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 C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]

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Devlin Miller
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MessageSujet: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Mer 12 Sep - 20:53

Chef des riffle bullets

Et y en a qui dise que la vie est horrible, moche, sans surprise. Enfin bref qu‘elle est nulle a chier. Pas d‘accord. Pour Devlin elle était belle, lumineuse et parfaitement adapté à sa vision. Ce n‘est pas tout les jours qu‘il pouvait rire autant. Autour de lui des dizaines de Rifle qui se lattaient la tronche à grands coups d’oreillers, de sacs d’un peu de tout en fait pourvu que ça fasse mal et que ça participe au jeu de massacre. Car voila bien une bonne heure que ces chers petits monstres se bousculaient en hurlant comme des grands enfants, s’insultant, montrant les dents et les muscles. Et va y que je te montre qui est le plus fort, et regarde un peu comment je te pulvérise le crane. Le salon était devenu un vrai champ de bataille pour le plus grand bonheur des guerriers qui se prêtaient volontiers à cette passionnante partie. Deux équipes se font face. C’est un vrai chantier. Dans ce terrain miné Devlin était un peu en retrait. Accoudé bien tranquillement sur le comptoir en sirotant un verre.

Il faut dire qu’il n’avait jamais refusé d’ouvrir la caverne d’Ali Baba pour en sortir les trésor qu’elle contenait dans le seul but d’offrir à ses membres une joyeuse soirée. Alors voila il avait distribué toutes la nourriture chipée en cuisine un peu plus tôt dans la journée en prévision de cette grande soirée. Les professeurs ne mettaient jamais les pieds ici, ils ne disaient jamais rien, même quand, la dernière fois, ils avaient sans le vouloir fait exploser une fenêtre en y balançant une chaise. Tout ça pour voir si oui ou non la vitre était solide. Une bande de crétins quoi. Mais des crétins joyeux. C‘est encore pire. Devlin ne prenait pas part à cette sauterie. Tranquillement il prenait plaisir à regarder ce déploiement de force tranquille. Il ne quitta le champ de bataille que quelques seconde, le temps pour lui de se retourner afin de prendre une bouteille. Cette seconde là suffit. Il sent quelque chose lui heurter violement la nuque. A tel point que la bouteille vole et s‘éclate au sol. C‘est quoi encore que ce binz ? Maintenant il y a un grand silence autour de lui, même ceux qui se trouvaient hors de portée de tirs ennemis se taisent et regardent.

« Ho pardon Chef j‘ai mal visé. »

Mal visé ? Sans rire ? Devlin se lève, tout en douceur ce qui ne laisse supposer rien de bon pour le moment. Il regarde la bouteille complètement en miette. C‘est du gâchis. Alors seulement il se retourne. Sur son visage son sourire est toujours là mais il y a quelque chose dans ses yeux qui feraient fuir une meute de coyote. Il se dirige vers le pauvre petit être qui l‘a attaqué par derrière. Il est mignon, tout gentil. Il ne voulait pas lui faire mal. Devlin va lui apprendre à visée à cet espèce de sale petite raclure. C’est donc tout gentiment qu’il lui attrape le crane pour venir le fracasser contre le sien. L’autre retombe au sol, il doit probablement voir une dizaines de bougies, ou même double. Ce qui ferait une vingtaine de bougies alors. Bah. Dans tous les cas, Devlin se fend la poire. Non vraiment il est en train de rire, ce qui n’était pas arriver depuis maintenant deux jours, à croire qu’il faisait la gueule. Ben non.

«Ben tu vois moi j‘ai bien visé.»

Ha oui c’est sur que pour l’ambiance…mais que ces petits n’aillent pas faire dans leur sous vêtements. Il le connaissait trop pour ça. Ils le savent eux que quand leur chef se marre c’est que c’est pas bien grave, enfin tout dépend mais ça ils le savent aussi, et surtout ils savent qu’il est excessif et que c’est un vrai bourrin qui ne pense pas à grand-chose. Quel type irait fracasser le crane de son pote tout ça parce qu’il a reçut un oreiller sur la tronche ? Un Rifle Bullet certainement. Toujours riant Devlin empoigne un cousin qui trainait par là et qui n’avait certainement pas envie de se joindre au massacre. Tant pis pour lui il va y avoir droit.

« Bon les mecs vous avez gagné, je me mets dans le camps adversaire et je vous explose la tronche ! »

Des hourra se font entendre dans son équipe. Ben tiens. Que la partie reprenne bande de mous du genoux ! On est pas là pour se couler douce. Devlin aussi quand il joue c’est un vrai gosse, une tornade, un raz de marrée, un gamin capricieux et maladroit qui cogne avant de demander la permission. Mais bon sang il s’aime comme ça ! Alors pourquoi vouloir changer ?


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Denshell Whipper
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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Dim 18 Nov - 16:04

dead

Sur le mur d’en face dégouline un liquide verdâtre. Il parcourt 1 cm par seconde avec facilité. La gourde qui l’abritait est tombée sur le sol dans un tintement sonore. Elle l’a laissé tout seul sur le lambris dégueulasse. Il n’aime pas ça, le liquide verdâtre. Il déteste ça. Alors il coule. Alors il coule. Sa matière grumeleuse s’égare dans les profondeurs de la surface qu’il sillonne puis réapparaît, perturbé par ces petites collines déroutantes. Les planches de bois mal placées sont un terrain d’obstacles difficile à surmonter. Pourquoi n’a-t-on pas mis de la moquette au mur ? Tout aurait-été plus simple. Mais pourtant, il avance. Avec entrain et courage, il atteindra le sol. Il s’éloignera de ce cauchemar qui ne veut cesser et pourra s’étaler avec calme sur la moquette. Vite, vite, petit liquide. Vite, vite !

Excité par la perspective de cette arrivée imminente, je me relève d’un bond. Je ne veux pas arriver en retard. Je veux assister au résultat du courage du jus de cactus. Effectuant quelques pas, repoussant tous ces Rifle puants, grognant sur certains, frappant d’autres, je finis par accéder au périmètre déterminant. Il ne reste plus qu’un mètre avant ce moment fatidique. Plus qu’un mètre avant les cris et les pleurs. Plus qu’un mètre avant le bonheur comblé de douleur. Plus qu’un mètre avant la fin. Avant le fin des haricots et de la course. Avant la fin. Un rire m’échappe, comme d’habitude. Le Rifle qui avait lancé sa gourde, avait-il deviné la pression haletante qu’il me ferait ressentir ? Avait-il deviné le pur moment d’euphorie qui me prend maintenant ? Il faut que je me retourne, que je courre l’embrasser. Il faut que je lui saute dans les bras et que je lui fasse un gros câlin. Maintenant ? Non, attendons l’échéance qui ne va pas tarder à surprendre le petit liquide. Oui, attendons.

Mes jambes se plient, mes bras se tendent, je m’accroupis. Une position peu confortable, certes mais tout de même très pratique, avouons-le. J’approche mon visage du domaine d’action et me prépare à la joie. Plus que 50 cm. Un immense sourire s’inscrit sur mon visage. Devrais-je l’aider un peu ? Non ! Il ne faut pas ! Alors j’attends. J’attends.

