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 La patience est un vilain défaut. (pv Mindy Fusten)

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Denshell Whipper


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MessageSujet: La patience est un vilain défaut. (pv Mindy Fusten)   Lun 3 Sep - 16:17

dead

Je le tue. C’est décidé, la prochaine fois, je le tue. Il sera mort avec une pomme dans sa trop grande bouche. Il aura de beaux yeux fris qui crieront le massacre que j’aurais effectué sur son corps mat. Ses petits bras au coude doublé seront attachés dans son dos avec un ruban fin. Quand à ses tripes sorties au préalable, je ne me prononcerais pas sur ce sujet. La douleur sera telle qu’il me suppliera à genoux de l’achever avant que je passe aux jambes. Mais moi, je ne l’écouterais pas. Je le laisserais se lamenter sur son pauvre sort qu’il a orchestré seul et je passerais aux jambes. Un premier trait au couteau, tout petit. Un second trait au couteau, plus large. Un troisième trait au couteau, plus profond. Un quatrième trait au couteau, énorme. Quatre, le nombre de ses membres. La tête ne compte pas, je la couperais en dernier. Lorsque les traits se seront bien imprimés, je lui dessinerais un mouton sur le mollet droit, avec le bout d’une flèche prise dans son carquois. Avec émotion, je passerais à la hanche gauche. Les aiguilles de sa mère lui mutileront la peau. Une fois que j’en aurais fini avec son corps, je l’afficherais devant la porte du dortoir. Mon totem hérisson. Superbe. Si jamais y en a un qui vient se plaindre de l’odeur, je lui réserve le même sort. Qu’il n’espère pas que je sois plus clément car sa faute serait moins forte et je lui enfonce un pieu dans la bouche. Elle traversera toute la boite crânienne et fini les protestations. Il y a vraiment des fois où je m’étonne moi-même. Des fois où je suis fier de moi. Le premier qui dit le contraire, ce sera un totem araignée. C’est beau, un totem araignée. Ces pattes désarticulées qui s’agitent dans tous les sens. Ca me transforme. Me laisse sans voix. La beauté de ce spectacle si… Je ne peux mettre des mots sur ce que je ressens alors. Non. J’hésite. Pourquoi pas un totem poulpe. C’est flasque et visqueux, mais le passage dans l’eau me tente tout de même. Je devrais plutôt le réserver pour ceux qui me complimenteront sur mes bandages. « - Autour de la tête… C’est vraiment sympa Denshell. Tu devrais faire de la mode ! » Et hop, un traitement poulpe. Gigantesque. Au lieu de faire de lui un totem hérisson, je devrais le remercier, cet idiot qui m’a pris par derrière. Grâce à lui, je vais pouvoir me faire un village d’Indiens ! Youpi ! Je sais ! Pour satisfaire tout le monde, je fais tous les totems et pour finir, j’invite le provocateur à la fin. Ainsi, il pourra voir ma jolie collection. Je vois déjà ses yeux s’agrandirent et sa bouche se crisper. « - Un petit thé l’ami ? » Et paf, un coup dans la nuque. C’est très plaisant. Vraiment.

Bon, c’est bien joli tout ça, mais pour l’instant, je suis juste couché sur un lit d’hôpital. Je vois déjà les sourires moqueurs, les regards de pitié. Les questions chez les Rifle. Le regard de cet enfoiré qui me fixera avec dédain, « - Moi, j’ai eu Denshell Whipper par derrière et j’en suis fier ! » Mais sur le Ring, il verra que j’ai pas perdu tous mes moyens ce petit con. Je lui montrerais qu’il faut pas s’en prendre au mignon Den’ sinon il s’énerve. Il s’énerve vite et il laisse jamais passer. Jamais. Le chef va se moquer. Ils vont tous le faire, je le sais. Je vais devoir affronter leurs yeux braqués sur moi. Moi qui suit le roi, je les leur ferais gober ou mâcher pour bien sentir la couche qui s’effondre sous les dents dont on a pris soin. Ils n’oseront plus. Ils se cacheront. Ils ne me parleront plus après. Ils ne s’approcheront plus. De toute façon, c’est mieux ainsi. Je suis fait pour être seul. Je suis fait pour faire souffrir. Je suis fait pour les égorger. Tous, un à un. Je suis la douce souffrance, pleurez misérables. Pleurez toutes les larmes de votre corps et laissez moi faire mon boulot, je vous jure que ce sera rapide.

