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 Au fil du temps viendra l'orage [Edward Jr Simsons]

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Sevastian Simsons
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MessageSujet: Au fil du temps viendra l'orage [Edward Jr Simsons]   Ven 20 Sep - 23:00

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Tic toc…

L’ imposante horloge continuait son va et viens incessant, faisant retentir son tic tac dans le bureau austère du juge de la ville. Ce dernier se tenait d’ailleurs debout, face à la seule vitre de la salle qui laissait filtrer les derniers rayons de lumière de la journée. Le crépuscule teintait la pièce d’une subtile lumière orangée. Face aux rues pratiquement déserte les yeux glacial ne quittait pas les silhouettes qui se démarquaient a contre jour, l’u e d’entre elle attira particulièrement son attention, au point que bientôt il lui sembla devenir sourd à tous les autres bruits environnants.

Tic toc…

La silhouette s’engouffra dans le bâtiment du tribunal obligeant ainsi le juge a détourner le regard pour le reporter ailleurs. La masse imposante de la pension de WhiteRiver s’imposa à lui comme une tache d’encre sur une feuille. Depuis sa prime jeunesse cet établissement avait été le témoin de nombreuses luttes pour le pouvoir, lui-même en avait été un témoin et un acteur. Pourtant les derniers événements ne lui laissait guère le choix. Cette génération devait être la dernière. Il y veillerait. Beaucoup de choses allaient changer.

Tic toc…

Le juge Simsons veillait sur la ville depuis sa nomination. Il se sentait responsable de la sécurité et de la protection de ceux qui y vivaient. Mais avant tout il aimait le sentiment d’être craint, admiré et parfois même adulé. Les regards que certains posaient sur lui étaient toujours emprunt d’un sentiment où se mêlait deux contraires. Le respect et la crainte, une combinaison qui lui assurait une paix relative. Cela dit la paix est faite pour être violer. Cette violation avait eut lieu lors de la fête pour l’anniversaire de ce soit disant établissement respectable. Cet adjectif n’était plus de mise aujourd’hui. La pension n’était qu’un ramassis de complots, de débauche, d’intrigue et de coups bas contrastés parfois d’un peu de poudre et de sang fraichement versé. Les bruits de pas c’étaient rapprochés. Bientôt il serait ici et il devrait rendre compte devant la cour suprême. Une porte qui s’ouvre et qui se ferme derrière lui, un silence qui se veut respectueux. Sevastian n’a pas besoin de se retourner pour savoir qui se trouve derrière lui. Lentement il rajuste la monture de ses lunettes d’acier. Plus par habitude que par besoin véritable.

« Vois tu je connais la ville dans ses moindres recoins, chaque détours de ruelles, chaque boutiques, chaque personnes. Je les connais et ils me connaissent. Les quelques rares affaires dont je dois m’occuper concernent davantage des préoccupations mineures que de véritables problèmes. Le respect vois tu est la clé qui permet a la société que nous formons d’exister. Ce respect je t’ai donné la mission de le faire exister. »

Il se retourna, contemplant le visage de son fils avec un regard impassible et froid. Il poussa un soupir avant de faire un pas en avant, aussi raide et distingué que la statue qui trônait fièrement dans le hall d’entrée du bâtiment. Dame Justice, son bandeau, sa balance et son épée.

« J’ai peut être eut tord de te faire confiance, сын. »

Tic toc..

Le juge n’était pas Dame Justice, il n’avait pas la douceur du bandeau de soie. En revanche il possédait le tranchant de la lame et ses jugements sur la race humaine s’avéraient souvent juste. La pendule sonna huit coups. Huit coups sourds et profond qui ébranlèrent la pièce où le silence venait de s’installer. La voix du juge ne tremblait pas de colère, non, il n’était pas un homme à laisser exploser ses émotions. Pourtant il ne pouvait dissimuler l’éclat glacial qui avait animé ses iris le temps d’un instant.

« J’ai eu vent des explosions au pensionnat. »

Tic…..

La pendule venait de se bloquer. Cela lui arrivait souvent. Le tressautement du temps sembla aussi suspendre ce dernier.

