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 Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)

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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Ven 4 Oct - 20:26

Chef des the Orchids

Mary-Jane n'avait pas la conscience tranquille ce matin là. Il y a une semaine, elle avait trahit la confiance de Junior, son petit ami officiel. Tombée dans les bras du chef des Flick Knifes, la lady avait quelques remords. Venant d'elle cela pourrait surprendre les pensionnaires. Cependant, son devoir était toujours plus fort que son honneur, ou encore sa conscience. Mary-J. n'avait pas oublié son plan. Spring devrait bientôt attaquer Matthiew pour l'alité. En attendant, un nouveau Flick Knifes avait fait son entrée, ce qui pourrait fortement compromettre le plan des Black Roses. La chef des Orchids avait mit son amour propre de côté, et tous ses sentiments chamboulés, pour partir à la chasse aux informations. Elle commença doucement par aller voir Maria Dust, la bibliothécaire. Cette ancienne Orchids, deux promotions plus jeunes que la grand mère de Mary-Jane. Un puis de connaissances sans fond.

Une fois dans la tasse de thé en main, la chef des Orchids apprit des choses importantes, sur ce nouvel individu. Il fallait dire que Maria avait entretenu une relation particulière avec le juge Simsons, le père de Edward. C'est grâce à cette intimité que la vieille dame avait apprit la transaction financière qui avait accompagnée la venue du jeune Lawford. Un riche héritier, c'était tentant. Mais pourquoi avait-il finit au coeur d'une ville où une guerre intestine fait rage ? C'était louche, très louche, et particulièrement intéressant. Mary-Jane ne pouvait pas s'arrêter là. Ses recherches commençaient à aboutir.

Cette fois-ci, Mary-Jane était tellement motivé à trouver plus d'informations, qu'elle mit sa fierté et sa honte de côté et se dirigea vers le saloon pour y retrouver Junior. Il était assit à une table et jouait aux cartes. La chef des Orchids aperçu Betty près du bar. Elle s'approcha d'elle et lui souffla quelques mots à l'oreille.

Bonsoir Betty, pourrais-tu faire en sorte que Junior ne sorte pas d'ici avant deux à trois heures ? J'ai le bureau d'une prison à fouiller. Je te tiendrais au courant de mes découvertes.

Betty caressa une des boucles blondes de la lady en lui souriant, c'était sa façon d'accepter ses demandes particulières. Les pas de Mary-Jane l'amenèrent tranquillement mais à pas de loup vers la prison de Whiteriver Town. Edward n'était pas vraiment du genre à protéger ses dossiers. Il serait plus qu'aisée pour la jeune femme de découvrir celui de Wilhelm Lawford. La chef des Orchids ferma la porte avec précaution pour faire le moins de bruit possible, il y avait toujours le risque qu'un prisonnier soit dans le bâtiment.

Une fois dans le bureau, le tiroir du bureau attira son attention, manque de chance, il était fermé à clef. Finalement Edward Junior Simsons était moins stupide qu'il en avait l'air. Cela compliquait l'affaire. Mais ne la rendait pas impossible non plus. Un bruit, un son, un souffle, Mary-Jane était sur le qui-vive, cela ne pouvait pas être Junior, il était en bonne compagnie, et Betty n'aurait pas faillie à sa mission. C'était un tiers. Mais qui pouvait bien venir à cette heure ci visiter la prison ?


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Wilhelm Lawford


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Jeu 10 Oct - 7:51

Flick Knife

Wilhelm était d’une plutôt bonne humeur, ce matin là. En effet, ses recherches se concrétisaient. Plus il en apprenait sur le fonctionnement du pensionnat, plus il était sûr de lui. Tout calculer pour mieux prévoir, c’était l’une de ses devises. Il avait appris quelles personnes il fallait éviter, quels endroits étaient peu fréquentables pour lui, et ce qu’il pouvait se permettre de faire ou non. Le dernier critère qu’il devait prendre en compte, c’était ce que les autres savaient de lui. Wilhelm avait apprit que tout tournait autour du juge Simson. Il ne l’appréciait guère, sa mimique de jouer avec son marteau pendant qu’il récite son discours d’intégration pour les nouveaux venus l’avait irrité au plus haut point. Cependant, approcher le célèbre juge Simson ne serait pas une chose aisée, et le grand blond décida de commencer par son fils, Edward Junior Simson.

Wilhelm fit un petit tour au saloon au milieu de l’après-midi. Heure creuse et absence d’hommes ivres, ce n’était pas le meilleur moment pour récolter des informations. Cependant,  il ne voulait pas prendre le risque qu’on le voie mijoter dans son coin dès son arrivée à Witheriver. Wil papota donc quelques minutes avec le barman, qui était la seule personne présente à cette heure plate. Plusieurs minutes plus tard, le blondin ressorti avec les informations qu’il recherchait en poche. Les quartiers de Simson Junior se trouvaient dans la prison de Witheriver. Ce n’était vraiment pas un coup de chance, car la prison était l’un des seuls endroits que Wilhelm n’avait pas eu l’occasion de « visiter ». Cela ajoutait une certaine difficulté au problème, qui était de trouver les dossiers le concernant, pour en apprendre plus sur lui-même. Pour sa petite opération, Wil décida d’attendre la nuit. Aucun homme normalement constitué ne peut s’empêcher de prendre du bon temps au saloon, le soir, et il voulait éviter d’avoir à rencontrer Simson Junior dans ses quartiers.

Le soleil commençait à décliner, et le ciel prenait une teinte orange pourpre. Cependant, Wilhelm n’en avait rien à faire. Il marchait à vive allure en direction de la prison, les yeux rivés au sol. Ses pas l’amenèrent devant l’enceinte, qui n’était absolument pas gardée. L’heure, peut-être ? Il pénétra dans la prison, et déambula discrètement quelques secondes avant de se retrouver contre une porte close. Wilhelm déposa soigneusement sa main sur le mécanisme et ouvrit délicatement la porte. Sa surprise fut telle qu’il se crispa malgré-lui. Il y avait une ombre, en plein milieu de la pièce. Que faisait-elle ici ? Simson Junior ne devait pas être dans son bureau, d’après les calculs de Wil. Mais alors qui était-ce ? Il était maintenant trop tard pour reculer, et le grand blond doutait n’avoir pas été repéré. Il décrispa son corps pour prendre sa gestuelle habituelle, laissant tomber le masque de la discrétion.

« Bien le bonsoir, cher ami. Que me vaut l’honneur de votre visite en une heure aussi... inattendue ? »

Le ton de Wilhelm se voulait calme au possible, mais l’agacement lié à la présence de cette personne se trahissait dans sa voix. Après tout, il n’était pas le seul à s’être infiltré dans la prison, et l'individu devait craindre autant que lui de tomber sur quelqu'un. Tout ce qu’il attendait, c’était que l’individu se retourne et décline son identité. Il improviserait ensuite.

Wilhelm n’aimait pas ça.

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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Jeu 10 Oct - 10:00

Chef des the Orchids

Mary-Jane était bien embêté face à ce verrou un peut trop présent à son gout. Mais plus le temps de penser à cela, quelqu'un était dans la prison de Whiteriver Town. Pas Edward, pas le juge Simsons, pas un prisonnier non plus, qui donc ? La curiosité de la jeune femme était à son comble. Elle commença à préparer sa mise en scène, au centre de la pièce légèrement appuyé contre le bureau de Junior, elle faisait mine d'attendre son amant officiel. La chef des Orchids bénissait les Dieu pour lui avoir permis d'être la compagne de shérif, une position de choix, quoi qu'on en dise, cela lui servait bien et si possible pourrait lui servir encore un peu. Toutefois son "erreur" avec Field pourrait compromettre ses chances de réussite, c'était assez embêtant et franchement frustrant pour la Lady. Cependant, en l'état actuel des choses, tout allait bien, juste un intrus, un intrus que la chef des Orchids était prête à accueillir comme il se doit. La lueur des bougies allumées par la jeune femme laissèrent une douce lueur s'étaler sur les murs. Une ombre se dégagea de la porte, signalant l'entrée du visiteur inattendu. Mary-Jane avait dans l'idée de faire croire à cet individu qu'elle attendait Edward, dans un but qui demandait une discrétion certaine, et un lieu aussi spécial et isolé que la prison.

Edward ? C'est toi ?

Mais la voix et le visage fut tout autre, Mary-Jane fit mine d'être surprise que ce ne soit pas Junior, mais sa surprise était tout autre, il s'agissait du jeune Lawford, la hasard faisait bien les choses.

Bien le bonsoir, cher ami. Que me vaut l’honneur de votre visite en une heure aussi... inattendue ?

Mary-J. était stupéfaite, pour le coup la surprise était plus que réelle. Je rêve où il considère que c'est moi l'intrus ?! Cher ami... On ne se connait pas vraiment, il est un Flick Knifes et il parle d'amitié, un sacré celui là. Mary-Jane était réellement sous le choc, aucun homme lui avait jamais adressé la parole avec autant de dédain. On aurait presque put croire que Wilhelm se croyait chez lui dans la prison et que Mary-Jane le dérangeait. Comme si sa visite lui était destinée ! La fierté de la Lady était piqué au vif, ce petit bonhomme n'était pas le centre du monde et à première vue on l'avait très mal informé sur l'Orchids et sa relation avec le shérif.

"Me vaut l'honneur" ? Cet honneur ne vous était pas destiné, j'attend mon compagnon, vous le connaissez peut être Monsieur Lawford, il s'agit du shérif Simsons. Que voulez vous à mon ami ?

Le mot ami avait été accentué par un sourire sarcastique, le sens de cette amitié n'était autre que l'amour. Mary-Jane sentait qu'elle prendrait bien vite le dessus sur Lawford, il était nouveau et avait sans doute un vague résumé de la part de Matthiew en ce qui concerne l'actualité de Whiteriver Town. La chef des Orchids avait comme avantage la connaissance profonde de ce lieu et de ses habitants, mais aussi de ses nouvelles têtes. Malgré tout, Mary-Jane avait peu d'information sur Wilhelm, une carence qu'elle avait l'occasion de combler directement en face à face. Même si, elle se doutait que les informations principales résidaient dans le dossier juridique de Lawford. Ce soir il faudrait donc se contenter d'une analyse de caractère.