Bien, maintenant que ma fureur s’est un peu effacée, réfléchissons. Le premier qui dit un mot, j’le bute. Ca, c’est compris. Le premier qui fait un mouvement, j’le bute. Ca, c’est compris. Le premier qui s’approche, j’le bute. Ca, c’est compris. Le premier qui pousse la porte, j’le bute. Ca c’est compris. Le premier qui vient sur le lit à mes côtés, j’le bute. Ca aussi, je crois que c’est compris. Bien, j’ai les idées en ordre. Autant en ordre qu’elles peuvent l’être, c’est à dire, pas beaucoup, mais bon, on va faire avec. Cette méthode d’expulser sa fureur avec des idées sadiques m’a été enseignée par un vieil Indien sur une colline, il avait un beau totem lui ! L’ancien shérif de la ville qu’il avait peint avec l’hémoglobine du fautif. De l’art, c’était de l’art. je suis fier d'avoir été son élève. Ah, ça, c'était le bon temps. La paix était en moi et la fureur de mon enfance avait disparu. Je ferme les yeux. Je veux me rappeler de cette époque si parfaite.

La porte qui grince. Quelqu'un. Le silence offert par les respirations des blessés endormis est maintenant troublé par cette porte ouverte. Si jamais le malfaiteur du silence s'approche, j'le bute. Si jamais il ose, j'le bute. peu m'importe ma tête lancinante. Peu m'importe la douleur dans ma boite crânienne. Peu m'importe les dormeurs.

"- J'le bute."


Mon chuchotement tout contenu me fait encore plus te détester. Si je n'avais aucun respect, je me serais mis à te le gueuler bien fort pour que tu l'entendes. Mais mes parents ne m'ont pas élevé ainsi. Alors je respire à fond et je fixe le rideau qui me sert d'abri.


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Mindy Fusten


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MessageSujet: Re: La patience est un vilain défaut. (pv Mindy Fusten)   Lun 3 Sep - 20:39

The Tulips

Si seulement elle n’était pas partie trop vite, si seulement elle avait fait attention. Ce n’est pas comme si elle n’avait pas l’habitude, c’est vrai quoi l’infirmerie elle la connaissait bien, chaque recoins, et chaque fissure de ce plafond remplis d’humidité. Elle était habituée à toutes les formalités. Et il a fallu que cette fois si elle oublie son revolver sur sa table de chevet, il a fallu qu’elle face cette grave erreur. Et si elle a fait cette erreur, c’est à cause de cette imbécile qui ne sait pas tirer. Si elle retrouve Mindy va lui apprendre à tirer, une petite démonstration oblige, parce que loupé ca cible quand on tire dans un couloir c’est plutôt de bas niveau. Mais le pire c’est qu’il a fallu que cette toute petite balle de rien des toutes frappes Mindy en plein dans l’épaule.

Sur le moment le choc a fait mal, elle était resté immobile au milieu du couloir, avec une envie de meurtres. Mais son bras était resté immobile, et le temps qu’elle recharge, les deux intéressés avait pris la fuite. Quelle bande de courageux pensa-t-elle. Oh, si jamais elle les recroise, elle sera contrairement a eu tiré !

Evidement personne n’avait osé s’approcher, Mindy voyait rouge au milieu du couloir, il ne valait mieux pas trainer. Mais à quoi bon, c’était trop tard ils étaient partis et dans cette état, il n’y avait qu’une seul chose à faire, aller à l’infirmerie. Et c’est encore une fois qu’elle avait passé la porte de cette pièce si familière. Elle était resté deux jours, à s’ennuyer comme jamais, en espérant que l’un des deux tireurs fous serait blessé et obligeait de venir à son tour. Mais il faut croire qu’ils étaient réellement mauvais en tire et n’avaient surement jamais atteint leur cible !

