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 Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]

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Maximilian Davidson


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MessageSujet: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Sam 20 Juil - 13:54

Flick Knife

"Maxim'... Maxim'... réveille-toi."

Les paupières du jeune homme s'ouvrirent lentement pour finalement montrer ses deux beaux yeux dorés. Les journées avaient été rudes pour lui dernièrement, du moins mentalement. Il avait trahi les siens en donnant ses premières informations sur les Flick Knife aux Orchids. Un acte qui n'était pas signe d'un vrai homme? Allez savoir. Il l'avait fait pour quelqu'un, et il en était fier. Puis attaquer la gente féminine n'était pas spécialement courageux pour un homme : non c'était plutôt lâche. Le jeune homme regarda alors son camarade qui était dans le même clan que lui : un Knife. Si ce dernier lui souriait, Maximilian lui, était trop dans les vapes pour penser à lui rendre un quelconque sourire. Décidément, il devait éviter de paraître trop suspect. Qui sait ce qui lui arriverait si jamais quelqu'un venait à découvrir sa trahison? En tout cas, le blondinet regarda autour de lui : tout le monde était déjà levé et commençait à quitter le cour.

"J'ai dormi depuis combien de temps?"
-Depuis le début du cour. Mais bon, on y va?


Les deux jeunes gens se levèrent, reprirent leurs affaires et sortirent de la classe. Maximilian regarda à travers la semaine le temps : il faisait beau et chaud. Bref, un jour parfait pour se balader un peu et lire.

"Je dois y aller. A plus tard."

Après avoir salué son compagnon, le jeune homme partit en direction des écuries. Lorsqu'il fut arrivé, il fut surpris de voir qu'il n'y avait personne. Généralement, quand il venait il y avait du monde. Sans doute les élèves étaient-ils trop occupés à se battre entre eux ou à se promener en ville? Allez savoir. En tout cas, bouquin en main, le jeune blondinet se dirigea vers le manège. Vide : le désert complet. Personne ne venait s'entraîner à l'équitation. Et c'était tant mieux pour le jeune Maximilian qui ne put s'empêcher de s'asseoir dans un coin et d'ouvrir son livre. Plongé dans son livre, il était prêt à passer le reste de la journée là, à lire. Peut-être devrait-il lui même apprendre à monter un cheval pour pouvoir se promener ou aller facilement en ville rendre plus rapidement les livres à son oncle? C'était une bonne idée. Mais pas maintenant : il devait avant terminer les quelques pages restantes de l’œuvre qu'il avait entre ses mains. Même si il l'avait lu et relu...

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Alexandra Calendea


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Sam 20 Juil - 20:18

The orchids

Ce matin-là, quand je m'étais réveillée, je me sentais un peu mal à l'aise. Comme je le pensais, Harley avait été un Flick Knife exemplaire et n'avait pas profiter de mon sommeil pour me sauter dessus ou  commettre quelques crimes. Enfin, quoique pour cette dernière hypothèse, rien n'en était moins sûr. C'était bien vrai, et s'il avait profité du fait que je dorme pour fouiller mes maigres affaires ? Ou pour aller faire un rapport à son chef, déclarant je ne savais quoi sur mon comportement, sur l'analyse qu'il avait faite de moi ? Malgré tout, je lui accordais - peut-être à tord - ma confiance, et j'avais comme le sentiment qu'il ne ferait rien de tel. Mais j'oubliais souvent que, en tout bon Flick Knife qu'il était, il devait sûrement être rusé, perfide aussi si cela se trouvait, un peu sournois par la même occasion. Il pouvait très se faire passer pour une gentille personne sans l'être réellement. Il y avait tant de possibilité dans ce monde, tant de choix qui conduisaient à tant de voies différentes. Si imprévisibles, si dangereuses à la fois. Certaines étaient délicieuses, délicates attentions que nous offrait une personne supérieure à nous, et d'autres étaient plus redoutables plus misérables qui ne venaient que de nous-même.

Toujours était-il que j'avais un curieux sentiment de malaise, un peu oppressant, qui me comprimait la poitrine. Posant une main sur cette dernière, je pus sentir mon cœur qui battait rapidement sous les épaisseurs du tissus, et de ma peau, recroquevillé entre mes côtes. Cette ville était assez impressionnante, et ce dès qu'on passait devant les premières maisons. En repensant à mon arrivée, celui m'amena à mon cheval sur lequel j'étais arrivée ici. Depuis combien de temps n'en avais-je plus, du cheval ? Longtemps. Il me semblait que cela faisait une éternité, en fait. Peut-être était-ce simplement ça, mon malaise ? L'explication me paraissait un petit peu simplette, mais ça me rassurait de croire cette hypothèse. Je me relevai alors du lit où je m'étais allongée pour mieux réfléchir, pour mieux me reposer, et regardai autour de moi. Mon colocataire n'était pas présent.

Profitant du fait que le blondinet n'était pas là, je me changeai, enfilant un pantalon et un haut d'homme, ainsi que des bottes pour pratiquer l'équitation. Puis je partis en direction des écuries, prenant le temps de fermer la porte - mais pas à clé, étant donné que je n'avais pas cette dernière - afin de montrer à d'éventuels passagers qu'il ne fallait entrer. Enfin, s'ils voulaient le faire, je ne croyais pas qu'ils s'en gêneraient. Je continuais mon chemin vers les écuries, laissant mes doigts sur les murs que je croisais et que j'effleurais, les frôlant tout au long de mon avancée. Au final, j'arrivai devant les boxs qui s'étendaient les uns après les autres, et je me rendis compte que je ne savais pas exactement ce que je voulais faire. En me rendant jusqu'à mon cheval, je m'arrêtai devant lui, passant une main songeuse sur ses naseaux.