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Wilhelm Lawford


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Mer 16 Oct - 21:09

Flick Knife

L’inconnu se retourna. Ou du moins, l’inconnue. C’était une belle jeune femme, aux cheveux mi-longs blonds, et d’une peau très pâle. Elle était assise sur le bureau de Junior, histoire de bien annoncer que c’était elle qui menait la danse. Elle fut surprise lorsqu’elle distinguât le jeune Lawford, puis se ressaisit aussitôt. Apparemment, elle n’avait pas bien pris la petite pique de Wil. D’ailleurs, c’en était à peine une, mais la blondinette semblait avoir un sacré amour propre.

"Me vaut l'honneur" ? Cet honneur ne vous était pas destiné, j’attends mon compagnon, vous le connaissez peut être, Monsieur Lawford, il s'agit du shérif Simsons. Que voulez vous à mon ami ?

Ce fut au tour de Wilhelm d’être surpris. Il était venu constater la quantité d’informations qui filtraient sur lui, et voilà qu’il tombe sur une femme qui connait son nom et son visage. Pas mal. Puis il réagit que si c’était le cas, c’était surement dû au fait qu’elle était « l’amie » du shérif. Comme quoi, il avait bien fait de venir, puisque Junior semblait en savoir un minimum sur lui, et qu’il avait soit la langue bien pendue, soit une amie plutôt audacieuse. Wilhelm pencha pour le second. Non seulement la fille l’avait reçu avec une claque verbale en pleine figure, mais en plus le ton y était. Une Black Rose, surement. Apte à palabrer, en plus. C’était une Orchid, alors. On distinguait vite les Tulips ici. Si elle en savait un peu sur lui, peut être qu’elle était au courant de son adhésion auprès de Flick Knifes, mais aussi de sa situation. Ca, c’était plus ennuyeux. Wilhelm devait s’en assurer.

Veuillez pardonner ma présence, dans ce cas. Je recherche en effet le shérif Simson Junior, mais un petit quelque chose me dit qu’il ne va pas tarder, n’est-ce pas ?

Il désigna les bougies des yeux. Si une femme prépare une surprise pour son homme, c’est que ce dernier est censé arriver sous peu, non ? Et bien non. D’après les prévisions de Wilhelm, Junior devait être maintenant en train de siroter au saloon. Il était en plus relativement tôt et la soirée n’était pas prête d’être terminée. La jeune femme n’attendait donc pas vraiment Junior, où alors elle aimait attendre. Wilhelm voulait calmer le jeu. Bon, d’accord, sa tendance et agacer les gens était immuable, mais il l’avait diminué le plus possible. S’il devait être en mauvais termes avec l’ensemble de la gente féminine présente sur ce campus, il  aurait du mal à certains niveaux. Une femme amoureuse est bien plus crédule que n’importe qui. Cependant, lui de lui était l’idée de charmer la demoiselle. Son fort caractère apparent était déjà trop proche de la limite tolérée par le jeune Lawford.

Malheureusement, je me vois dans l’obligation de vous imposer ma présence. J’ai en effet une requête à lui soumettre, et celle-ci est de la plus haute importance. Que diriez-vous de l’attendre ensemble, juste vous et moi ? L’atmosphère est déjà bien en place, je trouve.

C’eu été plus fort que lui. Il avait du rentrer dans la provocation. Après tout, que risquait-il ? Il s’en était déjà sorti vivant contre d’autres, alors une de plus. Mais le jeune homme voulait tout de même éviter de faire sortir de ses gonds la demoiselle. Son coup de bluff était un moyen de voir si la jeune femme attendait vraiment Junior. D’après lui, c’était impossible. Il s’approcha donc du bureau où était assise la jeune femme, et sans vraiment jeter de regard sur elle, il tira un fauteuil.

Madame...




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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Dim 27 Oct - 13:10

Chef des the Orchids

Mary-Jane était dans une bien difficile posture. Un Flick Knifes, objet de sa convoitise du moment apparait sous ses yeux, certains penseraient à une chance immuable. D'autres parleraient sans doute, d'une douteuse coïncidence. La chef des Orchids ne savait pas qu'elle théorie choisir, mais dans une once de positivité elle préféra imaginer que la chance lui souriait. Toutefois, au premier abord, Wilhelm semblait un homme provocateur, d'une arrogance flagrante. Il fallait avouer que cet individu avait le don d'énerver la jeune femme, il était tout ce qu'elle s'évertuait à ne pas être. Cependant, une Orchids ne montrait pas ses sentiments, et jusqu'à preuve du contraire elle faisait tout pour lui sembler aimable et souriante, pas de ses sourire niais et faut, mais un léger rictus des lèvres et laisse entendre une joie de vivre perpétuelle.

Veuillez pardonner ma présence, dans ce cas. Je recherche en effet le shérif Simson Junior, mais un petit quelque chose me dit qu’il ne va pas tarder, n’est-ce pas ?

Mayr-Jane lui adressa un sourire agréable. Il s'excusait, et la chef des Orchids aimait cela, une impression de domination complète sur la situation. Cependant sa méfiance restait sur le qui vive. Junior risque en effet de tarder et à première cette question plus que rhétorique en était bien une preuve. Lawford savait très bien que le shérif était au saloon et encore pour un bon moment. Après tout ce n'était pas un Flick Knifes pour rien, nouveau ou pas la méthode est toujours la même. Le jeune homme désignait les bougies de ses yeux verrons. Mary-Jane eu un sourire entendu, et fit mine d'être gêné et surprise en flagrant délit de romantisme prénuptial. A notre époque, ce genre de petite soirée est plus que proscrite par la religion du village, et pourtant une femme telle que Mary-J. n'hésitait pas à braver les interdit, il y avait de quoi devenir toute rouge. En pensant à cela, la jeune femme devenait plus timide. l'actrice était douée, Wilhelm ne semblait pas se douter qu'elle n'était pas là pour son homme mais bien pour une information, son propre dossier. Pour donner une illusion plus grande à cet acte infâme auquel elle se préparait la chef des Orchids continua ses sous-entendues érotiques.

Junior ne rentrera pas tout de suite, disons que je suis venue avec un temps d'avance dans le but d'une préparation nécessaire à une soirée réussie.

Mary-Jane lui servit son sourire timide, comme si elle l'était vraiment. Cette fois, elle avait une stratégie tout autre. Elle comptait bien séduire Wilhelm à sa façon, et pour cela, rien ne vaut une jeune femme en détresse. Un homme aussi prétention et orgueilleux ne pouvait qu'apprécier un caractère plus que modéré. Cependant il était hors de question que sa comédie aille trop loin, la jeune femme avait une réputation à tenir.

Malheureusement, je me vois dans l’obligation de vous imposer ma présence. J’ai en effet une requête à lui soumettre, et celle-ci est de la plus haute importance. Que diriez-vous de l’attendre ensemble, juste vous et moi ? L’atmosphère est déjà bien en place, je trouve.

Mary-Jane eu un sourire plus chaleureux. Sa timidité était beaucoup moins présente, sa voix était douce et mélodieuse.

Serte la soirée que j'avais prévue n'est pas tout à fait comme je l'imaginais, mais elle peut être tout aussi agréable. Faire votre connaissance est une joie.

Wilhelm c'était approché d'elle tirant une chaise du bureau pour l'inviter à s'assoir. Mary-Jane lui adressa son sourire le plus charmeur. Une fois assise, la chef des Orchids observa le jeune homme qui se mit en face d'elle. La situation était un peu étrange, un homme et une femme la nuit dans une prison, discutait face à face. Si ce qu'elle supposait avoir prévu pour Junior était scandaleux la situation actuelle prêtait à l'être tout autant.

Madame...

Merci...

Mary-Jane était plutôt satisfaite de la situation, toutefois tant que Junior n'arrivait pas. Si ils les surprenaient tous les deux, le shérif risquait de se faire des idées, comme n'importe qui d'autre en ville.

Voulez-vous un peu de thé ? Je sais où Edward le range. Je peux vous en servir un.

Le thé était une chose parfaite pour calmer l'imagination du shérif si ce dernier arrivait. On ne pouvait pas séduire en buvant le thé, du moins pas pour une Lady. Bien sur le sens du mot "séduire" était différent, Betty séduisait les hommes sous ses draps. Mary-Jane se leva puis passa dans la petite pièce d'à côté, il s'agissait d'une petite cuisine aménagé pour les besoins rudimentaire des repas des détenus et du shérif. La jeune femme mit de l'eau à chauffer sur le feu du poil, puis prépara les herbes du thé, les disposant dans une boule de fer forgé. Une dizaine de minutes si ce n'est plus s'écoula avant que le breuvage soit prêt.


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Wilhelm Lawford


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Mar 29 Oct - 23:25

Flick Knife

Ce qui frappa immédiatement Wilhelm, ce fut la timidité inattendue de la lady. Bien entendu que n'importe qui préparant une chaude soirée avec son partenaire serait gêné de se faire surprendre en plein préparatifs. Sauf que là, ça ne collait pas vraiment. Wil aurait pu croire à cette comédie de la timidité, et la jeune femme savait apparemment bien la jouer, cette comédie. Simplement, ça ne collait vraiment pas. Accueillir un homme avec autant de dédain et soudainement devenir timide jusqu'à en être rouge pivoine, oui, mais non. Non et non. Il fallait être stupide pour penser que lui, il se ferait avoir aussi bêtement. Pour qui l'avait-elle pris ? Décidément, on ne le prenait vraiment pas au sérieux, dans ce petit patelin. Paraître inoffensif pour mordre par derrière, c'était évidemment ce que recherchait le plus Wilhelm. Comme quoi, il ne devait pas être si mal partit...

La jeune femme était donc maintenant fort agréable. Elle avait accepté la proposition du jeune Lawford sans hésiter, et s'en montrait même ravie. Comme quoi, il ne devait pas être aussi bon que ça, le Junior. S'il suffit du premier homme venu pour la faire changer d'avis... C'était soit Junior était vraiment nul au lit, soit la lady cachait bien son jeu, derrière ses faux airs de prude damoiselle. Cette idée amusa Wilhou, qui ne put s'empêcher d’émettre un petit ricanement. La situation pouvait prêter à confusion, elle et lui étant tous deux assis l'un en face de l'autre, se dévisageant perpétuellement. L'air doucement parfumé et le peu de luminosité rendait l’atmosphère propice à des choses pour lesquelles Wilhelm n'était pas venu. Cette tension sembla peser à la lady, qui se leva soudainement. Comme quoi, le regard charmeur de Wilhelm devait vraiment être intense.  

