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 Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')

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Denshell Whipper
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MessageSujet: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Dim 3 Mar - 12:11

dead

Ais-je un jour eut peur ? Ais-je un jour eut mal ? Mal là, dans ma tête. Cet espace que l’on n’utilise pas. Qui n’est là que pour te rappeler combien la vie que tu mènes est futile. Combien il est facile pour lui de te réduire à rien. Combien il est facile pour lui d’exercer son pouvoir sur toi et que toi, toi pauvre être humain, vivant avec deux poumons et un cœur, eux-mêmes mis sur pied on ne sait comment, tu n’es que futile. Tu n’es qu’un grain de sable sur une plage de sable fin s’étalant sur plus de deux kilomètres. Tu n’es qu’une étoile parmi des milliers. Tu n’es qu’un pépin dans un milliard de raisins, qu’un zeste de citron. Tu es futile, toi, petit être humain. Ne viens pas déranger cet endroit qui brûle en toi et qui n’as qu’une envie, te faire du mal. J’ai essayé de m’en éloigner. J’ai essayé de m’échapper. J’avais peur. J’avais mal.

Un jour, j’ai eu peur. Un jour, j’ai eu mal. Mais ce jour est loin. Bien loin du chemin sur lequel je me trouve à présent. Bien loin de mon regard qui ne le croise plus. Bien loin de mes pieds qui ne s’écorchent plus. Je suis seul, sans lui. Je n’ai plus peur. Je n’ai plus mal. Je suis mieux. Je suis bien mieux.

Quand tu n’étais pas là.

Maintenant, tu es là. Entêtante comme l’odeur de ma mère. Surprenante comme les yeux de mon père. Terrifiante comme les montagnes du nord. Insupportable comme le meilleur des indiens. Je n’ai pas su résister. Je ne suis pas parvenu à t’oublier. Je n’ai pas su me retenir. Moi qui aurais cru… Moi qui croyais en ma force, ma force de roi indomptable et éternelle, celle qui aurait eu raison de toi et de ton cinéma tendre. Mais n’ais-je pas dit que je ne voulais pas être manipulé ? C’était mon impression, cette impression de dévaler la pente sans aucune cavité pour poser ses pieds, ses mains. Les cailloux roulaient à mes côtés à la même vitesse que moi. Et moi, je saignais en souriant. En souriant car j’y prenais du plaisir. Non mais si c’est pas des conneries ça ! Prendre plaisir à caracoler comme un petit agneau dans les prés. Denshell Whipper serait donc un petit agneau caché sous sa méchante peau de bête ? Impossible ! C’était tout simplement impossible. Je ne pouvais être un mouton. Un simple mouton, ce n’était pas moi. Je n’ai pas cette fourrure en laine si douce, ces petits sabots et ces grands yeux idiots. D’accord, la dernière caractéristique n’est pas à exclure mais tout de même ! Mettons nous en osmose sur un point, je n’ai pas de sabots ! Je ne pouvais donc être l’agneau. Je ne pouvais pas ! J’ai donc changé. J’ai créé une cavité moi-même. Et j’y ai posé mes pieds. Je ne suis plus tombé mais les cailloux à mes côtés ont continué de rouler et moi, je suis resté seul sur ma falaise, des papillons dans le ventre, le regard rivé sur le sol que je ne voyais pas. Trop loin mais trop proche à la fois.

Planté devant le dortoir des Tulips, il ne me reste plus qu’une chose à faire. Je veux sombrer une nouvelle fois. Je veux retrouver les cailloux d’antan. Alors avec toute la discrétion d’un Riffle en période de chaleur, je me mets à parler. Mais parler, comme un Riffle en période de chaleur. Ça donne à peu près un chmilblik incompréhensible vu que le Riffle en question gueule. Oui, c’est ça, gueule. Mais l’on peut tout de même comprendre quelques mots ce qui équivaut environ au plus important.

« - Mindy… … … Cabane… … Enfant… Doit dire… Important ! »

Si c’était pas la honte. Mais rien à faire. J’les emmerde les autres. Je tourne le dos au dortoir. Je cours. Une vraie gazelle, dirait le chef en se moquant. Rien à foutre, il ne faut surtout pas qu’elle me rattrape. Espérons qu’elle ait compris quelque chose à mon bazar mais je ne me fais pas trop de soucis. Elle est pas… Enfin… Donc, direction vers la cabane dans les champs au côté de la ville. J’la connais bien celle-là. J’y ai passé quelques temps peu après mon arrivée au pensionnat. Tous ces visages nouveaux, ces regards hostiles, cette guerre inutile. Quant on vient de passer des années seul dans la nature avec pour seuls compagnons un cheval et quelques indiens drogués à force de fumer de l’herbe, on ne voit pas le bonheur dans la collectivité. Surtout pas. On se renferme pour ne plus s’ouvrir. De plus, à cette époque, peu de gens connaissaient la cabane. Je pouvais donc me retrouver et frapper l’arbre sans aucun regard pour me scruter, sans aucun regard pour m’épier. Je les frappai, tous ces regards avec toute la haine en moi.

Je suis arrivé. Un sourire sur mon visage. Des souvenirs remontent. De bons. Je suis d’agréable condition aujourd’hui, près pour affronter le plus gros des cailloux. Près à demander pourquoi je me suis retrouvé bouc émissaire de plusieurs jeunes femmes en chaleur après le bal de printemps. Pourquoi j’ai du jouer le saucisson en souriant alors que ma seule envie était de les frapper. Toutes.