Ce n’est qu’apres ces deux jours d’attente que Mindy avait pu sortir, et elle n’avait plus qu’une idée en tête, c’était de retrouvé les deux imbéciles ! C’est ainsi qu’elle commença une vrai chasse a l’homme. Les heures passaient et ni l’un ni l’autre ne pointa son nez. Mais alors que Mindy avait presque abandonné pour la journée le tireur déambulât a l’autre bout du couloir vide. Ni une ni deux, Mindy déguena… Mais rien, pas de prise.
Voilà que l’agresseur pris la fuite pour la seconde fois. Oui, Mindy n’avait pas son revolver, il aurait du être dans son étui, il aurait dû être là, et l’autre aurait dû être mort. Mindy éclata de rire, mais au fond d’elle une rage et une envie de vengeance grandissait. Mais elle en rie, oui parce qu’elle avait oublié son revolver, et elle savait très bien où. Parce que c’était toujours là qu’elle le posait, mais elle ne l’avait encore jamais oublié. Sans plus attendre elle se dirigea vers l’infirmerie, en espérant qu’aucun Cow-Boy ne l’aurait embarqué.

Elle pénétra dans l’infirmerie, tout était toujours aussi calme, et on entendait que quelques respirations. Le lit qu’elle avait occupé pendant ces deux derniers jours était occupé, et cela ne l’arrangeait pas vraiment. Mais il le fallait, elle le devait, récupérer son arme et repartir jouer avec ses deux nouveaux amis. Avec un peu de chance, le blessé était en train de dormir comme la belle au bois dormant.
Elle tira lentement le rideau, mais a sa plus grande surprise c’était le contraire de la belle au bois dormant, oui le pire qu’elle aurait pu imaginer, c’était un Riffle bullets. Elle était coincé, un rapide coup d’œil, et le Saint Graal a quelque centimètre, oui son revolver n’avait pas bougé, mais entre lui et elle un monstre, mais un monstre blessé. Non, Mindy ne pouvait rien négliger, et il fallait être tres rusé cette fois ci.

-Enchanté je suis le médecin stagiaire ! Une petite piqure ?!

C’était sorti tout seul. Mindy fit un sourire sympathique, pour cacher sa crainte. Parce que oui la situation était comique, et oui la blague était marrante, mais en face d’elle ce n’était pas un comique, mais peut-être qu’il serait de bonne humeur. Elle ne bougea pas d’un centimètre, elle resta derrière les rideaux entres-ouverts, en attendant la réaction de ce Riffle Bullet aux cheveux sombres qui devait être surpris de cette visite.



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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: La patience est un vilain défaut. (pv Mindy Fusten)   Mer 19 Sep - 20:42

dead

Trop de fureur tue la fureur.

Laisse venir. Laisse tranquillement venir. Laisse faire. Laisse tranquillement faire.

Tu es calme. Calme comme de l’eau douce. Ton cœur bat plus faiblement. Tes paupières se referment avec douceur. Ta tête remue en rythme avec le silence. Tes orteils s’extirpent de leur sommeil. 1, 2, 3, nous voici, nous voilà. Tu remues sur ton lit tel une limace plate. Tu inspires, tu expires. Tu ne perds pas tes moyens. Tu es la camomille. Ton front te brûle. Tu as besoin d’air frais. Tu fredonnes l’air de la pluie. Tu ressens la paix. Là, nichée au fond de ton être, elle vient de réapparaître.

Trop de fureur tue la fureur.