Bien sûr, tout ne pouvait pas se passer aussi bien. Un roi est toujours demander partout et ne peut rester un moment tranquille. Comme d’habitude, pas de temps pour moi. Bien, très bien. Me retournant vers la personne qui s’agrippe à mes muscles, pour lui demander de me lâcher, je me retourne et… Il m’a lâché. Sans avoir rien dit, il a écouté ma pensée. Pour mieux me déconcerter par la suite.

« Bon les mecs vous avez gagné, je me mets dans le camps adversaire et je vous explose la tronche ! »


Quoi ? Il veut m’exploser ? Il veut me défoncer la gueule ? Non mais il se prend pour qui cet idiot de Rifle ? Je suis le roi. Celui qui veut m’exploser, je l’explose. Sans choix pour lui, aucun. Et qu’il ne vienne pas se faire pardonner par la suite. Un mouvement. Sans appel. Une idée. Sans certitudes. Un regard. Des ténèbres. Fallait pas me chercher. Je suis insupportable sinon. Insupportable.

Mon coup de poing était peut-être un peu trop violent. Un peu trop méchant. Je te regarde avec insistance. Tu vas te relever ? Attends. Flash-Back. Je sais qui tu es. Je te connais même bien. Un peu trop… Aïe. Je crois que j’ai fait une connerie. Tes cheveux blonds, tes tatouages. Aucun doute. C’est lui, le chef et je viens de lui montrer un de mes meilleurs coups droits. Incertitude. J’aurais peut-être pas du. Certitude. J’aurais pas du. Mais je l’ai fait. Sans remords, sans réfléchir. Certitude. Je suis con. Un spécialiste de con. Super !

Bon, une seule solution. Assumer complètement son geste. De toute façon, on est chez les Rifle non ?

« - Fallait pas me chercher ! »


Bon, voilà, au moins c’est fait. Je me mets en garde, prêt à recevoir le coup qui va finir par tomber. Toute la populace de chiens galleux me regarde. Ils ricanent. Ils me félicitent pour mon geste absurde. Je suis dans la merde. La vraie merde. ET on ne peut pas dire que je n’aime pas ça…



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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Ven 21 Déc - 0:35

Chef des riffle bullets

Houuuuuuaaaaaaa ! Alors c’est ça qu’on ressent quand on se fait frapper de toutes ses forces ? Non pas que Devlin n’avait éprouvé le moindre coup. Petit déjà les roustes que son père lui administrait pour un oui ou pour non le laissait avec de très vilaines marques rouges pour le restant de la semaine. Plus tard c’est auprès des vaqueros qu’il acquérait les reflexes vitaux qui lui sauvèrent la vie de nombreuses fois. Oui mais contre des vaches. Pas contre des humains. Pour le coup il n’avait rien vu venir. Non sérieux. Par contre c’est sur qu’il avait sentit. Ce qui domine dans ce genre de situation, dans sa petite cervelle de blondinet c’est avant tout la surprise. On s’en doute se faire mettre un pain dans la tronche c’est rarement calculé. Ensuite…ensuite il y a de la colère et l’envie de se venger. L’envie indescriptible de choper le gars par la peau du coup, de le retourner, de le peler comme une banane et de le laisser pendre à un fil de linge comme un lapin dépecé que l’on laisserait sécher pour le ragout du soir. Oui il avait cette envie. Son corps entier c’était tendu comme un arc et la flèche allait pas tarder à être décocher, pour le meilleur ou pour le pire.

Et puis au milieu de tout ça, il y a la petite voix intérieure, celle qui dit toujours le contraire de ce que veux faire. On la connait tous. Elle est casse pied. En ce moment la voix hurlait à plein poumon de ne pas se laisser happer par la violence gratuite et d’analyser la situation. Analyser mon œil pas besoin de ça. Il n’était pas tombé au sol mais presque. Chancelant sur ses deux jambes il jette un regard sur celui qui a oser lui en mettre une. Dans ses pupilles c’est pas deux lampions qui dansent, c’est deux brasiers. Son sourire moqueur s’étend encore davantage. Pour un peu on peut croire qu’il aime ça se faire battre. Il relève la tête en massant sa mâchoire endolorie. Autour de lui deux clans se forment, ceux qui n’ont rien remarquer et qui continuent en se demandant pourquoi leur chef ne frappe plus comme un bourrin et puis il y a les autres. Ceux qui ont vu et qui attendent de voir. Parce que eux aussi veulent voir le sang couler. Il en faut peut chef les Riffle pour qu’une simple bataille de polochon se transforme en baston générale où on joue avec ses poings plutôt qu’avec des plumes d’oies enfermées dans un tissu coloré. Alors ils sont là et ils attendent le signal pour transformer le dortoir en bain de sang.

La dernière fois y en a quand même un qui a voler par la fenêtre. C’était bien marrant sur le coup. Moins drôle après quand il avait fallu remplacer la vitre et qu’ils avaient dut attendre deux jours. Devlin se redresse mollement. La crevette qu’il a devant lui est bien plus faible physiquement. A l’œil en tout cas parce que niveau physique il n’a rien a envier a une armoire à glace. Quoi qu’il en soit Devlin le domine de sa hauteur, avec son sourire sempiternel qui n’a cessé de s’agrandir depuis un moment en découvrant sa rangée de dent blanches et carnassière. Que voulez vous quand on ne mange que de la viande la dentition s’adapte, c’est l’évolution de l’espèce humaine. Il est plus haut et il regarde le loustic dans les yeux. Son nom lui saute au yeux avec évidence. Denshell. Denshell Wipper. Un nom pas commun pour une langoustine qui frappe comme un homard. Métaphore intéressante. Devlin aurait il faim ? Son grand se tend d’un coup vers Desnhell et sa main vient tapoter la masse de cheveux sombres.

« Ben mon gars j’te tire mon chapeau, t’as un sacré direct du droit ! Sur le ring tu dois pas souvent mordre la poussière ! »

Haha ils ne s’y attendaient pas les pauvres. Ils voulaient du sang, de la violence, des injures et puis pourquoi pas un barbecue de Riffle. Ben non. A la place ils ont droit à des félicitations. C’est le monde à l’envers. Devlin a toujours son sourire pourtant. Il ne le quitte pas. Pas encore. Parce qu’il a une idée en tête. Derrière Denshell il a bien vu la longue trainée verte, le reste pitoyable de ce qu’il restait dans on verre avant qu’il ne lui fasse connaitre le plaisir de voler. Alors comme ça on préfère regarder la course d’une goutte hein ? Mine de rien sa main est allée se balader sur l’épaule de Denshell. Comme ça. Parce qu’il aime bien. Seulement cette main ne reste pas inactive. Le bras auquel elle est attaché s’entortille d’un coup autour de la gorge et plaque le tout au sol tandis que son corps entier vient s’appuyer dessus comme un pilon. L’autre bras vient attraper une flasque remplie qui lui tendait les bras comme l’air de dire « moi bois moi ! » T’en fais pas ma grande. Tu va y avoir droit. Mais ce n’est pas dans sa gorge qu’il enfonce le goulot d’un coup sec, mais dans celle de Denshell.

