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 Le Bal de Printemps

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Octann-Ozwyl Keystone
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MessageSujet: Le Bal de Printemps    Sam 15 Sep - 19:54

Directeur


Le grand soir était arrivé. Après les négociations, les préparatifs, les coups d’œil intempestifs discrets et jamais découverts pour vérifier la bonne mise en place de l’évènement, l’heure avait sonné. Et comme sa position lui permettait et comme il savait que son intervention serait obligatoire, le Directeur se devrait d’être lui aussi présent.

Devant son miroir, le voila qui ajustait les derniers détails de sa tenue. Il devait être parfait. Donner l’exemple en quelque sorte. Chemise bleu azur, veste cintrée ocre, ceinture pourpre, jeans d’un blanc pur, chaussures de cuirs aux coutures roses.Cinq couleurs, pour la représentation de l’appartenance de chacun de ses élèves, de son propre environnement, de cet univers qui était désormais le sien.
Cependant, il avait su mettre en valeur l’étui noir qui abritait son fidèle sabre et siégeant a son côté. Malgré la tension qui lui rappelait que cette évènement promu aux jolies choses n’était que façade, Oko espérait au plus profond de lui qu’il n’aurait pas a utiliser son arme de prédilection en cette nuit.

Il replaça une mèche derrière son oreille , afin de donner a sa coiffure une digne de perfection. Les cheveux flamboyants avaient été dressés tels une œuvre d’art. C’était un tressage raffiné - mêlés de quelques brins de nature pour rappeler le thème de l’ambiance souhaitée et désirée utopiquement - et impressionnant, d’autant plus que l’on aurait accordé cette prouesse a une femme. Mais notre homme était bien raffiné et élégant en tout instant, et encore plus en cette heure. Octann-Ozwyl était de toute beauté. L’ensemble soulignait sa silhouette sculptée, le rajeunissant malgré son âge encore raisonnable. Seul sa cicatrice entachait ce « spectacle ».

Mais Oko ne s’en désolait pas. C’était lui. C’était en lui. C’était sa vie. Et la vie se poursuivait, avec elle ce soir. Le regard vif et étincelant, il replaça son Amie et se dirigea d’un pas droit, clair et gracieux vers le hall.

En effet, c’était ce lieu qu’Ancolie Edelweiss avait choisi pour réaliser la cérémonie et il avait accepter sans mot dire ( mais non sans pas faire état des lieux des moindres recoins et cachettes qu’offrait la vaste salle). Ses pas le guidait dans la bonne direction. Dans son esprit se chamboulait nombre de réflexions… enfin non, surtout une. Une seule. Qu’allait-il se passer ? Oui, il avait des yeux et des oreilles partout mais qui pouvait savoir ce qui pouvait traverser l’esprit fragile de jeunes adolescents ayant la soif de vengeance ? Malgré tous les renseignements du monde, il était un des premiers a savoir que la réaction était incontrôlable ou non négociable. Il y avait intérêt que Mary-Jane Kins et les Blacks Roses respectent leur engagement. Mais il n’était pas si naïf….

La résonance de son approche se répercutait en la grande superficie du centre de son pensionnat. Quoiqu’il advienne, il participerait, il interviendrait, il serait présent. Coûte que coûte. Et pour le prouver, quoi de mieux que d’arriver à l’heure précise ? Pas en avance, Ancolie ne le prendrait plus en respect et surtout pas en retard… mais question ponctualité, il n’avait rien a se reprocher.

C’est alors, que le premier invité « de marque » arriva en vue, découvrant alors la coiffure de neige en face de lui et, avec la présence de la jolie Edelweiss, la décoration appliquée, soignée et délicate du Hall.
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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Sam 15 Sep - 21:00

dead


C'était le grand jour. L'heure, nous n'y étions pas encore. Il fallait encore préparer les buffets, décorer la salle. Tout devait être parfait simple question de bon sens, mais aussi la fierté d'un accomplissement. Une oeuvre sortie d'une entraide d'un groupe. Une oeuvre dont d'autre pourront profiter. Une oeuvre dont on ne tirera aucun défaut. Voici l'objectif que je m'étais fixé, que nous nous étions fixés. Nous, les White Flats.

Il était treize heures, l'air était chaud, pesant. Les râles se faisaient entendre, les rires aussi. Chacun avait une tâche, chacun si attelait. Avec l'aide de Lily, je préparais le buffet. Je distribuais les mets en alignement parfait ! Leur couleur, la composition était magnifique. Joe tenait du ciel. Je me demandais quand je pourrai enfin croquer dans ces beignets au sarrasin, quand je pourrai boire ce liquide rosé enfermé dans une bouteille fraîche. T'en de questions, d'envie que j'échangeais avec Lily et nous rions. Comme beaucoup dans le hall. Même si le travail s'avoua pénible en certain instant. La bonne humeur se devait de régner, sans cela, rien ne serait apparu. Quel boucan ! Les tables glissent péniblement sur le lourd parquet, les chaises se disposent une à une, les décorations ne se dressent à leur tour. Quatre heures, voilà ce qui nous a fallu pour mettre en place le lieu où nous danserons ce soir. Quatre heures, sans compter leurs longues semblables que nous avons passé à chercher les divers accompagnement à notre gâteau.

Il était maintenant dix-neuf heures. Et nous venions juste de terminer. Les aiguilles tournaient un peu trop vite à mon goût. Une heure et demie, le hall sera empli de musique entraînant nos invités. Une heure et demie et le carnage pourra commencer. Nous étions pas dupe, ce travail finira en lambeau. Mais le plaisir de le voir achevé, ne serait-ce que pour les quatre-vingt-dix prochaines minutes, dépassait toutes les prémonitions les plus sombres. Je m'étais placée au milieu. Je tournais sur place pour admirer le travail. C'était parfait, pour ma part. Je portais mes mains autour de mes lèvres, laissa sortir un appel à la réunion. J'invitai mes camarades à venir au centre de la pièce. Je les invitais à regarder le paysage. Je leur dis que ce résultat, c'était nous qui l'avions obtenu. Je leur dis de profiter du spectacle et d'en être fier. Puis, dans une voix cristalline, j'annonçais le moment de nous préparer. Nous étions organisateurs, notre tenue devait en être un exemple, voici mes règles. Je demandai à quelques-uns de rester ici, jusqu'à mon retour. Je me dépêcherais, je l'avais promis.

Je montais rapidement les escaliers, j'avalais prestement les marches. Je pris le virage un peu trop radicalement, manqua de tomber. Je poussai la porte de ma chambre, me jeta sur la tenue allongée délicatement sur mon lit.

- Debout ma belle.

Je crois avoir dit cela. Je la pris d'une rapide douceur, l'enfila. La robe était simple, toute noire. Elle me serait la taille, tombait juste au-dessus des genoux. Elle n'avait pas de manches, était juste accompagnée de longs gants noirs eux aussi, m'arrivant au milieu de l'avant-bras. J'enfilai des petites chaussures sombres, sans talons. Pour une fois, je tirai ma chevelure un peu en arrière avec un serre-tête couleur néant. Je pris cinq secondes pour m'examiner dans le miroir. Souriait en pensant que ma tenue ténèbres coupait affreusement avec mon teint clair. Apportant un dernier détail, je me parfumais, passa une dernier coup de brosse inutile. Puis, après cette courte réflexion, je pris le chemin inverse pour me diriger à nouveau dans le hall.

J'arrivais en trombe. Essoufflée, je tapais sur l'épaule des deux vigies. Pour rien au monde je n'aurais voulu qu'une personne, quel qu'elle soit vienne fourrer son nez dans notre affaire, mais je ne souhaitais pas non plus priver les White Flats d'une toilette exemplaire. Je pris donc le relais. Je partis m'asseoir sur les marches. Et j'admirai, encore une fois. Devant moi, la grande porte avait été décorée de diverses banderoles, représentant les groupes. Les murs étaient pourvus de tableaux flamboyant. A ma gauche, un grand buffet s'étalait sur trois tables rectangulaires couvertes de nappes blanches. Les plats colorés reflétaient la couleur des décorations. En leurs strict opposé se trouvait les chaises, disposées là pour les timides ou admirateurs. De même qu'au-dessus de moi. Même si embellissement ne les avaient pas épargnées, les rambardes et l'espace qu'elles retenaient se voulaient calmes. Je tournais la tête. Derrière, en haut de l'escalier, se trouvait les instruments de l'orchestre, attendant leurs maîtres. Des White Flats doués pour une certaine chose, la musique.

Un bruit résonna dans la grande salle. Mon visage se tari un peu, mais à la vision de Lily, si belle dans sa robe pourpre, mon sourire se fit grand. Elle était si belle ! Elle s'approcha de moi, s'assit à mes côtés. Nous parlions en attendant la venue de notre groupe. Ils arrivèrent, tous, les uns après les autres, pour qu'enfin, quand la grande horloge indiqua vingt heures trente, ils étaient tous présents. Je me levai, suivie de Lily. Je descendis les marches, laissa place aux étoiles de ce jour. Elles s'installèrent derrière leur harpe de bois. La mélodie débuta, rempli la salle de son onde douce. Je souriais, heureuse de cette réussite. Je pris le bras de Jayce, l'entraîna dans une danse. Les autres nous accompagnèrent. Notre moment ensemble, notre moment à nous. Énième instant de complicité. Tout était si parfait.

Les pas, lourds, traduisent l'arrivée du premier invité, M. Keystone. Mon rêve s'arrête, je reprends le présent. La soirée vient de commencer. Je m'approche de lui. Le salut. Puis, j'en retourne à mes occupations, vérifient les derniers détails. Plutôt j'en fais mine. Les élèves arrivent au rythme de la musique. Le hall se rempli abondamment. Après quelques minutes, je lance un coup de tête à Lily. Elle comprend et s'éclipse hors de la pièce, sans se faire remarquer. Même regard à Jayce et Raphael. Eux feront comme bon leur semble. Par de petits pas, je gravis à nouveau les marches, atteints rapidement l'orchestre. Mon sourire cesse l'enchantement. Le calme domine, le silence le suit. Je parle d'une voix forte, accompagnée d'un sourire.

- Chers amis et... chers professeurs ! Il est temps de donner vie à cet événement ! Nous sommes tous ici pour profiter de cette soirée, à notre manière ! Faites que celle-ci soit des plus inoubliables ! Mais n'oubliez-pas... Toutes belles choses ont une fin !

Sur ceci, je me détourne du public pour offrir un regard des plus chaleureux à nos musiciens. La musique reprends. Je descends me mêler à la foule.



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Lily Madson
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Sam 15 Sep - 22:20

Chef des white flat



Marcher, courir, installer, désinstaller, placer, décorer… Voilà ce que nous faisions depuis maintenant une certains temps. Nan je ne veux même pas savoir depuis combien de temps je fais ce petit manège. Certes la compagnie d’Ancolie est simplement divine. J’aime beaucoup ma chef et au-delà de son statut hiérarchique elle était une fille simple, rieuse et de confiance. Tout ce que j’aimais voir chez une personne. Avec elle, j’ai l’impression de pouvoir me confier des peurs et des doutes qui m’angoissent. Mais parlons d’autres choses ! Je secoue énergiquement la tête pour chasser toutes ces idées. La fête doit se préparer. Vêtir ces couleurs, ces rubans, ces longues tables et buffet. Dans un sens je suis fier que l’on nous ait confié l’organisation de cet évènement et je ne devais pas décevoir toutes ces attentes. Notre réputation était en jeu !

La salle finit d’installée, Ancolie est monté, enfin plutôt courir, dans notre chambre pour ce changer. En attendant son retour j’ai fait une dernière fois, j’aimais me dire une nouvelle fois que c’était la dernière fois que je vérifiais toute nos installations. Prenant du recul, je contemplais notre œuvre. La n’autre mais aussi celle des autres. De toutes ces personnes qui travaille au bon fonctionnement de notre petite organisation. A peine quelques minutes après son départ, Ancolie réapparait dans sa robe de bal. Elle est belle ! Sa silhouette mise en valeurs, ces cheveux tirés en arrière font ressortir son visage. A mon tour de me préparer.

Sur le chemin, je marche rapidement. Maintenant que tout est fait en temps et en heure, se serait dommage d’arriver en retard et après les invités. Mais cela ne se produira pas ! Tout se déroulera comme il se doit. J’entre dans ma chambre. Et là je la vois… Ma robe. Malicieuse ma Co locatrice avait tenue à fabriquer ma robe. Et je dois dire que le résultat et troublant, fascinant… Magnifique. J’enfile d’abord une chemise à longues manches bouffantes aux épaules noires. Je mets ensuite la robe à proprement parlé. Une robe que j’attache derrière le cou. Une grosse rose rouge orne mon buste. Un bustier me cintre la taille. Et pour finir une grosse jupe bouffante tombe jusqu’au sol. Une autre rose pourpre de même couleur que la robe, danse légèrement sur le lit. Je la saisis et me débrouille pour la faire tenir sur une mèche de mes cheveux. Je me regarde dans le miroir. Je me surprends même à me trouver jolie dans cette robe. Franchement, elle a fait des merveilles !

D’un pas beaucoup moins rapide je rejoins le hall. Et oui je n’avais pas l’habitude de porter ce style de vêtement et je dois avouer qu’il me faut un certain temps d’adaptation. Dans la pièce de bal, je vois Ancolie assise sur les marches. A mon arrivée, elle tourne la tête dans ma direction. Elle sourit. Un sourire franc et sincère. Je m’installe à côté d’elle. Continuant nos discussions de tout à l’heure, nous rions ensemble. Les premiers invités ne sont pas long à arrivés. Et bientôt tout le monde fût là.

Après un regard d’encouragement et de soutiens envers mes partenaires, je vois le signe de tête d’Ancolie. Le départ est officiellement donné. Je m’éclipse. Ah la foule… A vrai dire j’ai toujours eu du mal à supporter cette atmosphère si étrange. J’entends la voie de mon amie qui s’élève et annonce la bienvenue et la bonne soirée à tout le monde. Je respire profondément… Oui ça va être une bonne soirée.

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Marilyn Brandon
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Sam 15 Sep - 23:51

dead


C'est une scène bien inhabituelle qui se déroulait dans la chambre de la chef des Tulips. Avec un visage plissé par une expression mécontente, Marilyn se forçait à s'appliquer tandis qu'elle enfilait sa robe pour le bal. Car oui, aussi insensé que cela peut paraître, Mary-Jane Kins avait réussi à mettre sa collaboratrice au pied du mur et lui avait tendu cet habit fait d'une pièce. La tête chevelue de Marilyn sorti enfin du col de la robe blanche et son regard tomba directement dans le miroir, observant son reflet. Bon sang! Qui était cette fille qui se faisait passer pour elle?! Le choc qu'eut Marilyn à la vue de sa propre personne aurait presque suffit à la rendre schizophrène. Cela ne l'empêcha pas d’inspecter de plus près le vêtement si féminin, d'un style qu'elle n'avait plus porté depuis ses six ans.
La robe faite de tissu blanc décorée avec des rubans noirs au niveau de la taille, des bras et des poignets, lui offrait plus de liberté de mouvement qu'elle aurait cru. Comme elle était plus bouffante au niveau des épaules, elle ne ressenti aucun mal à faire de grand geste avec ses bras. Lui arrivant au niveau des genoux et grâce à sa forme en forme de cloche, ses jambes bougeait de façon très naturelle aussi. Par contre, ce truc lui écrasait aussi les seins. Avoir pris le parti de porter d'autres vêtements en dessous de sa tenue de soirée ne jouait pas forcément en sa faveur à ce niveau-là. D'ailleurs, elle ne s'était pas non plus séparée de ses couteaux, ils étaient conservés à leur place habituelle, au niveau du bas de son dos, dans le revers de sa veste de cuir. Laissant de côté les détails techniques, la Chef des Tulips se surpris à s'arranger pour que son apparence soit harmonieuse, bien sûr, son bandeau était resté sur son œil gauche, mais offrait une touche assez «avant-gardiste» à son style. Marilyn se mit à rire bruyamment, enlevant la minuscule touche de charme que la robe avait pu donner à sa personne. Pendant quelques secondes, elle avait essayé de «se faire belle», c'était la meilleure de l'année, même ce grand miroir dans lequel elle s'était observée, elle l'avait emprunté dans une des chambres de ses Tulips!