Voulez-vous un peu de thé ? Je sais où Edward le range. Je peux vous en servir un.

Sur ces mots, la jeune femme sorti de la pièce, pour préparer le breuvage. Elle semblait bien connaître les lieux, et le manque de luminosité ne semblait pas la gêner. Elle passa un certain temps dans l'autre pièce, hors du champs de vision du jeune Lawford. Ce dernier parcouru brièvement du regard le bureau d'Edward Junior. Il était plutôt bien ranger, et les emplacements de rangement étaient peu nombreux. Wilhelm se leva et avec un air le plus naturel possible, il fit le tour de la pièce. Après sa petite inspection, il regarda plus précisément le bureau à proprement dit, seul meuble capable de stocker des dossiers personnels. Là, un seul tiroir était verrouillé, et il était évident que ce qu'il cherchait si trouvait. On ne laisse pas de tels dossiers aux yeux de tous. Déçu par cette trouvaille, le jeune Lawford se rassit tranquillement sur son siège. La jeune femme n'avait apparemment pas bougé depuis tout à l'heure et son inspection était sûrement passée inaperçue. Au pire, il n'y a pas de mal à regarder ici et là.

Wilhelm n'aimait pas le thé. Ou plutôt, il l'aimait quand cela l'arrangeait. Pour le coup, l'idée de contredire la jeune femme lui plaisait bien. Il se leva donc, et pénétra discrètement dans la pièce où la lady s’attelait à son travail. Tout comme le reste de la prison, cette pièce était peu éclairée et cela lui convenait bien. Il s'approcha doucement derrière la jeune femme, tel un prédateur guettant sa proie. Classique.

Mademoiselle...

Le mot résonnât au milieu de ce silence absolu. Il avait parlé d'un ton fort et avait appuyé sur la première syllabe de son mot. Effrayer, ne serait-ce que légèrement sa proie est toujours un avantage non sans importance. Dans une telle situation, l’impression donnée à l'autre joue un rôle majeur dans l'aboutissement des négociations. L'avantage psychologique, et apparemment, la jeune femme semblait douée dans l'art de négocier.

… Je vous serais grès de me pardonner, mais je n'aime pas vraiment le thé, voyez-vous. Je ne remet absolument pas en doute votre capacité à préparer un thé de grande qualité, mais j'ai tendance à préférer les vrais tête-à-tête, pas ceux où l'on se dissimule en faisant mine de boire... Vous me comprenez ?

Wilhelm souriait simplement, gentiment.

J'espère sincèrement que cela ne vous importune pas trop. Prenez donc ma tasse en gage de pardon, je vous l'offre...

Il tourna rapidement les talons, tel un gamin qui s'amuse à imiter un manège, toujours cet agaçant sourire aux lèvres.



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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Jeu 31 Oct - 11:26

Chef des the Orchids

Mary-Jane préparait le thé avec une lenteur calculée, chacun de ses gestes était distingué, précis et raffiné. La préparation du thé était certainement son activité favorite. Tous les après-midis dans le bâtiment des Orchids quand il était encore sur pied, la Lady recevait du monde. Tous les chefs, mais aussi une grande partie des habitants sont déjà passé dans le salon Tea Time. Mais depuis l'incendie, plus personne ne pouvait y partager ses informations. En effet, la cohabitation avait aussi de gros inconvénients, la chef des Orchids se savait surveillée à chaque instant. Les murs ont des oreilles. Impossible de s'entretenir en toute discrétion, plus personne ne venait y prendre le thé... Ce douloureux constat la laissa amer une fois de plus. Mais dans l'autre pièce, Wilhelm Lawford, un Flick Knifes, complice de son malheur pourrait payer cet affront. A travers le jeune Flick elle souhaitait atteindre Matthiew. Et cette fois, la Lady pourrait bien ne plus avoir aucun scrupule. Il se trouve que la demoiselle avait quelques charmes qui ne manqueraient pas de faire son effet sur les hommes. A première vu, Lawford n'avait pas vraiment cru à sa timidité passagère. Soit, nous trouverons bien un autre moyen de l'atteindre. Le thé était prêt, juste devant ses yeux, la théière, les deux tasses. Pourtant Mary-J. attendait quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Un homme aussi curieux que Wilh ne resterait pas longtemps sans nouvelles de la belle.

Quelques instants plus tard, il débarquait d'une voix forte. Mary-Jane eu un grand sourire, ce genre de sourire vicieux que Wilhelm ne pouvait pas voir, lui qui se contentait de scruter son dos en pensant surprendre sa proie. La question était alors, qui est la proie ? Mary-Jane avait une envie furieuse de lui faire comprendre qu'il n'avait rien gagné. Hors de question de lui laisser à penser qu'il la domine une fois de plus. A première vue, le jeune homme avait besoin d'une petite leçon. Le chef des Flick Knifes avait certainement oublié de lui mentionner à quel point Mary-Jane Kins pouvait être dangereuse. Avait-il oublié pendant le bal de printemps, comment la belle arriva à faire accuser les Dark Guns d'une attaque causée par les Tulips, dirigées par les Orchids ? Le temps passait si vite dans le pensionnat de Whiteriver Town, les événements s'enchainaient et certains avaient tendance à oublier, à laisser leur nouveaux protégés sans défenses.

… Je vous serais grès de me pardonner, mais je n'aime pas vraiment le thé, voyez-vous. Je ne remet absolument pas en doute votre capacité à préparer un thé de grande qualité, mais j'ai tendance à préférer les vrais tête-à-tête, pas ceux où l'on se dissimule en faisant mine de boire... Vous me comprenez ?

Mary-Jane ne se retourna pas, elle serra un peu les points. Puis prit une grande bouffé d'air pour se préparer à la suite des évènements. Car elle avait un plan en tête. Cela faisait bien une trentaine de minutes que les jeunes gens attendaient Junior, ce dernier ne devrait pas tarder, disons dans une heure et trente longues minutes. Oui, Mary-Jane avait prévues de les rendre longues et pénible pour son interlocuteur. Wilhelm tourna les talons, Mary-Jane le rattrapa promptement, captivant son poignet de sa main. Puis d'un geste ferme, la chef des Orchids fit tourner le jeune homme, l'amenant face à elle, le coinçant contre le mur. Mary-J. rapprocha son visage puis son corps pour empêcher sa proie de s'échapper. Sa poitrine généreuse était alors contre le torse du jeune homme.

Je peux comprendre que vous refusiez mon thé, et si vous voulez un véritable tête à tête sans rien pour séparer nos regards. Je vous propose que rien ne sépare nos corps.

Mary-Jane jouait avant tout sur l'effet de surprise. Mary-J. était une femme difficile à cernée, non pas qu'elle ait plusieurs personnalité, mais simplement qu'elle ne montre jamais la même. Ce soir elle était d'humeur coquine et audacieuse. Il fallait savoir prendre des risques pour obtenir ce qu'on désirait. Betty lui avait bien assez apprit les détails de ses risques. Une Orchids n'est pas violente alors que lui reste-t-il si ce n'est son intelligence et son pouvoir de séduction pour combattre les hommes. Cette fois encore, face aux Flick Knifes la jeune femme devrait utiliser ses charmes. Dans un sens, la Lady avait envie d'aller au bout de sa provocation, histoire de rendre Matthiew jaloux. Et au passage, Junior apprendrait bien un jour que Mary-J. l'a trompé, Wilhelm était la victime idéale, une brebis à donner en pâture aux loups. Elle passa sa main sur le torse de Wihelm lui servant son sourire le plus aguicheur, mais aussi son air supérieur.



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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Mar 5 Nov - 21:55

Flick Knife

Laissant la dame derrière lui, Wilhelm avançait à petites enjambées. Il ne comptait pas vraiment s'en aller, et savait que la jeune femme l’interpellerait à un moment ou à un autre. En fait, il comptait même largement là-dessus. Il lui fallait en effet entamer une conversation sérieuse pour pouvoir obtenir plus d'informations sur ce qu'il était venu chercher, c'est à dire lui même, ainsi que sur cette jeune femme. Celle-c s'était montrée trop entreprenante dès le début de leur rencontre, et Wilhelm savait que ça ne présageait rien de bon. Elle s'était bien trop investie dans l’accueil du jeune Lawford.

Le poignet de Wil fut saisit vigoureusement. La force qui l'avait captivée à ce moment lui fit faire une rotation et Wil se retrouva dos à un mur. Un face de lui se trouvait la jeune femme. Elle était près, bien trop près. Certes, le jeune Lawford s'attendait à une réaction de la part de la jeune lady, mais pas forcément de cette manière. C'est qu'ils sont doués ici, apparemment. N'ayant pas plus de temps que ça pour discerner plus précisément le visage de sa nouvelle amie, celle-ci se colla à lui, histoire de pouvoir lui faire sentir ses atouts. Tout indiquait qu'elle voulait jouer la carte de la séduction.

Je peux comprendre que vous refusiez mon thé, et si vous voulez un véritable tête à tête sans rien pour séparer nos regards. Je vous propose que rien ne sépare nos corps.


