeune homme. Elle y avait déposé une touche de colère, beaucoup de sérieux et une once de compassion. Jayce n'était pas si bête, tout du moins, il pourrait lire dans son regard si expressif quand elle le souhaite. Soudain la porte s'ouvrit, c'est alors que Mary-J. tourna son visage avec rapidité vers l'infirmière qui venait d'entrer, dans le petit plateau d'acier qu'elle tenait, on pouvait distinguer une aiguille et du fil, ainsi que du gros coton et un produit blanchâtre qui n'était autre que de l'eau de vie. L'infirmière présenta la bouteille au jeune homme, pour qu'il ne sente pas l'aiguille traverser ses chairs, l'alcool était un excellent remède, il endormait et brouillait complètement l'esprit. Mais l'eau de vie de l'infirmerie n'avait rien à voir avec la pinette qu'on pouvait boire en ville, celle-ci avait une degrés extrêmement fort. Une seule gorgé avait suffit à neutraliser Mary-J. il y a de cela quelques mois. La chef des Orchids avait esquivé de justesse une balle, mais cette dernière avait tout de même entaillé son épaule, aujourd'hui il ne lui reste aucune trace, grâce à la poudre qu'elle utilise pour mieux la dissimuler. Jayce ne semblait pas souffrir plus que ça, puis en l'observant de plus près, elle remarqua, lorsqu'il tendit la mains, entre son gant et sa manche, du fer. C'était une prothèse ! Mary-jane n'en revenait pas. Alors cette homme a souffert bien des hivers avant d'arriver à Whiteriver Town, c'était forcément arrivé avant, si cela c'était produit dans le pensionnat, la chef des Orchids l'aurait su, d'une façon ou d'une autre. Une question lui traversa alors l'esprit comment pouvait-il être pacifiste alors qu'il a reçu plus de dommage que n'importe quel membre ?! N'avait-il jamais crié vengeance pour cette perte monumentale ?!

L'infirmière prit le coton, elle l'imbiba d'eau de vie, puis commença à désinfecter la plaie avec douceur et minutie, on voyait bien qu'elle avait l'habitude. Puis elle prit l'aiguille, y passa le fil de nylon puis commença son chef d'oeuvre, trois point de sutures, cela restait correct, ce n'était pas si grave en fin de compte, Midwest avait été gentille. Maigre consolation pour le sentiment de culpabilité qui lui collait à la peau.

Quand l'infirmière eu fini, elle rangea proprement son plateau puis, commença à partir, avant de passer la porte elle s'adressa aux deux jeunes gens avec gentillesse.

Rester autant que vous voulez, si vous ne vous sentez pas bien, l'eau de vie demande du repos.

L'infirmière se retourna et passa la porte, elle la refermant derrière elle, laissant Mary-Jane et Jayce tout seul.


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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Mar 4 Sep - 10:17