Enfin, elle se risque a faire les quelques pas qui la conduiraient à la porte de sa chambre. L'ouvrant avec force, elle le poussa et sortit bruyamment dans le couloir. Là, les Tulips étaient déjà prêtes, toute en robe également. Son regard passa sur Mindy, qui portait une robe jaune et noire, ce genre d'habits lui allaient bien mieux à elle... Abigail n'avait rien à lui envier non plus, toutes les deux, elles resplendissaient, même le regard de bonhomme de Marilyn pouvait le voir. Aussi, elle ne rit pas comme elle pensait le faire mais se contenta de regarder son propre accoutrement d'un air narquois, consciente des regard surpris et moqueurs qui la flattaient. Pourvu qu'elle ne le garde pas trop longtemps. Ah, cette fichue Mary-Jane, elle avait su comment s'y prendre pour qu'elle en soit arrivée là.

« On y va les filles! »

Et elle s'élança dans le corridor au devant de son groupe de Tulips.
La chef des Tulips poussa les portes du hall et découvrit le salle d'habitude bruyante et bordélique décorée par les soins des White Flats. Même sans avoir un goût esthétique très prononcée, Marilyn se sentait presque devenir mondaine dans cette ambiance festive. Son sourire habituel aux lèvres, elle fit le tour de la salle, et en profita pour vérifier les «préparatifs» des Black Roses, lorgnant d'un air envieux les plats de victuailles et glissa en passant un commentaire presque sympathique à Mary-Jane sur sa tenue, blanche, comme la sienne.
Enfin, tandis que la salle se remplissait au son de la musique, entraînés par le mouvement, les invités allèrent faire quelques pas de danse sur le parquet, par deux ou en plus grand groupes. Marilyn monta les marches pour observer toute cette animation d'une autre point de vue. Eelle avait prit dans une assiette une collation qu'elle mangeait maintenant gouluement, son attitude contrastant merveilleusement avec sa robe immaculée -peut-être plus pour longtemps, néanmoins-. Hommes et femme dansaient ensemble. Eh bien. Elle sentait presque une certaine allégresse l'envahir, mais la pensée que cela ne durerait pas tout la soirée la ramena à la réalité. Et elle surveilla de plus belle la salle, et en particulier l'arrivée des Dark Guns, eux aussi l'avaient remarquée, l'information avait bien circulé, pour sa plus grande satisfactio nde voir tout ces regards haineux dirigés sur elle et les Tulips. Puis ce fut le tour du directeur Keystone de franchir la porte, Ancolie Edelweiss choisit ce moment pour déclarer d'une voix claire l'ouverture du bal.
Que la fête commence, Marilyn se la chuchota à elle même, et sur ses lèvres son sourire s'agrandit.


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Jayce Taylor
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Dim 16 Sep - 2:39

dead


Il lui avait été difficile d'ôter son cher vieux manteau rouge pour cette soirée, mais il ne pouvait décemment pas se pointer à un événement aussi important que ce fameux bal avec une telle tenue. Il suffisait de voir tout les autres membres du clan White Flat, aucun n'arborait d'atouts normaux pour cette occasion. Les jeunes femmes avaient des robes, détaillés et de couleurs changeantes, tandis que la plupart des hommes sortaient les chemises noires ou blanches, s'accordant avec un ensemble élégant, le plus souvent dans les deux couleurs qui n'en sont pas réellement, le noir et le blanc. Par moment, certains membres s'autorisaient des fantaisies, en enfilant des vêtements plus originaux que le simple costume à cravate, ou la chemise à gilet. Certains hommes étaient ainsi vêtus de costume traditionnels Européens, de couleur bleutée ou rougeâtre, avec quelques uns qui se payaient même le luxe d'une écharpe autour du coup, nouée un peu comme une collerette. D'autres, encore, avaient ce genre de costume à fanfreluches, très prisés par les grands Nobles lors des soirées dans des pays sans cow boys, tels que la France, l'Italie ou bien l'Angleterre. Tout ceci était bien joli à voir, Jayce devait l'avouer. Et c'était principalement pour ça que le jeune homme avait décidé de tenter un habillement quelque peu différent cette fois.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'était plus ou moins foiré. Certes, le manteau rouge-coquelicot était maintenant au placard, en attendant d'être ressorti sans doute pour le lendemain, mais avec un corps aussi meurtri que celui du jeune pacifiste, difficile de se vêtir correctement tout en masquant les éléments gênants de son anatomie. Une cicatrice sur le cœur l'empêchait de trop serrer à cet endroit là, des points de suture au niveau de l'épaule droite rendaient hors de question le port d'une quelconque décoration à ce niveau là, sans compter bien entendu, la fameuse prothèse de son bras gauche. Oui, il se demandait franchement comment il pourrait faire en sorte que cela soit inaperçu. Pas que lui, ça le dérangeait personnellement, mais il se doutait que voir un White Flat avec un bras en métal pourrait carrément refroidir l'ambiance. Donc... Avec tout ceci au milieu de ses ambitions, Jayce Taylor dût revoir sa décoration à la baisse. Ce soir, il ne pourrait pas être aussi fringuant que le serait les autres jeunes hommes de son âge. Ce soir, il ne pourrait pas briller, inviter les demoiselles à danser, ni leur proposer des histoires amusantes. Non, ce soir Jayce ressemblait plutôt à ce qu'on s'attendait à trouver dans n'importe quelle soirée de ce type, mais à qui on ne faisait pas nécessairement attention pour autant.

Un bête serveur, voilà de quoi il avait l'air.

Pas de lunettes de soleil, pas de manteau rouge et long qui flottait au vent, pas de gant noir sur sa gauche dissimulant à merveille sa prothèse métallique. Non. Juste une chemise, blanche, un gilet, noir. Un pantalon, noir. Des chaussures noires et extrêmement désagréables. Et un stupide nœud papillon qui l'étranglait plus qu'autre chose. La chemise était, fort heureusement, assez épaisse pour masquer les irrégularités de son bras gauche. Tant qu'il n'enlevait pas ses gants marrons, personne ne devrait constater qu'en lieu de bras gauche, Jayce Taylor portait une prothèse. Et sinon, il ne changeait pas trop de d'habitude. Coupe en balai brosse, yeux bleus-verts reflétant un air de chien innocent, stature assez musclée, mais recourbée à cause d'une chemise trop petite... Voilà ce en quoi Jayce Taylor était fringué pour l'occasion. Autant dire que le manque de moyen se faisait également ressentir sur sa tenue. Mais bon.

Tentant de se camoufler parmi les autres White Flat, essayant surtout de ne pas s'afficher aux cotés des demoiselles qui étaient toutes dans de magnifiques robes, Jayce se rendit à l'endroit où il était censé être durant la soirée. Il n'avait pas très bien compris ce qui allait se produire, mais le White Flat avait travaillé dur pour cette soirée, alors il n'allait pas laisser les autres la gâcher. Même si les choses allaient sans doute finir par se corser, il se tiendrait prêt. Jayce avait prévu le coup. Sous son gilet, à l'intérieur du rembourrage de ce dernier se trouvait son arme. Le revolver blanc, conçu pour ne pas tuer. Si jamais les choses dégénéreraient, il devrait faire ce qu'il avait toujours fait depuis qu'il avait quitté le nid familial.

Ce genre de choses qui vaut des points de suture à l'épaule, mais aussi des bruits de course précipité hors d'un bâtiment, ainsi qu'un coup de feu qui n'atteint pas sa cible originelle. Ce genre de chose qui sauve une vie. Fallait-il en sauver le plus possible, toute la subtilité était là.

Posté non loin du bal, Jayce resta stoïque un long moment, essayant d'éviter de regarder les autres qui étaient tous, pour la plupart en tout cas, dans des tenues somptueuses de gala. Ancolie était sublime dans sa robe, Lily était également très belle. Toutes les demoiselles étaient splendides. Jayce eu un sourire en les voyant toutes, de sa position, puis il tenta de diriger son regard ailleurs. IL n'avait pas spécialement envie de laisser libre cours à son instinct de 'chercheur de l'illusion que l'on appelle communément l'amour'. Ce n'était pas le moment. Il était là, il veillait tout simplement.

En espérant que personne ne le remarque. Pour une fois qu'il ne faisait rien de travers et qu'il se fondait dans le décor.... Il fallait être patient. Il n'interviendra en tant que Jayce que si les choses dégénèrent. Et en toute honnêteté, il préférerait rester là, adossé à ce mur tandis que tout le monde s'amusait. Cela aurait voulu dire que la soirée s'était déroulée sans accrocs. Et cela, c'était plus que suffisant pour le rendre heureux.

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Mindy Fusten
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Dim 16 Sep - 10:56

The Tulips



C’était enfin le grand jour, tout le monde s’y était préparé et tout le préparatif était en fin prête. Il était déjà l’heure de se préparer quand Mindy revint dans la chambre. Toutes les filles étaient déjà en train de se mettre en tenue du soir. Mindy avait bien évidement une robe, une de ces nombreuses robes que sa grand-mère lui envoyait. Pour cette belle soirée de printemps, elle avait sélectionné l’une des plus belles. Elle était noire, avec de jolis rubans jaune cousus a la main, la matière était très agréable, et Mindy était à l’aise pour bouger, ce qui était le plus important pour elle.
Pour se coiffer, elle décida d’enlever se ruban qu’elle aimait tant, et décida de se faire un chignon, un peu décoiffé. Pour elle cette scène n’avait rien d’extraordinaire, parce que dans le passé elle avait déjà dû se mettre sur son trente et un, et comme elle avait grandi dans une bonne famille, elle avait l’habitude de ce genre de soirée. Mais c’est à ce moment qu’elle se demanda à quoi pourrait bien ressembler un Riffle Bullets en costard, ou bien Marilyn en…

La porte s’ouvrit, et la belle Marilyn entra dans la chambre, vêtue d’une robe magnifique. C’était la une image étrange, mais il fallait le dire cette féminité lui allait très bien. Mindy lui offrit un large sourire, pour encourager sa chef qui avait l’air un peu mal à l’aise dans cette robe blanche !

« On y va les filles! »
Oui c’était le moment, enfin ! Elle passa la porte, juste derrière Marilyn, et traversa le couloir. Mindy avait oublié de laisser Félix à la chambre. Mais ceci ne la dérangeait pas, au contraire même, comme ça elle n’aura pas besoin de lui raconter le bal. Les Tulips arrivèrent devant la grande porte, une fois qu’elles passeraient le seuil de la porte, tout sera enfin enclenché, Mindy prit une bouffée d’air et pénétra à son tour dans la grande salle.

La salle était extrêmement bien décorée, les White Flats avaient mis le paquet. Au milieu de la salle il y avait un espace vide, ou quelques personnes dansaient, au rythme de la musique. Tout avait l’air si festive, pourtant tous savaient bien que la situation pouvait devenir catastrophique d’une seconde a l’autre. Et c’est pour cette raison que Mindy décida de profiter un peu de cette soirée, avant qu’elle ne touche à son terme.
Elle fit un rapide tour de salle, pour voir qui était déjà là. Elle remarqua que les White Flats étaient tous au rendez-vous.
C’est d’ailleurs à ce moment même que leur chef, Ancolie fit un petit discours pour ouvrir le bal, Mindy n’écouta pas un mot, elle était juste là, à la regarder. C’était la première fois qu’elle la revoyait depuis l’épisode de la rivière. Mais quand Ancolie finis son discours, la musique retentit de nouveau dans la salle. Et Mindy détourna son regard, elle se plaça sur la piste et dansa avec Felix. Ce qui lui permettait de pouvoir garder un regard sur les faits et geste des invités, car le moment venu, elle sera prête.

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Mary-Jane Kins
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Lun 17 Sep - 16:52

Chef des the Orchids


Mary-Jane avait passé une nuit tourmentée, son esprit ne cessait de se remémorer sa conversation de la veille avec Marilyn, tous les projets, ce plan réglé à la seconde près ! Il ne devait pas y avoir d'erreur, cela pourrait être fatal aux Black Roses. La jeune femme ne voyait pas les choses avec simplicité, elle avait des devoirs en tant que chef, dont le plus important protéger les intérêts de ses filles. Sans oublier, que celui qui reste en vie le plus longtemps gagne, cette guerre est une guerre d'usure. Et si l'argent n'en ai pas le nerf, les idées en sont les principaux piliers. La chef des Orchids ne manquait certainement pas d'idées et à première vue la chef des Tulips n'était pas mal aussi dans son genre. Soudain un sourire se dessine sur le visage de Mary-J. le souvenir d'une Marilyn dégouté. C'est hier dans la journée que la belle demoiselle put découvrir sa tenue de soirée. Si seulement cette image avait pu laisser une trace quelconque dans ce monde, Mary-jane aurait pu l'utiliser après le bal. La robe de Marilyn avait été confectionné par les soins de la chef des Orchids, chaque tissus et chaque détail avait été étudié pour que l'activité de Marilyn ne soit pas compromise par un bout de tissus trop serré ou bien pire mal disposé.

Une fois les cours terminés, Mary-Jane se dirigea vers le bâtiment des Orchids où elle découvrit Mélissa en plein travail.

Les préparatifs avancent ?

C'était une évidence mais entendre la douce voix de la jeune femme calma les nerfs de la leader des Orchids. Ce plan est un travail de plusieurs mois, des missions plus risquées les unes que les autres. Mary-J. passa donc à sa pièce préférée, la garde de robes. C'est là qu'elle en sortit sa robe, aux couleurs des Orchids, des roses en tissus violettes bordaient le haut de ses bras et se croisaient avec raffinement sur le côté de sa robe, faisant la jointure de deux rubans blanc à rayures violette. Toutefois le gros de la robe restait blanc, avec un corset violet faisant ressortir sa poitrine avantageuse. Quoi de plus efficace pour distraire un homme. Une fois habillée, Mary-J. prit la robe de Mélissa pour lui apporter dans son laboratoire improvisé.

Voici ta robe ! Tu veux que je t'aide à l'enfiler ?

Une fois prête, un sourire entendu passa sur les lèvres de Mary-Jane, Mélissa semblait en avoir comprit le sens, le gong qui signait le départ du campement. Ainsi, les deux jeunes femmes passèrent les portes du hall d'un même pas assuré. Pourtant elles étaient sans aucun doute en retard, une Lady se fait attendre. Il semblait que les deux jeunes femmes avaient raté le petit discours de la chef des White Flat, toutefois les discours sont tous les même, et Ancolie Edelweiss n'est certainement pas la plus loquace quand il s'agit d'ouvrir une soirée. C'est ici qu'elle se séparèrent pour vaquer à leurs occupations respectives. Mary-Jane se dirigea tout d'abord avec élégance jusqu'à Jayce Taylor, il montait la garde, Marilyn était au balcon et Ancolie se mouvait au milieu des danseurs, la personne à distraire impérativement était donc ce pacifiste maladif. Mary-Jane fit mine de passer tout près, prenant bien garde à faire en sorte que sa robe frôle les pieds du jeune homme, pour que son parfum puisse l'atteindre avec facilité. Ainsi, faisant mine de se rendre compte du "contact", Mary-Jane se tourna vers lui et d'une demi révérence, un simple hochement de tête, elle le salua et s'excusa, ne manquant pas de faire valoir ses plus beaux atouts.

Bonjour, excusez-moi pour cette impolitesse. Comment allez-vous ?

Mary-Jane ne risqua aucun regard du côté de Mélissa, mais elle savait que la belle avait accomplie sa mission, par prudence, la chef des Orchids préféra garder occupé Jayce le plus longtemps possible, certainement jusqu'à l'arrivé de Devlin Miller ou bien de Aiden Abbott. Par chance aucun des Dark Guns n'avait encore montré le bout de son nez. Mais une dizaine de minute plus tard, tous les préparatifs prêts, les voila qui arrivent.