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Mindy Fusten
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Dim 3 Mar - 14:11

The Tulips


Le soleil brillait si fort sur les cheveux dorée de la jeune Mindy, qui par se temps était allé faire un tour à la rivière pour s’y baigner avec Félix. Mais elle n’était pas resté très longtemps, bien qu’elle aimait beaucoup Felix, la jeune Mindy savait bien qu’elle n’avait pas beaucoup voir aucun ami, en vérité elle était seul. Comme beaucoup des élèves de cet établissement, des cavaliers seul qui ont pourtant tous besoins des autres pour exister, que se soit par leurs force, leurs beauté, leurs humour ou leurs folie, ce n’était que grâce aux autres qu’il était quelqu’un et sa Mindy le savait bien.
Qu’elle se batte ou joue avec quelqu’un lui donnait l’avantage de ne pas être seul, et la solitude était surement une de ses plus grande peurs. C’est surement de cette faiblesse qu’est né Felix, et de son cerveau en manque de compagnie. De la compagnie elle en cherchait dans cette douce journée, et en retournant au Batiment des Tulips elle espérait en trouver. Seulement toute étaient occupé a boire, ou se battre mais aucune n’avait envie de jouer avec Mindy qui se tenait debout au milieu de cet Orgie quotidienne. Le temps paraissait encore plus long quand autour les gens s’amuse, mais une voix plus calme arriva aux oreilles de Mindy, c’était une Brune qu’elle ne connaissait pas beaucoup mais qui avait l’air un peu plus intelligente que ces sauvageonnes.

« Y a le garçon du bal qui te cherchait, il a parlé de Cabane… »

Alors il était venu, il venu ici le jour même ou Mindy se sentait seul pour parler de Cabane… Sur le coup Mindy ne comprenait pas, mais au bout de quelque minute tout était devenue claire, mais pourquoi voulait-il aller à la cabane. Curieuse elle prit la direction de la cabane en oubliant de remettre son ruban dans les cheveux ce qui rendait ses cheveux un peu plus long. Mindy traversa les champs en direction de la cabane, un endroit quelle trouvait tellement agréable et qu’elle avait l’habitude de fréquenter, mais une question la hantais, pourquoi voulait il la voir et pourquoi la bas. Apres l’épisode du bal le doute était maitre mot, et si c’était une vengeance qu’il cherchait alors Mindy serait prête, bien que pour elle tout était clos, et qu’il était quitte par rapport aux coups bas. La cabane apparue dans les yeux bleu de Mindy, dedans il y avait quelqu’un sans nul doute le beau ténébreux, Mindy se cacha derrière un buisson et se faufila en mode furtif en bas de l’arbre afin que tu ne la vois pas arriver. Il était la a attendre, mais quesque tu attendais, le bonheur, ou la haine ?

« Tu vas attraper un coup de soleil ! »

Mindy l’avait surement surpris non seulement par son arriver soudaine mais aussi par sa réplique si anodine contenue des circonstances.


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Denshell Whipper
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Mar 12 Mar - 18:45

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Elle était enfin arrivée. Elle attendait en bas. Je l’avais sentie pénétrer cet espace comme l’hirondelle sent arriver l’hiver, comme le soleil sent arriver la nuit. Ses pas délicats se posaient sur le sol avec emphase.

Perché sur la cabane, le regard rivé sur la prairie s’étendant au loin, je laissais mes oreilles se réjouir de la musique que créait le vent dans les branches. Je laissais mon corps se réjouir de la fore que créait l’arrivée de la Tulip. Tous mes sens s’étaient mis aux aguets pour annoncer en grande pompe à mon cerveau qu’elle passait ma ligne de démarcation. Je n’aurais raccourci ce moment pour rien au monde. Une seule pensée me tenaillait. De gigantesques papillons s’amusaient ans mon estomac. Jouant à saute-mouton avec mes boyaux, ils tentaient de me faire perdre mon calme Je n’avais maintenant plus qu’une envie. Les broyer de mes mains pour qu’ils cessent, pour qu’ils s’étendent eux aussi au soleil, comme je tente de le faire aujourd’hui. Je ne veux pas servir de salle de bal à une bande de lépidoptères énervés et surexcités.

Elle était enfin arrivée. Elle attendait en bas. Je l’avais sentie pénétrer cet espace comme l’hirondelle sent arriver l’hiver, comme le soleil sent arriver la nuit. Ses pas délicats se posaient sur le sol avec emphase.