Je ne l'avais pas monté depuis si longtemps, que je me demandais si ses capacités physiques n'avaient pas diminué. Alors j'optai pour aller dans le manège, histoire de lui faire faire quelques tours. Mais ne sachant pas si quelqu'un occupait déjà le manège, je décidai d'aller tout d'abord vérifier qu'il soit vide. Laissant donc mon cheval ici, après une dernière caresse, je me rendis là-bas. Personne. Enfin, ce que je croyais avant d'apercevoir une personne dans un coin, un bouquin à la main, plongé dedans. Afin de lui demander si je pouvais venir m'entraîner et si cela ne le gênait pas, je m'approchai de lui.

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Maximilian Davidson


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Mer 31 Juil - 20:40

Flick Knife

Noyé dans les mots de son livre, rien n'aurait pu déranger Maximilian. Il dévorait chaque phrase de l’œuvre, imaginant chaque personnage, chaque voix, mais aussi chaque scène. Son imagination débordante pouvait très bien venir de tout les bouquins qu'il avait pu lire dans sa misérable vie. Mais malheureusement, sa passion pour la lecture était peut-être l'objet de sa timidité : si il pouvait s'exprimer facilement par l'écriture, il en était tout autrement pour l'expression orale. Il ne pouvait pas parler en regardant droit les yeux quelqu'un, et il pouvait très bien oublier un mot dans sa phrase. Surtout quand il était en face d'elle. Oui, sa bien-aimée, sa douce, sa dulcinée... Maximilian ne pouvait pas trouver un mot qui pouvait être à la hauteur de la jeune fille qui hantait ses esprits depuis quelques mois déjà. Cela faisait quelques temps qu'il s'était décidé à aller la voir pour pouvoir lui parler et lui déclarer un de ces quatre sa flamme. Mais malheureusement pour lui, il n'arrivait pas à lui dire plus de deux mots. Si seulement il avait la possibilité de pouvoir discuter avec elle entièrement ne serait-ce qu'une petite fois dans sa vie, il serait alors l'homme le plus heureux du monde. D'ailleurs, lorsqu'on pensait au loup, on y voyait la queue. Bien vite, le blondinet remarqua qu'il n'était plus seul dans le manège et lorsqu'il se retourna, il se retrouva nez-à-nez avec une jeune demoiselle qu'il reconnut assez vite.

"Dame Calendea?"

Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que Maximilian sursaute, ferme son livre, et se relève pour être face à face avec Alexandra Calendea, la "femme de sa vie". Et il en fallut encore moins pour qu'il devienne aussi rouge qu'un pivoine et qu'il baisse légèrement la tête à cause de la timidité.

"Bon... bonjour. Vous... vous allez bien aujourd'hui...?"

Une conversation banale, certes, mais un bon début pour quelqu'un aussi timide et fou amoureux que le jeune blondinet. Mais malheureusement pour lui, il n'arrivait pas spécialement à faire le premier pas. Il avait tant envie de ressembler pour cela aux héros dans ses livres qui arrivaient à montre leur amour réciproque avec tant de... de facilité après que la jeune demoiselle de leur rêve ait été mise en danger, ou alors comme ça, alors qu'ils sont seuls en tête à tête. D'ailleurs, il était en tête à tête avec elle, n'est-ce pas? Tout les deux, seuls, dans le manège. Ils pouvaient se parler sans que quelqu'un ne vienne les embêter. Un bon moment dont Maximilian devait profiter. Mais il tilta que quelque chose n'était pas commun chez cette jeune fille. Oui, elle était en pantalon. "Démone! Succube! Fille de joie!" aurait hurlé tout garçon normal qui savait que les filles devaient être en robe et non habillé comme un homme. Mais pour le Flick, le fait que Alexandra portait un pantalon représentait autre chose.

"Vous êtes.... en pantalon? Vous êtes aussi fascinante aujourd'hui que d'habitude... Vous n'avez pas honte d'être habillée comme un homme et de sortir vêtue comme telle. Je vous admire vraiment..."

Non, en fait il brûlait d'amour pour elle. Il pourrait mourir rien que pour ses yeux, pourrait se couper la tête si elle le lui demandait... Il était même allé trahir son chef rien que pour elle. Oui, il avait donné des informations aux Tulips, et il ne regrettait rien du tout. Il savait que si jamais on le découvrait, il se ferait massacrer, mais il en avait rien à faire. "Un vrai homme est un homme qui assume tous ce qu'il a fait" lui avait dit un jour son oncle alors qu'il n'avait que quatre ans. Et c'est ce qu'il faisait. Cependant, quelque chose tracassait le capuchonné qui ne put alors s'empêcher à nouveau de parler.

"Je dois vous... vous embêter... pardon.

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Alexandra Calendea


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Mar 6 Aoû - 20:47

The orchids

La personne présente dans le manège était un jeune homme en train de lire, si bien que j’attendis qu’il s’aperçoive de ma présence avant de parler. Je ne voulais nullement l’interrompre ni le déranger, il aurait été inconvenant de ma part de faire ceci. Derrière lui, je regardais par-dessus son épaule pour savoir ce qu’il pouvait tant le fasciner et pour essayer de deviner le nom du livre – si je le connaissais, chose dont je n’étais pas certaine, car honnêtement je ne lisais pas énormément, même si j’aimais bien pratiquer cette activité que je jugeais reposante et agréable. À mon sens, tout paraissait plus facile dans les livres, alors qu’ils retraçaient juste la vie d’un angle différent. Les héros suivaient une destinée que l’auteur leur créait, sans vraiment se soucier du pourquoi et du comment – même si bien souvent, il prenait tout de même garde à respecter les désirs qu’il leur avait insufflés et le caractère qu’il leur avait donné. Les auteurs étaient des gens imaginatifs, qui voyaient le monde d’une manière sûrement différente de la mienne. Avec moi, tout me semblait plus triste, parfois plus lucide aussi, que dans leurs écrits. J’avais beau apprécié ce fait, il me rendait légèrement amère, que tout ne soit pas aussi simple.