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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Lun 17 Sep - 18:27

Chef des riffle bullets


C‘est bon il en avait déjà marre. Ce truc au niveau de sa gorge le serrait affreusement, mais bon c‘est pas comme si on lui avait laissé le choix. A dire vrai quand le colis était arrivé, il s‘attendait presque à trouver les éternelles recommandations de sa mère avec les pots de confitures faites maison qu‘il aurait englouti dans la seconde. Mais non. Va savoir pourquoi elle lui envoyait ça. Cet espèce de costume de cérémonie. Il lui semblait l‘avoir déjà vu quelque part, un haut le cœur le prit. C‘était celui de son paternel. Elle osait vraiment lui faire ça ? Autour de lui les autres Rifle se préparaient eux aussi, chacun à sa manière. Oui c‘était une façon de voir les choses. Cette soirée promettait d‘être LA soirée. Il sentait ses veines bouillirent, l‘adrénaline parcourait les veines de son corps en un flot constant. Ce soir il pourrait s‘amuser comme jamais. Cela dit il faudrait peut être qu‘il commence par mettre se foutu costume de carnaval parce qu‘il n‘allait pas y aller en caleçon, un tout propre mais quand même cela ne se fait pas…restons poli. Alors il le passe. Et pour une fois il comprend pourquoi son paternel était toujours de mauvais poil. C‘est juste impossible ce truc !

Non sans blague. Il se regarda vite fait dans la glace. C’était vraiment lui ce type ? Bon sang il croyait voir son père dans sa jeunesse. Même carrure, même cheveux longs filasses. Encore que aujourd’hui on avait fait un effort surhumain pour dompter cette masse capillaire. C’était déprimant à souhait. Un de ses subordonné l’appela dans le hall de leur bâtiment. Il quitta donc à regret le dortoir, seul lieux ou il se sentait encore chez lui dans cette tenue. Des sifflements admiratifs saluèrent son entrée. Ouais c’est clair qu’ils devaient pas avoir l’habitude de le voir comme ça. En général il portait son éternelle veste rouge, rien en dessous et puis pour le bas, disons que ses hommes l’avaient plusieurs fois vu nu comme un ver, complètement bourré, affalé sur son lit. Donc bon, là c’était le luxe, un événement rare, quelque chose qu’il ne verrait sans doute plus jamais ! Quoi qu’il en soit il laissa tout ce petit monde se réunir devant lui. Une fois tous ces braves petits soldats prêt il poussa la porte et s’élança vers le hall d’entrée. Quand un Rifle se déplace en petit groupe cela fait déjà pas mal de bordel. Quand TOUS les Rifle se déplacent ensemble, c’est du bordel et du bruit. Et pourtant on pouvait clairement entendre la musique qui s’élevait dans les airs. Un fond sonore des plus plaisant. Oui même Devlin appréciait la musique.

« Hé les mecs faites donc un peu plus de buit, j'aimerais bien qu'on leur gache un peu la vie à cette bande de moutons des prairies.»

C'était si gentiment dit. Aussitot ordonné, aussitot mit en pratique. Ils pénétrèrent comme un seul et même homme à l’intérieur. Là encore nouveaux sifflements d’admiration. C’est vrai que c’était quand même classe, les White avait pas fait dans la demie mesure, même si ce genre de soirée n’était pas aussi fastueuses que celle qu’il avait pût voir étant gamin, quand son père le trainait de force chez ses collaborateurs. Mais ça n’avait rien à voir. Tout le beau monde semblait déjà arrivé. Certains dansaient serrés collées comme des amoureux, d’autres se jetaient sur le buffet pour avaler toute la bouffe en gros égoïste. Voila de quoi s’amuser. Devlin n’avait pas faim. Il avait chaud. Apparemment ils avaient loupé le discour de bienvenu, tant mieux, il n‘aimait pas attendre. Il aperçut du coin de l’œil le directeur. Ha ? Il était là aussi celui-là ? Il venait pour quoi faire ? Surveiller que tout se passe bien ou simplement draguer les filles. Elles portaient toutes de robes de bal et…ô mon dieu ! Même ce garçon manqué de Marilyn avait fait un effort vestimentaire. On lui avait promis quoi si elle portait ça ? D’ailleurs elle n’était pas la seule à avoir choisit de se faire belle. C’était un vrai défilé. Devlin pouffa de rire avant de se souvenir que lui aussi ressemblait à ce genre de personnage fringué comme pour un enterrement. Ouais un enterrement. Mais pas le sien. Bref.

Il donna l’ordre au Rifle de se propager, enfin en tout honnêteté la plupart d’entre eux étaient déjà partit draguer les jeunes innocentes ou bien ricaner dans un coin en montrant du doigt les types des White Flat qui jouaient les serveurs. C’est y pas mignon tout plein vraiment. Bon petits. Devlin s’avança dans un coin, poussant de l’épaule ceux qui se trouvaient devant lui et qui, en levant les yeux, fermaient leurs grandes gueules et rester bouches-bée. Ben quoi ? Il savait s’habiller ! Il ne se baladait pas toujours à poil.

Bon c’est vrai que ça pouvait choquer certains de le voir porter une chemise et une cravate. Il était de mauvais poil. Que l’on n’aille pas le provoquer sur ce terrain. Il se dirigea vers le buffet afin de prendre de quoi boire. Mouais. Rien de trop alcoolisé non plus. Normal après tout le type qui se prétendait maitre de ces murs n’allaient pas bourrer ses élèves. Il engloutit coup sur coup deux verres remplies à ras bord. Rit à une plaisanterie de ses hommes avant de poser ses yeux sur les décolletés voyant de certaines participantes. Finalement il pourrait peur être jouer un peu. Il attendait patiemment, tout comme ses hommes que les choses deviennent intéressantes. Il patientait, le petit Matt’ n’était pas encore arrivé, il devait lui faire confiance pour conduire la partie. Dans ce jeu de massacre qui se profilait devant lui il ne devait être qu’un instrument de domination. Mais ce n’était pas une raison pour ne pas profiter ! Il avala ce qui se trouvait à portée de main comme un goinfre. A son tour de ne rien laisser aux autres.

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Denshell Whipper
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Mar 18 Sep - 20:46

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Souries. Desseres ta cravate et souries. Elles n'y verront que du feu et tu le sais bien. Un clin d'oeil, un baise-main, un verre de jus de cactus et ce sera parfait. Tu pourras rajouter quelques compliments, faire rouler ta musculature en or, déclamer quelques vers (à prendre en option) et te laisser porter. Surtout n'oublies pas, respires et souries. C'est aussi simple que cela. N'en rajoutes pas trois tonnes tout de même. Le regard cruel et savoureux du requin, je ne sais pas si elles apprécient. Dons calme, et personne ne s'appercevra que tu as peur. Personne ne remarquera tes genoux qui tremblent, ton coeur qui bat trop fort, tes jointures serrées et ta pression non relachée. Personne n'aura un oeil sur ça. Ils seront trop heureux, contents de cette guerre qui trouve enfin une trève en ce bal de printemps. Ils sont comiques eux. Comme si quelques fleurs en paier, quelques verres empilés et quelques lumières allumées pouvaient remplir le coeur des gens de tout ce qu'il leur avait été refusé. Tu aimerais aussi oublier car tu n'as toujours pas compris la raison de cette violence, mais tu ne vas pas te plaindre. la brute en toi y trouve ce dont elle a besoin, ce qui n'est pas plus mal. Il va d'ailleurs falloir la calmer celle-là. Ce soir, soir de fête. Ils l'ont bien assez répété, tu dois avoir compris. Allez, un petit effort, ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Il n'y en a aucun qui sait que tu ne sais pas...

... Danser. La country, celle de salon, la en couple, la solitaire, la désorganisée, l'organisée, la bourrée, la salsa... Et les autres. Aucune, je ne sais danser aucune danse. J'aurais pourtant du apprendre. D'où je viens, la danse de clans se pratique beaucoup. C'est un sport et décontractant qui permet de bouger son corps dans tous les sens devant des gens qui te regardent avec leurs grands yeux ouverts et leurs bouches béante... Désarmant. Je n'ai jamais eu droit de pratiquer. Jamais. Les autres enfants sautillaient aux côtés de leurs parents réjouis par la puce tressautante et moi, j'étais seul. Mes géniteurs oscillaient avec tendresse et fièvre. Leurs regards soudés ne se quittaient pas et leurs mains revenaient vite s'accrocher après chaque demi-tour. Ils étaient différents et agréablement spéciaux. Je les observais, assis sur ma souche et je ne bougeais pas. Aucun membre du clan n'aurait eu l'audace de m'inviter et s'il l'avait eu, une semaine d'horreur l'attendait par la suite. J'étais le pestiféré et ils s'amusaient à me le rappeler avec l'impertinence des bienveillants. Que de conditions favorables pour apprendre la danse n'est-il pas ? Je ne me suis pas acharné, j'ai suivi mon destin. Peut-être aurais-je dû, je ne peux plus le rattraper. C'est terminé, j'assume. Je ne danserais pas.

Mon lit est fait, la lampe est éteinte. Un dernier coup d'oeil dans le bout de glace qui me sert de miroir, je suis prêt. L'aplomb téméraire me colle à la peau, et je trouve que ce n'est pas une mauvaise chose. Je rejoins enfin le groupe des Rifle attroupé devant la porte du dortoir. Le chef est là, il nous mène. N'oubliant pas de jeter un dernier coup d'oeil au panneau des mission, je cherche une place dans le troupeau formé. Mon costard me serre, je remue bras et jambes pour le forcer à se desserrer. Ca ne marche pas, évidemment. Qui a eu un jour l'idée, dans sa vie ridicule, d'inventer le costard cravate ? Qui ? qu'il se désigne et je le frappe ! Personne, assurément. Tous des mauviettes, tous des Flick Knives. Excusez-moi pour l'utilisation du mot tabou, mais soyons d'accord, les Flick sont des avortons trop sensibles. Je rejette ma tête en arrière. Mes cheveux sont plus lourds détachés et c'est un peu exécrable. La plupart des Rifle, qui sont aussi des poltrons, avouons-le, se prennent dedans et ne peuvent s'empêcher de les tirer et de les emmeler. Il va y avoir un moment où je vais me retourner et user de mon beau pied timide. Je ne cautionnerais pas la suite, ils seront prévenus. On a toujours besoin d'un exemple pour montrer aux autres le non-fondé des précédents gestes. Punir, punir, punir. La punition est nécessaire, c'est ainsi.

Respires et souries. La cravate est desserrée, aujourd'hui est jour de fête. Donc, pas de bruits, pas de bobos, pas de dirlo. Si, il est là. Et... Je me retiens à temps. Nous sommes arrivés dans le hall et déjà, toutes les jeunes demoiselles en jupe sont là. Les hommes arrivent toujours en dernier. Pourquoi ? Un oeil rivé sur le directeur, je me sépare de notre groupe et jette un regard au décor qui m'entoure. Les pacifistes ont bien fait le boulot et le hall ne se ressemble plus vraiment. même si ce décor de femelette me laisse perplexe, je ne peux m'empêcher de pousser un sifflotement. La musique est déjà lancée et la salle est encombrée de quelques danseurs agités. Cette partie n'est pas pour moi. Où est la mienne ? Là-bas, une table, un jus de cactus. Bon, j'ai trouvé où passer la soirée.




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Mary-Jane Kins
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Sam 22 Sep - 20:16

Chef des the Orchids


Mary-Jane continue sa conversation avec Jayce Taylor. Elle lui sourit, reste aimable, mais toutefois, la jeune femme tente de laisser des distances entre le White Flat et elle. Il semblerait que Mélissa ai accomplit sa mission. La nourriture est remplie d'un poison sympathique. Il n'est pas meurtrier, en effet, l'idée de tuer quelqu'un est inconcevable. Cet acte pourrait amener une vengeance encore plus terrible, et d'autres meurtres. De plus, la ville de Whiteriver Town respect plus que tout la vie. La mort étant une forme de délivrance, à quoi bon tuer ces ennemis si on ne peut pas les faire souffrir. Vivre en soit est une belle chose quand une guerre ne vient pas mettre cette dernière en danger. Soudain un bruit infâme se fit entendre dehors. Devlin Miller, cela ne faisait aucun doute, l'invitation de Mary-Jane semblait avoir porté ses fruits, même si Marilyn y est pour beaucoup. Mary-J. adressa un regard entendu à la chef des Tulips. Quand le chef des Rifle Bullets s'avança vers le buffet avec Denshell Whipper un peu à l'écart, la chef des Orchids ne put retenir un sourire de satisfaction. Ils avaient plongés les deux pieds dans le plat comme on dit. Elle se soustrait à la compagnie de Jayce poliment.

Je vous prie de m'excuser, Mister Taylor, quelqu'un m'attend.

En vérité, personne le l'attendait vraiment. Mary-Jane avait juste une mission, elle s'avança près du buffet, puis d'un geste plein de douceur et de mesure, le jeune femme posa sa main gantée sur celle de Devlin qui s'attaquait à une gâterie. Mary-Jane avait mit en avant avec classe et élégance son décolleté prononcé, sa poitrine avantageuse était une diversion de taille face à un homme tel que Devlin. La chef des Orchids n'a pas l'habitude de ce genre d'accoutrement, tout du moins, pas quand il s'agit d'assister à un cours. C'était dans ses rares occasions de bal qu'elle avait prit l'initiative de jouer de ses atouts physiques. Après tout, tous les moyens étaient bons pour gagner. Puis d'un sourire charmeur et d'une voix mélodieuse, laissant toutefois un petit mystère, la chef des Orchids lui fit une proposition inattendue.

Me feriez vous l'honneur de m'accorder cette danse ?

L'orchestre venait de commencer une nouvelle chanson, c'était le moment idéale. Mary-Jane ne fit même pas attention à la réponse du jeune homme. Elle le prit par le bras et l'attira avec douceur sur la piste de danse. Elle n'exerçait qu'une petite pression sur le bras du chef des Rifle Bullets, mais la chef des Orchids faisait bouger intentionnellement le tissus de son décolleté et les petites dentelles blanches qui le bordait laissant un peu plus sa poitrine se dévoiler aux yeux du pervers. Après tout, Mary-J. se demandait même si ce n'était pas ses deux atouts que le jeune homme suivait. Une fois au centre de la piste de danse, bien en vue de la chef des Tulips, mais surtout cacher au creux de tous les danseurs qui s'amoncelaient autour. Mary-Jane se colla au torse de Devlin, posant une main sur son épaule, et l'autre dans celle de ce dernier. Elle commença quelques pas de danse.

C'est une belle soirée n'est-ce pas ?

Mary-Jane lève alors la tête pour voir le visage de son cavalier, avant de voir les effets du poisons commencer, sur le coup du jeune homme on pouvait voir un peu de sueur. Malheureusement il faudrait attendre encore un peu avant qu'il ne perde ses capacités intellectuelles déjà limitées. Toutefois ces réflexes de combattants n'étaient pas encore neutralisés. La deuxième danse commença, puis une troisième. Mary-J. était patiente, elle pouvait danser toute la nuit s'il le fallait, mais elle réussirait sa mission.



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Matthiew F. Field
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Sam 22 Sep - 22:02

Flick Knife


En retard, bon nombre de Flick Knifes étaient en retard à la soirée, un peu moins de la moitié d'entre eux et parmi eux figuraient Matthiew. Le jeune homme avait dû endossé un costume des plus inhabituel pour lui. Il avait l'habitude d'être plutôt libre de ses mouvement et au frais dans juste quelques bouts de tissus, mais là, c'était vraiment un moment étrange pou lui. De plus avec les Flick Knifes en costards noir qui l'entouraient, il contrastait plutôt bien dans cette masse sombre, mais le choix était judicieux, il ne tenait pas à passer inaperçu, il était là et il voulait que ça se voit. Habillé élégamment d'un manteau de couleur bleu roi avec une fleur dans la poche sur le torse cachant une chemise noir et un foulard blanc, il avait dû troquer son bandeau habituel pour un plus esthétique. C'est donc ainsi armé d'élégance que le borgne entra dans le hall, la soirée semblait bien se passer pour l'instant, en bon gentilhomme qui se respecte, il présenta ses plus plates excuses à l'entrée pour être arrivé aussi en retard et avoir raté les premiers discours et danses...