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C'était quand même assez étrange que Denshell et Marilyn se trouvent ici, non ? Cela ne voulait-il pas dire qu'une altercation les impliquant avait eu lieu ? Si tel était le cas, le jeune Jayce aurait peut être dût se trouver au Pensionnat plutôt qu'à batifoler dans les rues de WhiteRiver Town... Puisque s'il avait été présent, il aurait sans doute été le seul à être véritablement blessé, non ? Il y avait pas mal de monde un peu partout dans l'infirmerie, ce qui signifiait que beaucoup avaient été blessés dans ce qu'il s'était passé aujourd'hui. Et cela inquiéta soudainement beaucoup le jeune homme aux lunettes oranges qui ne pouvait pas s'empêcher de se dire que s'il avait été là, les choses auraient été différentes. Il s'en serait prit plein la tête, certes, mais mieux valait lui qu'un autre après tout. Lui avait comprit le véritable sens de la vie, les autres devaient encore comprendre à quel point il était magnifique de pouvoir encore vivre sa vie sans être blessé et meurtri par la guerre et les conflits. Si lui, l'avait bien compris, ce n'était pas vraiment le cas de tous. A peu près tout les chefs de clans étaient tous persuadés que l'autre clan ne méritait que la mort et strictement rien d'autre. Chose triste et véritablement désolante pour Jayce. Pourquoi ainsi se battre entre eux ? Un jour, il faudrait vraiment tirer toute cette histoire au clair. Il faudrait régler ces différents par des moyens pacifiques qui ne blessaient ou ne tuaient personne. Ou en tout cas, qui ne faisaient aucun mal à qui que ce soit. Pourquoi absolument chercher à faire du mal à son prochain ? Pourquoi vouloir à tout prix la destruction du clan opposé ? Mais par dessus tout, comment en vouloir au White Flat ? Il ne s'agissait pas ici d'une question de culture ou de compréhension. Même s'il n'était sans doute pas aussi futé que l'était Mary-Jane, ou n'importe quelle autre tête de groupe, Jayce avait bien comprit la situation et ce qui avait mené à elle depuis ces dernières années. Comme chaque élève du pensionnat, il avait apprit les racines de la guerre opposant les Black Roses aux Dark Guns. Comme chaque élève, il avait plusieurs fois été étonné du déroulement de cette histoire. Mais comme quasiment personne, Jayce avait toujours pensé que continuer cette guerre encore aujourd'hui était ridicule et que si punition il devait y avoir, elle devait être faite par le pardon et la paix. Pourquoi vouloir et souhaiter encore plus de violence ? Pourquoi vouloir faire plus de morts ? Les tueurs ne méritaient pas la mort. Chaque être humain méritait le pardon, tout simplement. Laisser vivre, laisser les humains comprendre. Jayce avait foi en l'être humain, c'est pour ça qu'il avait rejoint le White Flat. Inutile de perdre son temps à essayer de convaincre les chefs des différents groupes ou à les forcer à accepter les mesures pacifiques. Il suffisait juste de leur parler et de les convaincre, voilà tout! Jayce était persuadé que tôt ou tard, la paix finirait par s'imposer. L'être humain est bon de nature. Il est quelqu'un de fort et de gentil. Cela, le jeune homme l'avait considéré comme acquis depuis sa plus tendre enfance. Etait-il dans l'erreur ? Pouvait-on dire qu'il était trop naïf pour survivre dans ce monde ? Sans doute que cette affirmation aurait pu être faite. Si le jeune homme n'avait pas déjà vu la plupart des visages maléfiques de l'être humain.

Et malgré cette vision, il continuait à croire en la bonté humaine. Pourquoi ? Pourquoi est ce qu'il se battait autant pour une cause qu'il savait déjà perdue d'avance ? Le terme n'était pas tout à fait correcte, il ne considérait pas la cause comme 'perdue', mais tout de même. Le fait d'avoir déjà vu des hommes prendre des jeunes filles en otage, le fait d'avoir assisté à un détournement de train, le fait d'avoir vu un chasseur de prime le confondant avec une de ses proies, le fait d'avoir été prit entre deux feux par des magasins d'armes qui se livraient une guérilla afin de savoir lequel resterait dans la ville... autant d'aventures qui avaient déjà montré à Jayce le coté sombre de l'humanité. Et pourtant, il y croyait encore. Il était persuadé que l'humain n'était pas mauvais et que chacun pouvait changer au fil du temps. Il fallait juste qu'ils comprennent. C'était son mode de pensée. Et ce, malgré le fait qu'il ai pu voir ces visages tordus par la rage ou le sadisme. Il y croyait. L'homme est bon. La femme est gentille.

Mary-Jane Kins était gentille. Comment une si belle femme, avec autant de manières et d'atouts pour elle, avait fini par souhaiter le châtiment envers les hommes ? Il fallait avouer qu'elle avait de très bonnes raisons, Jayce en connaissait une petite partie. Il comprenait l'envie de vengeance et de liberté féministe qui animait la chef des Orchids. Mais pourquoi était-elle aussi hargneuse dans sa lutte, quand elle se montrait aussi gentille avec un simple homme qui s'était prit un sabot sur le front ? Jayce n'était qu'un homme comme les autres. Il n'avait rien de différent. Parfois, des hommes lui avaient dit qu'il était supérieur à la normale. Que de part ses habiletés, il aurait pu devenir quelqu'un de bien au dessus d'un humain normal. Ce genre de réplique, Jayce en riait. Jamais il ne pouvait s'élever à un tel rang. Il ne le pouvait pas, et de toutes manières, ne le voulait pas. Il n'était qu'un humain. Il n'était pas un quelconque être supérieur, ce n'était pas le fait de pouvoir courir pendant trois heures sans s'essouffler ou d'être en mesure d'esquiver des balles en se basant sur le mouvement de l'arme, la position du canon et l'anticipation des mouvements qui faisait de lui un être exceptionnel. Non, il y avait des tas de gens qui en étaient capables. Jayce en était sûr, si lui avait pu devenir quelqu'un comme ça en quelques années, pratiquement n'importe qui en était sans doute capable. Il n'était pas supérieur, loin de là. Quand il voyait Mary-Jane et ses manières, c'était plutôt à être inférieur qu'il pensait même. Jamais il ne pourrait avoir une telle élégance, un telle grâce dans ses mouvements. Jamais il ne pourrait être aussi populaire qu'Ancolie et son don pour se faire apprécier des autres. Jamais il ne pourrait se montrer aussi rusé et habile avec les mots que Matthew F.Field. Il n'avait pas ces dons, et il ne les auraient sans doute jamais. La seule chose qu'il pouvait faire était se mettre en forme continuellement et ne jamais cesser de s'entraîner afin de garder un niveau suffisant pour se maintenir en vie, malgré le style dangereux d'existence qu'il pouvait avoir. C'est tout.