« Et glou et glou et glou…Allez mon grand cul sec comme un homme… »

Pourquoi ? Comme ça. Parce qu’il veut voir. Parce qu’il est curieux. Parce qu’il veut savoir ce que ça donnera de regarder Denshell boire et boire et boire et boire…va-t-il vomir ? Va-t-il être ivre ? Et si oui va-t-il casser la gueule à d’autre Riffle ? Peut être. C’est ce qu’il ferrait lui. La gourde finit une main charitable lui en tend une autre qu’il enfourne de la même manière dans le gossier de son agresseur. Ils sont taquins ces Riffle alors.
Autour d’eux une masse compacte se forme et tout le monde hurle de plus belle.

« BUVONS UN COUP LALALALALA BUVONS EN DEUX LALALALA ! »

Mais oui Denshell va y donc ! A ta santé.


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Denshell Whipper
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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Jeu 3 Jan - 14:30

dead

C’était le moment où il m’a félicité. J’ai vraiment cru que ça passerait. Que peu importe mon geste, nous étions des Riffle et que la hiérarchie instaurée respecterait mes actes avec toute la compréhension possible. J’ai vraiment cru qu’il laisserait tomber. Que peu importe les regards tournés vers nous, la haine n’avait pas d’emprise sur lui. Bon, ça a duré deux secondes et demi, mon espoir. Parce que le chef, c’est un Riffle bien trop sujet à l’amusement, aux rires et aux gros nibards. A quoi je m’attendais avec lui hein ? Fallait que je m’attende à tout, mais sûrement pas à ce qui est arrivé ensuite.

Je l’aurai bien applaudi. Ah, ils ont tous fermé leur grandes gueules pleines de rires gras. Certes, ça n’a pas duré longtemps et ils ont vite repris. En plus fort, en plus gras. Dégueulasse. Je leur aurais craché au visage avec toute ma honte disponible. Ils se seraient jetés à mes pieds, quémandant la paix, levant le drapeau blanc. Ô plaisir. Ô bonheur. Malheureusement, ça ne se passe jamais comme ça dans la vraie vie et la suite, fatidique, n’a pas tardé à arriver. Les yeux dans les yeux, le chef me fixait. Tous les Riffle en rêvaient d’un face-à-face avec le chef, mais personne l’avait eu. Sauf moi. J’en aurais éclaté de rire. Rien que pour voir leurs têtes se décomposer, rien que pour me délecter de leurs yeux suppliants. Mais c’était ni l’endroit, ni le moment. Surtout le moment. Alors, je me suis tu, attendant la réaction du grand blond. Je n’ai pas fermé les yeux, je suis pas une tapette comme ces Flick Knives. Et c’est arrivé. Ses muscles se sont tendus, ses lèvres se sont serrées et moi… Moi j’ai rien fait. Comme devant le liquide verdâtre, je suis resté là, les bras ballants. Je ne fais jamais rien de toute manière. Je sais pas pourquoi, mais dans tous ces moments importants de ma vie, je suis figé. Mon esprit se vide, mes muscles ne me répondent plus, mes yeux restent ouverts. C’est ça être con ? Si oui, je suis dans la grosse bouillasse. Enorme même. Une bonne grosse bouse de vache dégoulinante sur le parquet de saloon qui crierait : « Salut, c’est moi, Denshell ! Vous savez, le débile mental à deux pattes ? Paraît que je sais même pas me servir utilement de mes p’tites mimines ! Vous voyez bien qui je suis maintenant n’est-ce pas ? » Et je crois que je ne suis pas près de changer. La vie est injuste tout de même, vous ne trouvez pas ? C’est un vieil Indien qui me disait ça. Qu’on n’y pouvait rien, que c’était le destin. Il finissait toujours ses grands discours de la même manière. Une petite réplique, tout ce qu’il y a de plus simple. Oh, pas très recherché, certes, mais qui te faisait te sentir meilleur. Grâce à cette réplique de ce vieil Indien, t’avais l’impression d’avoir appris quelque chose de ta journée. Et tu te la repassais dans ta tête, pour mieux t’en imprégner. « Être ou ne pas être, telle est la question. »


Revenons au moment fatidique là où le chef est sensé me punir, c’est-à-dire, m’enfoncer son pied dans les couilles. Bon, il a pas fait ça, et je le remercies. Il s’est mis à bouger et là, en deux secondes top chrono, j’avais la bouche collée au goulot d’une flasque d’alcool bien fort que les Rifle prennent pour oublier un peu qui ils sont, où ils sont et ce qu’ils font. Bref, de l’alcool fort. Une sorte de drogue pour eux, que je n’aime pas prendre. J’aime pas perdre mes moyens et ça changera jamais. Parce que je sais pas ce que je peux faire alors, ce qui peut arriver à ceux qui m’entourent. Mais impossible d'arrêter le liquide qui continue de couler au fond de ma gorge sèche.

Donc, le haut du corps immobilisé, il ne me reste plus qu'à échapper à son étreinte, sauter sur le rebord de la fenêtre, attraper une liane au passage, me précipiter à travers la salle en criant des mots inaudibles et en balayant le maximum de rifle, puis, me rattraper sur le mur d'en face sans me le prendre trop violemment pour me retourner vers le chef en lui disant un truc tellement classe qu'ils s'inclineront tous devant moi... Donc, ceci étant tout simplement impossible étant donné que... C'est impossible ! Et comme je suis pas SpiderMan (ce nom m'est venu au hasard, je suis peut-être devin ?) , je fais des choses qui sont à ma hauteur, c'est-à-dire pas très hautes... Ainsi, je me retrouve à projeter mes jambes vers l'avant en plein dans le torse de Devlin Miller, notre bien-aimé chef, qui est alors précipité vers l'arrière, dans les bras d'un nouveau Rifle. Le pauvre idiot prend par conséquent part à la bagarre. Je suis un sadique, en effet. Profitant du divertissement occasionné, je me libère et saisi la flasque au vol. Il est temps de faire mon discours. Je le sens. Allez, une petite gorgée pour la forme !

"- Chef, c'est moi qui décide du lieu et du moment pour boire. Si j'avais eu envie de boire là, ici, j'aurais eu une flasque à la main depuis le début. Cependant, ce n'était pas mon objectif et j'avais prévu un tas d'autres choses pour la soirée.Mais, comme tu as l'air d'avoir envie de me voir saoûl, plein d'alcool dans la panse et que je vous dois quelque chose, vu ce que j'ai fait, je vais céder à vos caprices et boire jusqu'à n'en plus pouvoir."