La cause de ce retard ? Une simple précaution, pour avoir affronter bon nombre de fois les Orchids, le jeune homme se doutait qu'elles avaient plus d'un tour dans leurs sacs, surtout en terme de poison, leur arme favorite après l'utilisation de leur charme. Il avait dû calculer les choses avant tout, d'abord ne pas prévenir certaines personnes, si les Riffle Bullets n'étaient pas tous présent ni au moins la moitié des Flick Knifes, bien des questions se seraient posées sur tout cela. Déjà que des questionnements allaient survenir pour l'absence du chef en début de soirée, il n'aurait pas fallut en rajouter.

Matthiew se soumit à la fouille au corps, se faisant saisir les couteaux qu'il avait sur lui... Que les White Flat étaient stupides, ils rangeaient les armes dans sac derrière eux. Jouant d'un habile jeu de mains, le chef des Flick Knifes récupéra quelques couteaux, il était doué quand il s'agissait de voler quelqu'un, la discrétion était importante et voler pour lui était un jeu d'enfant, comme pour ceux qui l'avaient accompagné. Ils avaient maintenant quelques armes, ils n'y allaient maintenant plus démunis de tous moyens de défenses et puis ça allait permettre au Riffle de s'amuser un peu plus s'ils le désiraient, enfin, ils avaient déjà l'air de bien festoyer...

Le borgne se plaça dans un coin de la pièce, la soirée pouvait commencer. Il observa chaque personne présente, il y avait du monde,il sourit alors à la vue d'une Marylin haute en couleur pour une fois elle semblait plus féminine qu'a l'habitude, il félicita intérieurement l'effort. Il recommença à chercher et il réussit à trouver celui qu'il cherchait, Devlin dansait avec Mary-Jane... En fronçant les sourcils, Mat' se sentit bouillir intérieurement, que ce passait-il ? Dev' ne semblait pas très fluide dans ses mouvements, il ne devait pas être très bon danseur mais pas à ce point. Le borgne observa les autres hommes présents, certains étaient en sueurs, d'autres semblaient plutôt lent. Le poison était déjà chez eux, certains irréductibles semblaient allez bien par chance, bon maintenant qu'il était sûr qu'en réalité ce bal était sous le contrôle des femmes, le chef devait trouver la source de cela, le poison pouvait être n'importe où... Mais ce fut vraiment facile à trouver, aucune fille ne touchait au buffet et franchement, il ne faisait aucun doute que le chef des Riffle Bullets c'était jeté dessus comme un affamé.

Le jeune homme alla glisser quelques mots à l'oreille de son général qui partit alerter ceux qui étaient encore net, autant laissez les autres se remplir la panse tant qu'il le veuille, ça fera moins de poison pour les autres. Affichant un sourire, le borgne observa de son œil valide la chef des Orchids, qu'allait-elle faire ensuite ? La regardant intensément, son regard allait du banquet à elle, lui signalant qu'il avait comprit. Ce tournant alors vers la salle, Matthiew se dirigea vers la personne qui les avaient invités. Miss Edelweiss était radieuse ce soir, un ange ignorant tout de ce qu'il se passait dans son dos... Ce n'était pas grave, affichant un large sourire, le chef s'approcha.

«  C'est une belle soirée, ma chère Ancolie, vous êtes tout aussi magnifique dans votre robe. Je m'excuse de ne pas avoir pu assister à ton discours, mais j'ai été quelque peu retardé par une affaire d'habits, faire original parmi tout ces costards ennuyants à mourir, n'est pas facile. »

Une nouvelle musique retentit, la soirée ne faisait que commencer et les danses s’enchaînaient il allait maintenant falloir se mêler à la foule... S'inclinant légèrement face à elle, il tendit une main à la jeune femme

« M'accorderiez-vous cette danse ? »

Autant s'amuser un peu, il avait beau eu observer, il ne savait pas comment se passerait la suite des événements alors maintenant il ne pouvait qu'attendre, les événements devaient encore ce préciser avant que les choses commencent réellement, mais surtout, il avait oublier de prévenir Dev' de la probabilité de poison, sans lui ce serait un peu plus compliqué, mais bon même s'il l'avait sût, il serait sûrement tomber dans le panneau.. Enfin bref, aucun regret, il attendait la réponse de la chef des White Flat.

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Lily Madson
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Lun 24 Sep - 21:07

Chef des white flat


Marchant d’un bon pas, je cours presque. Etant loin du bruit, des violons, des danses, des invités je ne sais pas du ce qui se passe là bas. J’espère simplement que ce n’est pas déjà la guerre. Avançant prudemment, le moindre bruit, le moindre froissement m’arrête. J’arrête de respirer, tend l’oreille, ne bouges plus d’un pouce. Juste les battements de mon cœur semblent vouloir rompre le silence des couloirs sombres.

« -Allons ma grande arrête de psy coter, ils sont tous au bal. »

Reprenant mon chemin, je connais par cœur le chemin, je l’ai fait tellement de fois ces derniers jours que je serais même capable de le faire les yeux fermés. Si je n’avais pas une mission en cours je suis sure que j’en étonnerais plus d’un ! Mais l’heure n’est pas à la rigolade. Je dois accomplir ma mission pour le bien de tous.
Mais que nous arrivera-t-il après ? Les autres groupes ne sont pas idiots et le retour sera dur pour nous. Pendant plusieurs jours nous aurons intérêt à frôler les murs. Nôtre cote de popularité n’est déjà pas bien haute mais là se sera pire que tout.
Et pourquoi depuis tout à l’heure le visage de ma sœur m’obsède ? Son sourire, puis le sang. Son visage rieur, les corps inertes des mes parents. Est-ce un mauvais présage ? Une mise en garde ? O u ce phénomène assez étrange qui arrive aux jumeaux. Ils peuvent vivre ou ressentir les souvenirs de l’un et de l’autre. Ma sœur à t’elle un jour pu se retrouver dans une situation similaire ? En recherche de drogue, d’argent ou bien d’aide… Une aide que je n’ai pu lui donner.
Inconsciemment je m’étais mise à courir. Les yeux remplis de larmes, je cours pour échapper à toutes ces questions auxquels je n’ai aucune réponse. Et j’en aurais peut être jamais… Arrivé à la porte de la salle tant recherché, je me jette contre elle. Le cœur battant, le souffle cour, je reste là à reprendre mes esprits car je suis là pour une bonne raison ! Je ne veux plus voire le sang coulé. Bien sur c’est une chose tout bonnement impossible mais je ne veux pas être spectatrice d’un nouveau massacre. La prochaine fois que j’assisterais à cette pluie rouge pourpre, je serais actrice et jouerais contre ma sœur ! Reprise par un feu de courage, j’enlève une de mes barrettes qui retiennent mes cheveux. La glisse dans la serrure er la fait jouer dans celle-ci. La porte s’ouvre.

« -Parfait ! »


Entrant dans la pièce, je me dirige vers l’objet de toutes mes convoitises.

« -Je n’ai plus de temps à perdre ! »

Je m'empare d'une petite cloche et la secoue énergiquement. Un autre White Flats caché dans l'ombre va lâcher des colombes blanches. Pas mal comme message de paix? Bref. Aux pattes de ces petites bêtes a été attaché de fin tissu de couleurs pâles, juste histoire de détourner l'attention des invités du bal. Un peu comme des illusionnistes. Et en continuant sur ce même thème les White Flats restés au bal glisseront le hall dans le noir magie. Je regarde derrière moi en direction de la sortie.

« -Maintenant c’est à vous de jouer les White Flats… »

Prenant le temps de refermer la porte, je me mets à courir vers mon prochain positionnement, en espérant que tout se passera bien pour les autres.

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Marilyn Brandon
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Mer 26 Sep - 12:46

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Du haut de son perchoir, le regard de la chef des Tulips ne cessait de passer et repasser sur les visages et les mouvements de chaque membre de cette joyeuse assemblée. Son sourire narquois ne tarde pas a lui revenir quand Mary-Jane entame une danse avec le chef Devlin, et que Matthew commence à faire de même avec Ancolie. Les voyant tous s'amuser ainsi, amis et ennemis, elle sent son ventre se nouer, de l'anxiété, du regret, de la jalousie? Elle ne se sentait pas à sa place dans ce genre d’événements, peut-être devrait-elle faire de même avec le petit Denshell, qui reste seul et méfiant dans son coin, ou le jeune Aiden? Se surprenant à rejeter sa nature solitaire, elle se mit à descendre l'escalier, tout en continuant son observation, finissant par remarquer qu'aucun des Dark Guns n'avaient encore touché au buffet. Ne laissant rien transparaître extérieurement, elle sentit néanmoins son sang battre de plus en plus fort à ses tempes. Un regard adressé à Mary-Jane pour lui faire comprendre que tout ne se déroulerait pas comme prévu. Après cela, elle va s'adresser à Mindy, toujours dansante sur la piste, à Abigail, puis aux autres Tulips. Leur glissant le mot a chacune d'elles.

« Il serait temps d'aller manger un morceau, non? »

Elle savait bien sur que le banquet était drogué, cependant, ce dernier avait un avantage stratégique. Sous les tables avaient été cachées par ses soins quelques armes si les choses s'envenimaient. Comme les Flick Knives et les Riffles Bullets semblaient se méfier, il fallait être prête à tout.
La voilà donc revenue, naturelle, parmi cette foule bruyante, elle commence à traîner près du buffet, ses pas la guidant peu à peu vers un des Riffle Bullets. Denshell Whipper. Contrairement à elle et comme la plupart des autres gens présents, un costume chic rendait bien mieux sur lui -même si son air de sale gamin arrogant était toujours bien présent-, si l'on compare a l'effet comique que produisait l'association Marilyn Brandon – Robe blanche a froufrous. S'ajouter ainsi au monde de Denshell ne plairait peut-être pas à sa hautaine personne. Enfin, n'était-ce pas normal dans ce genre de situation que les solitaires finissent par se ressembler?

« Salut! La soirée est-elle au goût de sa majesté? »

Il y avait une ironie flagrante dans la voix de Marilyn, mais elle ne se voulait pas insultante. Elle savait Denshell hautain, même un compliment teinté de sarcasme était capable de flatter l’orgueil du garçon. De toute façon, elle n'était pas là pour chercher la bagarre -pas encore-, elle n'allait pas non plus remettre sur le tapis l'épisode peu glorieux qu'il avait vécu à l'infirmerie en compagnie de Mindy. Ah, haha, quelle rigolade ç'avait été quand la blondinette avait fièrement fait son rapport aux Tulips. En y repensant, un sourire presque serein s'afficha sur le visage de Marilyn, la faisant presque paraître comme une jeune femme normale si ce bandeau cache-œil ne barrait pas son visage. Tout s'était si bien passé, pourquoi est-ce qu'elle s'inquiétait ainsi alors que les Black Roses avaient une longueur d'avance?

« J'suppose que je devrais dire que c'costume te va pas trop mal... T'as été forcé à l'enfiler, toi aussi? »

Comme elle savait le jeune homme a ses côtés peu loquace, Marilyn alimentait, l'air de rien, la conversation. Elle n'eut pas le temps d'être à court de sujets, cependant, car son regard comme celui de tous les invités fut attiré par un lâché de colombes impromptu dans la salle de bal. Les oiseaux continuèrent à roucouler, tournoyer dans les airs sans pourvoir en sortir, et comme par magie, les lumières de la salle s’éteignirent toutes d'un même coup. La confusion commença à gagner la salle, ça se bousculait, cherchait on ne sait quoi dans le noir. Qui avait pu? Les colombes avaient été lâchées de manière trop ordonnée pour que ce tour ait été planifié de manière spontanée. Les seuls ayant pu préparer cela sans se faire remarquer, comme si ils avaient fait partie du décor : les White Flats. Bien sûr, il était pour eux hors de question que ce bal soit gâché par les idées mirobolantes de revanche des Black Roses.

Marilyn évita de bouger pour ne pas se perdre dans la cohue, en attendant que l'orage passe, et profitant de la pénombre, elle se glissa sous la table et commença à récupérer les armes qu'elle avait caché dans des boites clouées dans le bois, qui passaient inaperçues au simple coup d'oeil. Elle fut satisfaite de constater que quelques Tulips avaient eu la même présence d'esprit qu'elle et put ainsi distribuer l'artillerie. Elle ressortit de sous la buffet au cœur du tumulte, pour se mêler à nouveau au monde. Ses yeux désormais mieux habitués au noir, elle chercha les têtes connues du regard, à savoir, les autres chefs, ils fallait les avoir à l’œil eux pour ne pas qu'il tentent quoi que ce soit avant elle. C'est alors qu'elle se heurta à un de ses visages. Ancolie Edelweiss. Quel heureux hasard. Un sourire dangereux, composé de colère et de satisfaction se mit à apparaître sous son nez. Saisissant le poignet de la chef des White Flats, elle lui glissa quelques mots sur uin ton menaçant, pour l'avertir qu'elle l'avait devinée derrière l'extinction des feux.

« On dirait que t'as pas chômé en organisant ce bal, Ancolie! Alors, ce noir, c'est pour quoi? On attend une pièce montée? Je me demande bien ce qu'il va en sortir! »

Puis Marilyn se mêla à nouveau à la foule, rassemblant peu à peu les autres Tulips autour d'elle.
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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Ven 28 Sep - 10:33

Chef des riffle bullets


Sérieux ? Si on lui avait dit qu‘il y aurait autant de filles ce soir il aurais prit une tapette à mouche géante et un filet à papillon. Il ne savait plus vraiment ou donner de la tête. Et que ça glousse, et que ça frétille, et que ça…quoi ? Un poids sur sa main le fit reprendre le cour de la réalité. Allons bon si on ne peut même plus profiter du spectacle bien tranquillement. Devlin tourne la tête et là son esprit fait un vol planée jusque dans les hautes sphères enneigées de l’ univers. Faut il vraiment qu‘elle soit en manque de compagnie pour que Mary-Jane vienne vers lui avec son décolleté pigeonnant ? C‘est quoi la suite du plan, elle l‘entraine dans un coin sombre pour le violer ? Ha non ça c‘est lui…N’inversons pas encore les rôles. Bon dieu qu’il faisait chaud. Entre son costard trop serré et cette impression étrange de chaleur la tête de Devlin tournoyait à plus de cent à l’heure, c’est dire si elle n’était pas habituée à une telle vitesse.

Entrainé sur la piste de danse comme un vulgaire pantin il la laissa faire. Ce n’était pas tous les jours qu’il pouvait profiter de la vue plongeante sur certaines parties de ce corps si menu. La musique commencée un nouveau refrain, elle se colla à lui. C’est bon Devlin pouvait presque mourir. On dit bien presque parce que s’il voulait vraiment mourir maintenant il faudrait qu’il fasse aussi un petit saut par Ancolie histoire de faire le tour. Marilyn c’était déjà fait et d’ailleurs il en gardé encore quelque pansements, en particulier à la main droite là où la balle c’était frayé un chemin entre l’air libre et sa chair si délicate. Il réprima un grognement quand sa cavalière posa sa main dessus. Une danse, une autre, encore et toujours…qui aurait dit qu’il sache si bien danser ? Hé oui mais il était plein de surprise le petit pote Devlin ! Faut pas croire mais les rares bals où il avait accepté de mettre les pieds avec ses parents avaient eut un effet positif sur son manque total de manière et d’élégance. Pour une fois il se comportait en presque gentlemen. Il remarqua l’arrivée de Matthiew, bon dernier et pourtant tellement élégant. Ha oui cela devait être la raison de son retard. Pire qu’une fille.

« Mouais on va dire ça…si tu parles de cette grande mascarade ou tout le monde se fait des sourires et des coucous de la main alors que y a pas deux heures ils en étaient encore à se taper dessus à coup de burin oui c’est un bonne soirée. On va dire que ça change un peu de l‘ordinaire. Même si personnellement j‘aurais préféré un combat dans la boue. Tu voudrais pas aller dehors histoire d‘en faire un avec moi ?»