Mon souffle me manqua. Je ne devais en aucun cas devenir violent. Je ne devais en aucun cas perdre mon calme. Je ne devais en aucun cas laisser l’araignée me posséder. Certes, la jeune fille en bas avait attaché mes membres, participé à la mascarade des Orchids, et fait des centaines d’autres choses désagréables mais… Mais elle était venue et le rendez-vous que je lui avait offert n’était pas pour la frapper ou me venger. Je voulais juste m’expliquer. Essayer de comprendre pourquoi. Pourquoi en était on arrivé là ? Il est vrai que je ne suis pas pour rien dans cette histoire courte, mais délicieuse. Je ne peux me transformer. Je ne pouvais savoir où j’allais. Je ne pouvais savoir où tout allait s’arrêter. Je ne pouvais pas me concentrer et quelque chose me tiraillait. Qui allais-je devenir ? Qui étais-je en train de devenir ? Je ne voulais en aucun cas devenir cet amoureux transi qui ne pense qu’à sa belle jour et nuit et se lamente sur son triste sort. Je ne pouvais être ce prince charmant là, faisant plaisir à toute une file de damoiselles. Je suis moi, le monstre pustuleux informe et immonde qui ne pense qu’à lui et à son petit monde nauséabond. Celui qui ne pense qu’à bouffer ses crottes de nez pour mieux les goûter, celui qui ne pense qu’à se gratter le dos sur le baobab d’un village d’humain. Je ne peux changer de rôle ainsi. Ca m’est bien trop difficile. Je suis le roi, je suis bien trop occupé pour tenter quoi que ce soit.

Mes muscles tressaillirent. Ses paroles aussi inutiles soient-elles, venaient de pénétrer mes tympans et tentaient de parvenir jusqu’à mon cerveau. Je ne les compris pas. Je ne pouvais pas. Il me fallut plus d’une minute pour réussir à trouver le sens de ses paroles, puis trente secondes pour les interpréter. Sur le toit de la cabane, je compris enfin le sens du mot fragile. Sur le toit de la cabane, je compris enfin le sens du mot instable. Ils étaient moi, j’étais eux et je n’y pouvais rien. Strictement rien. Ici, seul, elle en-dessous, je n’aurais parlé pour rien au monde. Mais je ne pouvais me permettre de ne pas lui répondre. Je ne pouvais me permettre de la laisser encore plus longtemps dans le doute. Tout avait commencé par sa faute, tout avait continué par la mienne. Nous étions les deux fautifs dans l’histoire et nous nous devions d’arranger les choses. Les laisser en plan, là, comme ça, c’était tout simplement pas possible. Nous n’en avions aucun droit. Notre seul droit, comme devoir était de continuer avec. Sans remords ni soupirs, avec.

« - J’ai bien peur d’être imperméable au soleil. J’ai beau chercher, je ne trouve plus sa chaleur dans mon corps depuis bien longtemps. »

Je lui offris mon sourire. Pas mon sourire carnassier ni mesquin. Mon sourire simple et minime, celui pour les grandes occasions, celui pour les moments qui n’existent qu’en petite quantité. J’avais envie qu’elle le reçoive, qu’elle le remarque. J’ai beau être un monstre hideux et pustuleux, j’aime que l’on me regarde et qu’on parle de moi. J’apprécies que les gens s’écrient « Ah le monstre hideux et pustuleux ! Quelle horrible bête carnivore et dépourvue de sentiments ! » même si cela me rabaisse, un sentiment de puissance est toujours là. J’ai l’impression que ce que je viens de faire et de ressentir leur est à tout jamais fermé. Que je suis le seul à tenir encore debout parmi des milliers de morts-vivants. Le seul encore vivant. J’aime cette image mais j’ai bien peur que ce soit tout le contraire.

« -Tu monterais pique-niquer avec moi ? J’ai fait du clafoutis ! »

C’était faux, totalement faux mais si drôle à dire. Ma mère adorait me le crier du haut du toit de la hutte. Elle avait inventé un système ingénieux qui lui permettait de crier bien plus fort qu’elle ne le pouvait. Je ne saurais le décrire, car cette invention ne ressemblait à rien. Un mélange de tôles et de ferraille empruntées au voisin du coin. Mais cette idée du clafoutis que je n’avais pas fait me paraissait agréable à entendre surtout dans ces circonstances. Encore quelque chose que je ne dirais sûrement plus jamais. Tant pis, je n’ai aucun remord.


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Mindy Fusten
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Sam 16 Mar - 15:16

The Tulips


« - J’ai bien peur d’être imperméable au soleil. J’ai beau chercher, je ne trouve plus sa chaleur dans mon corps depuis bien longtemps. »

Il se tenait sur le toit de la cabane, position de concurrent et regard de gagnant, tandis que la jeune blondinette restait au sol en le regardant, Félix dans les bras. Et dans les mots du jeune homme elle sentait comme une immense tristesse, pourtant sur son visage se dessinait un sourire, un sourire chaleureux. Finalement lui non plus n’avait pas l’air de lui en vouloir, de lui en vouloir pour ce soir de bal, après tout ils étaient peut être fait pour ça, se fuir et se chasser sans cesse, mais a qu’elle prix, qu’en restera-t-il au bout du compte ? Mindy ne savait même pas ce qu’elle éprouvait cette sensation douce-amère qui envahissait son corps, la haine et la joie dansait un slow dans ses entrailles, mais ici dans ce havre de paix on pouvait presque oublier, oublier le mal qui ronge ce pays et son peuple. Alors peut être aujourd’hui, on pourrait oublier le monde et être ce que l’on a toujours été, des enfants. Voilà la dur réalité qui frappait les yeux et la raison de la jeune Mindy, ici loin de tout et malgré leurs armes ils n’étaient rien d’autre que deux gosses autour d’une cabane, ainsi le monde devait être.