Le discours était fini, l'action ne faisait que commencer. A grands pas, je me dirige vers le buffet en finissant les dernières gouttes d'alcool de ma petite bouteille. 46 coups de pieds et 58 coups droits plus tard, je m'empare de 3 flasques que je finis en quelques minutes. Encore 10 et je pense que je serais prêt. C'est de l'alcool fort alors ça devrait aller. De plus, il faut que je reste un minimum conscient. Malheureusement pour moi, j'ai une trop bonne descente et là est le problème. Je suis trop résistant. Mais ça, ils le savent pas. Quand ils penseront que je suis bourré, je le serais pas vraiment. Je vais faire plein de conneries et ça, ils sauront pas que je suis clean. Je suis vraiment très intelligent. Je sens que je suis sur la bonne voie et j'en suis fier. La plupart des flasques sot finies. Bien !

Première connerie : Monter au plafond en me suivant suivre par tous les Rifle. Cap !

C'est vrai que le mur est carrément glissant mais j'ai affronté pire dans les douches avec la vioque. J'en suis capable. A l'aide des petites cavités et de mes muscles surpuissants, j'arrive en haut sans trop d'encombres.

"- Petites bandes de mauviettes ! Qui ici est capable de me rejoindre ? Qui ?"

Et c'est parti !


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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Jeu 17 Jan - 21:35

Chef des riffle bullets

Faut croire que chez les Rifle il y avait des hommes araignées. De toute évidence Denshell était un de ceux là. Mais revenons en arrière. Au moment ou la crevette s‘est amusé a lui balancer ses pieds dans le torse. Bon il l‘avait voulu aussi et puis ce n‘était qu‘une gentille façon de lui dire de dégager. On est comme ça ici, quand on s‘aime on se casse un vase sur la tête et quand on veut être gentil on se balance des pains sur la tronche, l‘amour vache quoi. Le pauvre garçon qui se le rattrapa sur la figure tomba lui aussi sur un autre de ses petits camarade, ce qui créa un effet domino des plus amusants. Tout plein de p‘tits Rifles qui se tombent dessus dans un éclat de rire général avant de tendre le poing vers les parties tendres de l‘anatomie masculine. Quoi qu‘il en soit Devlin se redressa rapidement, assez vite en tout cas pour entendre le petit discours de Denshell. Héhé. La soirée s‘annonçait bien. Comme toujours. Jusqu‘au moment ou cela déraperais et où les flingues feraient entendre leurs doux sons mélodieux, quand ce sera pas un cri de douleur.

Bref. Une horde de types c‘étaient rassemblés autour de Denshell qui s‘amusait à les provoquer du haut de son perchoir. Faut dire ce qui est ces gamins avaient leur petits orgueil et quand un type les provoquait il répondait de la seule façon qu‘ils connaissaient : hurler et taper. Devlin quand à lui se trouvait un peu en retrait, non pas qu‘il ne voulais pas participer mais il avait sa petite idée derrière sa tignasse de cheveux blonds et il n‘en démordrait pas de sitôt. C‘est donc d‘un pas tout a fait nonchalant qu‘il se dirigea vers un coin de la pièce. Laissant aux autres le soin de s‘échiner à monter jusqu’à la hauteur de l‘autre acrobate. Certains étaient déjà rouge avant même d‘avoir essayé, ha non, c‘étaient ceux qui avaient trop but. Demain ils faudrait les lever à grands coups de pieds et de seau d‘eau froides.

«Je ne connais qu'une seule façon pour attraper une grosse araignée...faut une grosse tapette à mouche. »

Et il avait donc contourné le canapé tandis que les autres cherchaient à attraper la moindre parcelle capillaire de l‘autre acrobate en sautant comme des forcenés. Imités par certains ils avaient attrapés le reste des cousins qu‘ils avaient distribué aux autres.

« A mon commandement ! »

L‘armée invisible des lanceurs de polochons visa la tête de Denshell avec toute sa bonne humeur habituelle.

« Feu ! »

La pluie d‘oreiller s‘abattit un peu partout sur la tête, les bras, les jambes et le dos. Mais ce n‘était pas suffisant pour le faire descendre de force. Enfin de force…façon de parler. Devlin avait profité de cette attaque de plume de canard pour s‘approcher et grimper lui aussi au mur. Ce n‘est pas un exercice si facile que ça en à l‘air, mais toutes ses années à grimper les parois des montagnes pour aller chercher une stupide vachette lui ont appris deux choses, la première c‘est qu‘il faut jamais laisser une vache sans surveillance plus de deux minutes. La deuxième c‘est que question grimpette il assure. Alors il grimpe, rejoignant ceux qui tentaient l‘aventure. Bon forcement comme il est pas très bon perdant il fait tout pour arriver premier. Il attrape des pieds, des jambes et les envoi atterrir en dessous, il balance son coude dans des yeux qui trainent, il mord les poignets et tire les cheveux. Bref. C‘est une véritable avalanche de brutes épaisses qui atterrissent sur le sol avec des BOUMS sourds et des AIE retentissants. Tiens en parlant de bruits il se demande encore pourquoi aucuns surveillants n‘est pas encore venu pour leur dire de se la fermer. C‘est pas qu‘ils l‘auraient écoutés c‘est juste que ça aurait donné le signal de l‘attaque surprise sur le maton, un grand classique de ses soirées.

Devlin arrive a la hauteur de Denshell. La vue est pas mal d‘ici. Les autres ont l‘air de petites fourmis rageuses.

« C‘est dommage que t‘es pas gardé une flasque parce qu‘on aurait put les arroser. L‘alcool dans les yeux c‘est pas mal aussi pour jouer les chieurs. »

C‘est sur que ça fait bien plus mal que des polochons.

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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Mer 30 Jan - 21:06

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Les Riffle sont des cons. Mais vraiment. Du genre que j’en ai jamais vu des aussi cons. Les pauvres chéris tentent de m’atteindre, soit par le mur, soit en sautant. Bon dieu, mais comment peuvent-ils croire pouvoir m’atteindre juste en sautant comme des petites sauterelles toutes mignonnes. C’est impossibles les mecs. C’est tout simplement impossible. Bon, histoire de changer de registre pour pas finir dépressif dans un tonneau ayant abrité de la bière dans le passé, je détourne mon regard. Et sur qui je tombe ? Sur qui ? Notre cher et bien aimé Devlin Miller avec le regard de celui qui s’apprête à faire quelque chose de cool… Cool pour un Riffle. Il tourne la tête de tous les côtés, s’échauffe les muscle, détends son cou. Et soudain, il est prêt. Je ne l’ai pas quitté des yeux. Je n’ai pas échappé à son charisme. Je suis resté scotché. Il a vraiment la classe mon chef. Franchement la classe. Et tout ça sans effort. Il y a indiscutablement des personnes qui sont plus aimés que d’autre pas le papi d’en haut. J’irais bien le voir un des ces jours d’ailleurs. Comme ça, pour lui taper la discute. Je suis sûr que ça me relaxerait un peu. Parce que là, c’est pas que je suis dans une position inconfortable mais un peu tout de même. Mes lombaires sont coincés, mes cervicales tendues, mes jambes fatiguées, je suis mal. Certes, le papi d’en haut ne voudra rien en savoir. Certes il ne me laissera pas placer un mot dans notre conversation peu intéressante. J’le déteste. J’le déteste. J’le déteste. J’le déteste.