Ton torse monte et descend, tu aperçois une mouche voler. Tu entends son bourdonnement limpide. Oui, autour de toi, tout est limpide. Tu vois enfin ce que tu n’as plus jamais vu depuis tout petit. La tache verte de la moisissure sur le mur couleur linceul. Le cœur gravé sur le lit en fer au couteau. La précision des dalles au sol. Ta main tremblante. Ton cœur qui se débat. Il n’aime pas ce que tu es en train de devenir. Ce que tu ressens, là, maintenant. Il a besoin de sang chaud, pas de ces mains de femmelette qui remuent trop fort. Il a besoin de morts. Pas de ces états d’âme sur un cœur inscrit avec sensibilité. Il a besoin de dents cassées. Il n’a pas besoin d’entendre le vide qui l’entoure. Il veut du monde, lui ! Il veut du voyage ! Il veut l’adrénaline des grandes étendues ! Et toi, que lui offres-tu ? Du blanc, du blanc à pleins poumons. Du blanc neige, du blanc d’œuf, du blanc lin, du blanc, du blanc et encore du blanc. Il voudrait hurler. Hurler pour demander où il est passé le rouge auquel il tient tant. Mais la fureur de son maître, toi Denshell, est terminé. La solitude terne et morne te convient finalement. La réussite que tu as acquis dans le domaine de la violence ne t’attire plus. Cette période est révolue.

Trop de fureur tue la fureur.

Te rends-tu compte ? Te rends-tu compte que ton destin se joue en quelques minutes ? Trente secondes qui ont suffi à cette jeune fille pour entrer dans ta chambre d’hôpital. Dans cette chambre où tu te tiens, la tête bandée, bien proprement tel un enfant de cœur. La haine devrait te faire sauter au plafond. Tu devrais te ruer sur elle avant qu’elle ne voit tes yeux rougis par la douleur. Avant qu’elle ne remarque tes mains agitées. Avant qu’elle ne remarque ton changement. Tu es un Rifle ! Bouge-toi Den’ ! Bouge toi !

Trop de fureur tue la fureur.

La haine voudrait que tu la butes comme tu l’as dis tout à l’heure. Elle voudrait que tu la massacres, l’étripes avec tes muscles et non ton esprit. Bute-la. Ne lui laisses pas le temps de parler. Bute-la merde !

Elle a parlé. Se prenant pour ton infirmière personnelle, elle t’as parlé. Sortant des paroles totalement incohérentes de sa ravissante petite bouche, elle te sourie. Tu n’avais jamais remarqué un sourire aussi agréable. Jamais. Alors prenant ton temps pour répondre, tu la regardes avec douceur et tu ne penses pas à qui tu es. Ou plutôt à qui tu étais. Tu étais un Rifle. Qui es-tu maintenant ?

Trop de fureur tue la fureur.

Tu tapotes le drap blanc à tes côtés et fixant toujours la minuscule blonde, tu sors :

« - Viens t’asseoir, là et explique moi pourquoi tu viens déranger mon sommeil d’agité mental. Pourquoi ? »



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Mindy Fusten


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MessageSujet: Re: La patience est un vilain défaut. (pv Mindy Fusten)   Ven 21 Sep - 19:58

The Tulips

Le silence régnait. Les deux individus se fixaient, d’un regard intense. Mindy le fixait toujours avec un large sourire, oui elle était perdu dans ce regard noir, et vide qui ne laissait rien paraître. Pourquoi elle avait fait ça ? Pourquoi elle avait ouvert le rideau ? Voilà les questions qui trottaient dans sa petite tête.
La tension montait, et l’arme était toujours au chevet, c’est fou comment on peut se sentir faible sans arme, Mindy n’avait qu’une envie, sauter sur la table et la récupérer mais aujourd’hui il fallait bien faire. Trouver un plan était indispensable, un plan qui lui permettait de se protéger.
Et dans ce silence, le danger lui paraissait très proche, elle ne pouvait détourner son regard, elle était condamné à nager dans les sombres yeux du Riffle Bullet.
Mais le silence si menaçant et si doux à la fois fut brisé, par l’occupant de ce lit. Un léger tapotis sur le lit et une douce invitation retentit :