Lorsque le jeune homme  se retourna, et posa une question dont il connaissait déjà la réponse. Cette action avait été sûrement provoquée par la surprise – lui avais-je fait peur ? – de me voir, ou de voir qu’il n’était plus seul. Par la même occasion, il fut pris d’un sursaut, à mon avis suivant le sentiment d’étonnement, avant de fermer son livre pour se lever. J’étais plus grande que lui, mais moins d’une dizaine de centimètres. Je dirais environ la moitié, soit cinq. La différence n’était pas vraiment énorme, elle était même ridiculement petite, mais elle s’accentua un peu plus lorsqu’il baissa sa tête et que ses joues se colorèrent de rouge. Ainsi, il me rappelait quelque chose, quelqu’un plutôt. Ses cheveux d’ors retombaient de sa capuche, s’échappant à son emprise et encadrant son visage qui avait pris une teinte pudique. Le laissant parler sans lui couper la parole, je penchai ma propre tête un peu sur le côté. Il me disait bel et bien quelque chose, une personne que j’aurais déjà rencontrée auparavant.  Le plus discrètement possible, je me mordis la lèvre inférieure, en tentant de trouver qui cela pouvait-il bien être.

Puis, il me sembla que ses yeux se focalisèrent sur mes habits, notamment le pantalon que je portais. Les paroles qui suivirent me firent comprendre que j’avais déjà rencontré ce jeune homme, même si dans un premier temps, il ne me disait rien. Ses mots étaient flatteurs, ce qui me fit d’une part plaisir, mais de l’autre je me sentais honteuse de me montrer ainsi. Une Tulip pouvait-elle se promener tranquillement en habits d’hommes ? J’en doutais, même si j’avais mis cette tenue afin de pratiquer de l’équitation. Mais était-ce une bonne excuse ? Une excuse valable, je voulais dire. Remettant ma tête dans son inclinaison naturelle, replaçant ainsi mes cheveux bruns qui me paraissaient si sombres comparés à ceux du jeune homme. En pensant cela, je me souvins brusquement d’où l’avais-je connu et pourquoi. En fait, je ne l’avais pas « connu » à proprement parler, étant donné que c’était toujours lui qui s’approchait vers moi, rouge et timide, et qui amorçait une conversation qui ne durait jamais longtemps – à peine une phrase si ce n’était pas moins  - avant de s’en aller précipitamment. Fixant ses yeux qui avaient la même couleur de ses cheveux, je commençai à répondre à chacune de ses questions, une par une.

« Oui. Oui. Merci. Ce n’est pas grave. »
Il y avait quelque chose de captivant dans son regard, même si il ne me regardait pas. J’avais même plutôt l’impression qu’il fuyait mes yeux. La possibilité que je lui fasse peur apparut une nouvelle fois dans mon esprit, en me demandant si j’étais si terrifiante que ça. Peut-être était-ce à cause du vide de mes yeux qui contrastait avec l’innocence qui suintait des siens ? Une nouvelle fois, ma tête se pencha sur le côté, tandis que j’adoptais une mine pensive et soucieuse. Son prénom me vint en tête, mais je ne savais plus si c’était lui qui me l’avait dit ou moi qui avais dû le chercher en le demander subtilement aux autres. Avec un petit temps de retard, comme si j’avais marqué une pause, je le dis à voix haute. Pourquoi ne l’aurais-je pas fait ? Il m’avait bien appelée Dame Calendea, c’était même ses premières paroles.

« Maximilian. »



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Maximilian Davidson


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Jeu 8 Aoû - 21:01

Flick Knife

Maximilian se frappait discrètement jambe avec son livre caché derrière lui. Non, il devait rêver. Oui, c'était un rêve! Un énorme rêve! Il ne pouvait pas être là, en face de la femme qu'il aimait et encore moins en train de lui parler! Mais que si c'était un rêve, le blondinet ne souhaitait pas se réveiller. Oui, dormir pour toujours dans ce beau songe... ça serait comme le paradis. Le jeune homme baissait de plus en plus la tête pour qu'Alexandra ne le regarde pas. Elle se penchait et tentait à maintes reprises de mieux le voir. Chose inutile, elle ne le verrait pas. Sans doute jamais même. Car même les Flick Knife n'avaient jamais pu voir le visage complet de leur camarade. Même à la douche : il y allait tôt le matin ou tard le soir pour qu'il n'y ait personne afin d'éviter qu'on ne voit sa petite bouille de hamster. Mais à un moment, la jeune femme lui adressa alors la parole, citant uniquement son prénom.

Maximilian sentit comme si on lui poignardait le cœur qui picotait déjà au moment-même où il l'avait vu. Il se sentait léger : peut-être allait-il s'envoler dans les airs. Un léger sourire s'afficha sur son visage moins rouge que quelques minutes auparavant. Il était heureux, tout heureux de savoir que sa douce connaissait son prénom. Cela l'étonnait d'un côté, pourquoi est-ce qu'une personne aussi formidable qu'Alexandra connaissait le prénom d'une misérable créature comme lui? Mais cela le rendait tout joyeux, tellement qu'il leva d'un petit chouïa son visage.


"En effet Dame Calendea, vous avez raison, je me prénomme Maximilian."

Quelque chose lui passa rapidement l'esprit. N'était-ce pas là l'occasion en or de se présenter correctement et de faire une bonne première impression à la jeune demoiselle? Si. Alors, il se pencha en avant, faisant une révérence avec une certaine maladresse. On pouvait voir qu'il s'était tout de même un peu entraîné auparavant : chez son oncle, il tentait de faire pareil pour ressembler au plus à un prince. Et lorsqu'il est tombé amoureux d'Alexandra, il avait continué son entraînement, envisageant de l'inviter lors d'un éventuel bal. Ce qu'il n'avait jamais fait.