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Edward Jr. Simsons
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Age du personnage : 26

MessageSujet: Re: Au fil du temps viendra l'orage [Edward Jr Simsons]   Lun 7 Oct - 23:02

dead


L'ambiance était pesante dans ce petit palais de justice de bois. L'endroit n'en imposait pas moins, il représentait la loi à Whiteriver Town, tout comme l'individu qui s'était présenté sur l'estrade, placé en position de puissance par rapport à son fils qui venait d'entrer par la route de l'accusé. Junior se sentait comme si on allait faire son procès, il ne s'était retrouvé ni à la barre nu sur le banc des accusés, il était plutôt assis à la place du procureur, bien qu'il n'ait pas grand chose à dire ou d'accusations à lancer contre son propre papa, accessoirement le Juge Sevastian Simsons. Chaque mot, chaque syllabe lui arrivait dans la tronche comme des baffes, on peut dire que dans cette optique, son paternel n'aura au moins jamais eu à lever la main sur lui. La pendule rythmait des secondes interminables de silence entrecoupés des mots de son vénéré père.

Edward adulait son père depuis toujours, il nourrissait un tel amour et une telle crainte qui se mélangeait à une admiration maladive qu'il ne savait plus ou se mettre. Avait-il ne serait-ce qu'un centième du charisme de son père, en ce moment, n'était-il pas plutôt une loque qui se laissait abreuver violemment de mots désagréables. Bof, le shériff est une loque, ce ne serait pas une grande nouvelle. A le voir avec son pansement sur le nez suite aux mauvais coup que lui avait refilé ce connard de Daemon, et ses lunettes cassés, il avait l'air du pire des loosers. Il expira profondèment un coup alors que son père laissa une fois de plus le temps en suspens.

«сын»... «syn»... Il ne l'appelait pas comme ça quand le cas n'était pas un minimum sérieux, et là, il est vrai que l'heure était grave, il s'agissait de sa très malheureuse intervention et de son inefficacité notable durant le centenaire. Et le feu d'artifice qui avait entraîné l'incendie des Bâtiments Black Roses. On ne peut pas dire que Junior avait eu mieux à faire alors... Il courrait après sa jument. Il se giffla mentalement une énième fois d'avoir été si négligent. Il aurait pu arrêter, mais une fois de plus, il avait eu peur... Il ne devait plus avpoir peur de ce foutu Salvatores, de son larbin Miller... Field aussi, qui s'était lamentablement laissé mener. Les Flick Knives n'étaient plus ce qu'ils étaient, peut-être que Alastair pouvait remonter le niveau, si il progressait en jugeote et en prestance. Oui, avec lui, il pourrait mener ce pensionnat comme bon lui semblerait. Edward prit une nouvelle inspiration.

« Je sais, отец, toute cette mascarade est en partie dûe à mon inefficacité ce soir-là. Croyez-bien que j'en porte une grande part de responsabilité. Pourtant... »

Il déglutit difficilement en comprenant qu'il était sur le point de contredire l'homme le plus puissant de la ville. Après une nouvelle inspiration, il se sentit le courage de continuer. Mais, il ne put retenir un frisson de lui parcourir l'échine quand la pendule de tua d'elle-même devant la présence oppressante du Juge.

« ...Pourtant, je pense que les élèves du pensionnat font ce qu'ils veulent depuis trop longtemps. Ils auraient presque pu entraîner des habitants avec eux. Or, j'ai pu protéger ces derniers, au dépit des bâtiments Black Rose. La faute n'est donc pas totalement mienne... J'ai... Fait mon devoir, celui de protéger la population. »
Il se mordit la lèvre de peur d'avoir trop parlé. Il se leva de sa place et prit d'avantage contenance, se tournant cette fois vers Sevastian, fronçant les sourcils en prononçant ses convictions.