« - Viens t’asseoir, là et explique moi pourquoi tu viens déranger mon sommeil d’agité mental. Pourquoi ? »

Quoi ?! Mindy n’en croyait pas ses oreilles, elle regarda autour d’elle mais personne. Non ce n’est pas possible tout ça c’est ruse, pensa la mignonne.
Mais pourquoi, pourquoi ne pas l’avoir tué maintenant, pourquoi ? Tant de question, mais l’heure n’était pas pour, et il fallait faire vite, faire vite pour agir, avant que le blesser ne change d’avis.
Mindy, n’arrivait pas à réfléchir, elle ne pensait qu’à récupérer son arme, mais comment ? Comment le divertir, comment contourner l’obstacle ? Oui, Mindy savait bien que si le Riffle, trouvait l’arme elle serait définitivement en danger de mort. Mindy devait trouver, une chose, une chose qui attirerait l’attention d’un Riffle Bullet plus qu’une arme, plus que la mort elle-même. Mais que pouvait aimer ses odieux personnages ...
L’évidence la frappa, et un plan plus fou que fou se tissa dans sa tête. S’il y avait bien une chose que les Riffles Bullet appréciaient c’était, les Filles ou plutôt les femmes. A cette idée Mindy sourit d’un sourire un peu moins chaleureux qu’auparavant.
D’un pas de chat elle s’approcha, en regardant chaque mouvement de cils du beau ténébreux, au moindre geste elle changerait de plan. Mais en quelques secondes, qui lui avaient paru être éternité, elle était parvenue aux abords du lit. Elle si posa délicatement, dans une grâce digne d’une petite fée.
Là assise près du sauvage Denshell, la jeune blonde paraissait légèrement stressée, elle jeta un dernier regard à son flingue comme pour se remotiver. Il était temps d’agir, et après une grande respiration elle se retourna, elle passa son bras au-dessus de se corps fait de muscle et approcha son visage, près, très près de celui du garçon aux cheveux noir. Son cœur battait si fort contre sa poitrine, oui c’était de la peur, elle n’en ressentait pas très souvent, mais aujourd’hui était une journée à risque.
Elle sentait son souffle sur son visage, et le regard plongé sur ce visage si près elle sourit, du coin de la bouche, et glissa une petite phrase :

-« Je ne sais pas, peut être que le hasard fait trop bien les choses ?! »

A ce moment-là, personne ne pouvait l’identifier à la petite fille qui parle avec ça peluche. Non c’était une autre, et pourtant la même. Elle resta immobile, à quelques centimètres de ce visage plutôt joli, mais qui n’était que celui d’un enfant. Comme tous ceux du pensionnat. Le silence revint, sur cette scène très étrange !


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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: La patience est un vilain défaut. (pv Mindy Fusten)   Mer 7 Nov - 17:06

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La douleur avait disparu. La fureur était revenue. Le monstre en moi était de retour et son absence n'avait vraiment pas duré longtemps. Que voulez-vous que j'y fasse ? Quand il a faim, il a faim. Et moi, j'y peux rien, donc un peu de respect pour mon air lunatique si celui-ci en est un. La faim me dévore de haut en bas, et je crois bien que la belle jeune fille en face de moi est prête pour me rassasier. Une vraie fleur en sa pleine apogée. Ses cheveux, comme pour confirmer mon idée semble vraiment être trois pétales blonds posés sur sa tête, le si parfait couffin. Deux yeux en plein milieu qui se rapprochent de moi à une vitesse folle. Pourrais-je un jour espérer les arrêter ? Ton minuscule nez froncé tente aussi de les suivre. Quant à ta bouche... La cerise sur le gâteau. Elle est vraiment là et n'a pas l'air de vouloir partir. Deux petites lèvres sanguinolentes qui ne me font penser qu'à une seule chose...