" Maximilian Davidson, pour... pour vous servir."

Le jeune homme se redressa et adressa un bref regard à Alexandra avant de baisser à nouveau et très rapidement son visage qui redevenait de plus en plus rouge. Il jouait avec son livre, le tripotant de ses doigts.

"Est-ce que... Est-ce que je vous dérange? Vous... Vous voulez peut-être que.. que... Je m'en aille?"

Si elle était en tenue de cavalier, c'était sans doute pour une bonne raison. Sans doute voulait-elle faire un peu de cheval et le blondinet ne voulait pas déranger la jeune fille.

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Alexandra Calendea


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Ven 9 Aoû - 13:39

The orchids

Il avait plutôt une jolie voix, que je caractériserais de douce, même si elle était voilée en cet instant-là de timidité. Je me demandai s’il en était ainsi avec tout le monde, ou si ce n’était que moi qui étais à la source de cette pudeur et des rougeurs de Maximilian. Enfin, je ne croyais pas réellement à cette hypothèse, préférant sûrement penser que c’était ainsi qu’il était.  Puis je perçus un bref mouvement, que  je n’eus pas le loisir de comprendre son origine, même si je me doutais bien qu’il provenait du jeune homme. Et de toute façon, de qui d’autre aurait-il pu être ? Il n’y avait personne dans le manège, à part nos deux personnes, rien n’aurait pu faire ce léger bruit un peur sourd peut-être, étouffé par la même occasion,  et ce court geste – même si j’ignorais encore ce qui s’était vraiment passé. Pour une raison que j’ignorais, mon regard se baissa vers ses mains, et je me rendis ainsi compte qu’elles étaient cachées derrière son dos. Étaient-elles croisées, liées entre elles ? Ou tenaient-elles quelque chose entre leurs doigts ? Ne pas connaître la provenance de ce mouvement qui avait provoqué ce bruit me gênait, me titillait. J’éprouvais une curieuse envie de savoir ce qu’il s’était passé, comme si cela était un fait essentiel, de la plus haute importance. Que si je ne le savais pas, c’était irresponsable de ma part, d’une Orchid. Je me torturais encore l’esprit avec les conditions que je devais remplir.

Enfin, toujours était-il que les commissures des lèvres de Maximilian finirent par se relever sur le visage dont la couleur rouge s’atténuait un peu de manière progressive. Son sourire me paraissait peut-être un peu bienheureux, voir même béat. À quoi pouvait-il bien penser ? Son menton eut un petit mouvement vers le haut, ce qui permit au visage entier de se montrer un peu plus. Même si le geste avait été ridiculement petit, c’était sûrement mieux que rien. Il  me donna une meilleure idée des traits qui le constituaient, une meilleure vue. C’était vrai qu’avec sa capuche, sa tête constamment baissée et ses joues rouges, je n’avais pas une très grande idée de son apparence au naturel, sans aucunes interactions de la vie humaine et des sentiments. Puis, le jeune homme m’accorda que j’avais raison et qu’il s’appelait bel et bien Maximilian, avant de s’incliner afin de faire une révérence un peu gauche mais qui avait tout de même une part d’élégance. Il me fit connaître par la suite son nom, Davidson. Lorsqu’il se redressa, ses yeux croisèrent pour la première fois les miens, seulement, cet échange de regards fut lui aussi ridiculement court. Il me présenta une énième fois le sommet de son crâne recouvert par la capuche dont sortaient les filaments dorés qu’étaient ses cheveux.

Tandis qu’il me demandait s’il me dérangeait, je me rendis compte que la seule phrase qu’il avait dite sans balbutier ou hésiter était celle qui disait que j’avais raison à propos de son identité. Enfin, il y avait aussi ses deux premiers mots qui étaient une question, la fameuse question dont il connaissait déjà la réponse. Mon envie de faire du cheval s'était un peu dissipé, et mon malaise de mon réveil avait subi le même sort en apparence. Peut-être que c'était grâce à lui, que sa présence m'avait distraite et m'avait empêché d'y penser, et qu'ainsi, ils s'étaient écoulés tous seuls, se noyant tranquillement dans la suite d'évènements et de rencontres de la vie humaine. Préférant ne pas répondre à sa dernière interrogation, étant donné que je ne savais moi-même pas vraiment s’il me dérangeait ou non, je m’approchai un peu de lui. J’avais fait un pas dans sa direction, et je m’accroupis au sol avant de lever mon visage vers le sien.

« Pourquoi baisses-tu la tête ? »

D’en bas, j’avais son visage baissé en entier. Il y avait toujours ses cheveux d’ors qui pendaient hors de la capuche, mais je pouvais beaucoup mieux observer son faciès.

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Maximilian Davidson


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Mer 21 Aoû - 0:58

Flick Knife

Son cœur battant la chamade, Maximilian ne pouvait pas relever la tête. Il savait qu'il ne pourrait pas regarder la belle Alexandra droit dans les yeux et encore moins plus de deux secondes. Il était encore rouge et commençait de plus en plus à sentir les battements son organe vital lui serrer la poitrine. Pauvre de lui ! L'amour l'avait pris sans l'avoir averti de quoique ce soit alors qu'il ne savait pas encore vaincre sa timidité. Mais le blondinet espérait le moment où il serait prêt à déclarer sa flamme auprès de l'Orchid. D'ailleurs, voyant cette dernière se baisser pour tenter de regarder son visage, il ne put s'empêcher de sursauter et de reculer d'un pas. Il avait même faillit marcher sur son propre pantalon pour finalement tomber en arrière. Mais fort heureusement que cela ne lui était pas arrivé : il se serait jamais montré par la suite à la jeune fille. Pourquoi est-ce qu'elle essayait de regarder son visage à lui, un pauvre garçon qui ne valait même pas la peine d'être aussi prêt d'elle? Lorsqu'elle lui demande pourquoi il baissait la tête, Maximilian tint avec ses doigts sa capuche avant que son avant-bras le cache. Pourquoi est-ce qui n'osait pas montrer sa tête à tout le monde déjà? A cause de sa timidité ou alors tout simplement parce qu'il avait honte de se montrer comme ça aux gens, lui qui avait été méprisé car sa mère était une mère célibataire et une prostituée qui l'avait totalement abandonné chez son frère? Le jeune homme se mordit la lèvre inférieure, ne sachant pas quoi répondre. Et pourtant, la politesse l'obligeait à donner une réponse à toute questions qu'on lui posait. Enfin, "politesse"... plutôt l'amour oui.