Je t'autorise à me tutoyer mais seulement si nous ne sommes que tous les deux, en public, tâche de tenir ta place, comme je tiendrais la mienne. Il serait risqué pour nous deux d'afficher de la familiarité. 

Jayce la regarda, l'air assez pensif. Alors comme ça, il n'avait pas le droit de la tutoyer en public ? En l’occurrence, c'était le cas présent. Il y avait trop de monde autour pour dire qu'ils n'étaient que tout les deux, et il savait encore compter merci bien. Si en temps normal, Jayce Taylor aurait eu une réaction plutôt débile, du genre la tutoyer immédiatement avec un ton élevé de manière à ce que chacun puisse l'entendre, ou la regarder d'un air stupide en lui disant une phrase du style 'Nous ne sommes que tout les deux la nuit dans notre lit, ma douce', pour cette fois le jeune homme fit l'impasse. Elle avait été gentille avec lui, et ce genre d'attitude, bien que très drôle, n'aurait finalement attiré que des ennuis à la jeune femme. Il refusait d'attirer des ennuis à quelqu'un d'autre que lui même. Sa présence devait déjà assez porter la poisse comme ça. Pour preuve, il avait l'impression que les lattes de son lit céderaient d'une minute à l'autre, tiens.

Après plusieurs examens menés par l'infirmière et trois points de suture, le jeune homme conclu rapidement qu'en maximum une semaine, sa plaie aurait parfaitement cicatrisé. Bon, il aurait sans doute une jolie bosse et une marque rouge, mais au moins il serait tout à fait en bonne santé après tout. Fort heureusement, la jument avait visé le haut du crâne, qui était un endroit solide. Surtout chez quelqu'un qui ne s'en sert que pour taper dans des portes lorsqu'il se rends compte qu'avec la main, c'est trop classique. Oui, utiliser sa tête chez Jayce est à prendre au premier degrés. Il utilise sa tête, pas ce qu'il y a dedans. A supposer qu'il y avait quelque chose dedans, tiens.

Il se rendit compte alors d'une chose. Son gant était légèrement décalé vers l'avant, laissant un éclair de couleur chrome luire depuis son poignet. Sa prothèse était visible. Cela avait dût se passer pendant les divers examens. Jayce fronça les sourcils, remonta rapidement son long gant en se demandant comment celui ci avait fait pour glisser, sachant qu'en règle générale il était tellement serré qu'il aurait coupé la circulation d'une main normale. Bon... Il doutait qu'une fille comme Mary-Jane ne l'eut pas remarqué, tiens. La main sur son poignet, resserrant son gant, il se tourna vers la chef des Orchids, regarda de nouveau sa main une nouvelle fois recouverte du gant, avant d'adresser un sourire à Mary-Jane.

« Aha. Vous l'avez vu, hein ? »

Juste histoire d'entretenir la conversation en fait. Ce n'était pas comme si cacher la perte d'un membre était une priorité pour Jayce, mais il n'aimait pas vraiment montrer tout ses atouts à n'importe qui. Il se demanda un bref instant si même Ancolie savait qu'il portait une prothèse au bras gauche. Est ce que qui que ce soit le savait, mis à part les quelques personnes à qui il avait été contraint de le montrer durant sa vie et son père qui lui avait fabriqué ce nouveau bras ? Sans doute personne en dehors de ces gens n'était au courant. Il n'était pas une célébrité non plus. Bon eh bien Mary-Jane l'était maintenant, elle. D'ailleurs, Jayce remarquait qu'ils étaient seuls maintenant. Il pouvait donc la tutoyer.