« -Tu monterais pique-niquer avec moi ? J’ai fait du clafoutis! »

Des enfants voila ce qu’ils étaient, et tout le monde sait que les enfants sont de grand gourmand. Et a ces mots la Tulips eu un coup d’énergie impressionnant, une petite lumière dans ses yeux avait jaillit au mot du corbeau qui attendait sur sa branche.

« -Du clafoutis j’arrive ! »

D’entrain elle se dirigea d’un pas rapide vers l’échelle qui permettait l’accès à la cabane, mais en entamant la monté elle remarqua que celle-ci n’était pas très facile à escalader avec Félix, alors d’un saut elle redescendit les quelques mètres et se replaça là où elle était.

« ATTRAPES ! »

Mais des mots elle avait lié le geste et Denshell n’avait pas eu le temps de réagir qu’il c’était mangé le chat en pleine face avait une force assez important insoupçonné de la jeune blondinette qui elle retourna a l’échelle. D’ailleurs il ne fallut pas longtemps a la jeune fille pour arriver près de Denshell toujours en position de conquérant mais elle ne vu en aucun cas un clafoutis. En comprenant qu’il c’était surement joué de lui la jeune fille croise les bras et lui dit d’un ton un peu plus froid mais qui restait affreusement enfantin.

« Il est ou ? »



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Denshell Whipper
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Mer 27 Mar - 18:40

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Il était l’heure. L’heure de l’affrontement. On pourrait même appeler cette heure, l’appel. L’appel vers le futur et l’avenir. L’appel irrésistible du destin. Mais ce que le destin nous réserve, le saura-t-on un jour ? J’espère que ce jour n’arrivera pas trop vite. Tout savoir, tout vouloir, tout pouvoir… Quelle idiotie mesquine ! L’on ne peut se réduire à ça et l’adrénaline provoquée par le hasard est si belle et agréable que personne ne voudrait se l’exorciser. Se ôter ce besoin pressant de stress joyeux. Moi, je ne veux pas, je ne veux surtout pas. Sinon, à quoi se serait résumée ma vie ? Qu’aurais je pu raconter aux Indiens les soirs de canicule ? Aurais-je arrêté de galoper avec Brume dans des champs de cactus ? Aurais-je deviné que je n’aurais pas du le laisser seul dans ce même champ ? Aurais-je prévu qu’un jour, au plus haut de ma force( euh ça, je n’en suis pas sûr…), une peluche me serait arrivée dans la figure sans que j’ai pu l’anticiper ? A quoi se serait résumée ma vie ?

A une peur. Une peur mesquine dévorant les entrailles des plus courageux, sifflant dans les oreilles des plus mélomanes une musique insupportable, sautillant sur la langue des plus gourmands pour ne faire de tous qu’une immense bouchée et hop, terminé. Plus personne ne serait resté. Nous nous serions tous entretués et la fin du monde serait arrivée… Quoi ! Je suis pessimiste ? Non point, mais quand vous venez de vous recevoir une peluche ultra lourde, ok j’exagère, dans la gueule, vous faites moins les malins. ET c’est précisément ce qui vient de m’arriver… Mais comme je suis un parfait gentleman, je reste calme et garde mon sang-froid. Rien, plus rien ne pourrait venir me troubler à part…

Elle a vu que j’avais pas fait de clafoutis. Non, mais elle croyait que moi, Denshell Whipper, Riffle Bullet de presque base, méchant et solitaire, violent et insupportable, moi, Denshell Whipper pourrait faire un clafoutis ? Avec des cerises et de la pâte jaune comme le miel et onctueuse comme le soleil. Avec moi, ça donnerait juste un truc informe qui ne veut presque rien dire même si tu essaies de le lire à l’envers. Ca ne ressemblerait à rien sauf à une espèce de purée manuscrite sur du papier jauni qui ressemble vaguement à une assiette et dessus, sur le tout dessus, flotterait une dent rouge… Un rouge étrangement sanglant. Et c’est ça qui lui fait envie ? C’est de ça qu’elle parle ? Elle y a cru ? Non, mais si on peut même plus rigoler…

« - Oublié… Pfiut, comme ça… Envolé… Pfiut, comme ça… ? »


Ok, cette réaction n’est pas, mais alors pas du tout digne d’un gentleman mais vous auriez eu une autre idée à ma place ? D’accord, je vais trouver autre chose pour tromper le vide. Autre chose pour lui faire plaisir. Le Roi doit faire plaisir à la Reine quelques fois. ET je crois que nous sommes dans un de ces cas de figures-là. Cas important et bizarrement dur à régler. Je suis pas une mauviette de Flick, je suis pas un surdoué de le réflexion. Et pourtant… Et pourtant… Je suppose que je dois faire sans. Je dois toujours faire sans…

« - On peut peut-être le manger lui ! »

Encore un sourire. La peluche que je tiens dans mes mains me regarde avec ses grands yeux suppliants et me fait rire. Me donne envie de sourire au monde entier. Oui, c’est ce dont j’ai envie aujourd’hui. Sourire. Sourire vraiment, comme un être humain.