"Je... je suis timide... et... parce que je ne mérite pas de... vous regarder.... Je suis désolé... pardon, oui vraiment... pardon..."

Si Alexandra s'étonnait de l'entendre s'excuser autant en une phrase, elle était loin de douter qu'il avait fait pire une fois. Il lâcha sa capuche, vint plaquer son livre contre son torse. En fait, c'était bizarre. Il était vraiment timide et n'osait pas lui répondre, mais il se sentait heureux d'être avec elle. Il avait même presque envie de pleurer, de chanter, de rire comme un adolescent avec son premier amour même si cela était le cas,... bref. Plusieurs sensations qui semaient le trouble chez lui. Il ne savait pas comment réagir si ce n'était que d'essayer de prendre confiance en lui-même.

"Vous alliez faire... du cheval n'est-ce pas?"

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Alexandra Calendea


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Mer 9 Oct - 19:29

The orchids

Décidément, ce jeune homme était réellement une personne bien timide. Je me rendis compte à cet instant que je n'avais jamais rencontré de personne aussi timide. J'avais déjà vu plusieurs personnalités qui rougissaient et qui baissaient les yeux, qui balbutiaient un peu parfois. Des personnalités qui se sentaient mal à l'aise en présence d'autres personnalités. Parfois, certaines ne parlaient pas pour ne pas le montrer. Cependant, moi qui ne parlais pas non plus énormément, n'étais pas forcément timide. Ou du moins, je ne me considérais pas comme telle. En toute franchise, je pouvais concevoir l'idée que les gens puissent croire que je suis une personne frigide, je pensai que je pouvais les comprendre. Mais  de toute façon, jamais - enfin je disais jamais mais je ne le disais pas avec une exacte certitude, si cela se trouvait, j'avais peut-être déjà rencontré une personne bien plus timide ( même si ceci me semblait dur, pour ne pas dire improbable ) mais je l'avais oubliée - je n'avais fait la connaissance d'une telle pudeur. Cette dernière me paraissait candide, un peu comme si ce Flick Knife avait peur du monde, du regard qu'il pouvait lui porter. Et si c'était ça, le problème ? Si l'on pouvait parler de problème, bien entendu. Les gestes qu'il effectua par la suite me confortèrent dans mon idée.

Ses doigts agrippèrent sa capuche, comme pour tenter de la rabaisser un peu plus sur son visage que j'avais entraperçu, et par la même occasion, son avant-bras vint le dissimuler à mes yeux curieux et insatisfaits du peu que j'avais pu voir de lui. Son geste avait-il été fait consciemment ou non ? Se pouvait-il que son avant-bras se soit placé juste devant son faciès par pur hasard ? Même si je ne le pensai pas, je voulais accorder le bénéfice du doute à ce Maximilian. Il me faisait peut-être de la peine, à vouloir ainsi se protéger du monde. Mais j'imaginais que nous avions tous nos propres moyens. Moi, pour me comparer une nouvelle fois à la timidité, je ne faisais pas de cette manière-là. Je préférais que les gens croient que je me trouvais trop bien pour eux, pour les côtoyer, plutôt qu'ils sachent qu'en réalité ils me faisaient peur. Je me montrais le plus possible hautaine, dans l'unique but de lier aucune relation, même les relations les plus néfastes me donnaient la chair de poule. J'avais peur que toute ma jeunesse se reproduise encore une fois, que tout recommence encore. La vie n'était-elle pas un cercle vicieux ?

En tout cas, sa façon de parler était troublante. Il s'excusait dans presque chacune de ses phrases, non ? Et lorsqu'il s'excusait dans une phrase d'une même genre de celle qui venait de prononcer, les excuses étaient innombrables. Forcément, j'aurais dû comprendre plus tôt qu'il devait être du genre à demander pardon pour ce qui était pour moi pas grand chose. S'il était timide et craignait le monde - ce que j'avais toutes les peines du monde à ne pas croire - et ses réactions, il devait sûrement s'excuser pour ne pas prendre le risque d'avoir ou de créer des problèmes. Afin de rester dans une vie plus ou moins paisible. Le bruit que fit son livre lorsqu'il le plaqua contre sa poitrine me sortit brusquement de mes pensées et me donna un léger sursaut. J'avais totalement oublié qu'il lisait avant que je ne vienne le déranger. Me demander si j'allais venir faire du cheval, ou plutôt s'en assurer, je remarquai aussi qu'il avait lâcher sa capuche. Même s'il gardait encore sa tête baissée. Étrangement, ce détail me gênait de moins en moins. Je m'habituais petit à petit au mystère de son visage dissimulé, de ses cheveux dorés que j'entrevoyais.

« Oui. »

En hochant légèrement la tête, je me rendis compte que je voulais m'excuser moi aussi. C'était bien vrai. J'étais venue dans le manège afin de savoir s'il était libre, et en le voyant, je m'étais directement élancée dans sa direction. Je n'avais pas réfléchi à si cela se faisait ou non, je n'avais pas réfléchi si j'allais le perturber ou non. Mais la réponse et que je l'avais bel et bien fait. Mes sourcils se froncèrent légèrement devant mon manque de politesse.