Il plaisante bien sûr. Quoique le connaissant rien n’est moins sûr. Autour d’eux les danseurs faisaient la paire, il crut même percevoir quelques Rifle en train de draguer leurs compagnes de danses. Elles avaient dit sous la menace ou quoi ? Voila que Matt’ aussi joue le jeu en invitant Ancolie à danser. Ho non c’est trop mignon. D’un geste ample il fait tourner Mary-Jane sur elle-même, admirant au passage les effets chatoyants de sa robe de bal, son sourire crocodilien s’agrandit davantage. La chaleur qu’il ressent depuis un bon moment réveille ses appétits le plus pervers et ses idées les plus sanglantes. Voir cette si jolie robe tachée de sang frais n’est plus une simple envie, c’est devenu une obsession. Pourtant il doit se calmer. Malgré lui ses gestes sont devenus plus brusques et ses yeux trahissent cette soudaine envie d’éventrer tout ce qui trouvent à sa portée. Pourquoi a t’il si chaud déjà ? Un bruit de clochette résonne dans la salle, la musique s’arrête brusquement et voila qu’un troupeau de pigeon traversent la salle. Ha non pardon des colombes. Ouais c’est ça. Ce genre de volatiles qui symbolisent la paix. La bonne blague.

Et puis là c’est quand même fortiche. On n’y voit plus rien. Le noir se fait sur la salle. C’est quoi encore que cette mauvaise surprise ? Enfin ce n’est pas pour lui déplaire totalement parce qu’au moins il peut enlever sa cravate et la jeter dans un coin sans que personne ne se casse la figure dessus. Enfin un peu d’air. C’est tout juste s’il n’enlève pas sa veste aussi. En tout cas ses mains elles savent parfaitement où aller puisqu’elles ont fait leur chemin directement vers les courbes délicates de l’Orchid. Ha ben oui, chassez le naturel il revient au galop.

« Ha ? C’est maintenant que ça vire à l’orgie ? »

Ne prends pas tes rêves pour des réalités Devlin…et même si tes mimines ne sont pas vraiment à leur place habituelles il serait de bon ton de ne pas oublier sur qui elles sont posées.

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Jayce Taylor
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Ven 28 Sep - 17:16

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Honnêtement, Jayce ne savait plus trop où donner de la tête. Ce bal avait une organisation qui, il n'en doutait pas, était très... organisée, l'événement étant planifié depuis longtemps, il devait sans aucun doute y avoir des filets de secours un peu partout, mais lui, il ne savait plus vraiment quoi penser. Pourquoi essayer de perturber ce bal, déjà... ? Il se souvenait qu'Ancolie lui avait parlé un peu d'un événement qui surgirait à un moment où à un autre dans la salle. N'était-ce pas pour cela qu'il montait la garde, d'ailleurs ? Quoi que, il se souvenait que dans ses instructions, il devrait attendre un 'top départ'. Bon, eh bien ne restait plus qu'à attendre pour ce top. En attendant, il ne devrait pas attirer l'attention, ainsi comme il se trouvait. N'était-il pas le simple Jayce Taylor ? L'homme pacifiste que les gens ignorent ? Il n'était reconnaissable physiquement que grâce à son manteau rouge criard et fortement allongé. Cet ornement vestimentaire disparu, le jeune homme ressemblait à plus ou moins n'importe quel autre jeune homme dans le White Flat ou même tout le Pensionnat. Donc, personne ne devrait faire attention à lui. Pas de danse ce soir. Pas de buffet. Pas de jolie demoiselle à inviter. Pas de festivités. La musique résonnait dans ses oreilles, alors qu'il tentait par un procédé connu de lui seul, de devenir subitement sourd. C'était stupide, n'est ce pas ? Il ne pouvait pas devenir sourd ainsi. Mais même si la musique atteignait ses oreilles, il ne bougeait pas. Il fallait que quelqu'un ne s'amuse pas dans cette soirée, parce que c'était toujours le cas, non ? Le malheur des uns ne fait-il pas le bonheur des autres ? Si son malheur contribuait au bonheur des personnes présentes dans ce bal, alors son malheur n'en serait pas un. Paradoxale pensée qu'il appliquait avec ferveur. Non, il n'irait pas papoter et blaguer avec Ancolie sur les différentes manières étranges de danser. Non il ne se moquerait pas, même gentiment, du retard du chef des Flick Knives, pas encore présent à la réception. Non, il n'irait pas goûter un de ces délicieux condiments qui étaient disponibles au buffet. Tout ça, c'était interdit pour ce soir. Interdit de s'amuser. Il fallait être alerte.

Alors pourquoi, pourquoi fallait-il que ce soit à ce moment précis que Mary-Jane Kins se montre devant le jeune homme, frôlant ses pieds avec sa robe de blanc nacrée ? Pourquoi juste maintenant, mademoiselle Kins ? Pourquoi, juste alors qu'il avait décidé fermement de ne pas profiter de la soirée ? Injuste. Injuste.

Remarque, pour être tout à fait honnête, Jayce n'avait pas reconnu Mary-Jane de prime abord. Pas parce qu'elle avait vraiment changé, ou quoi que ce soit du genre, mais plus parce que Mademoiselle Kins irradiait d'une aura incroyable. Il n'avait pas cru que c'était la chef des Orchids en premier lieu, il avait vraiment pensé qu'il s'agissait d'un ange descendu du ciel. Cette lumière, cette blancheur, cette innocence, le tout avec ce visage si merveilleux et cette expression de froide politesse qui tranchait avec le ton doux et blanc de la robe... Pourquoi ? Pourquoi était-elle encore plus belle ce soir là que les autres jours ? Et d'ailleurs, ça n'aurait même pas dût être possible qu'elle soit encore plus belle, tiens. Interdit. C'est mauvais pour le cœur des blonds sans cervelle.

Jayce faisait de son mieux. Il ne la regardait pas. Son iris bleu-vert essayait d'esquiver au mieux la vue de Mary-Jane, pour ne pas lui emballer le cœur trop rapidement. Hélas, trois fois hélas, le destin en décida autrement. Le destin ou Mary-Jane en elle même. Elle se rapprocha de lui, sa robe avait frôlé les pieds de Jayce. Le parfum s'était répandu dans les narines du jeune homme. Jayce n'avait pas goûté au buffet. Il ignorait que dans cette table se trouvait un poison qui pouvait avoir des effets sans doute narcoleptiques. S'il en avait mangé, sans doute qu'il se serait tout de même trouvé en possession d'assez de moyens pour résister. Mais il venait d'être victime d'un poison bien plus terrible. Le parfum de Mary-Jane Kins. A l'instant même où ce parfum vint lui titiller les narines, le jeune homme vacilla. Ce fut sans doute ce vacillement qui conduisit au pseudo-contact entre la chef des Orchids et lui même. Il avait envie de dormir. S'effondrer par terre, avec juste le souvenir de cette odeur pour lui tenir compagnie. Interdit, oui ! Interdit d'être aussi magnifique et interdiction aussi de porter un parfum aussi efficace ! Il se sentait presque coupable d'en avoir respiré maintenant, tiens...

Alors qu'elle se tournait vers lui, la chef des orchidées se courba doucement, hochant la tête dans une simple et minuscule révérence, comme pour s'excuser d'être aussi ensorcelante. Ah bah ça lui allait bien de s'excuser maintenant, alors qu'il était sur le point de s'écrouler, tiens ! La suite fut qu'elle élevait la voix, en montrant ses plus beaux atouts et en laissant une superbe vue sur le corset qui faisait ressortir la poitrine divine de la jeune femme. Mais alors qu'elle montrait ces 'atouts', cette poitrine qui en aurait fait fantasmé sans doute plus d'un, Jayce était perdu. Cette voix. Ces yeux. Pourquoi ? Pourquoi est ce que tant de beauté était concentré en une seule personne ? Il n'en pouvait plus. Toutes ces femmes étaient belles autour de lui. Mais Mary-Jane, elle avait quelque chose de plus. Peut être que si une autre avait frôlé ses pieds, lui avait fait respiré un peu de parfum, lui avait montré un peu plus de poitrine, alors peut être qu'il aurait faillit s'effondrer aux pieds d'une autre. Mais ce regard, ces yeux qui le fixaient avec une froideur polie, mais malgré tout apaisante, ce contraste avec le blanc que le jeune homme trouvait presque chaleureux.... Ceci en était trop pour lui. Et alors que Mary-Jane lui demanda, tout simplement, comme il allait, Jayce n'arriva pas à se retenir.

Une larme perla sur sa joue alors qu'il répondait, tentant de garder un visage aussi sérieux que possible et un sourire de convenance.

« Je ne peux aller que bien en votre présence, Mademoiselle Kins.
Répondit-il d'abord en clignant des yeux pour essayer de chasser les sœurs de la larme évadée qui commençait déjà à tomber au sol. Cette soirée est presque aussi sublime que vous. »

Doucement. Doucement, Jayce. Ne fait pas l'idiot. N'importe quel abruti comprendrait rapidement le manège de l'Orchid, n'est ce pas ? Elle essayait de le distraire, d'agir pour le bien de son clan. Même Jayce l'avait comprit. Et pourtant... Pourtant son cœur battait fortement, et il était heureux. Heureux qu'elle lui accorde de l'attention, heureux qu'il puisse la voir ainsi. Il déglutit discrètement, avant de poursuivre.

« Vous êtes.... Ah, je ne trouve pas de mot pour vous décrire ce soir. Je vous inviterais bien à danser, si je n'étais pas certain de faire pâle figure. Ce serait comme si une tâche vous demandait de bien vouloir la laisser se coller sur votre robe. »

Il savait qu'elle pouvait peut être le prendre mal. Elle qui prônait la grandeur d'âme au delà de la grandeur de naissance, Jayce se doutait qu'elle pourrait peut être mal prendre et mal comprendre sa dernière réflexion. Pourtant, c'était évident. Lui, vêtu comme un simple serveur, manquant de s'effondrer à la simple vue d'une femme en robe blanche, danser avec Mary-Jane Kins ? Il n'était même pas un chef, même pas un invité. Juste.... Quelqu'un à qui on demandait de servir le champagne, sans doute. Il n'aurait fait que piétiner la réputation de Mary-Jane en l'invitant. Il aurait piétiné celle de n'importe qui, d'ailleurs. Que ce soit Ancolie ou même Marilyn Brandon qui, étrangement, était elle aussi extrêmement belle ce soir.

Des gens sont morts pour avoir vu pareille beauté, Mademoiselle Kins. Mais pas lui. Jayce était contre la mort. Il ne mourrait pas. Déterminé à ne pas flancher, le jeune homme réussit à tenir jusqu'à ce que Mary-Jane finisse par se lasser et parti danser avec le chef des Rifle Bullets. Le jeune pacifiste ne sût que penser. Était il content que la chef des Orchids ne lui impose plus une pareille présence ? Était il malheureux de ne plus pouvoir discuter avec elle ? Pour un court instant, le doute et la colère s'installèrent dans l'esprit de Jayce, alors que Devlin Miller faisait tourner Mary-Jane. Et des colombes volèrent. Mister Taylor se calma un peu, avant de se rendre compte d'une chose : la pièce était maintenant plongée dans l'obscurité et Ancolie s'était faite approcher quelques minutes plus tôt par le chef des Flick Knives. Ce noir... Cette incompréhension de la part de beaucoup d'invités... Tout cela ne pouvait dire qu'une chose :

Les plombs ont sauté, c'est une simple coïncidence.

Ou pas. Bon, mieux valait attendre le top départ d'Ancolie, tiens. C'était plus intelligent.

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Mary-Jane Kins
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Sam 29 Sep - 7:37

Chef des the Orchids


Mary-Jane avait beau être concentré sur sa mission, l'idée d'avoir quitté Jayce aussi brutalement et sans plus d'explication la tourmentèrent un peu. Après tout, elle aurait bien préféré discuter un peu plus avec lui plutôt que de subir le regard sanguinaire du chef des Rifle Bullets. Un chose était sur, son décolleté faisait des ravages. Toutefois, Devlin Miller était de plus en plus surprenant, il savait danser ! Et quand je dit danser je ne parle pas d'un simple danseur. Il aurait presque été aussi gracieux que Mary-Jane. Cependant les surprises ne s'arrêtaient pas là... Mary-J. tentait de repérer les armes sur le corps de Devlin, après tout, le chef des Rifle Bullets n'était pas du genre à les laisser à la vue, quand il fallait entrer dans un bal, surveillé par le directeur Keystone. C'est là que la jeune femme eu a faire à un dilemme saisissant. Lors de la seconde danse toujours un peu plus proche de l'immonde personnage, la chef des Orchids sentit les canon de deux fusils, ainsi que les crosses. Le problème c'était le lieu ! Il n'y avait vraiment qu'un être aussi pervers que Devlin Miller pour cacher deux fusils dans son caleçon... En tant que Lady, la jeune femme n'aurait jamais pu approcher ce genre d'endroit de ses mains, mais avant d'être une Lady, Mary-Jane était la chef des Orchids et ce soir, le premier à devoir être désarmé c'était bien entendu le chef des Rifle Bullets, alias ennemis juré du moment pour Marilyn Brandon. Les Black Roses avaient promis de se protéger mutuellement pendant le bal, il était donc impensable de pouvoir laisser une arme à Devlin. Mary-jae commençait à étudier le façon de danser de son partenaire avec l'intention de lui soutirer discrètement les armes. Seulement ce n'était pas aussi simple, il fallait déjà lui enlever son pantalon... Mais ce dernier fit une proposition qui sonnait comme une solution dans l'esprit de la jeune femme. Il fallait savoir oublier sa fierté de temps en temps.

Mouais on va dire ça…si tu parles de cette grande mascarade ou tout le monde se fait des sourires et des coucous de la main alors que y a pas deux heures ils en étaient encore à se taper dessus à coup de burin oui c’est un bonne soirée. On va dire que ça change un peu de l‘ordinaire. Même si personnellement j‘aurais préféré un combat dans la boue. Tu voudrais pas aller dehors histoire d‘en faire un avec moi ?

Se battre ? Peut-être pas, mais pourquoi pas jouer un petit peu tous les deux ? Les salles de classe ne sont pas loin.

Mary-Jane avait déposé sa main dans les cheveux du jeune homme, histoire qu'il n'est aucun doute possible sur sa demande. Après tout, un Rifle Bullets n'était pas toujours une lumière quand une fille lui faisait des avances. Et oui ! Mary-Jane n'avait pas trouvé mieux... Mais les surprises ne s'arrêtèrent pas là ! Une nuée de colombe traversa la salle. Les White Flat avait donc aussi prévue quelque chose... Puis d'un coup toutes les lampes à huiles de la pièce s'éteignirent. Mary-Jane ne voyait plus rien, cela faisait déjà un moment que la nuit était tombé, la seule clarté de la lune pouvait aider. Toutefois, la jeune femme senti autour d'elle des mains baladeuses. Devlin avait sans doute comprit le principe de l'invitation, mais pas le fond. Il ne s'agissait pas de faire ça en publique, mais pusqu'il y tenait. Mary-Jane embrasse le jeune homme combattant le peu de fierté qu'il lui restait. Et puis zut, personne ne la verrait ! C'est alors qu'elle commença à déboutonner le pantalon du jeune homme. Le moment fatidique était proche. Puis mettant ses mains sur le torse du chef des Rifle Bullets, Mary-J. faisait mine de lui offrir une gâterie. Enfin fallait pas rêver non plus. Elle s'empara des deux armes, puis dans la précipitation commença à courir dans le noir, aveugle elle renversa plusieurs personne, et fini par tomber à terre. Sa robe blanche, ne l'était plus vraiment, mais plus que tout, c'est une certaine peur qui la guidait, Mary-Jane venait de voler les armes de Devlin, comment aurait-elle pu rester calme devant la menace. C'est alors qu'elle reconnu la voix de Marilyn à deux pas d'elle. La chef des Orchids se relava rapidement. Il fallait qu'elle se débarrasse au plus vite de ces armes.

Marilyn ! Je suis là, j'ai ce que tu veux, prend-les.

Mary-J. les lui donna, il semblait que Marilyn avait une meilleure vie qu'elle dans l'obscurité. Puis, cette fois la chef des Orchids tente de se cacher de se faire discrète. Elle arriva jusqu'à un mur qu'elle longea, jusqu'à trouver la porte qui menait aux classes. Elle s'accroupi et observa le peu qu'elle pu voir.