La carte avait été abattue. La jeune femme avait annoncé la couleur et les dés étaient lancés. C'était une invitation pure et simple, et sûrement un peu précipitée. Elle comptait abuser de ses charmes pour profiter de Wilhelm. Malheureusement pour la jeune femme, le jeune Lawford n'était pas vraiment disposé à ce genre de relation. Non seulement parce qu'il avait autre chose à faire, mais aussi parce qu'une femme trop entreprenante est une femme dangereuse. Des femmes, Wil en avait connues un paquet. De toutes sortes. Il les avait étudiées avec une grande attention, surtout pendant son adolescence prématurée. Ne faisant pas exception aux règles de la nature, elles furent sa première préoccupation et sa première passion. Cependant, quand on abuse d'une chose, celle-ci devient amère et fade. Il n'avait maintenant guère plus de sentiments pour une femme, ceux-ci semblaient s’être éteints, après une passion trop intense et maintenant épuisée. Wilhelm ne réagit donc pas à la provocation physique de la jeune femme. Certes, le contact de sa poitrine contre son torse n'était pas déplaisant, mais aussi bien formée qu'elle ne puisse l'être, la jeune femme ne faisait ressentir qu'un sentiment de dégoût. La jeune femme continua de se rapprocher du visage de Wil, ayant maintenant une main baladeuse sur son torse. Elle souriait aguicheusement, et Wilhelm détestait ça. Il pouvait lire la manipulation et l'intérêt dans les yeux de la jeune femme. C'était comme se regarder dans un miroir. C'était écœurant. Le jeune Lawford déposa délicatement sa main sur le dessus de celle de sa charmante collègue du soir. Il la saisit tendrement et la serra doucement. Puis, d'un geste souple, il pivota légèrement sur le côté tout en poussant l'épaule droite de la jeune femme avec sa main libre. Aidé par sa petite rotation, il fit basculer les forces de son côté et inversa les positions. Il n'avait pas lâché la main baladeuse de la jeune femme pendant cette « danse » et il le maintenait en dessus du visage de la jeune femme, emprisonnant sa main entre le mur et sa propre paume. Sa main droite, quand à elle, restait fermement sur l'épaule gauche de la jeune femme. Tout en exerçant une pression qu'il jugeait suffisante pour la maintenir contre le mur, il repassait tranquillement sur la bride de son soutient gorge, histoire de montrer qu'il n'était pas tout à fait insensible aux charmes féminins. D'ailleurs, il avait maintenu le contact entre leurs corps et certes, la poitrine généreuse de la lady ne se faisait plus sentir, mais la situation était tout de même intense.

- Allons, madame, contrôlez votre fougue... Ne pensez-vous pas qu'il est peu trop tôt pour jouer à de tels jeux ?


Il avait susurré ces mots à l'oreille de la jeune femme, faisant ressentir son souffle qui avait été jusque là quasi-imperceptible.


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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Jeu 7 Nov - 16:53

Chef des the Orchids

Mary-Jane était à son aise, dominant un homme légèrement plus grand qu'elle. Cette impression de gestion, la situation était encore sous son contrôle. Wilhelm semblait pensif, mais malheureusement la chef des Orchids n'avait alors pas la réaction escomptée. Son regard était repoussant, et les muscles du jeune homme se contractèrent. L'effet de surprise était acquit mais pas celui de la séduction. A croire que Betty avait encore beaucoup à lui apprendre, ses charmes avaient une influence magique, presque irréels sur les hommes. Mary-J. était certainement encore trop froide pour inspiré ce sulfureux sentiment. Pas de quoi se désespéré pour autant, à première vue, malgré l'agacement croissant de sa victime, leur relation partirait sur une haine mesuré. Cette situation lui rappelait vaguement sa rencontre avec Reiner. Lui, aussi lui vouait un dégout total, et pourtant, Mary-Jane, en bonne Orchids avait finalement réussit à le rendre amoureux. En serait-il de même pour le jeune Flick Knifes ? Mary-Jane eu un sourire vicieux, qu'il l'aime ou pas n'était pas si important, ce qui allait compter c'est ce que croirait Matthiew et Junior. De ce point de vue, la jeune femme comptait bien être convaincante.

Subitement, elle sentie la main de Wilhelm serrée la sienne, puis dans un mouvement à la fois doux et rapidement, elle se retrouva prisonnière, contre le mur, cette fois c'était lui qui menait la danse, son corps appuyé avec fermeté sur la frêle jeune femme. Mary-J. grimaça sans pour autant déformer les traits de son visage, un petit rictus au creux de ses lèvres pour exprimer son mal être. Wil exerçait une pression forte contre sa poitrine, cette dernière devenait légèrement douloureuse. La chef des Orchids était coincé, son avantage perdu, elle se rappela bien vite qu'une femme ne fait physiquement pas le poids face à un homme, qu'il soit Flick Knifes ou Rifle Bullets. Wilhelm semblait décider à rentrer dans son jeu, il approcha ses lèvres de l'oreille de la jeune femme, lui susurrant quelques mots, son souffle prononcé. Mary-Jane ne détestait pas vraiment cela, mais avouons sans honte, qu'elle avait un objectif en tête. Quand la jeune femme avait une idée rien ne pouvait la perturber, même pas le corps ou les avances d'un homme. Il fallait vite reprendre le dessus, mais physiquement cela semblait quasi-impossible. Ne restait plus que la domination émotionnelle. Cependant, Wilhelm semblait être un dur à cuir. Un Flick de premier ordre. Matthiew pouvait être fier de sa recrue, il avait du répondant et n'était pas complètement dénuée de répartie.

Allons, madame, contrôlez votre fougue... Ne pensez-vous pas qu'il est peu trop tôt pour jouer à de tels jeux ?

Mary-Jane reprenait courage, ne nous laissons pas avoir par de telles supplications. La jeune femme fronça un peu les sourcils pour montrer son mécontentement.

Qui vous parle de jeux ?

Puis elle lui souri de toutes ses dents, une petite victoire. Toutefois, son affaire n'avançait pas beaucoup, toujours coincé contre le mur, écrasé par un corps puissant, masculin, qui semblait profiter du voyage avidement. Mary-Jane ne pouvait plus faire qu'une chose, parler.

A première vue, vous vous amusez bien.

c'était évidemment ironique, à ce moment là, la jeune femme ne pensait qu'à une chose se soustraire de son emprise.


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Lun 11 Nov - 10:28

Flick Knife

Cette situation convenait parfaitement au jeune Lawford. Maître des mouvements de la jeune femme, il se sentait maître d'elle tout cours. C'était plus que plaisant. Cependant, il n'oubliait pas qu'il n'était pas venu dans le but de calmer la libido d'une jeune femme un soir de printemps, mais bien récupérer les dossiers le concernant. Il n'oubliait pas non plus qu'il était entré par effraction, et que la lady aussi d'ailleurs. Son manque de gène et de fidélité auprès de son « ami » montrait bien des choses. Ainsi ils étaient tout deux dans un lieu où ils ne devaient pas êtres, collés l'un contre l'autre, dans une position plus que douteuse si on les surprenait. D'ailleurs, cette position ne semblait pas vraiment convenir à la lady, qui commença à émettre quelques infimes signes de résistance. Elle n'avait pas essayé de lui échapper physiquement, mais avait tenté de jaugé la force de Wil en lui soumettant la sienne, comme pour s'échapper. Son effort ne fut pas long, et elle stoppa quasi-immédiatement tout signe de protestation physique.

Qu'attendait-elle de lui ? C'était une question à laquelle Wilhelm comptait bien trouver une réponse. Faire des avances à un inconnu, pas si inconnu que ça d'ailleurs, dans un lieu que fréquente régulièrement son ami ou son amant, s'y infiltrer un soir où ce dernier buvait au saloon, ne pas dénoncer l'intrusion du jeune blond... C'était un comportement plus qu'étrange. La demoiselle semblait avoir un but précis et Wilhelm comptais bien le découvrir. Pour le moment, fouiller le bureau lui était impossible de part la présence importune de la lady, il lui fallait donc s'en débarrasser. Mais comment ? La violence était bien sur à proscrire, et il avait déjà fait la mauvaise expérience d'un accès de violence avec un Tulip déchaînée. Même si la jeune femme semblait être tout sauf une Tulip, Wil ne voulait prendre aucun risque inutile. Il fallait donc continuer à parler, dialoguer, pour en apprendre toujours plus.

Qui vous parle de jeux ?


Cette phrase surprit la jeune Lawford. Un peu trop perdu dans ses pensées, il en avait oublié quelques secondes la jeune femme. Tiré de sa torpeur, il fixa neutrement les yeux de la jeune femme, sans broncher. Celle-ci n'était apparemment pas à son aise dans cette position, et Wil la trouva bien bavarde, soudain.

A première vue, vous vous amusez bien.

S'amuser, non. Wilhelm ne s'amusait pas. Absolument pas. La jeune femme le dérangeait et lui inspirait tout sauf de l'amusement. Peut être que dans d'autres circonstances, ils auraient pu faire une rencontre plus agréable, plus « normale ». Mais pour le coup, elle dérangeait, et Wil ne pouvait pas s'en débarrasser aussi vite qu'il ne l'espérait. Il faudra donc être patient. Il émit un petit ironique à la lady.

- Ho... Ce n'est pas votre cas ? Peut-être voudriez-vous aller plus loin pour que l'on puisse prendre du plaisir à deux ?


D'accord, c'était facile. Mais la jeune femme était la fautive de cette situation et Wilhelm comptait bien lui faire assumer ses actes impudents. Quand on a une langue aussi bien tournée, qui propose de telles choses, on assume la conséquence de nos propos. Il était suffisamment bien placé pour le savoir.

- Après, si vous êtes le genre de femme à renoncer, dites le moi. Il me suffira d'une simple réponse et je vous relâcherais, aussi pénible m'en soit-il de le faire...

C'était provocateur. Provocateur et un peu gamin, mais bien souvent efficace. Toucher à l'amour propre d'une demoiselle était chose aisée, mais savoir s'en servir était plus compliqué. Cependant, dans une telle situation, Wilhelm savait qu'il menait la danse.



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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Mer 13 Nov - 9:31

Chef des the Orchids

Mary-Jane était dans une position inconfortable, malgré tout ses efforts pour le faire remarquer à son assaillant, rien ni fit, la jeune femme resta coincé entre le mur et le corps du jeune homme, un long moment. Tout du moins, les minutes lui paraissaient interminables. Une Lady ainsi maîtrisée ne pouvait pas réellement apprécier un moment de complicité comme celui ci. Wilhelm sembla un instant presque irrité, en colère, qu'avait-il contre elle ? Bon d'accord, soyons honnête, il pouvait bien lui reprocher deux trois petites choses dans l'immédiat, à commencer par son audace qui finit par la mener à cette position inconfortable. Peut-être qu'elle l'était aussi pour lui, mais cette hypothèse ne pouvait être vraie que si ce dernier épuisait ses forces à tenir fermement la chef des Orchids. Hypothèse démentie par l'aisance qu'il avait à faire preuve de sa force. Un court instant, Mary-Jane regretta la présence d'une Tulips, n'importe laquelle aurait fait l'affaire... Puis reprenant ses esprits, elle continua à chercher ce qui pouvait tellement l'irriter. Sa présence le gênait certainement, peut être avait-il envie de chercher quelque chose. Cette hypothèse redonnait un peu de satisfaction à la jeune femme, heureuse de pouvoir l'ennuyer au plus au point, tout en déjouant ses projets quels qu'ils fussent.