« Désolée de t'avoir interrompu dans ta lecture. »

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Maximilian Davidson


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Lun 14 Oct - 6:05

Flick Knife

Oh non! C'était terrible! La voilà qu'elle lui demandait pardon! Et pour quoi? Juste pour l'avoir interrompu dans sa lecture! Maximilian se sentit très mal à l'aise sur le coup. Par sa faute, la jeune fille avait été obligée de faire preuve d’humilité et s'excusait pour un moins que lui. Le jeune homme releva à nouveau la tête, regardant pour la première fois les yeux de l'Orchid. Par réflexe, il lâcha son livre le faisant ainsi tomber par terre afin de lever les mains devant lui et les secouer tout en reculant légèrement.

"Non non non! Ne vous excusez pas! C'est moi qui devrait y faire! J'empiète votre territoire, je.... enfin je...."

Se rendant compte qu'il s'était un peu trop emballé, il rougit à nouveau avant de baisser un peu plus la tête. Zut alors ; il avait montré sa bouille de hamster. Il s’éclaircit la gorge avant de se mettre à jouter du pied.

"Enfin euh... ici c'est.... ici c'est le manège et c'est destiné aux chevaux donc... euh...."

 Il déglutit sa salive, quelque peu inquiet. Il a avait la nette impression de se comporter comme un imbécile devant la femme de sa vie et en avait honte. Il devait vraiment faire des efforts pour elle afin d'éviter un autre moment gênant comme celui-ci. Ne sachant que faire, et bloqué par la timidité, Maximilian récupèra son précieux livre assez rapidement afin d'éviter de le faire trop traîner au sol. Les bouquins devaient être aussi bien respectés que les humains et ne devaient en aucun cas être traités comme des chiffons. Ou du moins c'était ce que pensait le blondinet avant de regarder autour d'eux ; personne ne venait interrompre ce petit moment de bonheur -et de stress par la même occasion- avec un petit tête-à-tête avec Alexandra. Une bonne chose? Sans doute. Le jeune homme "regarda" une nouvelle fois les yeux de sa dulcinée ou du moins les pieds, avant de reprendre à nouveau la parole.

"Si vous voulez.... allez-y... faites du... du cheval. Je peux... m'en aller si vous voulez."

Il baissa à nouveau la tête, attendant une réponse de la part de la demoiselle. Si l'Orchid lui demandait de partir, il le fera sans hésiter. Au pire, il aurait la chance de pouvoir la regarder pratiquer de l'équitation et en serait tout content.

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Alexandra Calendea


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Sam 2 Nov - 18:45

The orchids

Ce que j'avais dit avait dû choquer le jeune homme blonde pour qu'il réagisse de cette manière. Pour la première depuis le début de cette rencontre, son visage se releva, ses yeux affrontant enfin les miens. Enfin, si l'on pouvait parler d'affronter. En réalité, il ne fit que m'observant, avec une mine qui me semblait plutôt stupéfaite. Mes paroles avaient-elles été outrancières ? Avais-je dit quelque chose qui ne fallait pas dire ? Pourtant, mes mots ne me semblaient pas offensants, vexants ou quoique ce soit de ce genre. Je m'étais juste excusée après tout. Cependant, il me donnait l'impression d'avoir commis le pire des sacrilèges. En quoi s'excuser était-il mal ? Lorsque l'on fait quelque chose de mal, une parole blessante, un geste « malfaisant » - enfin, un geste mauvais, pour soi ou pour les autres, quand ce n'est pas les deux -, une action terrible. S'excuser permet uniquement de signifier que nous sommes désolés, et d'une certain façon, demander le pardon de la personne à qui l'on s'excuse. Je ne comprenais pas pourquoi les regrets que je venais d'exprimer était si choquant, si terrifiant. Pourquoi Maximilian avait-il reculé avant d'avoir porter ses mains devant lui et lâcher son livre ? Je le terrifiais donc autant que cela ? Je me doutais que j'avais une apparence peu amène, à cause de mes traits fermés, de l'expression constamment ennuyée.

J'étais peut-être un peu vexée de me savoir si terrifiante, si bien que pendant quelques secondes, ce fut moi qui ne chercha pas à voir ses yeux, détournant les miens à la manière d'une femme gênée. Je me perdis un peu dans mes pensées, me demandant pourquoi je lui faisais si peur, m'interrogeant s'il n'y avait qu'à lui que je faisais peur, me questionnant sur les raisons quant à cette apparente frayeur que je provoquais au jeune homme blond, si bien que je n'écoutai pas réellement les excuses que lui, à son tour, me fit. Je n'entendis que qu'il pensait que la manège était mon " territoire ", d'après lui. Mais comment cela pouvait-il être le cas ? Comment quelque chose, un lieu en l’occurrence, pouvait-il m'appartenir alors qu'il appartenait au pensionnat ? Par conséquence, je ne pouvais le posséder, lui ainsi que son « droit de passage  De plus, si l'on devait donner le manège à l'un de nos deux, on le donnerait au jeune homme en face de moi, car il était là bien avant moi. Lorsque j'étais venue vérifier que la place était libre, il était déjà là, plongé dans la lecture de son livre. D'ailleurs, Maximilian se pencha pour récupérer ce dernier, qu'il avait fait tombé devant la terreur que je devais lui inspirer.

Sa tête se redressa encore un peu, tandis que moi je me remis à fixer le haut de crâne, scrutant le tissu de sa capuche qu'il me présentait. Je compris alors qu'il avait arrêté pendant un bref instant d'observer le sol afin de contempler mes pieds. Il me déclara par la suite que si je souhaitais faire du cheval, je pouvais y aller, et que si je désirais qu'il parte il partirait. Mes lèvres se pincèrent légèrement l'une contre l'autre en me rendant compte que mon malaise de ce matin s'était totalement dissipé, et que mon envie de faire du cheval avait pris le même chemin. Tous les deux avaient mystérieusement disparu, et, bien que la disparition de mon mal-être ne me gênait absolument pas, celle de mon vœu de faire du cheval m'ennuyait un peu plus quand même. Certes, je n'avais plus la motivation pour en faire, mais qui allait s'en occuper, si ce n'était pas moi ? Je ne pouvais pas le laisser sans faire de l’exercice trop longtemps, c'était mauvais pour lui. Et la sensation ses membres musculeux et fermes sous mes jambes sous mes jambes serrées contre son flanc me manquait un peu. Je fis une petite moue indécise, ne sachant ni quoi répondre, ni quoi faire.

