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 Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)

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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)   Mer 29 Jan - 22:25

Chef des the Orchids
Mary-Jane avait passé la nuit à l'infirmerie, elle était encore un peu faible et surtout épuisé. Le bal était éprouvant, la chef des Orchids s'était bien amusé, et son plan avait fonctionné. Toutefois il y a toujours un prix à de telles manipulations. La Lady en était consciente, chaque mauvaise action comportait un revers. Une chance pour elle, jusqu'à maintenant, Mary-J. a toujours réussit à gérer les inconvénients de son statut. Ce matin là, les draps de l'hôpital la tenait au chaud en cet hiver glacé. Betty à son chevet, lui avait tenue la main toute la matinée. La nuit avait été longue. Juste après son admission au dispensaire, la chef des Orchids avait reçu sa première visite, celle de Mindy Fusten, cette dernière vouait une haine sans nom à la jeune femme. Garder son sang froid ne fut pas facile, il fallait calmer Mindy. Mary-Jane avait fin ses souffrances pour faire diversion, mais en compagnie de la nouvelle chef des Tulips elle aurait très bien put être véritablement blessée. Les Tulips sont des sauvageonnes.

Heureusement ce matin, Mary-Jane était en parfaite santé à un détail près, son estomac était douloureux, elle n'avait qu'une envie : manger ! La cantine de Joe était le point de ralliement de tous les étudiants. Les dortoirs ne comportent pas de cuisine, tout le monde est obligé d'y manger. C'est une belle invention de l'ancien directeur pour cultiver l'esprit de communauté. Au fond ce n'est pas une idée déplaisante, le repas était le moment de s'observer entre groupe et de faire des connaissances, de glaner des informations. Mais cette fois Mary-Jane allait manger bien trop tôt pour rencontrer qui que ce soit. Tout du moins c'est ce qu'elle espérait. Il devait être à peu près onze heures, quand la chef des Orchids passa la porte de la cantine de Joe. Elle se dirigea vers les cuisines avec son plus beau sourire et une fois qu'elle trouva Joe elle lui demanda avec un ton presque suppliant.

Bonjour Joe ! Je sors de l'infirmerie et je meurs de faim... Dis moi que tu peux faire quelque chose pour moi, je t'en supplie.

Joe était un brave type et il ne la laisserait pas mourir de faim, c'est avec un sourire charmeur qu'il se mit au travail. Mary-J. alla s'asseoir à une table, puis posa sa tête entre ses bras, sans crier gard le sommeil s'empara de la lady. La chef des Orchids était endormie dans une cantine vide, la faim n'était pas assez forte pour la réveiller. ces cheveux étaient étalés sur la table, on pouvais voir la moitié de son visage, sa peau d'albâtre, ses lèvres sanguines, ses cils délicats. Ainsi exposée, la chef des Orchids était plus que vulnérable, à la merci de tout ceux qui passaient, mais sa nuit fut bien trop mouvementée. San oublier les plaintes et gémissements de son compagnon de chambre. Field était plutôt bruyant, il avait juste un muscle trouvé au niveau de la jambe, pas de quoi fouetter un chat ! A croire qu'il avait prit un malin plaisir à ne pas laisser Mary-J. trouver le repos. Savait-il que c'tait elle ?! Commençait-il sa vengeance ?! Des pensées qui hantèrent la nuit de la jeune femme. Nuit que Mary-Jane finissait sur une table de la cantine.


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Reiner Kirschtein


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MessageSujet: Re: Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)   Sam 22 Mar - 11:54

dead
Je mourrais de faim. Vraiment ! Bon, peut être pas à mourir, mourir comme quand on reçoit une balle bien placée, mais vous voyez la nuance. Vous comprenez limage. J'avais très très très faim. Et encore, c'était plutôt un sacré euphémisme pour ce jour là ! Bien sûr, il y avait d'autres jours où je me retrouvais affamé sans raisons particulières, juste parce que mon estomac avait ses humeurs bien à lui : ce n'était pas la première fois, au contraire. Cependant, de façon générale, ces grosses crises de faim se précédait toujours  de périodes, de journées ou de rencontres du genre pénibles. Du genre qui m'en faisait baver. Du genre qui me faisait regretter ma manière d'être, qui me faisait dire que ce que je faisais était mal. Par exemple, le jour de la mort de cette fichue femme qui m'avait servi de mère pendant un temps, avant que je ne découvre le massacre, j'avais mangé pour dix (voir vingt) le matin même, étant totalement impossible de détacher de la table où reposait la précieuse nourriture. Le pire dans cette journée fut le sentiment heureux et satisfaisant, comme si quelque chose de merveilleux allait se produire, que j'avais eu avant de mesure la catastrophe. Enfin, si on pouvait parler de catastrophe. Parfois, j'appelais ça mon " miracle ".  À vrai dire, je me voyais mal finir avec une telle mère, aussi froide et distante, qu'elle pourra le restant de ma vie.