Toutefois, malgré la satisfaction qui l'envahissait, la jeune femme n'en perdait pas de vue, sa joute verbale qui devait lui permettre de reprendre le dessus. Sa poitrine devenait de plus en plus douloureuse, son poignes s'engourdissait, Wilhelm exerçait toujours sur elle une pression constante, à croire qu'il voulait l'étouffer en douceur, ou bien pire l'affaiblir totalement physiquement pour pouvoir s'en débarrasser. De la part d'un Flick Knifes, c'était vicieux mais pas tout à fait crédible. Le jeune homme répondit alors à la jeune femme entrant totalement dans son jeu, il lui en proposait plus.

Ho... Ce n'est pas votre cas ? Peut-être voudriez-vous aller plus loin pour que l'on puisse prendre du plaisir à deux ?

Son ton était ironique, il cherchait indéniablement à prendre le dessus. Pensait-il vraiment que la chef des Orchids reviendrait sur sa parole ?! Non monsieur, cette femme là a de l'honneur, elle n'a qu'une parole et réfléchit toujours avant de faire quelques propositions que ce soit. Mais pour l'instant, l'objectif de la jeune femme était bien entendu de s'extraire de sa contrainte.

Après, si vous êtes le genre de femme à renoncer, dites le moi. Il me suffira d'une simple réponse et je vous relâcherais, aussi pénible m'en soit-il de le faire...

Mary-Jane lui lança un regard courroucé, il avait de l'audace lui aussi, remettre ainsi en cause l'intégrité morale de la jeune femme. Non Mary-J. ne comptait pas s'extraire ainsi, ce serait d'une part bien trop facile, et d'autre part, elle permettrait à Wilhelm de savourer sa victoire. La jeune femme avait d'autre projet, et son but, une domination totale, n'était pas si éloigné, tout du moins pas encore impossible, les apparences sont trompeuses comme on dit.

Je ne suis pas le genre de femme à proposer mes faveurs à n'importe qui, Lord Lawford. A ce que je sais vous êtes un bon parti. Je suis prête à vous amuser un peu si je peux avoir un peu de votre affection.

Mary-Jane lui servit un sourire vicieux. En effet, à ce qu'elle avait put apprendre de Wilhelm, il venait de la famille Lawford, autrement dit une riche maison. Ainsi, il paraissait évident que si ce jeune homme décidait de prendre la vertu d'une femme respectée comme Mary-Jane Kins, il devrait assumer ses actes jusqu'au bout. Et ceci signifie le mariage dans notre chère époque. Jamais, cet homme aussi bestial puisse-t-il être ne voudra un mariage arrangé par une erreur d'une nuit, dans une prison, avec la femme qui l'irrita au plus haut point. Le jeune Flick Knifes était loin d'être stupide et ne pourrait pas s'engager ainsi, à moins qu'il soit véritablement tombé sous les charmes de la jeune femme. Mary-J. était prête à aller très loin dans la provocation si Wilhelm continuait, mais elle était certaine qu'il s'arrêterait à un moment donné, qu'il ne pourrait pas aller plus loin, pour son honneur et pour éviter le courroux d'une société religieuse et familiale pesante.


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Dim 17 Nov - 12:21

Flick Knife

Il était fier. Fier et satisfait. Bon d'accord, la lady était toujours entre lui et son dossier, mais après tout, la situation ne déviait pas trop mal. Il est parfois nécessaire de remettre a demain ce que l'on peut faire le jour même, notamment lorsque d'autres opportunités s’offrent à soit. Peut-être serait-ce la première et dernière fois que Wilhelm pourrait approcher d'aussi près cette demoiselle. Peut-être que, ignorant qui elle était vraiment, il laisserait s’échapper trop d'informations en ne saisissant pas sa chance. Après tout, ici, les femmes n'étaient que des ennemis. Il l'était donc pour la lady et vu son degré de renseignement et sa vitesse à acquérir des informations, elle n'était sûrement pas une actrice de second plan. Oui, c'était définitivement une chance à saisir. Elle était là, entre ses griffes, prisonnière. Le peu de répondant qu'il lui restait ne tarderait pas à faire place à la peur et à la confusion. Parce que ne l'oublions pas, c'était une Orchid. Les expériences du jeune Lawford auprès des rares Tulips qu'il avait jusque là rencontrées avaient étés de tout autre nature. Une Tulip, ça ne réfléchis pas, ou peu. Le jeu de la séduction, c’était un truc d'Orchid. Cependant, la question qui restait sans réponse était « Mais qu'elle Orchid est-elle ? »

Je ne suis pas le genre de femme à proposer mes faveurs à n'importe qui, Lord Lawford. A ce que je sais vous êtes un bon parti. Je suis prête à vous amuser un peu si je peux avoir un peu de votre affection.

De l'amour propre, donc. Un véritable amour propre, mais dissimulé derrière ces sous-entendus aguicheurs. Elle devait avoir une sacrée idée derrière la tête, la miss. Cette pensée ne rassura pas Wilhelm, mais le fit parallèlement sourire. Son point fort était certes, dans la manipulation, mais sa capacité d'improvisation était sa plus grande fierté. Il aimait être mis à l’épreuve et savoir qu'il saurait se sortir de n'importe qu'elle situation impromptue. En fait, n’ayant jamais été pris au piège, il était sur de lui. Trop sur de lui. Le vague souvenir de son bannissement de sa famille refit soudainement surface. Il le balaya de son esprit violemment. Il ne pouvait pas accepter avoir subit une telle humiliation dans sa vie. Lui qui était aussi parfait... Non, c'était trop. Ce ressaisissant, il fixa la jeune femme dans les yeux. Profondément. Il voulait lire la peur et la soumission dans ces pupilles, mais ne distinguait que son reflet. Son regard ne pénétrait pas l'âme de la jeune fille et ne semblait pas vraiment la faire réagir.

La proposition me semble honnête. Cependant, sachez que je ne suis pas le genre d'homme à proposer mes faveurs à n'importe qui non plus. Pour le moment, vous n'êtes qu'une inconnue pour moi... Je préférerais savoir à qui j'offrirais un peu de mon précieux temps, ma chère. Il me serais en effet trop désagréable de ne profiter que d'une seule facette de vous-même. Je veux savoir qui vous êtes, je veux apprendre à vous connaître, ne serait-ce qu'un peu, pour pouvoir profiter pleinement de ce moment que je serais prêt à vous offrir...

C'était surtout ce qu'il voulait savoir. Sur le plan des informations, la jeune femme le surclassait actuellement. D'accord, il était nouveau et elle semblait être une habituée de la ville, mais quand même. Elle en savait juste assez. Elle en savait jusqu'à la ligne à ne pas franchir. Son secret ne devait pas être connu de quiconque. D'ailleurs, Wilhelm comptait bien aller se renseigner auprès de son chef, Matt'. Il était le plus à même de lui apporter des informations utiles sur ce qu'il voulait savoir. Mais pour le moment, la jeune femme était là, sans nom, avec un visage pur et sans trace de peur, à quelques millimètres du sien.




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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Dim 17 Nov - 14:29

Chef des the Orchids

Mary-Jane commençait à ressentir encore plus fortement la douleur. Les muscles de Wil sous ses vêtements contre la poitrine généreuse et fragile de la jeune femme, étaient à l'origine d'une douleur lancinante. Toutefois, la chef des Orchids ne comptait pas lui laisser avoir le dessus physiquement aussi facilement. Lui montrer qu'il arrivait à lui donner un sentiment, peu importe lequel, que ce soit de la peur ou la douleur, était inimaginable, ce serait perdre sa dernière chance de reprendre le dessus. En effet, Mary-J. avait encore l'espoir et l'idée de se soustraire à son assiégeant. Elle pensait peut-être naïvement que sa proposition serait bien trop osé pour un homme de son rang, ou encore que si il l'accepterait il devrait bien passer à autre chose, ce mur n'était confortable ni pour la Lady, ni pour lui, tout du moins, elle le pensait, car à première vue, cela ne semblait pas le gêner plus que cela. Bien au contraire, son corps devenait toujours un peu plus fort d'assurance et de domination, plus les secondes et les minutes passaient plus Wilhelm savourait sa victoire. Pourtant il était encore tôt pour parler d'une victoire, l'esprit de la jeune femme était encore en éveille, il avait juste réussit à contraindre son corps. Un souvenir douloureux pour son orgueil lui vint alors à l'esprit. Le souvenir du seul homme qui put la dominer pendant quelques instants entièrement, la laissant pour morte intellectuellement. Mais cette homme là n'allait pas rire longtemps, car la vengeance d'une Orchids est bien plus fourbe qu'on ne le pense. En effet, Spring devait attaquer Matthiew F. Field bientôt, peut être même demain. Une fois alité, il sera bien facile pour la jeune femme de prendre le dessus sur un homme. Devra-t-elle en arriver là avec Wilhelm ? Non bien sûr que non, cette fois il s'agissait de stratégie, pas d'une erreur de passage. Le jeune homme commença alors à répondre aux avances de la jeune femme, d'une façon plutôt originale à vrai dire.

La proposition me semble honnête. Cependant, sachez que je ne suis pas le genre d'homme à proposer mes faveurs à n'importe qui non plus. Pour le moment, vous n'êtes qu'une inconnue pour moi... Je préférerais savoir à qui j'offrirais un peu de mon précieux temps, ma chère. Il me serais en effet trop désagréable de ne profiter que d'une seule facette de vous-même. Je veux savoir qui vous êtes, je veux apprendre à vous connaître, ne serait-ce qu'un peu, pour pouvoir profiter pleinement de ce moment que je serais prêt à vous offrir...

Mary-Jane éclata de rire, toutefois, il devenait de plus en plus difficile de respirer sa poitrine écraser par le corps puissant du Flick Knifes. Il avait une certaine finesse d'esprit, il fallait le reconnaitre. Ce jeu qui s'instaurait entre eux commençait à plaire à la jeune femme. Mary-J. décida alors de lui fournir quelques informations, celles que tout le monde connait. Restons honnête, qui ignore à Whiteriver Town, si ce n'est les nouveaux arrivant mal informés par leur chef, qui est Mary-Jane Kins ?! Une idée lui traversa alors l'esprit, le chef des Flick Knifes aurait-il intentionnellement omit d'informer sa jeune recrue sur son identité ? Aurait-il souhaité garder la chef des Orchids pour lui tout seul ? Après tout, la plupart des hommes s'intéressent de près ou de loin à Mademoiselle Kins, quand ce n'est pas elle qui va à leur rencontre pour les intéresser. Wilhelm n'échappait pas à la norme, puisque même si, on était loin de parler d'amour, il semblait s'amuser et prendre un malin plaisir aux côtés de la belle. Cette hypothèse de jalousie de la part de Matthiew était plus qu'intéressante pour la chef de Orchids. Encore un terrain sur lequel la jeune femme pourrait jouer de ses talents d'Orchids.