« Si tu souhaites rester, restes. Si tu souhaites partir, pars. »

C'était tout ce qui m'était venu à l'esprit, bien que je trouvais ceci peut-être un peu dur quoique criant de vérité. Qui étais-je pour oser lui dicter sa conduite ? Il devait avoir mon âge, peut-être un plus peu vieux, peut-être un peu plus jeune. Je n'avais strictement aucun droit de lui donner des ordres. Mon regard glissa du sommet de sa tête pour dévisager la structure intérieure du manège. Non, décidément, je n'avais vraiment plus envie de faire du cheval.

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Maximilian Davidson


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Mer 1 Jan - 20:04

Flick Knife

Si lui? Il voulait rester, il pouvait? Quelle drôle de... de.... oh puis zut! Il en perdait les mots tellement il était mal à l'aise le petit chaperon blanc. Oui, il voulait rester dans ce manège et non pour lire mais juste pour être avec celle qui avait réussi à faire battre son cœur. D'ailleurs, il voulait être tout le temps avec elle, il pourrait même la suivre partout, que ce soit aux Indes ou alors jusqu'en enfer. Mais la seule chose qui l'en empêchait n'était autre que sa timidité. Quel barrage. La seule chose pourtant qui pourrait simplement l'aider n'était autre que de lui parler, de communiquer avec elle, car c'était là que passait souvent le courant entre deux jeunes gens. Déjà, l'amoureux transit remerciait le Ciel d'avoir su dire plus d'une phrase à peu près correcte sans s'en aller en courant comme un vulgaire voleur qui se serait reçu un coup de pelle au visage. Maximilian ne savait que répondre. Il désirait rester avec sa dulcinée. Cependant, il n'avait pas envie de la déranger. Car oui, pour lui, il n'était autre qu'une gêne, un boulet. Dansant un peu sur place en dandinant, il réfléchissait à ce qu'il devait répondre. Puis zut ! Il fallait bien qu'il réussisse à communiquer avec elle sans trop compter sur l'aide de Mary-Jane. Après tout, il fallait bien qu'il fasse des efforts de son côté.


"Je ... je veux bien rester mais... je... je veux pas vous embêter...."

 Le jeune homme baissa encore la tête en rougissant de plus belle et en mordant sa lèvre inférieure. S'il rougissait encore plus, c'était à croire qu'il allait perdre du sang par le nez! Prenant son courage à deux mains, il se força à lever la tête pour regarder Alexandra, puis le cheval. Quelque chose à dire, allez allez...


 "Il est difficile de faire du cheval?"


 S'il aurait pu, il se serait taper du plat de sa main  son front. Nan mais lui et ses questions... Bon, d'accord, il n'avait aucunement bégayé, c'était un bon point. Mais d'un autre, le blondinet avait l'impression que sa question était assez stupide. Après tout, si pratiquement tout le monde faisait du cheval c'est que ça ne devait pas être compliqué. Il sentait qu'il avait l'air d'un idiot avec sa question bête. Ainsi, il baissa à nouveau sa tête par réflexe.
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Alexandra Calendea


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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Mer 19 Mar - 20:23

The orchids


Étais je douée pour comprendre les autres, pour analyser leur caractère, tenter de prévoir leurs coups prochains ? Mh... J'étais censée l'être ; mais l'étais je vraiment ? Bien entendu, mon devoir d'Orchids était de comprendre l'ennemi, de les comprendre et prédire leurs futures actions, puis de trouver un plan divin pour contrer ces dernières. Seulement, je ne savais pas en ces instants si j'étais réellement capable de pouvoir faire tout ceci de manière organisée et parfaite, comme cela se doit pour n'importe quelles Ladys. En fronçant légèrement mes sourcils, je me mis à réfléchir un peu mieux à cette interrogation, voulant connaître la réponse. Mais je ne voulais pas d'une réponse formulée à la hâte, entachée par mes jugements personnels. Pour ce faire, pour avoir un avis totalement impartial, j'imagine qu'il m'aurait fallu une personne que je ne connaissais pas, qui ne me connaissait pas non plus, qui avait eu juste assez de quoi m'observer pour déclarer un verdict fiable et correct. Cela m'aurait arrangée, cela aurait été plus rapide, cependant, dans ce manège, nous n'étions que deux : Lui et moi. Et je n'étais pas vraiment sûre de pouvoir poser une telle question à Lui - dorénavant, je l'appellerai ainsi : Lui -, je n'étais pas vraiment certaine qu'il me connaisse vraiment. Après tout, nous ne n'étions guère beaucoup parlés, sa seule source d'information restait donc l'espionnage et la pêche aux informations. Je n'avais pas eu l'impression d'être espionnée, pourtant Dieu seul sait comment je pouvais être paranoïaque parfois. Par contre,si je me décidais à poser la question et qu'il savait y répondre, alors cela voudrait signifier qu'il avait e recours à la deuxième solution, prouvant donc son appartenance aux Knifes, les Bullets ne cherchant jamais d'informations sur mes autres.