« Père. Je ne rejette pas ma culpabilité dans cette affaire, mais je pense que de manière générale, il faut prendre des mesures drastiques, pour le moment, les clans sont trop occupés à se taper dessus entre aux à cause de la cohabitation nouvelle... Tulips contre Riffle Bullets, Flick Knives contre Orchids... Les élèves ne devraient  plus être amenés à sortir du pensionnat à l'avenir. Et il faut surveiller d'avantage les conspirations. »

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Sevastian Simsons
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MessageSujet: Re: Au fil du temps viendra l'orage [Edward Jr Simsons]   Ven 25 Oct - 18:25

Habitants


Le juge écourta son fils plaider sa cause sans ciller. Il se contenta de le regarder, toujours aussi droit, ses yeux glacial surmontant ses lunettes. Il réfléchissait. Oui. Les élèves de cette pension n’en faisait qu’a leur tête depuis trop longtemps. Déjà à son époque il avait témoin de cette guerre sanglante qui s’agitait dans les tréfonds de ce pensionnat perverti. Sevastian ne pouvait tolérer l’idée que la sérénité de son village, aussi modeste soit il soit en proie aux troubles. Il fallait faire quelque chose et déjà son esprit aiguisé fomentait divers scénarios. Dont l’issu serait fatal pour un grand nombre de personnes. Mais n’était ce pas le prix à payer pour garantir la tranquillité de toute une ville ? Couper une tête pour en sauver dix autres. Il tourna le dos à Junior, contemplant le ciel qui se couvrait d’imposants nuages, il allait pleuvoir.

« Je ne te blâme pas. Je sais que malgré tes piètres compétences tu sais te montrer à la hauteur en ce qui concerne la sécurité des citoyens. »

Sa voix, un souffle calme, emplissait la pièce. On sentait dès lors la puissance que possédait ce corps vieux et fatigué. Il n’en restait pas moins le Juge. Celui qui possède le pouvoir de vie ou de mort sur chaque êtres aussi insignifiant de sa communauté. Les informations que lui apportait son fils étaient précieuses. Il ne mettait jamais les pieds à l’intérieur de ce bâtiment, sauf en cas d’urgence ou de graves conflits. Le feu d’artifice du centenaire avait failli en être une. L’entité que constituait l’imposant bâtiment représentait sans aucun doute l’obstacle le plus important à son autorité. Mais il savait parfaitement qu’attaquer de front le pensionnat était voué à l’échec. Pourtant cette idée ne cessait de lui retourner l’esprit.

« Oui….il faut surveiller. »

Tout ça à cause de quelques individus qui ne savaient pas réprimer leurs pulsions.

« Il a oser revenir en ville, cette pitoyable engeance de luxure et de vice. »

Il se parlait à lui-même. Ses mains jointent devenaient de plus en plus blêmes au fur et a mesure que sa colère montait, serrant davantage ses poignets. Les nuages continuaient de monter, menaçant, à croire que même la nature choisissait son heure pour laisser exploser sa rage.

« Surveiller ne sera pas suffisant Edward. J’ai un plus grand projet pour calmer les esprits. Depuis des années que je suis ici je connais parfaitement le fonctionnement de cette institution qui se prétend école. Il faut couper le mal à la racine. Les têtes pensantes. Faire le ménage de printemps. »

Cette image lui décrocha un sourire, lui qui n’avait guère l’habitude de laisser exprimer ses sentiments. Finalement il reporta son attention sur son fils. Il avança vers lui, arrivant à sa hauteur il scruta les iris sombres de sa descendance, sa main se posa sur son épaule.

« Tu va m’écouter maintenant Edward. Tu sais que je n’aime pas me répéter. »

La pluie enfin se décida à tomber. L’ombre se fit plus grand dans le bureau du juge, s’étendant en deux serres qui menaçaient d’avaler tout ce qui se trouvait présent.

« Je vais faire fermer le pensionnat. »

Oui. C’était bien décider. Il allait renvoyer à leurs champs ses fils et ses filles de paysans, ses brutes sans foi ni loi, ses gentilles lady aux mots traitres, ces enfants maltraités. Mais pour ça il aurait besoin de soutient. Il retient le visage de son fils dans la froide paume de sa main. Son visage ne souriait plus, bien au contraire il avait retrouvé sa sérénité, mais il affichait bien malgré lui un sentiment de complaisance. Et plus dangereux encore une détermination sans faille.