Toujours était-il que cela faisait quelques jours que je trainais inlassablement autour de la cantine de Joe, en rendant presque cette dernière mon Repaire Secret. Malheureusement, hors des heures de repas, il n'y avait pas forcément beaucoup de monde, et cela ne me convenait pas trop. J'aimais parler avec les autres, du moment qu'ils étaient gentils et intéressants - la description d'un bon Riffle comme moi, en somme ! -, toujours prêts à échanger sur un tout ou un rien, à rire de quelques plaisanteries stupides. Avec une telle description de mes conversations préférées, vous vous doutez que discuter avec un Kinfe ou une Orchids n'était pas vraiment ce type de conversations agréables et chaleureuses... Parfois, les Knifes savaient un peu déconner, mais sand plus. Ils étaient plus du genre silencieux et calculateurs, si vous voyez ce que je veux dire. Mais bref, rendons maintenant honneur à la bonne nourriture de Joe ! C'était la principale raison de mon squattage intensif de la cantine, à vrai dire. Il fallait avouer que la cuisson était toujours parfaitement maîtrisées, les pays savamment préparés ! Qui n'aurait pas les papilles gustatives qui d'en redemandent après un tel repas ?

Seulement, peut être que ce qui me persuadait de rester plus longtemps chaque fois, de m'attarder un peu plus, c'était l'espoir de la voir seule et disponible parmi tous ces élèves. C'était sûrement ce même espoir qui devait rendre mes repas aussi merveilleux au début, et plus déprimés à la fin, lorsque je m'apercevais que je n'avais pas réussi à l'approcher, cette fois encore. Je savais que je ne devais pas l'approcher, je le savais et en même temps, cela me peinait et me rendait furieux. J'étais un peu triste, déçu plutôt, de ne pas pouvoir lui montrer que je n'étais pas aussi mauvais qu'elle l'avait sûrement cru, la première fois. Bon d'accord, c'est vrai que je n'étais pas le plus beau des anges, le plus gentil et le plus parfait. Mais tout de même ! J'étais plus amical et plus chaleureux avec ceux du pensionnats. Enfin, sauf avec les Orchids. Mh. Je savais que Mary-Jane était une Orchids, et c'était ce qui m'empêchait en partie de vraiment aller la voir et présenter mes excuses. Enfin, personne ne mérite mes excuses, bon dieu ! Je ne devais pas m'excuser, je ne devais pas m'excuser, je ne devais pas m'excuser... Et encore moins à elle. Sauf que plus j'essayais de me convaincre, plus j'étais persuadé que je devais le faire.

Ce fut ce jour là que je choisis pour le faire, prêt à me prendre les pires réponses dans la tête. Quand je me rendis à la cantine pour la première fois de la journée, j'eus le plaisir de la voir. Plaisir à double tranchant. J'avais bon m'être convaincu de le faire, j'éprouvais encore de terribles résistances. Mindy n'aimait pas Mary-Jane, elle aussi. Mindy avait comme ennemie Mary-Jane. Et les ennemis de mes amies (remarquez le subtil "e" à la fin de amies) étaient mes ennemis. Fermant les yeux, le ventre si brusquement noué que ma faim disparut subitement, je me dirigeai vers elle. Vers elle qui était si belle avec ses cheveux dorés, avec ses manières de dame délicate, qui ressemblait à une rose : jamais je ne pouvais l'approcher pour contempler un peu plus sa beauté sans m'en mordre les doigts. Je m'assis alors, à côté d'elle, sans la regarder. Un " salutcommentcava " tente de sortir de mes lèvres, mais je le dis trop rapidement, donnant l'impression que j'ai mangé mes mots... Grandiose. Seul le silence me répondit, et après quelques instants sans réponse, je la regardai. Mes yeux s'agrandirent un peu, mes sourcils se fronçaient légèrement, et ma bouche s'ouvrit sans rien dire. Normal, qu'elle me réponde pas, elle dormait.... Avec un demi sourire, mon visage reprenant sa mine enjouée habituelle, je laissai échapper un petit rire.