Mes sourcils reprenant leur plis naturel et paisible, mon visage redevenant cette ouverture sur la mélancolie lointaine qui m'habitait, accompagné de la colère noire de mes crimes qui brûlait dans mes yeux. Me revoilà de nouveau cette bonne vieille Alexandra, si silencieuse, qui ne se perdait pas en paroles futiles, toujours cherchant l'essentiel, le plus important. Tentant sans cesse de correspondre aux critères de l'Orchids parfaite. Voulant toujours rendre Mary-Jane fière d'elle, autant que possible. Cette vie là n'était pas épuisante , elle pouvait même être amusante, dans ce pensionnat où tout le monde s'aimait et se détestait en même temps, où tout se réglait à l'aide de conflits et de diplomaties. Mes iris, ces iris aux couleurs changeantes en fonction de la luminosité des lieux, se braquèrent sur Lui, sur Lui que j'étais sûre et certaine de ne pas comprendre. Que voulait il ? Pourquoi était il si hésitant ? Ses joues si rouges : était-ce de la honte, de la colère, ou de la timidité ? À quoi pouvait il penser ? Sa question un peu simplette cachait elle quelque chose ?

« Non, pas spécialement. Avec le temps, cela devient banal. »


Si sa question avait un double sens que je n'avais pas compris, répondre ainsi ne serait ce pas stupide ? N'allais je pas dire lui faire comprendre des choses sans même y faire attention ?  J'aurais du me taire. Mais me taire en feignant de ne pas l'avoir entendu ... En l'ignorant, purement et simplement ? Non, c'était tout simplement hors de question : une Lady ne faisait pas ceci, n'est-ce pas ? Remarquant que j'étais restée figée dans la même position statique depuis que je m'étais accroupie pour observer son visage, je ressentis quelques fourmis dans mes jambes et mes bras : l'envie de bouger se faisait présente. Aussi discrètement que possible, je commençai à faire quelques moulinets de poignet tout en continuant d'observer Sa capuche et Ses cheveux dorés et en lui retournant plus ou moins sa question, aussi innocemment que possible, tout en connaissant sa réponse en avance, par déduction logique.

« Tu ne fais pas de cheval ? »


[HRP : DESOLEE DE LA LENTEUR DE CETTE REPONSE. Grosse panne d'inspiration ; heureusement que Mary-Jane était là pour me remotiver...♥ *w* J'espère que ça te gêne pas trop, que j'ai mis autant de temps. s. ]



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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Lun 2 Juin - 21:04

Flick Knife

Il commençait à se sentir mal à l'aise. Il avait comme une bouffée de chaleur qui devait venir de son petit cœur dont le rythme cardiaque battait la chamade. Mais en même temps, il avait froid. Il sentait sur son petit corps fragile des frissons le parcourir. Son cerveau aussi commençait à détraquer : Maximilian n'arrivait plus à réfléchir correctement. Que devait-il faire à présent? La laisser ou alors céder à son besoin égoïste de rester auprès d'elle? Il n'en savait rien mais il commençait légèrement à paniquer. Le blondin n'avait pas envie d'embêter sa douce. Mais son état s'améliora lorsqu'elle répondit que ça devenait banal à force de faire du cheval. Ha sa voix... il pourrait l'écouter pendant des heures, des jours, des mois, des années et même des siècles.... elle l'apaiserait toujours. Le grand timide se mit alors à sourire légèrement rien qu'en pensant que peut-être un jour il pourrait entendre cette voix comme bon lui semblera. Mais encore fallait-il qu'il se surpasse, qu'il s'encourage un peu plus pour aller au delà de son handicap et parler avec facilité avec cette charmante demoiselle qui le faisait rêver. Alors lorsqu'elle lui demanda s'il n'avait jamais fait de cheval, le jeune homme leva légèrement la tête, rouge comme une pivoine, avant de répondre avec son léger sourire de gros niais amoureux.


"Non... Je.... Je n'ai jamais fait de cheval dans ma vie...."

Est-ce qu'il devait en avoir honte? Surtout que pratiquement tout le monde en faisait ici? Il était vrai qu'il recevait parfois quelques vannes de la part de ses camarades qui se moquaient de lui qui ne se déplaçait qu'à pieds. Jamais il ne louait de calèches, ou autres. Non. Il marchait tout le temps.

"Je préfère largement marcher.... Ça... muscle les jambes..."

Mais d'où il sortait ça?! Et pourquoi il disait ça, là, maintenant, devant Alexandra?! Bon, d'accord, il ne disait pas non plus une grosse bêtise, mais ce n'était pas du tout une information qu'il pouvait donner à une lady! Elle devait bien se ficher de ça, après tout, une orchid devait bien préférer les moyens de transport comme les équidés ou alors même les calèches. Jamais une grande dame ne prendrait la peine de faire des kilomètres à la marche. Mais bon. En tout cas, quelque chose disait à ce jeune homme que sa dulcinée n'était pas une femme qui pratiquait le cheval seulement pour se placer d'un point à un autre. Elle était dans un manège ! Autrement dit, elle venait s'entraîner. Mais pourquoi faire ça si ce n'était que pour se déplacer? En réfléchissant de cette manière et plutôt rapidement, Maximilian pu en déduire -ou du moins, il croyait- qu'Alexandra aimait l'équitation.

"Vous venez souvent ici? Parce que dans ce cas... c'est que vous devez vraiment être passionnée par l'équitation, je me trompe?"

Il fit de grands yeux étonnés avant de regarder droit dans celles et pour la première fois la jeune fille aux cheveux de jais. Mince. Sa bouche avait été plus rapide que lui cette fois-ci et il avait réussi à parler, à dire une phrase complète. Il baissa la tête, plaçant son livre devant ses genoux et jouant avec la couverture du livre, tout content. Oui. Il avait réussi à en placer une sans trop de difficultés. Il savait qu'il n'allait pas pouvoir refaire ça. Mais... .sans doute allait-il en savoir un peu plus sur celle qu'il aimait et pourquoi pas parler un peu plus avec elle?

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Quoi de mieux que d'aller dans un manège... pour lire? [PV Alexandra]   Aujourd'hui à 5:56

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