« Hem... Donc tu.... Oui, tu c'est ça. C'est difficile de tutoyer une Lady comme ça, tiens. »


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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Jeu 6 Sep - 8:06

Chef des the Orchids

Mary-Jane était alors plongé dans de sombre pensées, il était vrai qu'on ne pouvait pas prétendre que les deux cowboys étaient seuls, seulement, ils restaient dans une chambre isolée des autres. La chef des Orchids connaissait plutôt bien le fonctionnement de l'infirmerie pour y avoir achever moralement quelques patients. Il fallait rester seul pour faire ce genre de combat, et c'est ainsi, qu'elle apprit par coeur les tours de garde et la façon de remplir les chambres. Chaque chambre était composée d'une dizaine de lits, mais les chambres étaient nombreuses. De plus les infirmières ne remplissaient pas les chambre, du moins elle le tentait. Si il y avait autant de blessés que de chambres, chacun d'entre eux avaient sa propre chambre. En outre le corps médical était en grande partie composé d'ex-Orchids. Ce groupe aimant les études et la non violence, devenir infirmière était souvent dans l'optique de certaine. Ainsi, Mary-Jane avait un profond respect pour celles qui l'avaient précédées. De belles femmes, au service du pensionnat, ne loupant pas une occasion de connaître le déroulement de la guerre. Jayce, ce petit pacifiste, bien trop nouveau pour connaître l'histoire de l'infirmerie, ne semblait pas comprendre que les racines de la guerre étaient encrées bien trop profondément pour qu'un paysans et sa pioche puisse les sectionner en entier. Sa naïveté était infantilisante, il n'y avait aucun doute, assez pour réveiller l'instinct maternel profond de la jeune femme.

Mais, ce fut à la vue de ce morceau de fer que Mary-Jane commença à douter, un enfant ne supporterait pas ce genre de douleur. Puis observant plus attentivement le corps du jeune homme, elle fut plus qu'attristée de découvrir une morphologie d'homme. Toutefois son visage et ses yeux lui semblaient toujours ceux d'un enfant. Il fallait se rendre à l'évidence, Jayce Taylor est bel et bien un homme, et il semble tout du moins avoir toute sa tête. Il sait ce qu'il fabrique chez les White Flat. Mary-J. arrivait à la conclusion qu'il n'avait pas besoin de son aide. Ainsi, le protéger lors du bal, serait une insulte de sa part. Il n'a pas besoin de protection, et si c'était le cas, Ancolie Edelweiss s'en chargerait très bien. Le regard de la jeune femme se perdait alors dans une mélancolie froide et impénétrable.

L'infirmière était partie depuis quelques secondes, c'est alors que les mots du jeune homme ne manquèrent pas de la sortir de sa torpeur.

Aha. Vous l'avez vu, hein ?

Mary-Jane fut soudainement prise d'une gêne, peut-être n'aurait-elle pas du le voir ? Était-ce tabou ? Mais, par habitude, la jeune femme resta honnête. Venant d'une Orchids cela pouvait paraître paradoxal, seulement, Mary-J. avait pour principe de ne jamais mentir. Au fond omettre une information n'est pas mentir, n'est-ce pas ? C'est un oubli rien de plus. Quand il fallait mentir, sa camarade Mélissa Natrella s'en chargeait toujours avec brio.

Oui, j'ai vu ce que tu sembles maintenant cacher. Je n'aurai pas dut ?

Au find, c'était une évidence, montrer sa faiblesse à la chef des Orchids c'était une très mauvaise idée. Après tout, tout était bon pour empêcher de nuire un adversaire. Même les ragots bien colportés. Mary-Jane était redevenue normale, son regard froid était le même mais son esprit noir et calculateur avait enfin reprit le dessus sur sa gentillesse. Mais soudain Jayce commença, enfin plutôt tenta de lui parler, sa voix était saccadée, à croire que sa blessure avait laissée des commotions cérébrales.

Hem... Donc tu.... Oui, tu c'est ça. C'est difficile de tutoyer une Lady comme ça, tiens.