« Et moi, comment je vais ? Oh, niquel, merci bien ! Au fait, si je suis venu, c'était pour m'excuser de l'autre jour. »

Au moins, je m'étais excusé. Je n'aurais plus jamais rien à me reprocher à propos de cette sorcière ! Je pouvais partir en paix, maintenant, et tant pis pour elle si elle dormait. C'était de sa faute, après tout. C'était toujours de la faute des Orchids, elles manigancent toujours dans nos dos, toujours dans l'ombre. D'horribles serpents, de monstrueuses vipères, moi je dis.


[ HRP : Désolée pour le retard. (Meme si je crois que je te l'ai déjà dit,je suis pas sûre). .( Heureusement que tu m'as motivée ! *w* Et désolée pour les codes aussi. Je les mets dès que je peux. AKEUUUUUULESNOUVEAUXCODESSONTTROPBEAAAUX ]


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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)   Dim 23 Mar - 10:45

Chef des the Orchids
Mary-Jane était alors dans les bras de Morphée, ses cheveux luisaient sur la table, les rayons du soleil faisaient ressortir les reflets dorés de sa chevelure. Elle était magnifique, splendide, sans aucun doute, seulement, pas de la beauté qu'elle aimait laisser voir aux hommes, non, à ce moment précis Mary-Jane Kins était une beauté fragile, une marguerite loin de la rose épineuse qu'elle s'efforçait d'être tous les jours, à chaque seconde que la nature laisse s'écouler. Les pas du Rifle Bullets résonnait dans son esprit, Mary-J. avait reprit conscience, son sommeil était léger, mais sa fatigue si profonde qu'elle n'arrivait plus à bouger, son corps était de pierre, impossible de soulever ses paupières. Cette impuissance était insupportable pour la Lady. Sa fatigue était plus physique qu'autre chose... Mais soudain, une salutation mâchée lui parvint. Elle reconnaissait sans peine la voix de cet homme. Reiner, ce même homme qui avait été si froid et outrageant quelques jours plus tôt. La chef des Orchids savait bien que tous les midis quand il était entouré des Rifle et des Tulips accessoirement, il l'observait avec attention, avait-il prévu de s'attaquer directement à la chef des Orchids ? Avait-il reçu l'ordre de lui faire du mal ? Après tout il était assez proche de Mindy et aux dernières nouvelles la chef des Tulips était persuadée de la responsabilité des Orchids dans les derniers évènements, dont la mort de Marilyn. Et Mary-J. devait l'avouer, c'était peut être le seul meurtre dans lequel elle n'avait rien à voir. Mais l'idée qu'on puisse la tenir responsable la flattait bien plus qu'autre chose, après tout Mindy donnait plus d'importance à son clan et une influence que les Orchids ont toujours rêvé d'acquérir pour dominer le pensionnat. Pour cela, Mary-Jane aimait bien Mindy, elle était naïve et tentait de ne pas l'être au point de tomber dans des théories du complots biaisées.

A cette idée positive, Mary-Jane retrouva un peu l'usage de son corps, ses jambes commencèrent a devenir un peu plus légères, mais le haut de son corps restait endolorie par la fatigue, elle restait encore incapable d'ouvrir les paupières et à vrai dire, la jeune femme avait peur de se réveiller brusquement. Reiner l'observait, elle était à sa merci mais ne voulait pas le rester. Pour cela, Mary-Jane se fit patiente elle était aux aguets écoutant chaque bruit, à l'affut de chacun de ses mouvements pour prévoir une possible attaque. Mais il semblerait que Reiner ne soit pas venue avec ce genre de pensées.

Et moi, comment je vais ? Oh, niquel, merci bien ! Au fait, si je suis venu, c'était pour m'excuser de l'autre jour.