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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Sam 29 Sep - 14:55

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N'a-t-on jamais fait ce rêve ? N'a-t-on jamais espéré, nous, jeunes filles, d'un tel moment ? Ne nous sommes-nous jamais vues dans ces beaux vêtements dentelés ? N'avons-nous jamais essayé les robes de nos mères, à leur insu ? N'avons-nous jamais désiré la main d'un cavalier ? Dans un décor bariolé, sous les chaudes lumières, la musique nous montant à la tête, n'avons-nous pas vu nos pas s'envoler ? Tant d'illusions enfantines. Tant d'espoir irréel. Tant de sottises pour se retrouver un jour dans cet endroit fabuleux. Endroit pourtant miné. Miné de vils secrets, d'esprits perfides. Oh oui il est là le grand soir, seulement n'est-il pas un peu trop réel ? Ne colle-t-il pas un peu trop au caractère humain ? Ne nous rappelle-t-il pas cette guerre ? Pour couronner le tout, ne l'avons-nous pas créé ? Je hais ce poids, lourd sur mes épaules. Je hais cette agonie rongeant mon coeur. Cette honte d'avoir accepté pareille bêtise si facilement. J'aurais pu appeler, donner ce fardeau à la première personne croisant ma route. Mais l'orgueil fut tel que les questions s'atténuèrent, laissant place aux actes. Je ne regrette certes pas cette charmante soirée. Seulement sa suite.

J'ai chaud, horriblement chaud. Ma tête me fait affreusement mal. Et pourtant, je continue de tourner. Comme dans un rêve, je vois les visages défilés, leurs sourires m'approcher, mais je ne remarque rien. Si le film avait été inventé, j'aurais l'impression d'être assise sur le canapé. Mes cheveux volent cependant, ma robe se froisse. Je change de partenaire, j'en oublie la mission, les petites préparations de nos colocataires. Un instant, juste, je les imagine chercher dans les yeux de leurs voisins, une étincelle, celle qui leur révélera les dangereuses manigances. Je ris, il faut être sacrément suspicieux pour poursuivre pareil but dans telle fête.

Je sors, doucement de la scène. Une fois en dehors du troupeau, je souffle, remettant mon serre-tête. Je souris. Mon dieu que c'est fatiguant de bouger ainsi ! Et en regardant autour de moi, j'en vois qui n'ose pas se prêter à ce dur sport. Je place mes mains sur mes hanches, les dévisagent tour à tour. Mon regard sonne comme un doux reproche pour chacun d'eux. Je croise le regard de Mary-Jane parlant avec Jayce. Marilyn, Denshell et Devlin, en bon asociale, restaient contre les murs. Je soupire, allons donc en inviter un. Je démarre lentement, joyeusement, m'arrête soudain. Mary-Jane vient d'invité le Chaperon en costard. Je ris, j'aimerais les voir danser. Oubliant la possibilité de tendre la main au prochain, je regarde le parquet. C'est à ce moment, bizarrement qu'une joie éclate en moi. Quand mes pupilles traverse cette foule enjouée, je ressens une puissante envie de fondre en larmes. En larmes fières, triomphantes, heureuses.

Je me retourne vivement. Matthiew... Enfin ! Je rougis joyeusement face aux compliments. Ris de l'orgueil du bon Flick Knife. Marque cependant une moue d'étonnement sous le vouvoiement. Drôle de manière d'aborder une jeune camarade. Mais bon, ne faisons pas attendre l'éloge, tu en serais outré.

- Il est vrai que vous êtes tout à fait splendide.

Je souris un peu plus à ta demande, prend ta main et t'entraîne impatiente dans la foule, une nouvelle mélodie venant de commencer. Une main sur ton épaule, l'autre dans sur ta paume et le jeu commence. Comment rendre une gamine plus heureuse ? Messieurs, rien n'est aussi simple. En bonne danseuse, je ne quitte pas ton regard. Il serait dommage de perdre une goutte de tes expressions. Outre tes yeux, je sens ta main crispée, je souris. Je doute qu'un jeune homme comme toi ne sache pas danser au point d'être si mal à l'aise.

- Je vous félicite pour vos talents de danseur, mais la tourmente bloque un peu vos mouvements, je me trompe ?

Sous ce reproche dissimuler, nous continuons de tourner. Je ne veux plus m'arrêter, j'aimerais que cette soirée dure toujours plus longtemps, j'aimerais que notre intervention n'aie pas lieu, que les autres se tiendront tranquilles. J'espère tellement que mon corps se raidit à son tour. Comme un pressentiment que je chasse rapidement de mes pensées. Je colle soudain mon front sur ton torse, fatiguée par cette imprévisible peur. Je ferme quelques secondes mes paupières. Des souffles étonnés me firent lever la tête. Mon cœur s'étreint, je serre plus fort ta main. La nuit prend possession de la salle. Nous nous arrêtons, je baisse à nouveau la tête. Puis, je te lâche, recule un peu. La fête est maintenant terminée. Je pense un instant.

Une main stoppe ma réflexion. Ma chère amie, tes mots se font suintant. Comme-ci ce moment interdit avait transformé mon humeur, je te réponds. D'une voix moqueuse.

- Ma chère Marilyn, tu n'as donc rien compris. Vous êtes, ce soir, les acteurs d'une bien drôle d'histoire. Je te laisse en deviner le dénouement.

Sur ces mots je me détache de ton emprise, glisse dans la pénombre. Les White Flats devraient déjà avoir disparus. Ne restent plus que les principaux concernés. Je me dirige vers la sortie, en prenant soin de croiser Jayce. Je lui pause une main sur l'épaule, la presse doucement. Dans un sourire imperceptible, je te glisse quelques mots.

- Un peu tôt tu ne trouves-pas ? J'aurais dû t'inviter à danser. Mais le jeu n'est pas terminé, n'est-ce pas ? Amuse-toi bien Jayce !

Dans un joyeux rire, je gagne les couloirs eux aussi sombres. J'attends donc calmement la venue de mes invités.

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Mindy Fusten
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Sam 29 Sep - 22:54

The Tulips



Tourner, tourner, jusqu’à en avoir le tournis.
Personne ne la remarquait sur cette piste, pourtant elle était là, presque au centre. Elle dansait, tournait comme une petite fée, une jolie petite fée. Elle avait l’air ailleurs, dans un autre monde, si loin que personne ne pouvait se douter de ses pensées. Parce que c’est grand yeux bleu, eux étaient bel et bien là, sur cette piste à Observer les faits et gestes de chacun.

Oui, elle avait vu la Belle Orchids danser avec le Grand Méchant Loups, d’ailleurs elle trouvait cette scène incroyablement drôle, et pour le coup plus qu’original. On pouvait voir le regard du grand blond se perdre dans le décolleté de la belle. Mais le plus incroyable c’est qu’il savait danser, il danser tel qu’on aurait pu le confondre avec un parfait Gentleman si seulement ces mains n’étaient pas aussi baladeuses.
En parlant de Gentleman, un peu plus loin il y avait Matthiew, dans son magnifique habille de nuit qui lui allait si bien et a son bras, pas des moindre, la jeune Ancolie. Elle avait l’air si heureuse a tournoyé avec ce jolie garçon, comme si le temps pour elle c’était arrêté. Mindy s’arrêta de danser, elle se sentait mal, comme si quelque chose en elle aurait voulu à cet instant devenir autre, c’était de la jalousie. Oui, elle aurait voulu qu’une main se tende vers elle, pendant ce court instant elle se sentait extrêmement seul.
Mais son regard croisa celui du ténébreux Denshell, qui se tenait près du buffet, et à quelque centimètre Marilyn, cela lui rappela que ce soir n’était pas fait pour danser. Pourtant pendant une seconde elle avait eu comme envie d’inviter le sombre jeune homme dans une danse. Mais quelque chose l’avait tiré de ses rêves de petite fille, la pire chose qui aurait pu arriver.
Un lâché de Colombe, comment ont-il pu lâcher des stupides Piafs dans le hall ? Un Brouhaha s’installa dans le hall, ce genre de bruit incessant, qui vous prend la tête comme une belle gueule de bois. Mindy était agacé, qui avait pu faire ça et pourquoi ? Par elle élimination on pouvait deviner que c’était les Whites flats, mais pourquoi ? Car jamais elle aurait pensé qu’ils frapperaient en premier, mais dans quel but ? Et pour rendre cet instant plus insupportable, la lumière s’éteint, et la pénombre gagna la grande salle.
En quelques secondes, Mindy avait perdu le gout de la fête, du moins plus le même genre de fête. Sans réfléchir elle se dirigea au buffet, ou se tenait Marilyn. Puis d’un geste rapide elle prit un revolver, et quelques munitions. Mindy se sentait tellement mieux avec son arme, elle ne supportait pas son absence, elle dormait même avec, elle avait prouvé à l’infirmerie a qu’elle point elle l’aimait.

Mindy était prête à agir, à agir pour le groupe, ce soir elle voulait ne pas perdre, elle ne pouvait pas perdre. Mais tous les pions n’était pas en place, il fallait que tout soit parfait pour que le plan fonctionne. Sur ceux, elle fit mine de rien, en attendant un signe.
C’est alors qu’elle vit surgir à quelque pas d’elle, la chef des Orchids courir vers Marilyn. Et un pressentiment la gagna, et c’est d’un pas spontané qu’elle se dirigea vers Denshell, qui était non loin de là. Oui elle avait le pressentiment que le Riffle Bullets ne devait pas voir l’échange entre les deux chefs. Oui il fallait le distraire l’espace de quelques seconde. Elle se précipita vers lui, et lui glissa ces mots à l’oreille.

-« J’espère que tu n’as pas peur du noir. »

C’était court, mais suffisant. Suffisant, parce que la belle Orchids était déjà repartie.


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Denshell Whipper
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Dim 30 Sep - 10:09

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J'ai le tête qui tourne. Tourne. Tourne comme les ailes d'un hélicoptère. Un hélicoptère... Mélange entre un hélicon et un ptérodactyle, cet outil permet à toute personne de tourner, tourner, tourner... Hélicoptère... Hélicoptère... Beau mot ça ! Hélicoptère. Mes pupilles s'écarquillent. j'ai inventé un mot ! Un beau mot qui plus est ! Fier de moi, je me glisse dans un sourire béat qui me tiendra compagnie pendant un petit bout de temps malgré les personnes qui affluent à mes côtés. Des Tulips, tulips et encore des tulips. Elles doivent se sentir coupable de quelque chose envers moi ou je ne m'appelle plus Denshell Whipper ! Mais qu'ont-elles fait ? Elles ont du droguer le jus de cactus. J'étrangle un rire. Décidément, j'ai de drôles idées ce soir. Une Tulip capable de ce geste ? Impossible ! Tout simplement impossible. Mon rire se transforme en un gargouillis sonore. La reine des Tulips à mes côtés tente de se persuader de ma beauté en costume quand aux danseurs, ils me filent le tournis. J'irais bien tous leur foutre un pied dans les couilles, même aux damoiselles, pourquoi pas ? Mais la soirée se retrouve chamboulée par un lancer de superbes colombes en plein hall. En plein ciel.

"- C'est beau... C'est beau..."

Ces paroles m'échappent et le regard béat, je fixe la blancheur de leurs ailes qui disparaissent peu à peu de ma vision altérée. Mes yeux me font mal, ils piquent. Je lève ma main et touche leurs contours qui sont tristement humides. Je pleure. je pleure. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je pleure ? Pourquoi est-ce que les larmes qui coulent le long de mon visage m'écorchent la peau, me brûlent si violemment ? Pourquoi est-ce que je ressens à nouveau ce sentiment ? Ce sentiment de tristesse passagère que je déteste. Je le déteste. je le déteste.

Ils vont me voir. Ils vont les voir. Les gouttes. Ils vont les regarder et les montrer du doigt. "Denshell Whipper, le plus beau, le plus fort, le plus musclé de tous les Rifle, pleure. Il pleure !" Et ils riront. Ils riront avec éclat et leur bal sera égayé grâce à moi. "Merci Den', tu nous a bien fait marrer ce soir-là !" Toute ma scolarité, cela me suivra. toujours ! Toujours ! Que leur répondrais-je ? Que leur répondrais-je ?

M'en fout ! J'en ai rien a battre d'eux. J'en ai rien à battre merde ! Qu'est-ce que ça peut me faire ! Ils me connaissent pas. Ils savent rien de moi. Rien du tout. RIEN ! Alors, qu'ils se la ferment. Qu'ils se...

La lumière s'est éteinte. les colombes et leurs blanches ailes ont disparu. Le noir s'est allumé. Les danseurs ont cessés leur danse tourbillonnante et m'ont laissé respiré. Enfin. Je n'ai pas envi de réfléchir au pourquoi du comment. J'ai juste envie de laisser mes larmes couler comme une femmelette et le noir est parfait pour cela. Personne ne me verra, personne. Alors je continue. j'étrangle mes sanglots et dans les cris lâchés je pleure. Je me laisse aller et c'est bon. C'est bon jusqu'à ce que tu arrives. La même question me saisit alors. Pourquoi ? Tu es à côté de moi, je te sens, je te renifle malgré la morve qui dégouline de mon nez rougi par la tristesse. J'aimerais que tu te taises, que tu ne dises rien, que pas un mot ne sorte de tes lèvres. Alors ne dis-rien, je t'en prie. Tais-toi.

Tu ne m'as pas entendu. tant pis, je ne te répondrais pas. Je ne te répondrais pas. Pas à pas, je m'écarte du buffet et me dirige vers la porte de sortie en écrasant le plus de pieds et de mains possibles. Tu ne me suivras pas. Je ne t'écouterais pas. Je suis aussi silencieux qu'un tigre mais j'ai fermé mes oreilles. Grave erreur. C'est donc avec une grande surprise que je me cogne contre quelqu'un qui court avec rapidité. Je sens son pacifisme avec dégout. Qui est-il et que veut-il ? Il ne reste plus qu'à poser la question.

"- Tu veux te battre ?"

Je ne devrais pas dire ça avec ma tête qui joue à l'hélicoptère. Tant pis, c'est fait !

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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Mar 2 Oct - 21:53

Chef des riffle bullets


Pour un peu il en pleurerait. Comme quoi la vie ne se fiche pas toujours de vous. Bon d’accord c’est vrai qu’en matière de séduction il pouvait repasser, mais hé ! Quand ça porte ses fruits il n’allait pas faire la fine bouche en plus non ? Mine de rien il croyait vraiment qu’elle allait lui mettre un pain, ou bien que son pied allait rencontrer les parties sensibles, que sais je encore, après tout il n’était pas dans sa petite tête blonde. Quand les lumières c’étaient éteintes ses mains avaient filées comme des anguilles, plus fort que lui y a pas. Et loin de voir la demoiselle s’offusquer, crier au loup, le battre, lui renverser un pot de fleur sur la tête ou toute autres tentatives pour s’échapper de son emprise….ben non elle se colle à lui avant de lui plaquer un bon baiser en plein sur les lèvres. Si encore y avait eut que ça. Bon déjà le baiser c’était comment dire pas mal, il n’y avait rien à redire, ce n’était pas la même chose avec Marilyn ! La dernière fois qu’il avait fondu sur ses courbes gracieuses de garçon manqué et bien on avait tous vu comment ça c’était terminé, par du sang et des écorchures ainsi qu’une visite à l’infirmerie. Ouais et ben non faut croire que les Orchids avait le sang plus chaud que les Tulips. N’importe quoi…c’est comme si on lui disait que le petit pote Matt’ se baladait à demi à poil en braillant comme un veau tandis que lui restait bien au chaud avec une tasse de thé à la main en discutant des nouvelles tenues vestimentaires. Une autre dimension. Un monde imaginaire.