Mary-jane éclata de rire intérieurement, mais pas un rire heureux, non, un rire de méprit. Il était évident que ce n'était pas facile, même la jeune femme avait eu du mal à imaginer qu'on puisse la tutoyer. Peut-être finalement pas une mauvaise chose. Il serait bien que la chef des Orchids soit finalement la seule à pouvoir le tutoyer. Mais pour le convaincre, une idée germa. Rare sont ceux qu'elle chercha à convaincre, mais la méthode était toujours la même. On ne pouvait pas, cependant parler de mensonge, seulement d'hypocrisie. Mary-J. commença alors à sourire, un petit sourire, qui se voulait chaleureux, le même qu'elle adressait à ses Orchids avec la même sincérité. Pour se faire elle imaginait que Mélissa se trouvait alors devant elle. Puis elle commença son discours sur un ton aimable.

Ne te force pas, tu peux me vouvoyer si tu as du mal, ça m'ira très bien aussi.

Mais après lui avoir concéder un sourire pareil, la jeune femme ne pouvait pas abuser de sa tromperie, l'effort était déjà intense, il fallait qu'elle sorte de là. Il répond, un dernier sourire et elle disparait ! Voilà le plan infaillible de la demoiselle. Mais qu'en sera-t-il en réalité ?


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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Jeu 6 Sep - 15:53

dead

Ce n'était pas vraiment qu'il avait eu des commotions cérébrales suite au choc provoqué par la jument de la chef des The Orchids, mais plutôt que Jayce n'était pas à l'aise avec le tutoiement envers quelqu'un que jusqu'à il y a quelques instants, il vouvoyait avec la plus grande aisance. On aura beau dire, il est très difficile de passer du tutoiement au vouvoiement sans aucun problème. C'était un peu comme modifier une habitude prise depuis quelques années et se dire qu'il faudrait désormais la modifier pour toujours. Un exemple ? Eh bien... Il y avait par exemple le fait de fermer la porte derrière soi. Imaginez soudainement qu'à cause de trop de chaleur, il faille la laisser ouverte pour laisser entrer le vent ? Ou c'était pareil avec la fenêtre tiens. Quelqu'un qui passait son temps à les refermer pour X raison ne pouvait pas vraiment rouvrir la fenêtre de manière naturelle, même poussé par la chaleur. Il faudrait attendre qu'il prenne conscience qu'il aurait dût ouvrir ou laisser la fenêtre ouverte. Attendre qu'il ait trop chaud pour ça. Ou alors les circonstances sont particulières. Dans tout les cas, si cela pouvait peut être paraître comme normal et extrêmement facile à certaines personnes, Jayce ne trouvait pas ça très aisé de soudainement passer au tutoiement. Surtout que, même si la chambre dans laquelle ils se trouvaient était assez isolée de tout le reste, ils restaient en compagnie de très nombreux blessés un peu partout dans le bâtiment.

Jayce avait caché sa prothèse métallique par pur réflexe. Pas vraiment parce qu'il n'avait pas envie que Mary-Jane ne la voit pas, disons plutôt que le jeune homme n'aimait pas trop qu'on se dise qu'il avait vraiment vécu quelque chose d'incroyable dans sa vie et qu'il devait faire avec maintenant. En le voyant depuis l'extérieur, personne n'aurait pu deviner qu'il s'agissait bel et bien d'une prothèse. Le travail effectué dessus était tel que Jayce pouvait s'en servir comme d'un bras tout à fait normal. Qu'on lui demande de prendre un pistolet dans la main gauche, il le ferait sans aucun problème. La seule différence était qu'un ne sentait plus rien dans ce bras et, accessoirement, qu'il pesait foutrement plus lourd que son bras droit. Normal après tout, il se trimbalait une prothèse en acier tout de même. Mais brefons. Même si Mary-Jane l'avait vu, cela ne dérangeait pas vraiment le jeune homme. Qu'est ce que cela pouvait vraiment changer, le fait qu'il ait un bras en moins ? Dans ses souvenirs, le chef des Flick Knives avait un cache œil, même si Jayce ignorait totalement le pourquoi du comment de la présence de cet accessoire. Dans tout les cas, avoir un œil masqué en face de lui ne dérangeait pas Jayce. Et ce n'était pas comme si cela représentait un handicap, bien au contraire. Sachant ce que ce bras pouvait faire, Jayce ne pouvait pas le considérer comme quelque chose qui était une faiblesse. Bon, le considérer comme une force n'était pas non plus quelque chose de prioritaire, mais ce n'était clairement pas quelque chose de gênant à porter. Pourquoi le cacher, alors ? Eh bien... Parce qu'il ne voulait pas spécialement en parler en fait. Reparler de ce qu'il s'était passé avec Garen, avec sa mère... Tout cela n'était vraiment pas quelque chose dont il avait envie de reparler. En avait-il déjà parlé, d'ailleurs ? Il ne pensait pas. En fait non, il était à peu près sûr que seul son père savait que la perte du bras droit du jeune homme était provoquée par feu le frère jumeau de Jayce. Mary-Jane, elle, n'avait pas spécialement besoin de le savoir. Elle avait vu une prothèse à la place du bras gauche du jeune garçon. Sans doute que cette vision l'avait peut être enfin convaincue que si Jayce était effectivement un jeune enfant dans sa vision des choses et ses projets d'avenir, son corps n'avait rien d'un garçonnet. Dans tout les cas, ce n'était pas important, comme il l'avait si bien dit. Il avait un bras en moins, oui. Et alors ? Pas grave. Il avait aussi des neurones en moins, par rapport à la chef des The Orchids. Et il faisait avec. Pas comme si on pouvait changer quoi que ce soit à ce sujet là après tout.