Et comme bien sûr, mon regard rivé sur le corps parfait de notre bien aimé capitaine, je n’ai pas vu l’armada que préparait les cons. Je n’ai pas vu leurs sourires idiots. Et finalement, j’ai vu le mouvement de bras du chef. Juste le temps de bien me cramponner et je me suis retrouvé assailli par des coussins tous plus câlins les uns que les autres. Et un sur le torse, un autre dans l’entrejambe, trois sur la tête, deux sur le bras gauche, cinq sur le bras droit, etc… Ils sont cons, mais il faut reconnaître qu’ils savent bien viser pour des cons. Fichtrement bien et c’est pas pour me plaire. Parce que bien que je ne sois pas saoul, j’ai quand même bu une douzaine de flasques et mes muscles ne sont pas au top de leur forme.

Camouflé par les gentils coussins cajoleurs, le chef s’est glissé sur le mur à ma droite et, il faut bien reconnaître qu’il grimpe plutôt bien. Mais vraiment bien, comme si il avait fait ça toute sa vie. C’est la coutume dans ce putain de pays de cow-boys de grimper sur une falaise pour le plaisir ? Ils ont des mœurs bizarres ici, et je crois que je n’ai pas fini de tous les découvrir… A moins que le papi ne lui en ait encore donné. Bon dieu que je vais aller le voir et lui dire ce que j’en pense moi, de ce favoritisme désagréable. Que j’en ai marre que les autres soient pareils que moi. J’aimerais bien avoir, moi, une qualité que les autres n’ont pas ! Bref, nous en étions au bien-aimé capitaine qui monte fichtrement bien. En deux temps trois mouvements, il est à mes côtés. Toujours le même sourire, toujours la même nonchalance. Le mec vient quand même de monter un mur avec trois prises même pas et il est toujours pareil. Pas de changement dans son comportement. Non, rien du tout. C’est là que toi, lecteur tu es en train de te demander ce que je raconte, oui, parce que je viens de faire exactement la même chose il y a quelques secondes. Et c’est là que je te réponds que moi, ce n’est pas pareil vu que je suis le Roi. Comment un simple mortel peut presque m’égaler, je me le demande…

Il plonge son regard vers le sol, n’a pas le vertige évidemment et esquisse un rire. Les Riffle sont si comiques. Encore un qui saute et un autre qui se casse la gueule en essayant de monter sur le mur et j’me marre.

Une idée. Notre bien-aimé capitaine a parlé en son âme et conscience et il vient de sortir une idée. Cool, classe, histoire de pas trop sortir de l’habitude. Malheureusement, il a raison, j’ai pas gardé de flasques vu que je suis un Riffle et que je suis con. Cependant, je pense que rien que l’idée du crachat imbibé d’alcool peut les dégoûter pas mal. Je pense que ça peut être drôle et sympa.

« -Je crois que j’ai un taux d’alcool plutôt élevé dans le sang mais comme j’ai pas envie de servir de flasque je pense que leur cracher dessus peut-être sympa. Qu’est-ce tu penses d’un concours de crachats ? Celui qui en touche le plus décide du sort que subira le perdant ? »

Ok, je suis bourré et plutôt mal en point. Ca fait au moins dix minutes que je me tiens sur mon perchoir et je demanderais bien au papi de me soulager mais je suis prêt à me marrer. J’ai toujours aimé rire.


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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Ven 1 Mar - 22:32

Chef des riffle bullets


Les Riffles sont bêtes, plus cinglé qu’eux y a pas, laisse tomber c’est des Riffles faut pas chercher a comprendre. Durant toutes ses années passées au sein de cette école qu’il considérait comme une prison Devlin avait entendu pas mal de chose. La plupart du temps il ne relevait même plus. La réputation de ces hommes n’étaient plus a faire dans bien des domaines. Les idées farfelues entre autre. Accroché en l’air comme une chauve souris sanglante sur sa branche Devlin fut secoué d’un rire si incontrôlable qu’il faillit lâcher prise. Et se retrouver en bas de façon précipité et peu agréable. Quoi qu’il en soit l’idée de Denshell lui plaisait bien. C’était typiquement le genre de chose qu’il adorait faire. Euh…Non pas qu’il passe son temps à cracher sur les gens pendu au dessus du vide hein ! Non mais il aimait relever des défis absurdes. C’était la seule chose qui le maintenait en forme et de bonne humeur. Excepté bien sur aller voir les douches des filles et frapper jusqu’à faire perdre connaissances les gamins qui se mettaient devant lui. Mais totu cela ne représentait qu’une infime partie de son temps.

« Pas mal gamin. J’accepte ton défi, prépare toi a me masser les pieds ! »

Gagner, perdre, pour Devlin cela n’avait pas d’importance. Un bon chef sait aussi se montrer bon joueur. Mais bon c’est quand même plus agréable de rester au sommet de la chaine alimentaire. Bref. Il lança un regard amusé aux hommes en dessous de lui, et qui ayant entendu leurs petites discussion c’étaient prestement écarté avec des rires gras. C’était un peu comme à la chasse. Sauf que là il ne tirait pas sur des canards, des ours bruns ou des lapins. Et ses balles n’étaient pas faites de plombs.

« Je commence si tu permet. »

Rassemblant sa salive dans sa bouche, il ressentit un petit acide lui picotait le nez, ha l’alcool aussi semblait vouloir être de la partie. Il laissa filtrer un peu de salive qui commença a pendouiller en un long filet de bave incolore avant que son propriétaire ne se décide à le ravaler avec le bruit accompagnant ce genre de chose. Cela ressemblait fort au doux son que pouvait produire une limace ou un escargot que l’on avale vivant. Lady fermaient donc les yeux et détournaient le visage. Ici ce n’est pas un monde rose qui sent bon la lavande et les lilas. Devlin rejeta sa tête en arrière et aspira un grand coup tout ce qui pouvait compléter ce peu ragoutant mélange. Alcool, salive et…ha oui. Comment oublier la morve ? En dessous de lui certains hommes exprimèrent leur dégout par de nouveau rire et des « HERK » bien prononcés. Qu’ils lui lâchent la grappe et qu’ils pensent plutôt à se protéger la tête. Devlin adressa un étrange sourire à son camarade de haute voltige, ben oui pas évident de sourire quand on a la bouche pleine. D’un jet puissant il recracha tout ce qui se trouvait à l’intérieur de sa bouche. Le jet jaunâtre fila à la vitesse éclair pour aller se fracasser sur le nez d’un type qui se trouvait à une distance respectable de 5 mètres plus loin. Une exclamation se fit entendre, suivie par des rires hystériques.

« Touché ! 50 points ! A toi de jouer, voyons voir de quoi tu es capable. »

En dessous de lui le gros type l’attendait, visiblement fort peu heureux de c’être reçut le petit cadeau de son chef adoré en pleine poire. Avec un haussement d’épaule Devlin lui adressa un geste de la main. L’autre grogna quelque chose avant de lui lancer un oreiller en plein dans l’estomac. Ha ouais. Les Riffles sont aussi très rancuniers. Maintenant c’était au tour de son adversaire de faire feu et d’atteindre la cible de son choix. Devlin attendait de voir ça. Qui allait donc se prendre un crachat ? Et surtout à quelle distance serait il ?