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Daemon Salvatores
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MessageSujet: Re: Au fil du temps viendra l'orage [Edward Jr Simsons]   Mer 4 Déc - 14:22

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Qui eut cru qu’il arpenterait les rues de cette ville une nouvelle fois ? Pas lui ça c’est sur. Longtemps il avait tenté de se tenir à l’écart du reste de la ville, mais l’appel des racines est le plus fort, c’est bien connu. Il était donc de retour. Fantôme surgit du passé. Et quel passé ! Odeur de poudre et de sang séché, limaille de fer des couteaux que l’on aiguise, des craquements d’articulations que l’on brise. Un fantôme pourtant bel et bien vivant, même si certains auraient espérer le voir revenir entre deux planches, recouvert d’un drap noir, il ne leur ferait pas ce plaisir. On le disait increvable après tout. Daemon avait décidé de prendre un peu l’air, l’ambiance était salement tendue ces jours ci, pour il ne savait quelle raison. Ha si.

L’explosion.

Et la cohabitation.

Faut dire ce qui est cette nouvelle génération savait comment s’éclater. Ho il avait bien sur eut son rôle a jouer, mais il était infime, une si mince contribution pour le reste de son clan. Ceux qu’il fallait féliciter c’était bien sur les deux zigotos en chef, Matthiew et Devlin. Non mais quelle idée franchement… Lors de l’explosion des bâtiments et du feu qui avait suivit Daemon c’était longtemps posé la question de savoir ce qui allait se passer par la suite. Tout en contemplant les hautes fumées noires qui s’élevaient dans le ciel il c’était posé dans un coin, sur une botte de paille et avait songé à quelques souvenirs. C’était devenu un passe temps comme un autre.

Il se trouvait au niveau de la grande place. Une goutte de pluie vint s’écraser sur un coin de son épaule. Puis une autre, il releva la tête, de gros nuages noirs stagnaient sur la petite ville. Cela ne présageait rien de bon. Il entrevit la silhouette massive du tribunal et d’autres souvenirs moins agréable lui revinrent en mémoire. C’était peut être un présage, un moyen comme un autre de faire la paix avec son passé. Il se dirigea donc tout naturellement vers l’entrée. Ignorant les regards de ceux qu’il croisait, la démarche rapide, le sourire narquois. Il allait rendre visite au diable en personne. Non ne soyons pas médisant. Le juge Simsons était certes un emmerdeur de première, il avait tout fait pour lui gâcher la vie, il l’avait mis au banc de la société, il l’avait exiler…si en fait, ce mec était un vrai démon. Un petit maitre régissant son monde parfait. Il grimpa l’escalier en silence, ruminant ses sombres pensées. La porte était entrouverte, un faible rayon de lumière, il était encore là. Sans doute en train de travailler.

Non.

Il ne travaillait pas.

Il faisait bien pire.

« Tu a toujours le chic pour écarter ceux qui te posent problème n’est-ce pas monsieur le Juge ? »

Il avait écarté la porte et se tenait dans l’encadrement.

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Sevastian Simsons
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MessageSujet: Re: Au fil du temps viendra l'orage [Edward Jr Simsons]   Jeu 5 Déc - 19:51

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Un éclat de voix, et une désagréable envie de jeter un vase sur ce visage souriant. Il osait revenir. Ici. Dans son monde. Dans sa sphère d’influence. Il osait se présenter devant lui comme si il ne c’était jamais rien passé. Comme si il n’avait jamais quitté la ville, comme s’il n’avait rien fait de mal. Mais il était l’élément perturbateur. Dès son retour les ennuis commençaient à pleuvoir. Non. C’était lui accorder trop d’importance. Sevastian se redressa, dominant son fils qui restait silencieux. Ses yeux gris se posèrent sur la silhouette avachie contre la porte de son bureau. Toujours aussi insolent, toujours aussi narquois. Depuis le premier jour, depuis leur première confrontation, il n’avait eut de cesse de vouloir effacer ce sourire. Il dépassa Edward, retournant à son bureau. L’horloge avait repris son va et viens incessant. La pluie continuait de tomber.

« Toujours à écouter aux portes Daemon ? Serai ce plus fort que toi de te mêler de ce qui ne te regarde pas ? »

Il croisa les mains. Rajustant la monture de ses lunettes au passage. Il poussa un soupir.

« Tu a peur pour tes pauvres petits bambins ? Très inhabituel de ta part, toi qui, si je me souviens bien, clamait haut et fort n’avoir aucune accointance avec ces…comment disais tu déjà…bande de crétins pré pubère incapable de la moindre chose. »

Il devrait revoir son jugement sur ce point. De toute évidence ils étaient bel et bien capable de produire quelque chose d’explosif. Explosif était le mot clé. Ces dégénérés ne mesuraient pas la conséquence de leur actes.