Lord Lawford, je comprend tout à fait votre intérêt pour ma personne, je saurait satisfaire votre curiosité. Mon nom est Mary-Jane Kins, la plupart des habitants de Whiteriver Town me connaissent sous l'appellation de "Chef des Orchids". Ai-je suffisamment de valeur à vos yeux maintenant que vous connaissez ma position ?

Mary-Jane lui lançait un regard confiant et quelque peu amusé attendant sa réaction. Puis elle détourna le regard sur le côté fixant le mur de la pièce, un sourire non dissimulé dessiné sur ses lèvres.

Toutefois, je peux comprendre que vous refusiez une telle proposition. Mais vous ne pourrez pas vous cacher derrière le fait que mon rang ne vous conviens pas, vous n'êtes peut-être pas prêt pour une telle proposition. Chaque homme a ses faiblesses...



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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Dim 17 Nov - 16:09

Flick Knife

La jeune femme éclata de rire. Un rire rapidement étouffé par la pression qu'il exerçait sur elle. Elle sembla émettre un petit râle de mal-être. Wilhelm se rendit compte alors qu'il n'avait cessé d'augmenter la force avec laquelle il contraignait la demoiselle. Ce détail n'avait absolument pas effleuré son esprit. A vrai dire, il songeait plus à lui-même et à ce qu'il allait faire par la suite, plutôt qu'à la jeune femme en elle même. De retour a la réalité, il se rendit vraiment compte qu'elle était dans une situation inconfortable. S'il faisait durer ce moment trop longtemps et trop intensivement, cela ne ferai aucun doute que la jeune femme prendrait cela pour de la violence physique pure et simple, ce qui n'était pas dans les gènes de Wilhelm. Les coutumes veulent que les hommes traitent les femmes avec respect et honneur. Il dérogerait donc à cette règle en agissant ainsi. Cependant, il y a des situation exceptionnelles, bien entendu. Du moment que l'affaire est bien gérée, ce n'est pas un problème de se montrer un peu trop laxiste avec les coutumes. Surtout que dans son cas, il avait affaire à une démagogue douée. Chaque détail pouvait se montrer avantageux et ne devait pas être négligé. Sont avantage physique était sûrement l'un des rares ou il surclassait vraiment la jeune femme. Reprenant son souffle, qui devenait quelque peu irrégulier, elle lui délivra enfin les informations qu'il attendait.

Lord Lawford, je comprend tout à fait votre intérêt pour ma personne, je saurais satisfaire votre curiosité. Mon nom est Mary-Jane Kins, la plupart des habitants de Whiteriver Town me connaissent sous l'appellation de "Chef des Orchids". Ai-je suffisamment de valeur à vos yeux maintenant que vous connaissez ma position ?

Arrogance. Ce fut la première pensée de Wilhelm. Cette jeune femme était vraiment d'une fierté sans égal. Parler d'elle ainsi, pour qui se prenait-elle ? Son rôle de chef semblait lui insuffler de bien mauvaises habitudes, pour une aussi charmante demoiselle. C'était bien une Orchid, comme l'avait prédit Wil. Cependant, il ne s'attendait pas à tomber sur la chef en personne. Il allait devoir questionner  Matt' un de ces jours, vraiment. Jouer les solitaires c'est bien, mais dans son cas, le peu d'informations qu'il avait constituait une trop forte contrainte. Bien sur, Mary-Jane ne le savait pas. Ou plutôt, il l'espérait. Après tout, si elle était aussi connue dans les environs qu'elle le prétendait, sa question l'avait trahit. Mais montrer ses faiblesses pour emmener l'autre dans le gouffre est une technique bien connue du jeune Lawford. Lord, comme elle prenait plaisir à le nommer. Cette familiarité l'irritait, d'ailleurs. En fait, cette réponse dégouta Wilhelm. Puis la jeune femme détourna du regard, un sourire de satisfaction sur les lèvres.

Toutefois, je peux comprendre que vous refusiez une telle proposition. Mais vous ne pourrez pas vous cacher derrière le fait que mon rang ne vous conviens pas, vous n'êtes peut-être pas prêt pour une telle proposition. Chaque homme a ses faiblesses...

Arrogante et provocatrice. Une jeune femme frivole et sans peur. Son rang de chef étonna quelque peu le jeune Lawford, qui était en fait plus satisfait que surpris du rang de la demoiselle. Les autres Orchids baignaient donc dans les mêmes eaux qu'elle. C'était... Rassurant. Cependant, malgré la position dans laquelle elle se trouvait, elle semblait confiante et sûre d'elle. N'importe qui dans une telle position manifesterait des signes, quels qu'ils soient. Elle, restait neutre. Ou plutôt, se montrait arrogante et provocatrice. Elle ne craignait rien ? Pourquoi ne lui inspirait-il pas plus de peur que cela ? Parce qu'elle savait quelque chose que lui ne savait pas. Elle avait connaissance d'une information qu'il ne détenait pas. Quel était le seul moyen pour elle de se sortir de cette situation ? L'arrivée de quelqu'un. Une force extérieure, un nouvel arrivant. Un arrivant qui soit de son côté, de préférence. En d'autres mots, la seule personne qui convenait parfaitement était le shérif propriétaire de cette prison. Tout collait tellement que Wilhelm s'irrita de ne pas s'en être rendu compte plus tôt. Le seul moyen pour lui de perdre cette joute verbale était l'arrivée du shérif Simson dans le camp de le chef des Orchids. C'était même bien trop clair pour lui. Il arrivait a imaginer la suite des événements comme dans de l'eau claire. Tout était trop limpide. La jeune femme n'attendait en fait que l'arrivée de son compagnon, pour se sortir de cette situation. L'idée amusa le jeune Lawford. Si elle voulait jouer à ce jeu là, elle serait servie.

Et bien, j'avoue ne pas être sans surprise devant votre position, ma belle. La valeur que vous avez à mes yeux a bien évoluée maintenant que j'en sais plus sur vous, mais je me permet de garder sous silence dans quel sens...

Il posa un petit temps d'attente.

J'aimerais vous poser une question quelque peu indiscrète si vous me le permettez. Vous comportez vous ainsi avec tous les hommes de Witheriver ? Disons que vous donner une image de vous plus noble que ça aux premiers abords... Je n'ose pas penser qu'une chef telle que vous n'ai en réalité d’honorifique que son titre.

C'était inhabituellement trop dénué de sens sous-entendu pour Wilhelm, mais il voulait jouer avec l'amour propre de la demoiselle. Le seul sous-entendu qui pouvait être perçu, autre que la provocation, était un signe d'amour infime. Une fausse tristesse  devant la frivolité de la jeune femme. On est jamais trop prudent. C'était aussi trop irritant de l'entendre parler d'elle ainsi pour ne pas réagir. Il relâcha doucement la pression qu'il exerçait sur elle, dans le but qu'elle se ressaisisse un peu. Il garda cependant ses mains de la même position, ne voulant pas faire mine d'être attiré par son physique. Encore une provocation. Il voulait qu'elle se rende bien compte qu'il avait changé d'aptitude. Elle pourrait aussi bien croire que sa tristesse est trop forte pour continuer cette joute. Oui, c'était vraiment une bonne idée. Son sourire amusé avait laissé place à un visage plus neutre, laissant transparaître une petite forme de tristesse. Infime, presque imperceptible. Mais sûrement pas pour elle. Il baissa doucement mes yeux, en évitant soigneusement de plonger son regard dans son décolleté.




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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Mar 26 Nov - 20:20

Chef des the Orchids

Mary-Jane faisait en sorte de ne plus croiser le regard de Wilhelm, elle voulait garder son avantage, après autant d'arrogance et de provocation de sa part, la jeune femme ne pouvait pas se laisser manger du regard impunément. Toutefois, la pression qu'exerçait le jeune homme ne désemplissait pas, la jeune femme commençait à être un peu gênée, ses joues s'empourpraient légèrement. Elle pouvait sentir les muscles du Flick Knifes, sa poitrine serrée provoquait en elle, un sentiment étrange, qui lui rappelait la violence du chef des Flick Knifes. Cette douce emprise physique, face à cette dernière, Mary-J. était bien faible. C'était peut-être une Lady mais, elle restait une femme avant tout, une femme dotée de désire, de plaisir et d'envie. Cette conception devenait de plus en plus embarrassante, comment pouvait-elle être ainsi sensible au physique du jeune homme ?! Comment pouvait-elle aussi faible que n'importe quel mâle face à Betty ?! Non elle ne pouvait pas se le permettre, elle avait un rang à tenir, et toutes les femmes à protéger. Car il s'agit presque d'un secret d'Etat, chaque femme qui se respecte met un point d'honneur à faire croire qu'elles n'ont pas la bestialité et l'animalité des hommes. Le self-control et les préjugés de la société ayant aidé cette conception de la femme pure et saine d'esprit, Mary-J. serait bien faible de casser cette tradition ancestrale. Wilhelm reprit la parole, permettant ainsi à la jeune femme de se concentrer sur un autre sentiment.

Et bien, j'avoue ne pas être sans surprise devant votre position, ma belle. La valeur que vous avez à mes yeux a bien évoluée maintenant que j'en sais plus sur vous, mais je me permet de garder sous silence dans quel sens...

"Je me permet de garder sous silence dans quel sens..." Mary-Jane ne put retenir son rire. Comme si cela pouvait-être négatif, le jeune homme était toujours collé contre elle et si la chef des Orchids ne mettait pas autant d'efforts à maîtriser son corps et ses réactions, elle aurait pu faire attention à celles du jeune homme. Cependant, cette discussion semblait presque stérile. Le jeune homme avait laissé un temps avant de reprendre la parole, toutefois cette fois il semblait plus insultant...

J'aimerais vous poser une question quelque peu indiscrète si vous me le permettez. Vous comportez vous ainsi avec tous les hommes de Witheriver ? Disons que vous donner une image de vous plus noble que ça aux premiers abords... Je n'ose pas penser qu'une chef telle que vous n'ai en réalité d’honorifique que son titre.