Oui mais là ce qu’il sentait était bel et bien réel. Et on peut dire que pour ce qui était du réalisme il n’en demandait pas tant que ça. C’est une chose de jouer avec une allumette mais quand celle ci vous échappe et se met à cramer le tapis…faut savoir assumer. Les lèvres fines de May-Jane collées encore au siennes si bien qu’il ne pensait plus vraiment à quoi que ce soit. Comme toujours remarque vu que son cerveau se mettait rarement en marche. Cependant les sensations elles sont bien présentes. Les petites mains de sa cavalière venaient fouiner dans des endroits qu’une lady devrait éviter de venir titiller. Allons allons Devlin un peu de pudeur que diable retiens toi ! Ha mais non alors si elle voulait jouer à ce jeu là avec lui qu’ils aillent d’abord dans un coin plus tranquille. Non pas qu’il soit de nature très pudique mais tout même, remarque la lumière était éteinte et personne ne semblait faire attention à eux, trop occupé qu’ils étaient tous à lever les yeux au ciel ou bien à glisser leurs bras autour de la taille des fragiles demoiselles.

Fragiles ? Mon œil ouais ! Il aurait dû voir le coup venir. Apres tout les Orchids comme les Knifes étaient réputées pour leur coup bas non ? Il avait bien sentit les petits doigts oui, mais pas là ou il aurait aimer qu’ils soit et la miss était trop rapide pour qu’il puisse la retenir. Elle avait pris ses flingues. SES flingues ! SES chouchous ! SES amis ! SES petits bébés ! Par bébés entendaient ici des calibres crachant la poudre a tout va et qui te perce un bide comme un moustique transperce ta peau en un rien de temps…Moui c’était une bonne image. Quoi qu’il en soit le voila disons…en caleçon et complètement démuni.

« Ha la sale petite salo… »

Devlin !

« Opette. Salopette… »

Autour de lui des regards un peu intrigués, faut dire que c’est pas non tous les jours qu’on peut voir Devlin comme ça. Le blondinet est soudain pris d’un fou rire, passant une main dans sa chevelure il remonte son pantalon et se tourne vers une pauvre et innocente victime. La chaleur, tout ça il n’en a plus rien a faire. Pourtant elle est toujours là. Il a toujours aussi chaud et sa tête, si elle ne ressemble pas à une citrouille sur le point d’exploser n’est pas forcement mieux. Il aurait besoin de la vider une bonne fois pour toute. Alors il attrape le premier venu, un pauvre hère qui n’avait rien demandé à personne et lui envoi son crane en plein milieu de son nez. L’autre recule, un peu sonné et pissant le sang. C’est bon ça va mieux, rien de tel que de donner des coups pour faire le vide et apporter la paix.

« Ouf. Merci mec. Va voir ailleurs si j’y suis maintenant »

Oui c’est toujours utile de dire merci à un type à qui on vient d’exploser la cloison nasale. Non c’est vrai ! Il n’a pas vraiment vu par où est partie la petite miss aux mains baladeuses mais s’il la chope nul doute qu’elle passera un sale quart d’heure. Finalement il vient sans doute de comprendre pourquoi cette gamine, quel était son nom déjà, est morte. A tous les coups elle a voulu jouer la maligne avec le type qu’il fallait pas. Bon et bien puisque c’est ainsi il va répéter le même schéma. Changement de plan, au lieu de s’occuper de Marilyn il va avant tout retrouver Mary-Jane et lui montrer comment on joue vraiment dans ce genre de cas avec un homme, ils auront une petite discussion, une petits discussion entre quatre yeux. Et plus si affinité, parce qu’il faut bien le dire c’est quand même culoté de faire ça et justement Devlin aime bien ce genre de caractère. Pour le meilleur et surtout pour le pire la jeune Lady à réveillé un drôle de monstre particulièrement joueur. Se faufilant entre les convives avec le regard d’un chien tout fou il aperçoit Matthiew, ha lui aussi c’est fait plaqué par Ancolie ? Mais peut importe voila qu’il arrive pour le consoler.

« Hé Matti, mon pote ! »

Passant un bras autour de son cou il pose sa tête de gentilhomme barjot sur l’épaule de son collègue. N’allons pas encore jusqu’à dire ami…

« Rhaaaa les filles hein…au fait t’aurais pas vu Mary-Jane passée par là ? La lady aux mains baladeuses…faut que je lui apprenne qu’une vraie dame doit toujours finir ce qu’elle comme surtout quand c’est aussi plaisant ! »

Va y Devlin fais encore le zouave. C’est vrai que tu n’es plus vraiment toi-même, le monstre qui est en toi va-t-il refaire surface en plein milieu du bal ?


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Dernière édition par Devlin Miller le Mer 3 Oct - 20:42, édité 1 fois
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Mary-Jane Kins
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Mer 3 Oct - 19:26

Chef des the Orchids


Mary-jane restait accroupie près de la porte qui menait au couloir des classes. Cette fois, il fallait être prudente, Devlin ne devait pas être dans de bonnes dispositions, c'était plus qu'une évidence. Sa conduite était largement contraire à ses valeurs de Lady. Toutefois, Mary-J. en retirait un certain amusement mais aussi de la fierté. Ce n'était pas comme si prendre les armes de Devlin Miller était une chose aisée. Au fond sa fierté de chef était mise en avant. Pour son clan elle était prête à tout. Une idée avait aussi germé dans son esprit, contre le mur, se faisant invisible, la chef des Orchids ne cessait de réfléchir. Devlin était un homme puéril et facilement satisfait. Peut-être pourrait-elle avoir ses faveurs ? Le prix à payer était conséquent mais, le jeu en valait la chandelle. Toujours accroupie, Mary-Jane pensait maintenant à la façon de le faire pour garder sa dignité. Sa décision était prise elle s'offrirait à Devlin dans le but de récolter un soutien, ou tout simplement d'anéantir plus facilement les Rifle Bullets. Et quoi de mieux que les atouts d'une femme pour attirer les faveurs d'un homme faible. Cependant un problème persistait, le chef des Rifle Bullets n'allait pas tarder à la trouver... Ne valait-il pas mieux que la jeune femme le trouve avant ? Il faut savoir se rendre pour tirer profit d'une peine allégée.

Toutefois, la chef des Orchids n'eu pas le temps de se lever qu'elle entendit le rire cristallin de la chef des White Flat, comment ne pas le reconnaître ?! Elle venait de passer la porte ouverte du couloir. Mary-Jane était plus que curieuse. Il se tramait quelque chose dans le couloir, et la chef des Orchids était bien décidé à trouver quoi. Mais pas toute seule. Cette fois plus décidé que jamais, la jeune femme au décolleté aguicheur s'avança dans la salle, elle trouva Devlin aux côtés de Matthiew F. Field. Mary-Jane fut un peu embêter, elle avait séduit le chef des Flick Knifes mais n'était pas venue au rendez-vous qu'il lui avait fixé mettant à mal leur relation. Enfin, pourquoi avoir des scrupules la chef des Orchids avait fait un choix et trouvait Devlin Miller plus utile, et puis ce petit côté rebelle avait aussi son charme, juste le côté rebelle, parce que le reste il ne vaut mieux pas s'étendre là dessus. Prenant une longue inspiration, le calme envahit la jeune femme, la peur s'était évanouie au profit du plaisir de séduire. Mary-jane fit le tour de la salle pour apparaitre aux côtés de Devlin, posant sa main sur son épaule.

Je t'ai manqué, n'est-ce pas ?

Mary-Jane sourit alors à Matthiew puis le salua poliment d'une révérence.

Bonsoir Matthiew. J'espère que tu passes une bonne soirée. Je t'empreinte ton cavalier le temps d'une danse.

C'était totalement absurde, la musique c'était arrêté depuis longtemps. Mais Mary-jane savait très bien pourquoi elle prononçait ses quelques mots. Elle prit Devlin par le bras, puis lui murmurant quelques mots à l'oreille.

Je n'ai pas fini ce que j'avais commencé. Es-tu toujours partant ?

La chef des Orchids l'amena jusqu'au couloir où elle avait reconnu le rire d'Ancolie. Il était un peu son bouclier en cas d'attaque. Au fond qui pouvait bien savoir ce que préparait la chef des White Flat ?! Mais à peine passé la porte du couloir, Mary-jane embrassa Devlin fougueusement en guise de bonne foi sur ses intentions.



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Matthiew F. Field
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Jeu 4 Oct - 6:40

Flick Knife


Ancolie avait sûrement dû être étonné par le vouvoiement de Matt', après tout le jeune homme la tutoyait en général, mais quand on s'adressait à une femme lors d'un bal, pour lui, il valait mieux la vouvoyer, plus valorisant pour cette occasion peu commune. Quoiqu'il en soit, le jeune homme réussit à obtenir gain de cause et la jeune femme se mit à danser avec lui après l'avoir entraîné parmi la foule présente. Mais un soucis frappa le chef des Flick Knifes, la danse était le langage du corps et des pensées, et actuellement, le jeune homme n'avait en tête que la tourmente de ce qu'il se passait et il s'aperçut que la chef des White Flat n'avait pu s'empêcher de le noter et qu'elle lui avoua le savoir... Il aurait pu se raidir d'un coup, se refermer sur lui même et la laisser, mais non, il préféra sourire et ne rien dire pour en dire suffisamment. Enfin du moins rien à ce sujet.

- Merci pour ce compliment chère Ancolie, mais je dois dire que vous êtes une toute aussi bonne danseuse que moi.

Toujours armé de son plus beau sourire, le borgne continua à faire danser la jeune femme aux cheveux blancs comme si de rien était. Cependant, à un moment, ce fut à Matthiew de sentir la jeune chef se raidir sous ses mains, quelque chose n'allait pas pour elle aussi ? Gardant un large sourire il allait la questionner à son tour quand elle posa soudainement son front contre le torse... C'était une chose à laquelle le chef ne s'attendait pas, une faiblesse de la part de la jeune femme ? Un peu perplexe de cette situation, il allait lui demander ce qui n'allait pas, mais après une envolée de colombes sortie de nulle part, les lumières s'éteignirent et le noir ce fit sur la salle, ça commençait à faire beaucoup de chose que Matt' ne s'attendait pas à voir arriver... Mais le plus déroutant dans cette histoire, ça devait être miss Edelweiss, au moment de la disparition de lumière elle lui avait serré fortement les mains... Avait-elle peur ? De quoi ? Il avait bien l'intention de le découvrir, cependant elle se déroba à lui et dû la chercher dans le noir, avec la foule autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Il allait devoir regarder vite la salle quand les lumières se rallumeraient, elle devait bien être là.

Quand la lumière refis surface, le rire d'Ancolie retentit à ses oreilles malgré le brouhaha général,orientant son œil vers le bruit, il la vit s'engouffrer dans le couloir, que préparait-elle aux invités ? Tout ceci était étrange. Devait-il s'engouffrer seul dans cet endroit ? Que risquait-il ? Ce n'était que les White Flat, ils n'allaient pas le tuer, et puis il avait ses couteau bien caché dans le pire des cas. Il allait s'élancer vers le couloir quand Devlin apparut, parfait, il allait pouvoir l'accompagner. Comme d'habitude le Riffle Bullets l'avait salué aussi familièrement que l'aurait fait le frère de Matt'... Il ne relevait même plus cette chose de la part de l'autre chef masculin.

- Bonsoir. Mary-Jane ? Je l'ai juste vu quand tu dansais avec elle mais pas depuis, pourquoi ? Tu ne te serais pas fait piquer tes armes par la demoiselle dit moi...

Un regard suffit au jeune homme pour comprendre que c'était bien ça, il soupira, il n'était vraiment pas aider, ils allaient devoir faire sans, mais cela pouvait se retourner contre eux, où étaient cacher les armes maintenant ? Finalement, il vit la chef des Orchids, fixe un instant devant lui, Matthiew connaissait plutôt bien la jeune femme, hésitait-elle à parler ? Ou à approcher ? Il s'en moquait bien.

- J'ai besoin de toi pour...

Il ne put rien dire car Mary-Jane passa à l'attaque, soutirant à Matt' son allié et disparaissant avec dans le couloir... A quoi rimait cela ? Ce n'était pas bon tout ça que voulait-elle soutirer à Dev' ? Il sentait qu'a la suite de cette soirée, il allait devoir parler avec lui. Quoiqu'il en soit, le jeune homme devait agir, se dirigeant vers le couloir, il avait décidé d'y aller seul, faute d'allié à ses côtés. Mais une certain Mindy ne sembla pas d'accord et lui bloqua l'accès au couloir...Il n'avait pas le temps pour ces gamineries, tel qu'un affrontement ou autre, il prit alors les devant, ce baissant légèrement, le borgne fonça dans la jeune femme et l'emporta par dessus l'épaule comme un vulgaire sac à patate, à défaut de s'en débarrasser autant l'emmener. Passant à côté de Devlin et Mary-Jane dans le couloir en courant, le Flick Knife lança au chef Riffle Bullets quelques mots, lui donnant ainsi le signal de sa carte blanche qu'il lui avait tant promit.

- Occupe toi d'elle, je ne veux pas l'avoir dans les pattes, je vais voir ce que traficote trafique Ancolie !

Il se moquait bien de comment il ferait, depuis qu'elle ne c'était pas présentée à lui, Matt' avait presque oublié ses sentiments pour la chef des Orchids et aujourd'hui il y avait des missions qui se jouaient, il s'en moquait deux fois plus du coup, le plus important était la mission. Marchant machinalement tout droit, il se perdit dans ses pensées, mais fut rappeler à l'ordre par une Mindy qui se débattait comme un diable.

- Tu va te calmer oui ?

Il vit alors une salle éclairée, cela devait être ici qu'Ancolie devait attendre la suite... Entrant dans la salle, Matt' déposa alors la Tulip qu'il venait limite de kidnapper. Qu'allait être la suite des événements ?

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Marilyn Brandon
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Ven 5 Oct - 14:41

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Sa courte bafouille avec Ancolie n'avait guère calmé la Chef des Tulips, elle ignora les moqueries de la White Flat, mais sentit sa jauge d’énervement monter encore d'un cran ou deux. Dans peu de temps, son compteur « envie de meurtre » serait au max... Elle devait néanmoins rester prudente : ses blessures et surtout celle à la main droite lui faisaient toujours mal. Bien qu'elle soit passée à l'infirmerie, le vulgaire bandage qu'elle portait ne protégeait pas grand chose. C'est alors qu'elle rejoignait un groupe de Tulips qu'une voix familière l'interpella, elle eut le temps de reconnaître Mary-Jane qui lui passa furtivement des armes avant de partir vers le couloir qui conduisait aux salles de cours. Dans la pénombre, Marilyn prit quand même le temps d'observer les deux flingues dont elle était maintenant garante. Le sourire ne tarda pas à lui revenir très large et à lui séparer littéralement le visage en deux quand elle reconnu une les armes qui étaient coupables de cette douleur qu'elle avait toujours dans la main droite. Miller se retrouvait donc sans armes dans ce joyeux bordel...

Coinçant les deux trophées dans le ruban de sa robe qui faisaient le tour de sa taille, elle leva les yeux au bon moment pour apercevoir une tignasse blanche se diriger aussi vers le couloir. Ancolie. Mary-Jane était là-bas, pas de crainte à avoir, il fallait prendre possession de la salle avant les autres. Donnant des ordres assez claires aux Tulips présente, telles que se poster dans des endroit stratégiques du hall pendant que d'autres tenteraient de faire revenir la lumière. Elle donnait ses directives à voix basse mais une voix plus forte que la sienne l'interpella avant la fin de ses explications. Marilyn avait trop entendu cette dernière ces derniers jours, celle du propriétaire des armes à feu qu'elle portait actuellement sur elle. Surprenant ainsi sa conversation avec un autre homme qu'elle détestait encore plus -Matthiew Field-. Celle-ci fut de courte durée car d'après ce qu'elle comprit, Devlin fut contraint de prendre congé en galante compagnie de... Mary-Jane Kins. Les yeux ronds, Marilyn ne put se retenir d'éclater de rire devant l'outrecuidance de sa collaboratrice. La Chef des Tulips se dirigea à son tour vers le couloir ou les grands esprit semblaient s'être donnés rendez-vous mais fut devancé par un couple étrange qui ne semblaient pas l'avoir remarqué. Son sang ne fit qu'un tour quand elle identifia les deux personnes qui venaient de lui passer devant, lorsqu'elle passèrent dans la lumière du couloir.