Non, je ne peux pas. Si, je peux. Non. Si. Non. SI ! Ok, je le peux. La victoire de la raison sur le cœur ou le contraire ? Aucune idée. Tout ce que je sais c'est que je m'apprête à faire quelque chose de très mal. De très très mal et que cela fait monter l'adrénaline en moi. Cela fait monter l'envie irrépressible de prendre mes jambes à mon cou. cela fait monter le sentiment de toute-puissance. Cela chamboule tout ce qui a été construit pour tout reconstruire, en plus sauvage, en plus saignant, en plus... Mieux ! Et moi, ça me plait. Même si ça plait aussi au monstre. Pour une fois qu'on est d'accord sur une chose, autant en profiter non ? Mais elle va peut-être pas aimer ça notre victime. Ça nous embête ? Non. Ça nous fout les j'tons ? Non. ca nous fait perdre nos moyens ? Ouiiiiiiiiiiiiiiiii !

Un mouvement et tout s'envole. Qui a dit que c'était possible ? Ben, moi. Et le monstre. On a trouvé la solution pour que notre cœur se détraque et se remette en place. Le chef avait finalement un vrai idéal. La compréhension fait maintenant parti de moi. Je ne le regarderais plus de la même manière.

Une question vous maitrise dorénavant hein ? Mais quoi donc a-t-il fait ? Mais quoi donc ? Vous êtes pris de tremblements à vous demander trop de choses. Vite, un apaisant ! Où est-il ? Dans la table de nuit ou sur la table de nuit ? Dans mon estomac ou or de mon estomac ? Le regard hagard vous me regardez avec envie. De la pitié me prend. Ne devrais-je pas vous le dire ? Oh si, je le dois. Mais je suis maintenant dans un moment si euphorique que je n'ose. Que je n'ose...

Je me suis rapproché. Petit à petit. Ses yeux n'étaient plus les même. Une sorte de détermination était née et ne quittait pas un point derrière moi. Soudain, elle s'est tournée vers moi pour ne plus me quitter. J'étais à nu. A nu. Alors je n'ai pu faire qu'une seule chose. Une seule. J'ai plaqué mes lèvres contre les siennes tel le mec le plus viril de la terre. Tel le roi que je suis.

Un écart. De nouveau.

"- J'ai toujours détesté le hasard... Mais dorénavant, il me plaît énormément."



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MessageSujet: Re: La patience est un vilain défaut. (pv Mindy Fusten)   Mer 19 Déc - 16:22

The Tulips

Une douce chaleur remplie le corps de Mindy, cet instant qui n’avait pas durer longtemps fut très agréable. Et le joues de la jeune Tulips avait surement rougis, et elle le savait. Mindy était partagé entre plaisir et rage. Pourquoi l’avait-il embrassé ? Pourquoi sur ses lèvres un Riffle avait posé les siennes ? Un piège ? De la provocation ?

"- J'ai toujours détesté le hasard... Mais dorénavant, il me plaît énormément."

Voilà que le beau Riffle Bullets enfonce le clou. Mindy commençait a se sentir mal a l’aise, elle c’était faite embrasser par un Riffle mais en plus elle avait apprécié ce moment, mais la vague pensé de Marilyn en train d’apprendre qu’au lieux de provoquer les Riffles elle tombait amoureuse.

AMOUREUSE, ce mot elle le redoutait, jamais elle ne pensait pouvoir aimé un homme, et encore moi un Riffle. Mais peut-on appeler cela de l’amour ? Et si oui, alors la mission pour le Bal de Printemps serait dès lors compromise, et Mindy avait tout de même envie de gagner la guerre. Son visage se tendait, elle hésitait et se perdit dans ses pensées.
Elle devait répond, répond au beau garçon qui était allongé. Elle voulait temps rester là avec lui, mais elle ne voulait pas faire échouer le bal. Elle regarda la salle d’un rapide coup d’œil l’infirmerie mais celle-ci était toujours vide, cependant elle remarqua son revolver délicatement posé sur le chevet. Oui, elle aurait pu tirer comme ça personne ne saura jamais rien sûr ce qui venait de se passer, mais elle ne pourrait jamais le revoir, si seulement Félix avait été là, il aurait pu l’aider à choisir.