Le regard de la jeune femme se fit plus sévère. Mary-Jane se sentait insulté, comment un homme tel que lui pouvait-il penser une chose aussi basse de la part de la jeune femme ?! La chef des Orchids porta son regard le plus noir, empli de dédain au plus profond des iris de Wilhelm. Comment pouvait-il ?! Le jeune homme laissa alors la pression, laissant une ouverture pour permettre à la jeune femme de se soustraire à son emprise. Mary-J. bougea légèrement pour se donner une idée de l'ampleur de sa liberté physique. Mary-Jane bougea alors un peu plus à en devenir virulente, elle se débattait pour lui échapper, et c'est dans un souffle haché et gémissant que la jeune femme répondait aux accusations infâmes du jeune Lord.

Vous êtes bien culotté de pouvoir penser une telle chose... Et je serait bien aise de vous répondre... Restez donc avec vos doutes insultants... Et laissez-moi... Après tout je ne semble pas vous plaire ?!

Le regard de la jeune femme était défiant, mais on pouvait y lire une pointe de faiblesse et de tristesse. En effet, la Lady aimait plaire et l'idée de pouvoir laisser insensible un homme était blessant, elle était touchée au plus profond de son coeur, ou de son orgueil, après tout les deux sont si proches. Découragé épuisé, et abattue, Mary-J. abandonna toute action en révolte puis posa un regard triste sur Wilhelm.

Et maintenant ? Qu'attend-tu de moi ?



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Wilhelm Lawford


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Sam 14 Déc - 19:16

Flick Knife

Un regard de haine. C'était le regard que lui délivrait à présent la jeune chef des Orchids. Apparemment, il y était allé un peu fort. Sa provocation avait pris le dessus sur les sentiments de Mary-Jane. Elle était donc une de ses femmes avec un amour propre important. Trop important. C'était si délicat de jouer avec celles-ci... Mais bien plus intéressant. Puis, profitant de son relâchement, la jeune femme se débattit. C'était soudain et cette réaction surpris Wilhelm. D'accord, il s'attendait à une réaction de la part de la demoiselle. Mais peut-être pas aussi franche et virulente. Cela ressemblait à un mouvement de détresse, on aurait dit qu'elle se débattait par désespoir. Déjà ? Non, c'était trop soudain. Ou alors il avait véritablement touché un point sensible. Il ne tenta d'aucune manière de reprendre le dessus sur la jeune-femme, qui s'était libérée d'elle même de son emprise physique. D'accord, il était encore là, devant elle, contre le mur. Mais plus rien ne la retenait ici. Elle resta dans cette position de son libre arbitre et Wilhelm n'y en était en rien responsable. Reprenant son souffle, elle répondit à ses accusations.

Vous êtes bien culotté de pouvoir penser une telle chose... Et je serait bien aise de vous répondre... Restez donc avec vos doutes insultants... Et laissez-moi... Après tout je ne semble pas vous plaire ?!

Les perdants parlent toujours beaucoup. Ils se hâtent de donner des explications, aussi futiles qu'elles soient. Pour le coup, Mary-Jane s'était empressé de lui répondre, ne prenant même pas la peine de reprendre son souffle. C'était un bon signe. Il avait véritablement touché un point sensible et en était plutôt satisfait. Par contre, il n'avait pas prévu que sa provocation fasse mouche à sa point. La réaction de la jeune femme avait été différente que celle qu'il avait prévu. D'un regard défiant, elle dévisageait Wilhelm. On aurait dit une pauvre bête acculée. Puis ses yeux se changèrent en un regard de tristesse. Pas une tristesse profonde. Une simple tristesse. Une tristesse qui allait de paire avec ses propos. Sa dernière phrase, était-elle le signe d'un véritable amour, de provocation, ou bien confirmait-elle les propos accusateurs de Wilhelm ? Il n'en savait guère. La seule proposition qui lui semblait impossible était celle de l'amour de ma jeune femme pour lui. Non, c'était trop invraisemblable. Elle était trop douée pour tomber amoureuse du premier Flick venu. Si elle avait vraiment cette faiblesse, elle avait du se dévoiler bien avant son arrivée. Il ne savait donc pas vraiment que penser de cette réponse. Puis, le visage de Mary-Jane se fit  moins tendu, et elle sembla abandonner toute idée de défiance.

Et maintenant ? Qu'attend-tu de moi ?

Ce tutoiement agaça somptueusement Wilhelm. D'accord, il était le premier à tutoyer les gens quand l'envi lui en prenait. Mais là, elle l'avait fait avant lui. Il ne savait pas si c'était le fait de voir en application l'une de ses pratiques les plus communes contre lui ou bien l'attitude de la jeune femme qui l'agaçait autant. Il avait la balle dans son camps, et devait la remettre en jeu de manière suffisamment avantageuse pour lui. Il ne voulait cependant pas se montrer trop entrepreneur. Mais là, les propos de la jeune femme étaient trop flous pour lui. C'était peut-être le fait qu'il avait en face de lui une personne douée, pour la première fois. Peut-être cette confusion était-elle voulue part la lady. Il décida de ne plus se poser de questions à ce propos. Pour le moment, la situation était gênante et si cela continuait ainsi, il ne pourrait pas mettre la main sur son dossier ce soir. Mais l’échec de son entreprise la reporterait à bien plus tard, puisque la jeune femme aurait vite faire de mettre au courant son amant.

Je n'ai jamais dit ne rien ressentir pour vous, Mary-Jane...

Une pointe de tristesse était perceptible dans son propos. Après tout, l'apparente attitude frivole de a jeune femme avait eu pour effet de montrer à Wilhelm qu'il n'était pas unique. Cependant, la manière dont il s'y était prit pour lui faire remarquer n'avait pas été interprété comme il l'avait voulu. Ses propos avaient blessé la jeune femme alors que leur première visée était tout autre. Il voulait donc lui refaire comprendre, essayer une nouvelle tentative. Puis, devant l'abandon de la jeune femme, Wil' baissa à son tour les bras. Il se fixaient dans les yeux sans rien dire.


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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Lun 23 Déc - 15:45

Chef des the Orchids

Mary-Jane était une femme fière, l'idée d'être insultée par Wilhelm l'avait blessé. Mais soudain elle sembla comprendre peu à peu ce qu'il lui reprochait. Craignait-il de ne pas être unique aux yeux de la jeune femme ? Mais alors quels étaient ses sentiments vis à vis de la jeune femme ? Mary-Jane était complètement perdue, elle ne voulait pas croire que le Lord pouvait éprouver si vite des sentiments aussi important qu'ils seraient devenus exclusifs et possessif. Serait-il jaloux ?! Cela pouvait bien sembler étrange, mais contrairement à ce qu'il pouvait penser, Mary-Jane n'était jamais la même avec les hommes. Chaque personne avait le droit à une attitude unique, tellement singulière que toutes les rumeurs sur elles devenaient contradictoires. C'était bien entendu calculé et penser, car au fond, le jour où un groupe déciderait de s'attaquer à la chef des Orchids, ils devraient mettre en commun leurs informations sur elle, et se confronteraient alors à des idées contradictoires et paradoxales qui ne laisseraient qu'un inconnu. Il était alors impossible pour les hommes de définir Mary-Jane Kins. Même en cas d'alliance entre les Rifle Bullets et les Flick Knifes, la détermination de sa personnalité serait toujours impossible. Une sécurité mais aussi un jeu bien amusant pour la jeune femme que de rester une énigme pour les hommes.

Il fallait avouer que la personnalité de la chef des Orchids était bien complexe et malgré toutes les facettes différentes qu'elle pouvait offrir à ses contacts, elle restait toujours honnête et fidèle à elle-même. Si on considère que l'honnêteté ne tient qu'à son attitude et pas à ces mots, puisque son jeux préféré était de transformer légèrement la vérité, sans pour autant tomber dans un mensonge. Mais avec Wilhelm la belle était sincère, elle avait eu envie de se montrer plus combative, plus directe, mais malgré le retour à la liberté son regard s'assombrit de tristesse.

Je n'ai jamais dit ne rien ressentir pour vous, Mary-Jane...

Mary-J. comprenait alors que Wilhelm avait certainement des sentiments pour elle, mais d'un autre côté une petite voix lui demandait de rester méfiante. Il pouvait tout aussi bien jouer avec elle. Après tout c'est un Flick Knifes et les hommes ont certainement beaucoup moins de scrupule qu'elle. A vrai dire, dans un sens, la Lady aurait préféré qu'il ne l'aime pas vraiment, ainsi, sa conscience aurait été saine. En effet, son but était de rendre Matthiew jaloux, mais si Wilhelm commence à avoir autant de sentiments que Matthiew il serait vraiment difficile à gérer, et Mary-J. pourrait très bien lui briser le coeur... Au fond, cette idée lui rappela Maria, cette dernière n'avait jamais pu se marier ni fonder de famille à cause des hommes à qui elle plaisait. Pourtant, Mary-Jane se voulait sincère. Autre chose l'inquiétait beaucoup, pourquoi s'inquiétait-elle autant pour lui et ses sentiments ?! Ce n'était pas logique... La lady pensait beaucoup trop ses idées étaient entremêlées, perdue elle décida de se laisser porter par son instinct, ce dernier ne lui avait jamais fait défaut. La jeune femme plongea son regard perdue dans les yeux de Wilhelm. Sa voix se fit hésitante.

Ah... Alors... Voudrais-tu m'accompagner au bal d'hiver...? Voudrais-tu être mon cavalier, l'unique le seul ?

Cette proposition se voulait claire, en tant que cavalier il n'y aurait que lui. Il serait le seul à son bras pour toute une soirée. Il s'agissait d'un évènement particulièrement important que le bal d'hiver, avoir Wilhelm comme cavalier ce n'était pas rien. Car il ne faut pas oublier que la chef des Orchids a beaucoup de choix, tous les hommes de Whiteriver Town accepteraient de l'accompagnés si elle leur demandait. Certains d'ailleurs ne manqueraient pas de le faire.