Mary-Jane éclata de rire intérieurement, alors finalement c'était un comique le petit Rifle Bullets. La jeune femme se l'imaginais dire ses mots avec une moue, alors que le seul visage qu'elle lui connaissait était froid et plein de dégoût, à croire que la voir si faible le rendait plus sympathique. C'était le bon moment pour juger son regard, car Mary-J. ne voulait pas rester une marguerite trop longtemps, elle avait une réputation à tenir. Mary-Jane ouvra doucement les yeux, laissant apparaitre ses pupilles bleues azur, d'un bleu qui laissait entrer l'océan dans vos coeur. Son regard était doux et presque chaleureux. La chef des Orchids aimait les excuses et à première vue Reiner ne semblait pas être un mauvais bougre. A vrai dire ses excuses avaient sincèrement touchées Mary-J. Aucun homme ne s'était jamais excusé de l'avoir fait souffrir, c'était une première et une joie, une douceur indescriptible avait envahit son coeur. Reiner l'avait touché, elle ne pouvait pas le nier. Son sourire fut sincère et d'une douceur maternelle que seules les Orchids connaissaient. Après tout Mary-Jane était bien connue pour ses préférences.

Heureuse de savoir que vous vous portez bien Monsieur Kirschtein, j'accepte vos excuses.

Mary-Jane se redressa pour porter son visage à la hauteur de celui de son compagnon, celui avec qui elle allait partager un repas matinal. Joe arriva déposant deux assiettes bien remplies pour les deux élèves. Il sourit amusé de la situation et nous souhaita un bon appétit avec sa brusquerie et son charme habituel.

Merci beaucoup Joe.

Une fois Joe reparti dans sa cuisine, Mary-Jane, prit sa fourchette et commença à manger une bouchée, elle avait beaucoup trop faim pour avoir la politesse de parler devant une assiette aussi bien garnie. Après quelques bouchées, sa faim s'apaisa et la nourriture ne l'obsédait plus autant. Elle trouva la force de parler à Reiner normalement.

Tu es un habitué de la cantine matinale ?



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Reiner Kirschtein


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MessageSujet: Re: Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)   Dim 13 Avr - 11:02

dead
Je ne m'attendais tellement pas à recevoir une réponse, à ce qu'elle se relève et me regarde, un sourire doux sur les lèvres ! Je pensais plutôt que je serais resté là, comme un idiot, faisant une espèce de conversation avec elle, alors qu'elle dormait. En fait, cela me paraissait beaucoup plus facile. Il fallait bien dire qu'elle m'intimidait beaucoup, avec sa beauté trop parfaite qui cachait son caractère de sorcière, avec ses manières délicates qui dissimulaient soin venin de vipère. Bon sang, qu'est-ce que ses cheveux semblaient lumineux, sur l'instant... J'avais la nette impression que, parmi la blondeur éclatante et candide de son cuir chevelu, étaient déposées des perles, une multitude de perles. Des milliers de perles qui brilleraient encore plus, ou alors qui, justement, donnaient cet aspect brillant et merveilleux. J'avais envie de tendre ma main, de la tendre pour pouvoir cueillir une de ces si belles mèches blondes et libres. Inconsciemment, mon bras se leva un peu, mes doigts s'écartèrent légèrement, comme si j'allais vraiment le faire. Mais en me rendant compte de mon geste, le rouge me monta aux joues et je baissai expressément ma main, malheureuse de n'avoir pu approcher ses cheveux.

En entendant ses paroles, je ne sus ce qui était le pire. Qu'elle accepte mes excuses ? Qu'elle soit heureuse de me voir ? Ou que j'avais envie de lui caresser les cheveux ? Pff. J'avais parfois de ces questions. Le pire était que je m'étais excusé ! Bon sang, je m'étais excusé auprès d'une femme ! Et d'une Orchids, qui plus était. Mes joues, qui avaient petit à petit reprises leur teinte normale, piquèrent de nouveau un fard, et je me sentis extrêmement mal à l'aise. Bien sûr qu'elle méritait mes excuses : je m'étais vraiment comportement d'une sale manière. Mais toute de même. J'étais un Riffle, pas une fichue tapette ! Les excuses, c'était bon pour les fillettes. Moi j'étais un homme, un vrai de vrai, du genre solide comme un roc, viril comme euh... un lion ? Enfin bref, j'étais un véritable représentant de la gente masculine. Et elle, c'était une jeune femme de la pire espèce qui soit. Une vipère, un monstre, une sorcière,... Tout ce que vous souhaitez, du moment que c'était diabolique et méchant. Je pris alors, sans vraiment y prendre garde, un air froid, peut être un peu distant. Je venais de m'excuser, elle avait accepté mes excuses, et voilà comment je la remerciais : en pensant le pire d'elle. Je n'avais pas vraiment autant de progrès que je le croyais. Mais en même temps, comment faire ? Comment lui parler comme si elle était une personne normale, alors qu'elle était une Orchids ? Comment la regarder dans les yeux, dans ses yeux calculateurs, et faire comme si ce n'était pas dérangeant de se sentir inférieur, de se sentir stupide à côté d'elle, de cette personne visiblement si supérieure ?