Oui, j'ai vu ce que tu sembles maintenant cacher. Je n'aurai pas dut ? 

Jayce secoua la tête de gauche à droite pour donner une réponse négative. Bah, on n'y pouvait rien, hein. Il évitait généralement de montrer sa prothèse à qui voulait bien, mais ce n'était pas non plus quelque chose qu'il cachait à tout prix. Si c'était le cas, il n'aurait pas qu'un seul gant et il aurait même colorié sa prothèse de la couleur de la chair pour que même un rapide coup d’œil comme celui de Mary-Jane ne suffise pas. Donc non, ce n'était pas qu'elle n'aurait pas dut. Disons plutôt qu'elle avait aperçu quelque chose que bien peu de gens savent en fait. Mais elle n'avait pas non plus à s'en vanter. C'était un peu comme voir une étoile filante. Quelque chose de rare, certes. Mais elle n'avait pas non plus à le raconter à tout le monde, ce n'était pas quelque chose de fantastique.

Elle n'en avait pas assez vu pour penser que c'était quelque chose de fantastique, dirons nous.

J« Bah, c'est pas un secret non plus. J'ai juste un bras de moins que vous. Fin de l'histoire. »

Bon, non en fait l'histoire ne s'arrêtait pas là. Théoriquement il venait juste de dire le milieu de tout ça, mais il n'allait pas raconter le début, qui le traumatisait un peu trop à son goût, ni la fin qui semblait évidente. Vu qu'elle avait vu la prothèse, ce qu'était devenu le reste du bras était assez évident. L'histoire pouvait donc être fini ainsi. Il ne s'agissait plus d'un bras, ce qu'il avait au bras gauche maintenant. Mais voilà tout.

Ne te force pas, tu peux me vouvoyer si tu as du mal, ça m'ira très bien aussi.

Un ton aimable qu'utilisait Mademoiselle Kins. Jayce lui offrit un grand sourire, ravi de voir qu'apparemment, elle le trouvait assez gentil pour supporter sa compagnie. Même si bon, l'envie de partir semblait se ressentir chez l'un comme chez l'autre. Ce n'était pas comme si Jayce souffrait d'une quelconque manière. Partir de cette infirmerie n'était pas quelque chose de difficile et encore moins quelque chose qu'il n'avait pas envie de faire. Disons plutôt qu'il y restait pour se faire bien voir de Miss Jolie Dame.

« J'ai un peu de mal, merci de me laisser le temps de m'habituer finit-il par dire après un petit signe de remerciement. J'espère en tout cas que vous arriverez à rapporter tout vos sacs au bâtiment des Orchids. Vous êtes une femme forte, ça devrait être une formalité. »

Il se frotta un œil avec sa main droite tandis que sa main gauche, elle, effectuait quelques mouvements du poignet pour tenter de retrouver une certaine souplesse. Pas qu'elle soit particulièrement souple de base cette main. Après tout... Vu la matière dans laquelle elle était composée, cela n'avait rien d'étonnant.