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Mindy Fusten
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Mer 27 Mar - 20:18

The Tulips


L’enfance. L’enfance c’est quoi ? Rire, pleurer, se battre, chanter ? Alors tout dans se bas peuple est un enfant. Mais pourtant un enfant ne serait-ce pas un petit être qui se doit pure et sans responsabilité, qui respire la vie sans désagrément. L’enfance est un monde à part, sans putréfaction… Du moins c’est ce qu’elle devrait être.
Si l’on regarde ses deux enfant qui ont l’air de discuter sur le toit d’une cabane, ils ont l’air tout à fait normaux, et joyeux, sourire à la lèvre et regard pétillant. Rien ne trahit leurs petite gueule d’ange pure, pourtant qui pourrait parier que ses deux gosses son vils et fous que sur leurs mains le sang c’est imprégné tant bien que l’odeur ne les quittes plus. La mort ils ont vu, la mort ils ont donné, toute leur vie est tracé par le sang dans le sang. Pourtant ils restent des enfants. Alors l’enfance c’est quoi ?
L’enfance, n’est qu’un monde que l’Homme a créé, un monde ou pendant un instant tout disparait ou même l’être le plus infâme prendrait la forme d’une fée. Parce qu’au final la seul chose qui sort un Homme de l’enfance c’est la société, et si société il n’y avait pas ?
Regarder ses deux gosses sur le toit de la cabane, si loin de tout. Ils peuvent rentrer dans leur monde, dans celui qui aurait dû être le leur pour encore quelque temps. Mais on les en a retirer, retirer salir leurs mains, et désormais se temple n’est qu’un refuge, un refuge éphémère qui finit toujours par disparaitre, jusqu’au jour où il ne pourra plus apparaitre.
C’est dans cette bulle que la jeune Mindy c’était retrouvé, dans ce temple qu’elle tenait a garder le plus longtemps possible ce qui expliquait en somme son comportement enfantin. Le comportement nonchalant de son camarade la faisait sourire intérieurement, parce que pour la première fois il souriait réellement.

« - On peut peut-être le manger lui ! »


Il avait Felix dans les mains, et souriait bêtement. Mindy qui avait oublié son ami pendant un instant et ne se rappelais même plus de l’avoir envoyé à Denshell quelques minutes plus tôt. L’esprit naïf de Mindy avait pris le dessus et avait pris au sérieux les mots de Denshell, enfin pas tout a fait parce que sinon la vie du jeune homme aurait été en danger. Mais la jeune fille d’humeur joyeuse et joueuse se contenta d’agir comme un enfant.

« Rend moi Felix! »

Un ton qui se voulait un peu autoritaire, mais qu’il ne l’était pas du tout. En quelque seconde la jeune fille avait bondit pour attraper la peluche. Ses mains agrippa la peluche et la jeune fille sourit, mais elle retomba directement sur le jeune homme, qui était maintenant écrasait par son poids qui heureusement était pas trop lourd. Mindy rit aux éclats.

-Ahah tu verrais t'as tête!




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Denshell Whipper
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Lun 15 Avr - 19:45

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J’ai peur de devenir un lapin. Un lapin qui joue, un lapin qui mange, un lapin qui grignote… Un lapin qui fait toutes les activités dont doit être digne un lapin et cela sans aucune appréhension, sans aucune remise en question. Un lapin est fait pour être un lapin et ça ne changera jamais. Un enfant est-il fait pour être un enfant ou un lapin ? A ce que je sache, un enfant joue, un enfant mange et un enfant grignote. Un peu comme un lapin… Vous pensez que je me répète ? Que je ne sais plus ce que je dis ? Alors qu’est-ce qu’est un enfant ? Concrètement ? Ce n’est rien, et là est le vrai problème. Que représente pour moi cette image d’une jeune Tulip en fleur qui me saute sauvagement dans les bras ? Que représente pour moi cette image de Mindy tout simplement pendue à mon cou ? Est-ce une image d’un jeu d’enfant et de chamailleries qui arrivent directement du pays du bonheur ? Est-ce une feinte de Tulip pour me faire craquer et exterminer notre royaume ? Mon esprit se tourne et se retourne. Il n’arrive pas à se calmer, à voir le bon côté des choses. J’ai peur qu’il se bloque, qu’il se ferme comme un verrou duquel on aurait perdu sa clé. Un verrou sans clé, à quoi ça rime ? J’ai peur que Mindy soit la clé. J’ai peur que la vioque soit la clé. J’ai peur que le chef soit la clé. J’ai peur que l’autre tafiole soit la clé. J’ai peur qu’ils soient tous mes clés, voués à m’ouvrir de plus en plus. Voués à me faire ployer tel un saule pleureur en pleine tempête. Suis-je capable de tenir le vent comme le roseau ? Suis-je capable d’être le verrou qu’ils souhaitent tous ? Le tourbillon revient peu à peu. Le tourbillon de mon enfance, celui qui m’a fait perdre pied. Le tourbillon de tous mes cauchemars et de mes violences les plus extrêmes. La haine, la solitude et l’indécision. Trois facteurs, une action. Noir.

Stop, cessons d’être pessimiste. Il fait beau, le ciel est bleu, les petits oiseaux chantent et les marguerites ont éclos. Le bonheur. De plus, une jeune Tulip en chaleur a soudainement atterri dans mes bras. Que demander de plus ? Un petit jus de cactus peut-être ? Ou un tiramisu ? Bref, je tente désespérément de me débarrasser et d’un poids plume et d’une peluche mais rien n’y fait, cette jeune demoiselle en détresse a plus de force qu’un chameau en rogne… Je ris. Je ris, ris de mon incapacité à remuer le petit doigt de pied. Je ris, ris de cette frimousse qui se pend à mon cou. Je ris, ris de mon destin réduit à une peluche en forme de chat. Un certain Félix. Je ris, ris de son rire qui embrase mon cœur. Rien, plus rien ne me fait penser au pourquoi du comment nous sommes ici. J'oublie.