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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Mar 31 Déc - 11:28

Flick Knife

Elle avait rougit. Elle, Mary-Jane Kins, la grande chef des Orchids, avait rougit. D'accord, c'était peu. Mais en plus de rougir, cette dernière avait adopté un air hésitant et perdu sur son visage. Était-ce là l'effet que lui faisaient les propos du jeune Lawford ? Et puis, plus qu'elle, lui même était perdu. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu affaire à une personne capable de manipuler ses sentiments aussi aisément. Il voulait lui faire face, l'affronter. Cependant, il n'y arrivait pas comme il le voulait. Ses plans étaient sans cesse bouleversés par la lady aux cheveux blonds. Pris dans une situation nouvelle, il avait abandonné la rhétorique, et avait décidé d'être lui-même, ne serait-ce que quelques instants. Il était trop perdu pour pouvoir réfléchir correctement à une attitude à adopter et aux propos qu'il devait tenir. Sa dernière phrase était sortie d'elle même, sans qu'il n'ai eu le temps de comprendre lui-même ce qu'il disait. C'était une irrégularité inhabituelle chez lui et il se perdit aussitôt dans son propos. Pourtant, cette fois, il semblait avoir eu de l'effet. Wilhelm ne savait pas lequel, puisqu'il n'avait absolument pas pu réfléchir aux conséquences d'un tel propos, mais ce dernier avait eu un impact sur la demoiselle. Son visage légèrement rougit et hésitant était sûrement le fruit de ses réflexion sur ce même propos. Était-ce aussi dérangeant que cela ?

Ah... Alors... Voudrais-tu m'accompagner au bal d'hiver...? Voudrais-tu être mon cavalier, l'unique le seul ?

Cette réponse parue plus franche et hésitante à Wilhelm. Contrairement au début de leurs échanges verbaux, cette phrase semblait beaucoup moins prudente. La jeune femme elle-même ne semblait pas être sûre de ce qu'elle disait. C'était... Un peu comme lui il n'y a pas quelques secondes. Le jeune Lawford s’efforça de réfléchir au maximum à la proposition de la demoiselle avant de ne donner ne serait-ce qu'un semblant de réponse. Pourquoi une telle proposition ? Après tout, ils ne s étaient rencontrés qu'une fois, dans cette prison glauque. C'était une rencontre d'infortune, qui dérangeait autant l'un et l'autre parti. De plus, la demoiselle ne semblait pas porter Wilhelm dans son cœur. Alors pourquoi ? Cependant, la réponse de la lady l'emballait. Il ne savait lui-même pas vraiment pourquoi, mais cette idée lui plaisait. Était-ce là ce qu'il attendait d'elle véritablement ? C'était trop flou pour lui, mais il devait donner une réponse, là, dans l'instant. Plus porté par son instinct que par sa raison, il répondit favorablement à la demande.

« C'est avec joie que j'accepte votre proposition, Mary-Jane... »

Prit d'un élan incontrôlé, il lui saisit la main et se mit à genoux, comme un chevalier lors de son adoubement. Cependant, il tenait là la main de la demoiselle, main qu'il baisa. Il déposa un doux baiser sur la peau de la lady et releva la tête doucement. Puis, comme rattrapé par la réalité, il devint rouge comme une pivoine, et baissa les yeux. Il était vraiment perdu.


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Lun 6 Jan - 14:05

Chef des the Orchids

Mary-Jane était heureuse d'avoir trouvé un cavalier, à vrai dire elle n'avait pas encore entendue la réponse de Wilhelm qu'elle était persuadé qu'il accepterait qui dirait non à une Lady comme elle ?! Qui plus est, le jeune Flick Knifes avait reconnu avoir quelques sentiments pour la belle, ce qui ne manquait pas flatter son égo. Cependant, une idée moins joyeuse venait lui traverser l'esprit, la chef des Orchids jouait un jeu dangereux, il ne faut pas qu'elle finisse par se bruler les ailes, la Lady en était parfaitement consciente mais malgré toute la prudence qu'elle mettait dans son jeu, elle avait bien peur de l'imprévisible, et Wilhelm était une imprévision à lui tout seul. Rien ne se passait vraiment comme elle l'imaginait. Il la surprenait chaque seconde, la perdant parfois dans des méandres de sentiments contradictoires. Il était dangereux et jouer avec lui ainsi était bien plus risqué qu'elle ne l'avait imaginé en commençant la partie. Le noble Flick Knifes avait une répartie et un sens de la riposte hors norme, il était presque aussi coriace que son chef... Cette idée l'effraya quelque peu, à vrai dire, le dernier souvenir de Matthiew était un homme d'une douce violence qui l'avait emprisonnée, profitant de son influence, jouant avec ses sentiments jusqu'au bout. L'idée que Wilhelm puisse être aussi dangereux lui effleura l'esprit. Déjà dans une position compromettante la jeune femme ne savait plus comment s'en sortir indemne.

Un sentiment, mélange de fierté et de détermination vint alors éclairer son esprit, cette fois, la chef des Orchids retrouvait la lumière, sa foi, une foi en son intelligence et surtout une envie de vengeance. Le chef des Flick Knifes avait profité d'elle, Wilhelm serait le fruit de sa vengeance. Plus rien ne lui faisait peur à ce moment précis. La chef des Orchids ne pensait plus qu'au bal, à cet instant où Wilhelm et Matthiew serait tous les deux réunis, où le souvenir de cette soirée dans cette prison infâme viendrait ternir les idées de Wilhelm, quand il découvrirait les sentiments particuliers de son chef pour la belle.

C'est avec joie que j'accepte votre proposition, Mary-Jane...

Mary-Jane lui sourit heureuse, réellement heureuse, pas seulement parce qu'il avait accepté, car c'était prévisible, mais parce que son plan était prêt et commençait à prendre forme. Toutefois Wilhelm s'agenouilla, Mary-J. pétrifiée de surprise face au jeune homme. Mais que fait-il ?! Il avait prit sa main déposant un doux baiser, la jeune femme en eut des frissons, son autre main était posée sur ses lèvres. Cette fois elle n'était plus sur de rien, le lord la surprenait encore et Monsieur imprévision ne risquait pas de l'aider.

Soudain la cloche de l'église sonna vingt-trois heures, Edward ne tarderait pas à rentrer du saloon et Mary-J. n'avait pas envie de le croiser, surtout qu'il ne lui apporterait plus grand chose. Elle regarda Wilhelm avec tendresse puis lui dit quand il se releva.

Voulez-vous me raccompagner jusqu'à ma chambre ? Je ne pense pas rester plus longtemps, il commence à faire froid et Junior n'est toujours pas rentré.

Bien sur, "sa chambre" était actuellement dans le bâtiment des Flick Knifes ce n'était autre que la chambre qu'elle partageait avec Matthiew. Toutefois, la jeune femme voulait rester discrète et quitterait certainement Wilhelm sur le palier du bâtiment pour que Matthiew ne les surprenne pas, ce serait dommage de gâcher l'effet de surprise au bal.


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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Jeu 30 Jan - 21:41

Flick Knife

Après sa petite révérence, le jeune Lawford se releva. Bien évidemment, il ne savait pas vraiment à quoi avait servi ce geste, mais il avait été satisfait d'avoir pu surprendre la lady. En fait, c'était vraiment quelque chose qu'il appréciait. Surprendre les autres de part ses actions et ses manipulations, il aimait vraiment ça. C'était peu être un chouilla sadique, mais franchement, quand on me aime on ne compte pas. Wilhelm était ce genre de personne. Il faisait ce qui lui plaisait, avec qui il voulait et quand il le voulait. Bien sur, cela avait parfois des répercutions négatives dans certaines circonstances, mais c'était aussi ce qui rendait le jeu amusant. A tout prévoir on fini par s'ennuyer, et la réussite parfaite des plans n’est plus une satisfaction en soit. On fini par aimer qu'il y ai un petit contre-temps, une espèce de résistance, un petit truc comme ça. C'était juste histoire de pouvoir apprécier les doux moments de la vie... Et la chef des Orchids était un de ses doux moments. A son charme s'ajoutait son rang et son côté manipulateur fort sympathique aux yeux de Wilhelm. Un adversaire de taille pour l'imprudent noble. C'était pour lui vraiment agréable de fréquenter Mary-Jane. Pourtant, ils ne s'entendaient pas aussi bien que cela. Mais en dehors des apparences, des piques et des critiques qu'ils se lancent, Wilhelm était persuadé qu'ils s'appréciaient, ne serait-ce que par jeu. Le bal aussi, d'ailleurs, était un superbe terrain de jeu. N'ayant eu que très peu de temps pour s’accommoder aux principes du pensionnat, il avait saisit sa chance en devenant le cavalier d'un personnage aussi important que Mary-Jane. Certes, cela rendait pour lui le bal plus dangereux que si il y était allé avec.... Avec qui d'ailleurs ? En fait, il il n'y avait vraiment pas pensé. C'était donc mieux ainsi, sous tous les aspects.

Voulez-vous me raccompagner jusqu'à ma chambre ? Je ne pense pas rester plus longtemps, il commence à faire froid et Junior n'est toujours pas rentré.


Déjà ? Il était déjà aussi tard ? On dit souvent que le temps passe vite quand on s'amuse. Cette idée fit sourire le jeune Lawford, qui était néanmoins satisfait de son escapade à la prison. Bien sur, son dossier restait toujours à trouver, et il saurait saisir sa chance. Mais il devra être plus prudent la prochaine fois, s'il ne veut pas tomber nez-a-nez avec un personnage fort de ce pensionnat, personnage qui pourrait lui mettre des battons dans les roues a la manière de Mary-Jane. Satisfait de la proposition de la jeune femme, il obtempéra. Après avoir récupéré sa veste qu'il avait déposé sur une chaise, il attendit la lady avant de sortir de la prison. Cette dernière devait ranger les accessoires qu'elle avait installé avant d'arriver et ranger la salle comme elle l'était avant qu'ils n'arrivent. Du coin de l’œil, Wilhelm la regardait faire, amusé.

Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent à franchir la porte de sortie de la prison. Personne n'était là, et c'était tant mieux. L'air était désormais frais et Wilhelm pouvait le sentir dans ses cheveux longs. Mary-Jane marchait à côté de lui, sur le petit chemin qui menait aux dortoirs des Flick Knifes. D'un geste ample, il retira sa veste, et la posa sur les épaules de la demoiselle, avant de reprendre sa marche de plus belle, détournant du regard.

Tu avais dit avoir froid, je crois...




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MessageSujet: Re: Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)   Aujourd'hui à 3:27

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Les barreaux d'une soirée d'automne (PV : Wilhelm Lawford)

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