Elle commença à manger, ou plutôt elle se jeta sur la nourriture, dès que Joe le brave homme eût déposer les assiettes sur la table, bien devant nos regards. À peine fut-il retourné que ma charmante compagnie ne s'intéressa plus à moi le temps de quelques bouchées, que je savais délicieuses. La voir manger me donnait horriblement faim, seulement j'essayais de me retenir de me jeter à mon tour sur cette pauvre assiette qui me narguait de toute sa suffisance, me promettant d'être la meilleure des nourritures que je n'eus pu jamais goûter. C'était presque si la bave m'en dégoulinait pas... Raison de plus pour ne pas prendre mon repas devant elle : avec mes manières de rustre, j'allais l'effrayer. Et dans ce bon jour dans lequel j'étais, je risquais de détruire la paix précaire qui s'était installée entre nous, dans cette cantine où je la guettais depuis assez longtemps quand même. Toujours était-il que la voir s'empiler les fourchettes transportant ces délices interdits pour l'heure, mon ventre poussa un petit grognement affamé. Lui, n'était pas pour mon idée d'attendre qu'elle parte pour se remplir. J'avais tellement envie de l'écouter, de faire ce qu'il me disait, mais c'était mal. Il fallait que je me concentre, que je détourne le regard de cette satanée bouffe, que je pense à autre chose - comme c'était dur, alors que les odeurs alléchantes m'emplissaient le nez ! Je crois qu'on peut dire que je devais ressembler à un sacré désespéré, pendu aux paroles salvatrices de Mary-Jane pour me détourner du mauvais chemin.

« Non, je suis un habitué de la cantine tout court. »

Cette minuscule phrase me fit rire, un peu trop allègrement, tout en m'empêchant de penser trop intensément à cette assiette qui n'attendait que moi, sous mes pauvres yeux fatigués d'un tel spectacle. Pour ne pas la laisser poser toutes les questions et construire la conversation à elle toute seule cependant, j'en posai une passe partout, le genre de question qui permet de ne pas se mouiller, de ne pas prendre de risque. De rester à l'abri. Bien que j'étais persuadé que rester un tant peu soit neutre était une bonne idée, les mots changèrent d'eux même, et lorsqu'ils franchirent mes lèvres, ils n'étaient plus ce bon vieux " Et toi ? " initial.

« En tout cas, je sais pas ce qui s'est passé mais tu avais l'air d'être très affamée et fatiguée ! »


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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)   Mar 15 Avr - 10:44

Chef des the Orchids
Mary-Jane mangeait avec appétit. La douceur de la nourriture qui coulait au fond de sa gorge et remplissait son ventre était tout simplement divin. La lady n'avait pas pour habitude de sauter des repas et encore moins de vivre des soirées aussi éprouvante. Le bal était fatiguant mais ce n'était rien comparé à ce qui suivit. Qui a osé me faire croire que l'infirmerie était un lieu de repos pour les convalescents ?! Cette personne n'a jamais été à l'infirmerie ! Non ce n'était pas un lieu de repos, tout du moins pas pour un chef de clan. A peine avait-elle commencer à fermer les yeux sur l'oreiller de son lit, que la chef des Tulips débarquait en trombe pour une joute verbale intense. Oui la jeune femme ce soir là avait risqué sa vie, Mindy tenait un revolver à la main, et déversait toute sa haine dans des élucubrations toutes plus fausses les unes que les autres. Une chose est certaine, les Tulips ne sont pas spécialisées dans la recherche d'informations fiables. Ce petit détail rendait le travail tellement facile pour les Flick Knifes. Dans un certain sens, Mary-J. viendrait presque à se demander si ce n'était pas eux qui avaient eu la bonne conscience de faire croire à la chef des Tulips que Mary-Jane Kins est à l'origine de tous les morts et notamment de la mort de Denshell et Marilyn. Soit les Flick Knifes ont fait un coup de maître, soit Mindy a une sacré imagination et ne sait plus où sont ses véritables ennemis. Dans les deux cas, les Orchids sont dans une mauvaise posture.