« Cette parodie pitoyable de pensionnat n’aurait jamais dut voir le jour. Toi et tes semblables en êtes la parfaite représentation. Des êtres dénaturés. »

La colère commençait à monter. Si le visage du juge ne laissait voir aucune trace de cette contrariété. Ce n’était pas dans ses habitudes. L’Homme de fer, comme on le surnommait parfois, gardait un visage fermé et impassible. Fermer l’école, cette institution presque sacrée de Whiteriver, allait être une véritable mission suicide. Les habitants avaient tous plus ou moins passé leur enfance à l’intérieur de ces murs. lui-même y avait passé quelques années. Un grand nombre désapprouveraient sans doute, mais les derniers événements lui donnaient raison. Cela devenait trop dangereux. Les élèves, d’après les rapports de son fils, se transformaient en bêtes sauvages ou en serpents perfides. Il en avait un bon exemple sous les yeux.

Un grondement sourd se fit entendre, l’orage était bel et bien là. Menaçant, lourd. A l’image de celui qui se tenait assis dans le fauteuil de velours rouge. Daemon pouvait bien tenter de le stopper, de même pour le directeur. Il n’était pas un homme qui se laissait démonter par les obstacles sur sa route, il était de cette race qui n’hésite pas à briser ceux se trouvant sur sa route.

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Daemon Salvatores
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MessageSujet: Re: Au fil du temps viendra l'orage [Edward Jr Simsons]   Jeu 12 Déc - 9:22

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Dieu qu’il avait envie de lui envoyer son poing en plein dans sa gueule de premier de la classe. Il avait dut être pas mal victimisé dans sa jeunesse, les baffes avaient dut pleuvoir. Tel père tel fils. La seule différence c’est que ce n’était pas un grand gamin pleurant dans les jupes de sa mère. Fallait bien lui reconnaitre une qualité, c’était un mec plutôt direct. Quand on lui cassait les pieds il vous envoyait proprement balader, ou en prison suivant les cas. Il n’y a pas deux poids deux mesures. Il le savait bien. Il jeta un bref regard a Junior, toujours caché dans les pantalons de papa. Pauvre petite chose. Il sourit de nouveau, plongeant sa main dans l’une de ses poches pour en sortir un long cigare brunâtre qu’il affectionnait temps. Craquant une allumette d’un geste nonchalant il se redressa sur ses jambes, faisant face à son vieil ennemi.

« Moi inquiet ? Pas vraiment non. Tu ne connais pas les loustics auquel tu va devoir te frotter. C’est pour toi que je m’inquiète grand père, tu n’a pas ce qu’il faut pour leur tenir tête. »

La nouvelle génération n’était pas malléable, il n’avait aucun moyen de les contrôler et de leur imposer sa volonté. Il avait raison sur un point, c’était des chiens fous. Capable de tout, bien comme mauvais d’ailleurs, imprévisible, dangereux. Mais ils constituaient une force brute considérable. Daemon le savait bien. Mary Jane Kins la rusée saurait mettre un plan en place en usant de ses charmes et de son réseau d’information, Matthiew F Field le sournois ne serait pas en reste en tenterait surement une attaque, Marilyn l’impulsive remuerait les troupes et Devlin le bourrin…ben il serait surement en train de foutre le bordel dans un coin avec sa bande de malades mentaux. Comme d’habitude cela ne changeait pas vraiment.

Le tout serait un mélange instable, capable de tout raser sur son passage. Une force de destruction, une horde de bisons sauvages chargeant un cavalier solitaire. La pension était un enclos de bisons. Sans oublier ses estimés collègues et le directeur. Ses adultes parfois dépassés mais toujours utiles, ils savent calmer les esprits et usent de diplomatie…encore que parfois…

« On peut changer en deux ans. On voyage, on rencontre des gens, on papote avec des gars. Je ne suis plus le même gamin. »

Et il ne lui faisait plus peur. Du moins pas trop. Il y avait encore ce sentiment de gêne constante. Le juge dégageait un étrange mélange de fascination et de danger. Ce n’était pas une brute, Daemon doutait même qu’il ait jamais levé la main ou tenu une arme sur qui que ce soit, sauf sur Junior peut être, et encore. C’était le genre de type qui préférait montrer sa puissance sans hausser le ton, le jeune homme n’avait pas l’habitude de ce genre d’adversaire..