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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Mer 19 Sep - 20:18

Chef des the Orchids


Mary-Jane était préoccupé mais elle tentait de rester attentive à son interlocuteur. Jayce lui sourit généreusement, ce petit homme là ne faisait jamais les choses à moitié, avait-il seulement le notion des nuances ? Une question à débattre, mais de toute évidence la réponse ne se fit pas attendre, c'est un jeune homme entier. Mary-J. lui reconnaissait toutefois une qualité, il était toujours fidèle à lui même, un homme honnête. Mais la chef des Orchids ne voulait pas non plus se laisser amadouer par son caractère original.

J'ai un peu de mal, merci de me laisser le temps de m'habituer finit-il par dire après un petit signe de remerciement. J'espère en tout cas que vous arriverez à rapporter tout vos sacs au bâtiment des Orchids. Vous êtes une femme forte, ça devrait être une formalité.

Bien entendu ! Il doutait donc encore de ses qualités physiques ?! Malgré le compliment qu'il avait habilement placé après la note d'inquiétude, Mary-Jane n'avait pas loupé la réplique. Elle lui jeta un regard plein de provocation. Mary-J. regardait Jayce littéralement de haut, avec dédain elle dit d'une voix forte et distincte, elle parla doucement détachant chaque mot dans l'espoir que ces derniers effleurent la mémoire du jeune homme.

Vous doutez encore de mes capacités physiques ?! Sachez que sans votre "aide", j'aurais sans aucun doute gagné du temps.

Mary-Jane avait presque fait un reproche au blessé, mais il fallait avoué qu'elle n'avait pas tout à fait tord, de plus le bal avait lieu demain, la chef des Orchids avait beaucoup de projets pour cette dernière journée, toutes les Orchids étaient en "action". Malgré tout, il était indéniable que la blessure du jeune homme lui fut "utile". En effet, la découverte de Marilyn et Devlin était une aubaine, Mary-Jane n'aurait pas besoin de les chercher. Bien qu'elle eu vent de leur combat ce matin, la conclusion ne lui était pas encore parvenue. Mais la chef des Orchids était maintenant aux premières loges pour récolter les informations, sans oublier les missions qu'elle doit accomplir. L'impatience de sortir de cette chambre pour passer dans les autres devenait de plus en plus forte. De plus, il semblait évident que Jayce aspirait aussi à quitter les lieux, il était en train de jouer avec ses mains, signe d'impatience. La jeune femme était généreuse et n'hésita pas à achever son calvaire.

Si tu le souhaite je peux te raccompagner jusqu'au bâtiment des White Flat. Ta blessure semble bien partit pour une bonne guérison.

Mary-Jane lui offrit de nouveau un petit sourire. Elle espérait secrètement que le jeune homme lui éviterait le détour. Il avait une certaine éducation et c'était presque une évidence que Jayce Taylor ne lui demanderait pas de le raccompagner. Ainsi Mary-Jane pourrait passer très rapidement à la chambre d'à côté.


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Jayce Taylor
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MessageSujet: Re: Ladies first !~ [PV: Mary-Jane Kins]   Mer 19 Sep - 21:29

dead

Jayce devait avouer que se faire plutôt bien voir de Mary-Jane Kins était quelque chose d'agréable. Pour une fois, il avait l'impression que quelqu'un pouvait éventuellement faire preuve d'un peu de respect envers lui, malgré le fait qu'il se traîne volontairement dans la boue et de manière assez enthousiaste. Enfin, il disait ça de manière métaphorique, bien sur. Il n'allait pas vraiment se traîner dans la boue... Quoi que, d'un coté, si cela était nécessaire pour sauver la vie de quelqu'un, il n'hésiterait pas plus d'une seconde. Mais d'un coté, Mary-Jane ne semblait pas haïr le jeune homme au manteau rouge, donc il ne devait y avoir aucun réel problème. Il était plutôt content qu'elle ne le déteste pas, comme cela semblait être le cas au début de leur rencontre. Au moins comme ça, il avait plus de chance d'emplir ce monde avec la paix et l'amour qu'il méritait. Un jour, un jour... Le monde n'aurait plus le genre de malheur qui engendre un conflit comme celui qu'il vivait en ce moment. Et qui engendrait également, de manière continuelle, d'autres conflits internes. Il fallait en finir un jour. Mais en finir en douceur. Essayer de devenir ami avec Miss Kins était une bonne étape. Même si elle ne voudrait sans doute jamais cesser sa bataille, pour cause d'une certaine conviction, Jayce trouvait ça bien qu'elle soit assez ouverte d'esprit pour accepter l'amitié d'autres personnes. Au moins, elle n'était pas totalement sexiste avec les hommes. Quoi que...