Et ce matin, mourant de faim, elle se retrouve nez à nez avec un Rifle Bullets, comme si sa journée n'avait pas été assez compliquée. Tenir tête à une Tulips n'est pas simple mais en plus devoir manipuler un Rifle le ventre vide, ça c'est du haut niveau ! Mary-J. n'en était pas capable alors de façon élégante elle continuait à faire entrer une source d'énergie dans son être frêle comparé à l'homme qui la dévisageait. Car oui, il n'était plus tout à fait le même... A croire que Reiner est bipolaire. Il avait retrouvé le même regard que dans le parc, un mélange de dégoût et de méfiance. La chef des Orchids était exaspérée, mais que lui voulait-il à la fin ?! Une fois la faim assouvie en partie mais suffisamment pour commencer une joute verbale avec son ennemi du jour, Mary-J. commença son interrogatoire.

Tu es un habitué de la cantine matinale ?

Reiner ne tarda pas à répondre, et le plus surprenant était encore le rire qui suivit sa réponse. Alors il avait des sentiments ce petit, il pouvait rire, il n'était pas seulement antipathique. Une bonne nouvelle pour la suite. Soudain il en était presque moins effrayant avec son regard de haine viscérale.

Non, je suis un habitué de la cantine tout court.

Mary-Jane étouffa un petit rire qui accompagnait celui de Reiner. IL avait un rire communicatif le voir sourire avait pour effet de faire sourire la chef des Orchids. Elle avait cruellement besoin de se détendre et de sourire après une soirée aussi mouvementée, et une nuit difficile avec Matthiew F. Field, cet homme n'avait aucun scrupule pour arriver à ses fins. Il ne l'avait pas laissé dormir une seconde. Mais la vengeance ne saurait tarder. Soudain, une idée traversa l'esprit de la jeune femme, est-ce que Reiner pourrait l'aider à se venger ? Mais la jeune femme secoua la tête pour s'enlever cette idée, non il ne pourrait rien faire si ce n'est le frapper, mais Field a déjà une balle dans la jambe, en rajouter ne serait pas utile. Qui plus est une alliance avec les Rifle Bullets est inconcevable, Miller a tué Marilyn... A moins que les Orchids se rapprochent des Rifle Bullets pour mieux les piéger, mais ce serait un jeu très risqué. Mary-Jane aura-t-elle le cran de mettre en danger ses Orchids aussi facilement ? NOn bien évidemment que non. Il faudrait une fois encore être plus subtile, et finalement Reiner pourrait être utile à sa façon, mais pour cela il faudrait qu'il apprécie l'Orchids et à première vue ce n'est pas encore gagné.

En tout cas, je sais pas ce qui s'est passé mais tu avais l'air d'être très affamée et fatiguée !

Mary-Jane éclata de rire ! Non il ne venait pas de sous entendre que la lady mangeait à la façon d'une personne affamée ?! Soudain elle remarqua qu'il n'avait pas touché à son assiette et son ventre hurlait famine. la chef des Orchids lui sourit, amusée. Elle posa une main sur sa joue, son coude reposant sur la table et elle observait le jeune Rifle avec des yeux envoutants.

Tu ne manges pas ? Pourtant tu sembles en avoir besoin.


Mary-Jane lui souriait encore, elle décida de prendre la fourchette de Reiner, piqua une pomme de terre et avança doucement la fourchette au bord des lèvres du jeune homme.

Ne te fait pas prier tu en as besoin tout autant que moi.

C'était la Mary-Jane maternelle qui parlait. Une façon pour elle de le remercier au fond, il venait de la faire rire et de faire entrer un rayon de soleil dans cette journée qui avait mal commencée. Mais soudain elle sentie un souffle caresser son oreille, captivée par son interlocuteur elle ne faisait plus attention à ce qui l'entourait pensant être seule à cette heure-ci dans la cantine. Mary-Jane était une Orchids, pas une combattante toujours sur le qui-vive. Bien sur elle faisait attention mais son sixième sens ne lui permettait pas de sentir ce genre de présence sans être concentrée sur ce qui l'entoure.

On m'a dit que c'était drôle de jouer à cache-cache avec toi, mais je ne te trouve pas si difficile à approcher.