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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Jeu 7 Mar - 12:12

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Je me suis demandé à un moment si il accepterait. J'ai eu peur à un moment qu'il me gueule dessus. J'avais mis en rage une vingtaine de Riffle et ça peut faire très mal quand on y prend pas garde. Lancés au galop, ils peuvent décimer une forêt entière, avaler toute la mer noire ou encore détruire un continent. Vision de cauchemar comique. Il faudrait les voir s'échiner à nous attraper pour comprendre le fond de ma pensée. Depuis le début, l'adrénaline est présente dans mes veines de même qu'une euphorie grandissante. Je ne sais pas ce que je vais me prendre en descendant de mon perchoir mais j'ai mal d'ici là. je suppose que je passerais ensuite quelques semaines à l'infirmerie. En même temps, les heures de cours que je louperais et les rencontres que j'y ferais me permettent de me donner envie de ne pas résister. C'est pour cela qu'avec le chef, on ne joue pas pour la même chose. Lui, il en a rien à foutre. Il peut simplement continuer à les faire chier et s'écrier à la fin que c'était pour tester une nouvelle expérience scientifique ou encore pour leur prouver qu'il était le plus fort. Moi, si j'énonce une seule de ces possibilités, je me fais démonter. Comme ça, par des monstres enragés. Ils me riront au nez, comme à leur habitude et se dépêcheront d'explorer mon corps entier avec leurs poings ou leurs pieds. Uppercut, coup droit, revers. Une multitude de choix s'offrira à eux et aucune position de défense possible pour moi.

J'ai pas envie de lui masser les pieds mais peu m'importe qu'il commence. La fin de ses membres doit avoir une odeur si pestilentielle que même un putois se suiciderait sur place alors m'imaginer dans une situation semblable me donne tout simplement envie de gerber. ce qui peut être possible, là, maintenant. Je sais pas combien de points ce rejet de déjeuner mélangé à de l'alcool m'offrirait mais... Non, je suis un gentleman tout de même. Je ne suis pas comme tous ces Riffle immoraux et sales qui pullulent dans ce dortoir. j'ai un minimum d'éthique moi !

50 points directs. C'est qu'il est doué le chef ! Et moi qui suis sensé gagner avec ça. Je suppose que je suis mal parti. Mais si je perds, je n'aurais pas à supporter le regard du chef, suppliant une revanche pour pouvoir me montrer qu'il est quand même le plus fort. En même temps, si je gagne, je les ferais tous souffrir, ces Riffle idiots et pathétiques. ils regretteront ce jour en hurlant au ciel tels des louveteaux déboussolés. Soudain, j'ai faim. J'ai envie de tous les bouffer. Tout crus. De déguster les yeux en premier. Je me délecterais de ces petites billes pendant qu'ils se tortilleront sur le sol en hurlant. Je leur arracherais soudainement leurs bras, puis un pied, et puis, comme j'en aurais marre de les entendre déranger le silence qui est tout de même un bon pote à moi, je leur arracherais la tête. Plus de cerveau, plus de souffrance, plus de cris. je ne suis pas trop méchant quand même ! je suis un Riffle oui, mais gentleman !

"- Bien, je crois que c'est à moi !"

J'ai envie de rire. J'ai envie de tous leur cracher à la gueule. Je rejette la tête en arrière, va chercher au plus profond de ma gorge. je le sens, il est là mon crachat. Je retiens ma salive. Elle ne doit pas s'écouler tout de suite. J'ai toujours envie de dégueuler. Mais je dois me retenir là parce que sinon, c'est la mort assurée qui m'attends au coin du mur et c'est pas vraiment ainsi et surtout à cause de ça que j'ai envie de quitter ce monde ingrat. Alors je ramène la bave mélangée à de la morve dans ma bouche, l'imprime d'alcool avec pas mal de degré en plus et, en ayant une étrange impression de me retrouver tel une manufacture suspendue au plafond, je choisis ma cible. J'ai le chois. L'autre débile qui s'échine à me lancer des oreillers dans les jambes ou celui qui boit depuis tout à l'heure comme un trou en me regardant avec ce sourire cynique que j'honnis... J'en ai ras-le-bol de ce sourire parce qu'il n'y a que moi qui ai le droit d'utiliser ce sourire alors c'est le second que je choisi. Je me prépare. Bien, six mètres. Pas impossible. j'en suis capable vu que je suis le roi.

Je suis le roi.

Je suis le roi.

Mon crachat est parti. J'ai visé sa tête, il arrive dans son verre et comme ce con l'est totalement, il continue de boire. Sans un mot, je le regarde finir ce qui lui reste dans son verre puis j'éclate de rire. Je vois son visage se décomposer puis recracher tout ce qu'il vient de boire. C'est tellement drôle que je pourrais aller m'écraser sur le sol si je n'y prenais garde.

Je me retourne vers le chef, les larmes aux yeux, je n'arrive pas à cesser de rire. A lui, je n'arrive pas à savoir combien de points cela me fait. Je n'arrive pas à m'arrêter de rire. Je ne sais si j'y arriverais un jour. Je ne peux pas parler pour lui dire tout ce qui doit être dit. A toi.


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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Mar 2 Avr - 21:50

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Si ça c’est pas du moment épique. Alors que les dieux indiens lui disent comment s’amuser en ce bas monde. C’est vrai quoi ! Qui aurait put croire que ce genre de chose était possible ? Même dans ses rêves le plus délirants Devlin n’avait jamais vu un aussi beau enchainement de connerie à la seconde. Il regardait faire le p’tit monte en l’air, certain qu’il allait se rater. Mais non il n’en était rien. Il l’avait fait. Bon il n’avait certainement pas prévu de viser ce type mais le mal était là. Et l’autre qui avait même pas tilté le pourquoi du comment. Non vraiment c’était trop drôle. Alors que faire dans ce genre de cas ? Se marrer bien sur, jusqu’à en perdre le souffle, jusqu’à en avoir mal aux côtes, limite a se pisser dessus ! Devlin était secoué de tremblements tellement fort qu’il manqua par deux fois de se casser la gueule au sol, ce qui ne lui aurait probablement pas fait le plus grand bien. Mais sans doute le cherchait il un peu. A se faire mal. Quoi qu’il en soit il était là, limite plier en deux sous le rire tandis que l’autre demeuré avalait goulument le reste de son fond de verre. Hilarant oui. Tout cela méritait au moins une statue, ou bien une OLA générale.