J'oublie mes peurs et ma détresse. J'oublie ma solitude et mes douleurs. J'oublie ma raison et me laisse peu à peu enivrer par ma passion. Les enfants n'ont aucune idée de ce qui les attend dans le futur. Ils regardent le ciel et le monde qui les entoure avec leurs grands yeux émerveillés remplis d'étoiles. Je n'ai pas eu assez de temps pour profiter de mon enfance. J'ai grandi trop vite. mes connections entre neurones n'auraient pas dû se relier si rapidement. Elles auraient dû me laisser le temps. le temps de profiter de mon émerveillement. Profitons-en maintenant. Maintenant, j'ai enfin le temps.

Mon action se fait rapide et avec empressement, je lui attrapes les oreilles et glisse mes doigts sur son ventre en guise de chatouilles. Je les ai toujours craints celles-là. Mais c'est un secret sinon, la honte me retomberais dessus... Un Riffle qui craint les chatouilles ! Ce serait le comble !

"-On tente d'écraser un Riffle par la force ? Bien, tu l'auras cherché !"

Mon rire machiavélique rempli la cabane. Je sens qu'on va s'amuser.


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Mindy Fusten
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Sam 27 Avr - 14:48

The Tulips


Le bonheur, c'est du plaisir a l'état pure, simple et a court durée. L'être humain eternellement a la recherche du bonheur, voila la cage qu'on lui a fait. Triste vous dites? Pas forcement, chercher le bonheur n'est pas mauvais, ça fait avancer de l'avant, puis après tout c'est normal qui s'echappe a un moment, sinon si la vie était que bonheur, que serait bonheur. Comme la vie a besoin de la mort pour exister, le bonheur a besoin de malheur pour vivre.

Bien souvent le bonheur vient des petites choses, comme dans cette cabane, ou l'on peut entendre les rires de deux petits anges, ils rient comme si c'était la première et dernière fois. Plus rien n'a d'importance pour eux en ce moment de joie. Le monde pourrait s'ecrouler a leurs pieds qu'ils s'en ficheraient.
La jeune Mindy qui n'avait pas rit ainsi depuis bien longtemps c'était retrouvé par terre, tandis que le tenebreux la chatouillait, elle se tordait dans tout les sens en essayant de se degager de l'emprise du jeune Riffle, en lui suppliant d'arrêter. Elle avait toujours été ultra chatouilleuse, petite son frère n'arretait pas de la faire chanter avec ça. Mindy fatiguait, elle avait le souffle court, et dans un ultime effort elle le dégagea avec son pied. Leurs corps basculèrent, dès lors elle le dominait, il était allongé face a elle. Mindy plongea son regard dans le siens, tandis qu'elle respirait encore rapidement sourire aux lèvres. Le seconde passèrent puis elle se relacha et s'allongea a coté de lui. Le ciel s'offrait a eux, d'un bleu azur il leurs servait de toit. Tandis qu'elle reprit son souffle, elle vit passer dans le ciel un oiseaux. Un souvenir lui vint.

La première fois qu'elle avait adressé la parole a Denshell Whipper, ou plutôt qu'il lui avait adressé la parole c'était au cours de tir de Wyatt, ou elle avait shouté un oiseaux en plein vol. Le jeune Riffle n'avait pas eu l'air d'apprecié, et l'avait bousculé, c'était mal partit. Mais aujourd'hui de l'eau avait coulé sous les ponts, et Mindy n'avait plus envie de tiré sur la colombe qui s'éloignait au loin dans l'azur du ciel. Le soleil tapait sur la peau des deux gosses.

"T'as pas gagné la guerre."

Dit elle en lui donnant un léger coup de jambe sur le côté.



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Denshell Whipper
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Lun 13 Mai - 9:36

dead

J'ai toujours aimé gagner. C'est un peu devenu une des multiples forces de mon être. C'est un peu comme si je vivais pour gagner. Pour aller toujours plus loin sur le chemin de la victoire. Sans regarder en arrière. Terrasser mes adversaires, les rendre fiers de notre bataille sanglante. Les rendre fier d'avoir perdu devant un ennemi si puissant. Prétentieux, moi ? Non, j'ai confiance en moi et en mes gestes. j'ai confiance en ceux que je terrasse. Moi aussi, je dois être fiers d'eux. Être fier de leurs combats.

Mais gagner contre Mindy, c'est un peu différent que de gagner contre eux. Un peu différent que de gagner contre un ennemi mortel. L'ennemi mortel te regarde dans les yeux, prêt à t'affronter, maîtrisant une garde parfaite, les yeux rivés sur le moindre de tes gestes. Pour n'en laisser passer aucun. POur ne pas te laisser une chance. Mindy, elle, te regarde dans les yeux, prête à t'affronter, maîtrisant une garde parfaite, mais avec une envie de gagner un peu... Chancelante, oui, c'est le mot. E avec une faille immense. Mindy n'est pas une ennemie mortelle de toute manière. Elle est tout sauf mortelle et ça, c'est agréable. Se battre contre quelqu'un d'autre que d'habitude et pendant ce combat, les rires et sourires qui s'égrènent en s'accrochant au vent.