Marilyn se retrouva dans un état second quand elle arriva dans le corridor incriminé. Mais quel bordel! Son esprit était concentré sur la fugue de Matthiew portant une Mindy peu consentante sur son épaule, mais en passant elle ne put faire autrement que reconnaître Mary-Jane en train de «faire plus ample connaissance» avec Devlin. Grâce à cela, elle put passer sans que le blondinet remarque qu'elle portait ses propres armes -dérobées par la cavalière avec qui il était en train de se bécoter-. Cette fois, c'en était trop, ayant couru et presque rattrapé Field, Marilyn craqua et fut soudainement atteinte d'un rire incontrôlable qui envahi le couloir. Son esprit était vidé de toute pensées réalistes qui l'empêcheraient de massacrer tout ce qui croiserait son chemin. Prenant les deux flingues de Devlin elle tira dans les murs des deux côtés du couloir. Elle ne pensait même plus aux signaux douloureux que lui envoyaient sa main droite en vain, et qui s'était remise à pisser le sang sans qu'elle s'en aperçoive.

« Allez Field ça suffit, tu me rends Mindy, et je te jure que je te dispenserais d'un second trou de balle! Allez, allez! Aboule! »

Bien sûr, Marilyn n'avait pas appris à tirer au pistolet du jour au lendemain, et sa visée restait toujours aussi mauvaise -avoir un seul œil ne l'avantageait pas non plus dans ce domaine- mais en guise d'avertissement elle tira encore quelques coups dans le plafond, vidant peu à peu le chargeur des armes qui n'étaient pas les siennes. La Chef des Tulips avait partiellement perdu le contrôle et continuait de s’esclaffer toute seule, tout en menaçant Field, et jurant de plus belle contre tout ce bal qui tournait au grand n'importe quoi.
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Mindy Fusten
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Ven 5 Oct - 19:34

The Tulips


Que la soirée allait être étrange, ça elle le savait, mais pas à ce point toute même ! Oh non, tout ce qui c’était passé en à peine quelques secondes relevaient du surnaturel. Et pourtant c’était bien réel, tout était bien réel, et Mindy aurait bien eu envie de rire si elle n’était pas sur l’épaule de Monsieur Parfait. Comment avait-il pu, ce n’était pas gentleman ça pour le coup ! Pourtant elle avait tout calculé, tout observé, mais ça nan elle l’avait pas prévu.
De son œil avisé, elle avait remarqué la belle Mary-Jane courir le arme à la main vers la chef de Tulips, pas n’importe qu’elle arme, ce n’était nul autres que celles de Devlin Miller. Voler les armes d’un Riffle bullets c’était jamais une très bonne idée, mais pour l’instant, on pouvait féliciter la belle pour son incroyable courage. C’était pour la bonne cause que Mindy avait parlé au sombre Denshell, qui avait l’air un peu ailleurs, elle n’avait pas attendu de réponses, mais elle ne pensait pas qu’il partirait dans un doux silence. C’est vrai, qu’elle réaction bizarre, peut-être que toute cette effervescence lui faisait du mal…
Elle le fixa, le suivi du regard, il partait, il partait rejoindre une solitude, c’était une vision peu ordinaire. Mindy avança un peu, elle voulait le suivre savoir ce qui pouvait le tourmenter, la peur peut être ? Et voir un Riffle Bullets avoir peur était un spectacle tellement beau…
Hélas, un rire retentit de l’autre côté, un rire gras, qui se faisait violence. Pourtant, personne ne se battait, non personne, c’était juste Ancolie la pacifiste qui riait aux éclats. Ce qui confirma l’hypothèse de Mindy, le noir complet de cette salle, venait d’eux, des White Flats. Mais pourquoi faire ? Quelle danse nous réservaient-ils ? Il fallait en avoir le cœur net et pour cela la cible était la chef des drapeaux blancs, Ancolie. La joyeuse qui s’enfonçait dans le couloir, surement pour comploter, il était temps de passer à l’action, il était temps de montrer ses talents d’espionne. Oui, Mindy était bien décidé à suivre ce rire, qui s’engouffrait dans les sinistres couloirs.
Elle l’aurait fait si au même moment la belle Orchids et son prince si peu charmant, passèrent devant elle, pour se diriger vers le couloir. Non ils n’allaient pas suivre la mystérieuse Ancolie, non ils allaient ailleurs. Cette pensée l’écœura dans un premier temps, mais elle comprit de qu’elle façon dont elle avait volé les précieuses du grand blond. Que faire, suivre Ancolie, ou faire la sentinelle du couloir ? Dans les deux cas, c’était pour la bonne cause. Ils devaient savoir a tout pris les plans des White Flats, et pour cela il fallait la suivre. Mindy eut alors une idée, il suffisait qu’elle se glisse dans le couloir, très discrètement, comme ça elle pourrait en apprendre plus sur le plan des blancs, de plus, la belle Orchids serait tranquille. Ni une ni deux, elle se dirigea vers la porte.
C’était trop beau pour être vrai, et encore une fois un parasite pointa son museau. Cette fois c’était Monsieur Parfait, oui Matthiew. Il se dirigeait lui aussi dans le couloir, seulement s’il rentrait dans le couloir, il pourrait tout compromettre. Et cette fois si sans réfléchir Mindy l’approcha pour lui barré le passage. Et une seconde plus tard, elle était la sur son épaule comme un vulgaire sac à patate. Elle se débattait de toutes ses forces, mais l’homme comme un mur ne céda pas.

-« Lâche moi toute suite ! Sale pervers ! Meurt ! Si Jamais je descends! »

En vint, il ne l’écoutait pas. Absolument pas, il se contenta seulement de lui dire de la bouclé, ce qui agaça vaguement Mindy. Ils avaient passé le seuil de la porte, et avaient pénétré dans le couloir. Un couloir mal éclairé, au loin Mindy pu apercevoir deux silhouettes très proche l’une de l’autre qu’elle identifia comme celle de la belle et de Delvin. Mais Monsieur Parfait ne semblait pas les avoir remarqués, non il avait porté son intention sur une porte, une porte qui ouvrait sur une salle allumé. Mindy avait à moitié réussie son plan, hormis qu’elle était sur l’épaule du cow-boy, elle avait réussie a rentrer calmement le lieu où se cachait Ancolie. Enfin ça encore, c’était ce qu’elle avait espéré, car derrière elle, la téméraire chef arriva, alors que ses pieds avaient enfin retrouvé le sol. Oui Marilyn, les avaient suivis, et elle était actuellement en train de tiré n’ importe où en criant horriblement fort. Mindy voulait que ça cesse, si les White Flats les savaient si proche il pourrait déguerpir. Le bruit était insupportable, en plus dans quelque temps, Monsieur Parfait allait riposter, et là on pourra dire adieux aux informations.
Mindy senti la colère lui monter a la tête, elle avait l’impression d’être la seul a avoir gardé l’esprit complet ce soir. Tout le monde n’en faisait qu’à sa tête. Alors qu’il fallait être clair, si les White Flats prennent le dessus, c’est la fin de toute opération. Marylin devait se calmer et l’autre ne devait pas s’énerver…. La tête de Mindy lui brûla, elle avait comme une vague de folie qui l’envahissait mais cette fois si elle devait garde son sang-froid.

-« SIIILLENNNCE ! »

Les tires s’arrêtèrent, et le calme gagna le lieu.

-« Marilyn c’est très gentille de prendre ma défense, mais ce n’est pas Monsieur Parfait que je crains le plus ! »

Elle se tourne vers Matthiew.

-« Merci de m’avoir porté jusque-là, mais sache que je suis capable, de marcher. »

Puis les regardant tous deux, elle reprit sa voix naturellement fluette et angélique.

-« Maintenant que tout le monde est content, j’aimerais bien savoir ce qui se trame. Et pour cela nous n’avons qu’à suivre la chef des White Flats qui a tourné dans cette salle. Parce que che pas vous, mais moi je n’ai pas envie de me retrouver dans une de leurs coups foireux. »

Le silence était posé. Oui elle venait clairement de monté un mini groupe, pour cette mission, même si le fait que Monsieur Parfait en fasse parti lui fasse plaisir. Il était temps d’y aller, parce que le temps était compté avant que le piège des white Flats ne se referme.

-« Ne me fixer pas comme ça… Ça m’arrive de dire des trucs intelligents ! »

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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: Le Bal de Printemps    Ven 5 Oct - 21:27

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Une question existentielle me vient aux oreilles. Enfin disons qu'elle résonne. Comme une pensée trop forte. J'entends donc un écho que tous bipèdes devraient écouter, au moins une fois dans leurs existences. Comment, deux baguettes, plus ou moins corpulentes, peuvent supporter leur égal poids ? Toute une journée... C'est une question idiote. Je l'avoue. Mais rester dans une position que l'on dit "debout", même cinq minutes, immobile, c'est ennuyant. Fatiguant même. A vrai dire, je ne suis même pas sûre d'attendre depuis cinq minutes. Même pas une.

Une petite souris, sur ces fines pattes blanches, cherchant du fromage qu'elle aurait senti à l'autre bout du couloir pourrait m'émerveiller... En temps normal aussi. Mais là, je m'ennuie ferme. La petite souris prendrait aujourd'hui une dimension bien différente. Elle grossirait de quelques pouces. Bref, en laissant ma blanche amie de côté, je devrais penser à m'occuper. D'une autre manière.

Je lâche un profond soupir. Je vois ici un paradoxe. Moi qui voulais à tout prix continuer ce bal, sans remue-ménage particulier, j'espère à cet instant la venue de Lily, ou de Jayce, une arrivée qui pourrait faire bouger un peu les choses. Je décolle mon dos du mur ( mes jambes ne m'ayant pas tenues très longtemps je fus obligée de m'y accoléer ). Mes pattes se mettant douloureusement en marche, je déambule jusqu'à une salle approximativement proche. Tout dépend du point de vue et de la mentalité. A cet instant, elle me paraît plutôt loin. Arrivée à la porte, j'appuie la poignée, rentre. Ma main parcours aveuglement le mur froid. Au contact d'un défaut du mur, la lumière s'allume. Je parcours la pièce en direction des fenêtres. Je souris, il paraît que les bêtes sont attirées par la lumière. Une image que je me plais à imaginer. Mon reflet se reflète dans les vitres teintées par la nuit. Je laisse mon esprit vagabonder.

Une torpeur un peu trop présente me lâche brutalement. Comme une main en haut d'une falaise. Le contact au sol est violent. Pourtant, inexplicablement, je ne réagis pas en tant que tel. Aucune expression ne parcours mon visage, j'écoute seulement. Dans un état second, je m'accroche aux bruits du couloir. Des froissements, seuls sons de tissus pliés sous des mains baladeuses. Mon instinct faussement joueur me dis de ne pas m'y intéresser. Après tout, j'avais bien réussi à attendre, debout, en silence. Mais je m'en étais tellement voulu de ne pouvoir agir. Un peu de compagnie, ou juste un spectacle à délecter, me ferait le plus grand bien. Mon état est tel que mes pensées sont trop lentes, trop laborieuses. Il faut connaître ce sentiment. Sentiment d'un soir, après un horaire définit comme tard. L'esprit demande le repos, au dur revers de sombrer dans une profonde folie. Et l'incapacité dans laquelle je me trouve de trouver un lit me force à accepter cette violente impression de flâner comme dans un rêve.

Une voix, bien connue, me réveille cependant un peu. Le regard toujours dans le vide, comme une ombre préparant une sombre meurtre, j'écoute encore une fois. Je souris à nouveau. Ce que je traficote ? Mais rien je vous assure. Je ne fais qu'attendre. Par contre, ces deux êtres jusque là simplement défini par des bruits sont donc plus intéressants que je l'espérais. Je laisse ma main parcourir le verre froid, puis me retourne. Mes pas frappent à nouveau le parquet. J'arrête mon avancée, quelques secondes. Matthiew n'a pas l'air réellement emballé. Je m'apprête à accélérer ma marche avant d'entendre un rire sinistre résonnant dans les couloirs. Ma main vient frotter violemment mes tempes. Mais quelle bande de gamins ! Je n'en reviens décidément pas... Quand le cri de notre nouvelle protagoniste éclate, après deux coups de feux, je me décide à sortir précipitamment.
La scène dépasse ma plus grande imagination. Et dieu sait comme je peux être créative. Le spectacle est... disons... décevant, dans ces plus grandes dimensions. Ou profondément pathétique, à voir. Ma main s'appuie contre le cadre de la porte. J'admire Marilyn dans ses plus grands états face à l'insolence de Matthiew, celui-ci ayant pris Mindy sur son épaule pour je ne sais quelle raison, et au fond deux petits tourtereaux pour le moins occupés. C'est à cet instant que je me rends compte que je suis tombée dans un pensionnat de... fous... littéralement. Même si mes mots étaient plus provocants que réfléchis, ma tirade aux oreilles de Marilyn se révélait véritable. Mais quels acteurs ! La belle Mindy vient de lancer un ordre retentissant. Tous se taisent, la fixent. Loin d'être insensible, je garde mon calme, reste silencieuse. Je me contente de regarder. « Monsieur Parfait »... pas peur ? Il est vrai que Matthiew n'est pas des plus impressionnants, mais Devlin étant occupé avec notre Lady et Denshell à moitié droguer, je ne vois pas où plane le danger. Je souris à la prochaine tirade : marcher seule, oui elle peut le faire, pointer un flingue sur le front des gens aussi. Même un peu plus facilement je dirai. Je ne voyais que le dos de la jolie blonde. Ils semblent tous tellement fixés sur ce petit être aux nerfs vifs qu'ils m'en oublient totalement. Tant mieux, je préfère que l'on me laisse tranquille pour le moment. Mon répit est bien court malheureusement. «Ce qu'il se trame »... « me suivre »... « nos coups foireux » ? Mais je rêve ma parole, c'est moi que l'on traite de vicieuse ! Je n'en reviens pas !! Qui, ici, se tripote sans pudeur, tire des coups dans le mur comme une demeurée, trimballe une jeune innocente sans délicatesse apparente , et cri à tout bout de champs pour se faire entendre ?! Loin de m'énerver, quoique blessante, cette remarque attise en moi une nouvelle lueur. La fatigue, la folie ayant pris le dessus, j'en oublie ma mission. Je me sens d'une humeur joyeusement meurtrière. Mes pupilles brillent d'un nouvel éclat. Petite souris, grandis, grandis... Maman te donnera un morceau d'emmental !

Un silence de plomb, s'empare de la pièce. Tous la regardent. Que croient-ils ? Que je suis bête au point de ne rien entendre ? Mon dieu sauvez ces pauvres âmes naïves. Une dernière phrase, sortie de ta bouche. Un silence, prompt. J'éclate littéralement de rire. Sûre de ma surprise, pensiez-vous vraiment être les seuls à participer à cette petite réunion. Un groupe de résistant, pris en flagrant délit de trahison, mais quelle ironie ! Mais qu'espérais-tu Mindy ? Qu'ils allaient te suivre bien gentiment, laisse-moi pleurer. Voici un pathétisme bien original. Je baisse la tête inspire pour calmer ma joie exprimée. Relève mon visage humide et souriant.

- Je n'arrive pas à y croire ! Mindy, moi qui croyais que nous étions amies ! Tu oses me traiter de la sorte ?!

Ma voix prends des allures faussement vexée. Je marque un temps, empli mes yeux de malice.

- D'après vous, en un rapide coup d'oeil, quel est le protagoniste le plus digne de suspicions ? Moi ? Je vous en prie, mes adorables anges, regardez-vous ! Quel tableau jouissif sur la bêtise humaine m'offrez-vous là !!

Je soupire.

- Mindy, plutôt que de chercher une quelconque alliance contre les White Flats, en supposant que nous sommes réellement dangereux, pourquoi ne pas venir me le demander gentiment ? C'est un comble tout de même de réclamer sérénité quand l'on brûle de tout détruire avec de médiocres excuses !

Tout est dit. Au moins, ils n'auront plus à me courir après.

- Mais quand même, vous êtes bien insolents, voyez comme je vous ai rapprochez !

Je souris. Mindy tu as été la seule a parler mais je pris ta réplique comme un cri général. Excuse-moi de ne pas faire dans le détail. Tellement d'illusion en une soirée. Je vous en prie, faîtes en sorte que ce rêve perdure.

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