« Pour sur tu m’a battu. J’te donne au moins 100 sur ce coup ! »

Et les autres en bas qui comprennent pas pourquoi leur chef se marre comme un bossu. Ils n’ont pas eut le temps de voir eux. Trop occupé qu’ils étaient à penser à leur vengeance dès qu’ils descendraient de là. Faut pas croire, les Rifle ne sont jamais vraiment domptés, c’est pas parce que Monsieur le chef est là qu’ils doivent se laisser cracher dessus. Le type sur lequel Denshell avait jeté son dévolu lui non plus ne comprenait rien de ce qui venait de se produire. A la rigueur c’était mieux comme ça, parce que vu l’armoire à glace il aurait put sans trop d’effort attraper le petit peton de son compagnon pour lui faire connaitre des souffrances adorablement complexes et sanglantes, nul doute la dessus. Maintenant c’est compliqué pour lui de dire autre chose tellement il se marre, en cela il ressemble à son camarade qui lui non, plus ne peut plus rien lui dire. Bientôt il commence à manquer d’air, c’est limite si il peut encore respirer. Mais c’est sur pour une fois c’est pas lui qui a gagné. Des larmes perlent au coin de ses yeux bleus. Devlin n’en peut vraiment plus, sa vue se brouille limite et tout est flou, y compris les visages de ceux qui l’entoure. Les autres en bas se marrent aussi maintenant, l’hystérie faut croire que c’est contagieux. Mais pourquoi ils se fendent la poire ces espèces de tête de nœuds ?

Petit a petit Devlin reprend le contrôle de sa cage thoracique. Le rire se calme. La vue redevient normal. Il lâche un dernier spasme d’hilarité avant de reprendre son souffle. Aie. Il a mal à la tête. N’empeche…c’est pas chez les Orchids qu’on verrait une telle ambiance, ni même chez les Tulips. Les Rifle y a que ça de vrai. Cette bande de brutes tous plus débiles les uns que les autres, sauf quelques exceptions. Y a des malabars intelligents. Toujours accroché comme une tique sur le dos d’un gros chien poilu à sa grand-mère Devlin entreprend de calmer un peu sa respiration et de pas finir en gaspacho sur le sol. Non parce qu’il a d’autre chose en tête que de finir la soirée sur un lit de l’infirmerie. Eventuellement il voudrait bien la terminée dans les douches complètement bourré en train de danser tout nu devant un groupe de filles indignés. Mais bon la vie veut que ce genre de choses soient interdites. Ils ne sont pas joueurs les gens.

« Piouffff….Haaaa ça fait du bien ! »

Il respire un grand coup. Tiens ça sent la sueur…et l’alcool. Faudra penser à ouvrir les fenêtres par ici. Remarque qui va se plaindre de l’odeur, personne ne met plus les pieds dans leurs bâtiments depuis la fois où un groupe de Rifle à cru bon de traumatiser à vie celui en charge de nettoyer ce foutoir. Il tourne la tête vers Denshell et lui lance un clin d’œil de triomphe.

« T’a gagné cette manche chaton. Tu veux tenter le quitte ou double ? J’ai plus vraiment de salive mais je sens en moi une envie pressante qui monte qui monte qui monte…. »

Mais quitte à les énerver pour de bon autant le faire vraiment. Sont-ils pas mimi tout pleins ces p’tits gars qui attendent bien sagement en bas ? C’est de leur faute ils auraient pas dut lui faire boire autant d’alcool d’un coup. Il veut bien se retenir mais quand même il y a des limites à ce qu’une vessie peut supporter dans la soirée. Mais non on va pas leur pisser dessus ! C’est une idée comme ça…on est pas complètement dénué de cervelle…encore que parfois c’est à se demander. Qui n’a pas pris sa douche dernièrement ? Remarque si il faut juste en toucher le maximum y a une technique simple cracher à plein régime, comme un flingue qui tire ses balles.

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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Ven 10 Mai - 14:09

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Bon, à un moment, il va falloir que je cesse de me rouler par terre vu que c'est impossible étant donné que je suis accroché à trois mètres du sol. Bon, à un moment, il va falloir que je cesse de me reposer sur mes acquis étant donné qu'à mes côtés, j'ai un fou furieux de la compétition. Un fou furieux qui se doit d'être mon chef. Un fou furieux à qui je dois obéir sans rechigner. Un fou furieux qui crache et pisse sur ses subalternes sans aucun remord et en se marrant comme le plus grand des idiots du village. Et je ne peux pas me plaindre car c'est ce qui me plaît chez lui. Une esthétique qui ne peut pas être plus absente. Une classe qui ne peut pas être plus présente. Tout ça en une seule personne ! Relativement rare.

Je n'ai plus d'idées, j'aurais peut-être vraiment du me saouler. Je n'ai plus d'idées, j'ai mal dans les bras. J'ai mal dans les jambes. J'ai mal dans les épaules. J'ai mal partout et ça ne fait qu'empirer. J'ai peur de ne pas réussir à tenir encore très longtemps. J'ai peur que mes muscles me lâchent sans que je puisse me retenir. Et si je lâche, je tombe. Dans la fosse aux lions et je ne pourrais pas me relever pendant quelques temps. En même temps, je me retrouverais à l'infirmerie et j'aurais peut-être une jolie visite pour le moins agréable... Oh, cette idée de tomber ne paraît plus si désagréable tout à coup. Je me battrais jusqu'à ce que je ne le puisse plus et je donnerais tout pour me retrouver en héros dans le tendre lit blanc qui m'attend aux côtés des autres malades...

Je ne me penche pas longtemps sur ces pensées idiotes et inutiles que déjà, le patron est reparti dans un nouveau fou rire. Et je suis prêt à le suivre jusqu'au bout, jusqu'à ce que je ne le puisse plus, jusqu'à ce que mes muscles me l'interdisent. Si jamais il décide de se jetter d'un pont un jour, je le suivrais. Si jamais il décide d'escalader une falaise du Grand Canyon en plein soleil, je le suivrais. Si jamais il se réduit à boire cinquante tonneaux de jus de cactus, je les boirais. Jusqu'à ce qu'il m'arrête. Je suis fier que ce soit lui mon chef, même s'il se prépare à pisser sur ses coéquipiers, même s'il se prépare à tous les faire chier. Ca me fait plaisir de leur offrir un peu de rafraichissement en cette chaude soirée ! Allez, moi aussi ça me démange et je ne dirais pas que je n'en avais aps envie depuis longtemps.

"-Vous avez commencé tout à l'heure, laissez moi maintenant l'honneur de vous précéder et retenez vous un peu. J'ai hâte de leur montrer la couleur de ce qui sort des entrailles de leur tendre Denshell Whipper. Profitez mes petits !!"

Toujours ce rire malsain qui me suit partout. Mais avouons-le nous, ce rire fait un bien fou. Un bien qui se propulse dans les tripes à la vitesse de l'éclair. A moi de sortir mon joli machin qui me sert d'organe reproducteur et de pisser à qui mieux mieux. Pas de pudeur, ici on est chez les Riffle que diable ! Et puis, étant donné que je suis assez fier de cet organe, pourquoi ne pas le montrer ?

Tout le jus de cactus ingurgité il y a quelques instants à très, très envie de sortir et je ne me fais pas prier. C'est parti pour une razzia générale !!