J'ai gagné comme d'habitude. Cependant la joie de la victoire est différente. Mais ne tergiversons pas plus sur ce sujet.

"- Une Tulip qui craint les chatouilles... C'est recommandé ça ?"

L'ironie qui perce dans ma voix envoie balader le sérieux que je voulais lui attribuer. Moi aussi je crains les chatouilles alors je devrais plutôt la fermer sur ce compte. Mais j'ai envie de parler. J'ai envie de profiter du ciel bleu, de la multitude d'êtres vivants qui respirent à mes côtés, du soleil qui tape sur nos peaux déjà halées par le soleil du Kansas. De Mindy qui continue de me frapper. Serait-elle susceptible ? J'éclate de rire avec force. Elle ne va pas sûrement comprendre pourquoi. Elle me rappelle les filles du shérif. A toujours bouger. A toujours rire. A toujours rayonner.

Apparemment je n'ai pas gagné la guerre. Une guerre ? Mais qu'ais-je donc gagné alors ?

"- Non, mais j'ai gagné une de nos batailles. Ça nous fait donc 1-0. De plus, si on compte l'épisode de l'infirmerie, ça devrait faire 2-0... Mon dieu, quelle avance j'ai sur toi ! Te ferais-tu dominer par un homme ? Quand je vais rapporter ça à le vioque, je me demande bien ce qu'elle va dire... Tu crois qu'elle sera fâchée ? Ou qu'elle se marrera bien dans son coin en te montrant du doigt ? Moi, je pencherais plutôt pour la deuxième option, elle est tellement sadique ! Imagine ton calvaire ! Il ne me manque plus qu'une victoire écrasante et je file lui dire à moins que..."


A moi de me relever et de me préparer à... Lui filer une raclée ! Un nouvel éclat de rire, plus enfantin cette fois. J'ai vraiment l'impression de le redevenir, enfant. J'ai soudain envie de me rouler par terre.


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Mindy Fusten
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Mer 22 Mai - 14:42

The Tulips



Gagner est lourd de sens pour la jeune blondinette qui voit la vie comme un jeu géant, ni mauvaise joueuse et ni reine du faire play elle aime jouer la victoire, toute fois le jeune corbeau abusait peut etre en ses propos. Elle leva un sourcil en ecoutant le discours de denshell, il se ventait d'avoir gagné de nombreuses batailles et tandis qu'il réengagea le combat, Mindy lui fit un petit récapitulatif en le retournant sur le sol, en l'immobilisant.

"Deja a l'infirmerie c'est moi qui est gagné, tu as vu dans quel etat tu étais? Pui je pense que pour le bal je mérite un point, ce qui fait deux a un. Et je risque d'en faire une troisième a se rythme la!"

Puis avec un sourire en coin le chatouilla sur les hanches, là ou ses le plus insupportable. Insupportable était une de ses qualitées, mais pour le coups des chatouilles ca venait de son grand frère James. Elle était toujours assise sur le tenebreux quand elle revit son frère, qui lui disait de se mefier des gens. Mais elle reprit l'esprit en concluant sur le fait qu'il n'avait qu'a pas l'envoyer ici.

"Tu es aussi chatouilleux que moi! Pour un Riffle c'est bête!"

Elle lachâ un petit rire en profitant de son moment de domination pour reprendre son souffle. La brise était fraiche, mais le soleil tapait au zentih en faisant ressortir ses reflets dorés. Si Betty était la elle trouverait que la jeune Mindy n'est pas très femme mais pour une fois elle était elle et c'était en soit un exploit.


HS: Je jure solennellement de faire mieux la prochaine fois!


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Denshell Whipper
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Mar 18 Juin - 17:55

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Il est vrai qu'elle n'avait pas du apprécier les quelques compliments que j'avais daigné lui offrir. Une solitaire de son envergure, une terreur de dortoir, une inconnue autant remarquable qu'elle n'avait pas du bien digérer mes dernières paroles. En même temps, étions-nous là pour nous offrir des fleurs ou pour se défier ? Une Tulip et un Riffle, seuls sur le toit d'une cabane en bois perchée en haut d'un chêne auraient-ils du prendre deux petites tasses de thé en porcelaine et un cupcake prédécoupé pour passer un bon après-midi ? Que diable ! Ces deux individus n'appartiennent pas à de tels groupes pour rien ! Ils ont été amenés à montrer leurs qualités et leurs défauts. Ils ont tenté de choisir un lieu où ils parviendraient à se sentir chez eux. Un lieu où personne ne les regarderaient de travers, comme s'ils étaient différents. Un vieil Indien m'a un soir chuchoté à l'oreille une phrase que je ne trouve pas si bête.