Vous doutez encore de mes capacités physiques ?! Sachez que sans votre "aide", j'aurais sans aucun doute gagné du temps. 

Elle avait dit ça d'un ton assez hautain, ce qui déstabilisa un court instant Jayce. Hun ? Pourquoi pensait-elle qu'il doutait de ses capacités physiques ? N'avait-il pas démontré qu'il avait pleinement confiance en ces dernières, en la laissant porter ses sacs sans réellement insister ? S'il pensait que Mary-Jane était trop faible pour se trimballer tout ça, il aurait prit les sacs et les aurait porté lui même tout en courant pour éviter qu'elle ne le ratrappe. Il ne l'avait pas fait, parce que, comme il l'avait souligné précedemment, il savait que c'était une femme forte. Alors pourquoi pensait-elle qu'il doutait encore ? Peut être avait-elle mal comprit sa phrase de tout à l'heure. Ou peut être qu'elle avait l'habitude qu'on la sous estime. Dans les deux cas, ce n'était pas forcément une bonne chose, mais passons. Dans tout les cas, ça faisait assez mal au jeune homme de dire qu'elle aurait gagné du temps sans 'l'aide' qu'il lui avait apporté. Même si là, d'un point de vue technique, c'était vrai. Après tout, c'était lui qui avait besoin de.... Non, en fait cette situation était assez étrange. Il s'était prit un coup sur le front, un coup de sabot. Et il saignait, mais la situation n'était pas grave. Pourtant, il était à l'infirmerie sur l'initiative de Mary-Jane. Est ce qu'on pouvait vraiment dire que...

Le jeune homme se secoua les méninges, même s'il n'en avait pas beaucoup, avant de finalement conclure que tout ceci était bien trop compliqué, et qu'il ferait sans doute mieux d'approuver ce que disait la Lady. Comme ça, elle était contente, lui il était content qu'elle le soit, et il n'y avait aucun problème avec qui que ce soit. Pourquoi s'embêter à chercher quelque chose qui pourrait compliquer la vie, si une solution infiniement plus simple se présente ? Il voyait la chose ainsi. En tout cas, tant que la solution simple n'impliquait pas la souffrance d'une personne. Dans tout les cas, il afficha un air bienveillant à la demoiselle, tenant tout de même à préciser une petite chose.

« Ce n'est pas de vos capacités dont je doute, mais de la bienveillance de certaines personnes. J'en connais pas mal qui adoreraient marcher dans les pattes d'une jeune femme transportant une plétoire de sacs. Mais je sais que vous êtes assez forte pour ne pas être dérangée par eux. »

Simplement, il lui souhaitait bonne chance. Souhaiter bonne chance n'était-il pas naturel pour un être humain ? Dire à quelqu'un qu'il avait intérêt à bien faire son travail, était-ce forcément la preuve qu'on était sûr qu'il ne le faisait pas bien ? Bah. Encore une fois, tout cela importait peu. Ce qui importait, c'était ce que disait Mary-Jane ensuite.

Si tu le souhaite je peux te raccompagner jusqu'au bâtiment des White Flat. Ta blessure semble bien partit pour une bonne guérison.

Elle sourait. Cela lui allait bien. Très bien. Elle était encore plus belle qu'avant. Si seulement elle pouvait être aussi souriante et aussi gentille tout le temps... Comme quoi, c'était la preuve que l'être humain est fondamentalement bon au fond de lui. Il faut juste mettre un terme aux malentendus, mais toujours d'une manière pacifique. Si tout le monde agissait comme Jayce, alors les gens comme Mary-Jane souriraient et seraient eux aussi heureux. Pourquoi ce simple principe n'était compris de personne ? Enfin, il y aurait encore des récalcitrants. Pas de souci, il était là pour prêcher la bonne parole. En attendant...

« Oh, ce n'est pas la peine. D'ailleurs, je ne pensais pas vous déranger plus longtemps. Je vais sans doute repartir d'ici quelques minutes, la seule chose qui me retient, c'est la contemplation de votre sourire en fait. »


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