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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Jeu 23 Mai - 18:51

Chef des riffle bullets

Faut croire qu‘on a peur de rien entre couillons. Les idiots sont les meilleurs, les seuls capable de lécher leur coude avec leurs oreilles si on leur demandait de le faire. Quoi qu‘il en soit Denshell avait répondu a la provocation et c‘est peu de le dire. Au bout d‘un moment quand même les autres du fin fond du bas avaient captés eux aussi que le foutoir qui se tramait au dessus depuis plus d‘une demi heure allait leur exploser à la tronche. Alors techniquement parlant pas vraiment…disons plutôt que ça allait leur gicler dessus, cette image était quand même plus proche de la réalité. Mais comme avait si bien son petit diable il allait lui laisser la priorité cette fois. Alors oui pourquoi pas. Va y mon petit pote fais toi plaisir. Ce serait un crime de refréner les pulsions d’un Rifle Bullets. Et Devlin en sait quelque chose.

Alors il laisse faire et ce qui arrive…ben arrive forcement. Tout d‘abord c‘est de l‘incrédulité qui se peint sur les visages, puis y en un qui comprend le truc et alors là ça se répand comme une trainée de poudre. Et puis c‘est a qui va tenter de leur casser la gueule. Mais on ne peut pas tout avoir non plus. C’est dans cette optique que plusieurs Rifle, qui avait jusqu’à présent échappé aux différents défis grimèrent a leur tour en haut de leur forteresse….Oups.

« Haaaaa mais barrez vous ! Mauvais joueurs va ! »

Et tout cela dans la joie et la bonne humeur. Devlin riait, ils riaient, ceux qui ne prenaient l’urine ne riaient pas mais c’était compréhensible. Et c’était aussi la rué pour attraper toutes sortes de choses et les balancer droit sur les cibles trop parfaites qu’ils offraient. Une lampe atteignit Devlin en plein sur l’arcade sourcilière, lui faisant lâcher soudainement prise.

« He merde… »

Heureusement pour lui il ne se brisa aucun os, il ne finit pas en purée sur le sol et bonheur des bonheurs sa chute fut amortit par l‘arrivée inopportune d‘un Rifle qui se proposa spontanément de lui servir de cousin. Ils rencontrèrent donc le sol avec plus ou moins de violence suivant qui était au dessus de qui. Entouré par tous ses subordonnés Devlin en put s‘empêcher de leur lancer un regard qui en disait long si jamais il profitait de cette grotesque position pour lui faire des chatouilles. Faut croire que son regard n’avait pas put être assez flippant parce que certains d’entre eux se jetèrent sur lui, toutes mains en avant. Les doigts glacials parcoururent ses côtés nues en le faisant hurler de rire. Jetant les pieds en l‘air comme une carpe tente de rejeter le pécheur qui vient de la sortir de l‘eau, il en toucha un ou deux avant de se faire immobiliser par une véritable armada. C‘était un complot mon colonel ! Une véritable rébellion ! Il le méritant quand même un peu.

« OUHAAAA ! Laissez moi respirer bande de lézards a deux têtes ! »

Mais rien ne peut empêcher la revanche implacable d‘homme qui se sont pris des crachats en pleine poire.

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MessageSujet: Re: C'est un jeu de massacre, viens jouer toi aussi ! [Pv Denshell]   Ven 31 Mai - 21:48

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La douleur me prit. Mes bras, mes jambes me lâchèrent, cessèrent de m'appartenir. Tout mon corps se mit à crier au désespoir et au repos. Tout mon corps m'ordonna de redescendre. Mes muscles ne voulaient plus se tendre. Mes mains ne voulaient plus s'accrocher. Ma tête n'en pouvait plus d'éviter. Mes pensées s'envolèrent avec le temps qui passait. Et je me perdais moi-même. Ca devait bien faire une heure que j'avais commencé à boire comme un indien en mal d'amour. Ca devait bien faire une heure que j'avais commencé à grimper. Seulement un quart d'heure depuis que mes muscles s'étaient tétanisés.

Avoir pissé m'avait liberé. Un peu... Pas assez. De plus, les taureaux se pressaient en bas, prêts à charger. Depuis quelques temps. Le liquide qui venait de leur arriver sur la gueule _en pleine bouche, en plein nez, en plein... Hum... Arrêtons nous là, de peur de choquer certaines personnes sensibles_ direct dans les yeux, ça ne leur avait pas plût. Pas plût du tout. Ils s'étaient mis à se ruer, directement vers les plafonds comme des cochons devant leur platée de pâté quotidienne, en plein vers notre position. Nous étions devenus le pâté. Ca n'avait pas loupé et mes yeux passaient maintenant d'un endroit de la salle à un autre le plus vite possible cherchant un endroit où mon pauvre corps pourrait se livrer à un check-up complet, un petit repos calme et agréable à côté de la folie Riffle. Une petit check-up histoire d'éliminer le joyeux alcool qui règne sur mes globules rouges.

Ce même endroit qui est impossible à trouver. Dans le dortoir des Riffle, rien n'est apte à être camouflé. "Partout où tu te trouveras, tu seras à découvert, prêt à te battre." C'est en quelque sorte le phrase qui domine notre parquet. Pour prouver sa détermination, sa force et son courage. Il n'y a que ces tapettes de Flick qui voudraient se cacher. Pour les Riffle, les cachettes sont pour les femmelettes. Et ils ne sont pas des femmelettes. Ils sont des hommes et l'homme est devant, l'oeil à l'affut, le nez relevé. Un chien de garde. Faudrait que je leur dise un de ces jours à ces Riffle, qu'ils ressemblent étrangement à des chiens.

La situation devenait de plus en plus compliquée. Plus aucune prise. Plus aucune assurance. Une lampe arriva, frappa le chef qui lâcha prise. je ne tardais pas à le suivre, victime de quelques courbatures. Je m'écrasais comme une loque sur le sol. Une grosse limace. Pour un peu et je ressemblais au jus de cactus du début de la soirée. Mais ne restons donc pas là avec ces Riffle enragés à mes côtés.

Je me relève. Jette un coup d'oeil au joyeux bazar qui m'entoure et décide avec une certaine ironie de m'enfuir de cette scène délicate et pour le moins débile. Je crois même que je devrais profiter de ce moment de confusion totale. Les laisser tous se ruer vers le chef et moi...

"- Ciao les cocos ! Je pars en vacances pour quelques mois !"

Et comme je savais que j'aurais pas dû dire ça, trois taureaux se précipitent vers mon lieu de repli, attrapent tous ce qui peut ficeler et qui est sous leurs mains et hop, ni vu ni connu, me transforment en saucisson de noël. Si j'avais été dans ma condition normale, j'aurais sans aucun doute pu riposter et leur mettre un coup de mon sublime visage dans leurs fronts dégarnis, malgré la peur qui m'aurais prit d'abîmer ce si beau visage, mais... je ne suis pas dans mon état normal. je viens de boire trois litres d'alcool, je viens de cracher et pisser sur ceux de mon groupe... pour tout vous dire, j'ai même un peu envie de dégueuler. Alors je me laisse ficeler. Je me laisse soulever. Je me laisse porter. Je me laisse balancer. je me laisse accroché au joyeux bûcher installé dans la cour. Et j'attends.

J'ai même un peu envie de dormir.


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