Puis soudain alors qu’elle fixait toujours le revolver, elle pensa a quelque chose, quelque chose qui lui permettrait de décaler en quelques sorte le hasard. Puisque c’était un objet qui les avait fait se rencontrer, alors un autre devrait pouvoir servir.
Mindy replongea son regard, dans le visage ténébreux de Denshell, et porta sa main jusqu’à sa chevelure blonde. Et dans un geste gracieux elle détacha le ruban qu’elle portait, pour le déposer dans les mains du jeune garçon, des mains qui avait froids. Puis d’une voix énigmatique qui cachait son hésitation elle déclara.

« Eh bien laissons le recommencer ! »

Puis en effleurant sa main elle se leva et partie en prenant discrètement son revolver, d’un pas léger et sautillant. Cette journée si désastreuse au commencement c’était conclu par un rêve éveillé.




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MessageSujet: Re: La patience est un vilain défaut. (pv Mindy Fusten)   Mar 8 Jan - 10:33

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Elle est partie. Elle m'a laissé là, sur mon lit immaculé, seul. Et je suis sensé le prendre comment ?

Hurler. Ma frustration s'échappera, se collera aux murs gris striés de sales microbes. Ms yeux s'ouvriront. mes cheveux se hérisseront et mes muscles se développeront. Je frapperai tout. La faire regretter de s'être moqué de moi ainsi. La faire regretter. Taper sur tout ce qui m'entoure. Saigner. Réveiller tous les blessés tendrement endormis et les frapper. Évacuer ma frustration par la violence. Être un vrai Riffle.

Pleurer. De toutes les larmes de mon corps comme je ne l'ai jamais fait. Comme un enfant, elles dégoulinent le long de mon visage. Crispé, plus un muscle ne bouge. L'eau salée se dépose sur ma langue petit à petit pour ne plus la quitter. Crise de panique, enfouir mon visage dans mon oreiller taché. M'endormir. Pour ne plus me réveiller, sentir le sang dans mes veines. Et m'arrêter. Être une vraie tapette.

Rire. Jusqu'à perdre haleine. Jusqu'à perdre pied. Laisser la joie déborder en moi pour le trouble causé chez cette demoiselle. La force de mon esprit. Le pouvoir de mes lèvres. Un sentiment de bonheur intense. Un sourire débordant. Je suis un homme satisfait. Je suis un homme dans l'attente. De plus, de toujours plus. Jusqu'à la mort. Être Denshell Whipper. Le vrai Denshell Whipper.

J'ai choisi la dernière option. Enfoui sous mon polochon, mes poumons vont éclater, mon coeur va exploser, l'araignée va se transformer. En cendres, elle va terminer. Sociable, je serais. Avec une personne, avec toi. J'ai envie de retourner au dortoir et de leur crier à la face ce qui s'est passé. Que je ne suis pas le soumis dont ils rient tant. Que je ne suis pas le fou furieux qu'ils connaissent tant. Je suis un séducteur incompris, c'en devient évident. Plus aucun doute n'est permis.

Je te chercherais jusqu'à ce que tu le reconnaisses. Je n'en aurais pas honte. Je me fout du regard des autres. Je me fout de tout. Alors tu accepteras. Je te connaitrais. Je te comprendrais. Quand on a été victime une fois de Denshell Whipper, on ne sort pas rapidement du cercle vicieux. Plus on remue, plus on s'enlise. plus il devient impossible de s'échapper. C'est une prison froide qui n'attend qu'une chose. Se réchauffer. Et pour cela, j'ai besoin de toi. J'ai besoin de ton sourire, de ton humour, de ton revolver pointé sur mon crâne. Je n'attends que ça. Je t'en prie, viens à moi. Laisse-toi tomber dans ma toile. Bouge et je viendrais à toi. Pour te manger, en profiter, me réchauffer.


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MessageSujet: Re: La patience est un vilain défaut. (pv Mindy Fusten)   Aujourd'hui à 7:49

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