Il faisait nuit. le feu crépitait à mes côtés. Ma tête était appuyée contre le flanc de Brume, couchée sur le sol sableux. Elle mâchait un bout de cactus que je lui avais ramassé durant l'après-midi qui venait de s'écouler. Un homme était assis à nos côtés, le visage penché sur la flamme, les yeux fiévreux. "Petite peur qui tient debout", tel était son nom. Nous voyagions depuis 3 jours avec lui. Nous l'avions croisé lors de la traversée de la grande rivière, celle qui traverse la région d'est en ouest. Il fumait sa pipe, assis sur un tronc d'arbre flottant qui suivait le cours de l'eau sans empressement. Des ronds de fumée parfaits sortaient de sa bouche et j'avais toujours rêvé apprendre à faire la même chose. De fil en aiguille, nous chevauchions côte à côte et deux jours plus tard, il martelait sur mon esprit cette fameuse phrase. "Qui se ressemble s'assemble." Une phrase qu'il voulait que je garde à jamais, que je ne la perde pas au fin fond d'un tiroir ou sous un tas de poussières.

 Je ne l'ai pas perdue. Elle est restée gravée et quand j'ai eu le choix, j'ai choisi. La violence, la force et la bêtise font partis de mon être. En réalité, je me suis rendu compte que je n'avais pas vraiment le choix. Car dans l'ombre, caché dans mon ventricule gauche, le destin veillait. Près à œuvrer dès qu'il le pourrait. Ais-je envie d'être esclave d'une force supérieure ? Pour une fois, oui. Surtout si elle me permet de m'oublier aux côtés d'une blondinette fragile et imposante, solitaire et solide, fraîche et libre. Cette même blondinette qui prétend m'avoir vaincu maintes fois au cours de plusieurs batailles. Et à ce niveau, j'ai peur qu'elle ai raison. Oui, j'ai perdu. Oui, elle m'a eu. Et elle m'a toujours quand elle me chatouille au niveau des côtes puis aux hanches.


Je ris. Je ris parce que je crains les chatouilles. Parce que je suis comme elle. Parce que soudain, j'ai envie de la serrer dans mes bras et de ressentir ce que j'ai senti la dernière fois. Là, maintenant. Et c'est ce que je fais. Je cède à mes envies, à ma passion.


Mes bras la capturent, l’enserrent, la réchauffent, la pressent. Mon corps son rapproche comme mon visage. Mon visage. Mon cœur bat et mes yeux se fixent dans les siens. J'attends, je reprends mon souffle, je ne ris plus. Une seconde, deux secondes, trois secondes. C'est trop, je ne peux plus attendre. Mes lèvres se fixent sur les siennes. Je ferme les yeux. Pour ne plus les rouvrir. Pour ne plus voir le monde extérieur.
   


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Mindy Fusten
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MessageSujet: Re: Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')   Ven 19 Juil - 20:14

The Tulips


Une poitrine a deux doigts d’exploser, de joues qui rougissent sans mentir et une chaleur suffocante, alors c’est à ça que ressemble l’amour, le bonheur et la joie ? Elle se relâche, donnant toute sa confiance, sa vie dans les bras forts et abîmés du jeune ténébreux. Le temps c’était plus qu’arrêté, le monde entier avait disparu sous tant de douceur. La douceur de l’amour et celui que rien ne peut détruire la douceur de l’enfance. On aurait tort de croire que l’amour d’un enfant et identique a celui de l’adulte, celui de l’enfant c’est l’acceptation de reconnaitre en l’autre un égal, et pas seulement un combat entre deux êtres à l’esprit sauvage.
Cette symbiose ne durera pas éternellement, et les deux gosses le savent bien, ils finiront par recommencer leur bataille, mais c’est l’amour qu’ils ont choisi celui d’aimer l’égale du groupe ennemi. Mais aucun d’eux ni pense, il vaut mieux profiter de cet espace-temps a part que leur offre la cabane, le monde de l’enfance, une cabane un peu cassé comme leur douceur effacé.
Ils étaient si proche qu’on ne pouvait dire si leurs lèvres c’étaient rejoint, mais pour ne rien accélérer c’était leurs regards qui avait commencé une danse, la danse de la vérité,  une vérité que le regard ne peut trahir, leurs regards étaient vrai et sans fin. Ils étaient l’un comme l’autre vulnérable se laissant guider par ce qui d’habitude enferme dans un coin de leurs cages thoraciques.
C’est bon le mur était tombé et les petites lèvres cerise avait rejoint celle du Jules, le temps passait vite et pourtant l’un comme l’autre auraient parié le contraire, tandis qu’ils se livraient l’un a l’autre. Puis la fin approcha, il fallait reprendre son souffle, mais qu’arriverait-il ?
Qu’elle suite pouvait avoir un tel évènement ? Une fuite, comme la dernière fois ? Ou on reste sans rien à dire à attendre que la suite tombe d’elle-même ?
Mais la suite promettait d’être à la hauteur des deux protagonistes, car sur les joues de la petite blondinette deux filet d’eau se dessinèrent comme un ruisseau dans une vallée, elles dévalaient rapidement sans rencontrer un seul obstacle. Mindy pleurait, en silence jusqu’à ce qu’elle se retrouve en face de son Romeo, qui avait relâché un peu de son emprise.
Elle pleurait, et pourtant elle souriait. Mindy ne pouvait mentir, elle passait là un des meilleurs moments de sa vie mais une évidence futuriste et illusoire qui lui trottait dans la tête depuis un moment se traçait comme un mur. Un mur qu’il faudra détruire pour bâtir un espoir.


Hs : La fin est strange mais bon !


[/quote]

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Après tout, nous ne sommes que des enfants. (Pv Min')

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