« Le feu d’artifice n’est pas le problème n’est ce pas ? »

Il s’avança, quittant sa porte pour se placer devant le bureau du juge, à quelques mètres de ce vieillard qui pourtant avait encore tant de vitalité.

« Le vrai problème pour toi c’est que sens que la situation t ‘échappe n’est ce pas ? »

Au-delà des problèmes des guerres internes, des coups et blessures, des meurtres en coulisse et autres délires de gamins turbulents Daemon savait que la seule volonté du juge ne saurait s’étendre à travers les mailles de cette bataille sanglante. Il lui avait fallu un espion pour garder un œil sur les agissements des élèves, son fils avait rempli cette fonction à merveille. Maintenant qu’il n’était plus dans les couloirs à fureter, Sévastian n’avait aucun moyen de savoir ce qui pouvait bien se passer. Et ça, le jeune interne le savait bien , lui était insupportable.

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Sevastian Simsons
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MessageSujet: Re: Au fil du temps viendra l'orage [Edward Jr Simsons]   Lun 16 Déc - 12:01

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Il fallait bien l’admettre, le jeune homme qui se tenait devant lui n’avait presque plus rien à voir avec l’adolescent violent qui c’était présenté à lui quelques années plus tôt. Derrière ce sourire de façade et cette nonchalance, il sentait une certaine maturité, ce qu’il ne pensait pas trouver un jour chez Daemon. La pluie frappait les carreaux de plus en plus fort. Il poussa un soupir avant de hausser les épaules . Le prenait il pour un grabataire impuissant ? L’un de ces petits vieux qui restent assis sur un banc toute la journée à nourrir les oiseaux ou bien trop saoul pour faire le moindre pas ? Sevastian n’était pas un de ces grand père impotent. Il en avait horreur.

« Ne me prend pas pou un imbécile Daemon. Je sais parfaitement ce que tu essaye de faire. »

Il se retourna vers lui, lui faisant face. Un duel de regard, une brève respiration, une posture raide contre une posture nonchalante. Daemon affichait encore un sourire mais les deux yeux sombres brulaient d’un feu dangereux, nul doute qu’a ce moment même il devait être en train de rêver à la douce sensation que cela lui procurerait de lui coller l’un de ses poings dans la figure. Finalement il n’avait pas temps changer que ça, seul sa patience c’était accru. Il se souvenait de leur dernière rencontre, il avait dut faire appel à l’aide de deux greffiers pour calmer le garçon. Aujourd’hui c’était différent.

Aujourd’hui il ne s’agissait pas d’un simple renvoi, d’une broutille, d’une simple dispute sans conséquence. Il c’était attendu à des menaces, à le voir taper du poing sur la table. Rien de tout cela ne c’était encore passé, patience…Car la véritable nature d’un homme ne change jamais. Le juge était clément certes mais il savait que laisser une seconde chance pouvait être à double tranchant. Et il n’avait aucune envie de se couper sur celle-ci.

« Et d’après ce que j’ai entendu dire sur cet événement, tu ne t’es pas gêné pour aider les Riffle Bullets. Les mauvaises habitudes reviennent bien vite on dirait. Je doute que tu ai appris quoi que ce soit. »

Néanmoins il n’avait pas tord, perdre le pouvoir sur la pension, laisser libre cours à la barbarie générale qu’elle cachait dans ses entrailles. Il n’était plus question de la tranquillité des citoyens. Il était question de lui, de son pouvoir, de sa volonté. Il savait bien que le fait d’écraser les fauteurs de troubles un par un, il fallait en détruire la source.

Et la source se dressait derrière lui, une épine dans son flanc.

« Crois ce que tu veux Daemon. J’ai pris ma décision, tes petits protégés pourront faire ce qu’ils veulent, tu me connais, tu sais que ce n’est pas mon genre de me laisser influencer par des larmes. »

Un cœur de pierre dans un corps de fer.

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