L'homme avait une voix sensuelle avec un soupçon de sadisme qui raisonnait à son oreille. Mary-J. savait pertinemment à quoi faisait allusion le jeune inconnu. La lady avait été poursuivie par Devlin une fois, et depuis ce jour elle s'évertuait à éviter le chef des Rifle Bullets qui avait une dent contre la belle. Cette dernière avait fait appel à Marilyn à l'époque pour l'aider à lui échapper, une course effrénée... Un mauvais souvenir à vrai dire. Et aujourd'hui on lui proposait de recommencer ?! Mary-Jane n'osait même pas se retourner... Elle était pétrifié cherchant les yeux de Reiner pour y lire une quelconque information sur son assaillant.


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Reiner Kirschtein


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MessageSujet: Re: Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)   Ven 11 Juil - 18:54

dead
Elle n’avait pas l’air terriblement outragé de ce que j’avais dit, bien au contraire. Pourtant, je me serais attendu à une telle réaction de sa part : après tout elle était une Orchid, et les Orchids ne devaient pas apprécier ce genre de remarque sur leur physique. Elles ne devaient pas apprécier qu’on les mette face à leur faiblesse, non ? En tout cas, du peu que j’arrivais encore à me souvenir de ma mère, c’était son cas. Elle détestait que je souligne par mes mots les cernes sous ses yeux lorsqu’elle se réveillait le matin, et que j’étais le seul à voir la femme qu’elle pouvait réellement être plutôt que celle qu’elle se donnait tant de mal à essayer d’être. Chaque fois que je lui faisais remarquer que sa robe était un peu plissée, chaque fois que je fixais une seconde de trop ses fameux cernes matinaux qu’elle s’empressait de faire disparaître à l’aide de poudre, elle me lançait un de ces regards… Un regard qui me disait qu’il valait mieux pour moi que je me taise tout de suite, et qui me faisait assez peur pour que j’aie envie de recommencer à chaque fois que je pouvais observer l’imperfection humaine qu’il y avait chez elle – comme chez tout autre être humain, en fait, bien que chez les autres, je n’y prêtais guère attention. C’était devenu pour moi une espèce de jeu, qui ne plaisait qu’à moi, mais qui m’amusait. J’étais gamin. Tout ce qui pouvait mettre en colère ma mère me rendait assez heureux pour que je puisse avoir envie de continuer.

En tout cas, Mary-Jane n’eut absolument pas ce genre de réactions. À l’inverse, elle éclata de rire. Son doux rire qui arrivait à me faire sourire qu’importe la situation, son doux rire qui me donnait des papillons dans le ventre. Mais qui en même temps, me donnait tellement envie de la frapper, qui me rendait tellement en colère. J’avais l’impression que dans son rire, elle se fichait de moi, ou du moins qu’elle essayait de me manipuler. Parce que toutes les Orchids savent rire pour manipuler, rire pour faire croire que tout va bien alors que ce n’est le cas. Pourtant, quand je vis la lueur qu’elle avait dans les yeux lorsqu’elle me regarda, je me dis que finalement, elle ne pensait peut-être pas forcément à me manipuler. Je me dis que peut-être elle ne désirait tout le monde tout le temps… Puis avec une grimace, je me rappelai que c’était une Orchid. Les Orchids manipulaient tout le monde tout le temps. Doux rire ou pas, beaux yeux ou pas, elle était et resterait toute sa vie une Orchid, une manipulatrice.  Une femme que Mindy n’aimait pas. Cette pensée me fit froncer les sourcils, après tout cette dernière était mon amie – ou du moins je la considérais comme telle, même si c’était vrai qu’entre nous, c’était peut-être un peu bizarre – et pourtant, j’étais bel et bien là en train de discuter avec une personne qu’elle n’aimait pas.

Alors que Mary-Jane prenait ma fourchette au bout de laquelle pendait une pomme de terre, en tenant de me la faire manger, un homme derrière elle s’assit à ses côtés, tout en lui glissant à l’oreille des mots qui hérissèrent les poils de mes bras. La jeune femme resta quant à elle figée, et planta ses yeux dans les miens. J’eus l’impression qu’elle cherchait à me dire quelque chose, à me demander quelque chose, mais tout ce que je réussis à faire, ce fut de serrer les poings en détournant le regard de Mary-Jane pour fixer le nouvel arrivant. C’était un Riffle du nom de Léonardo Boobs, et même si je ne le connaissais pas particulièrement, sa réputation n’était plus à faire. Il était connu pour être un sacré coureur de jupons, toujours à tâcher de séduire les femmes qu’il ne devait approcher ou séduire car bien trop bien pour lui. Du peu que je connaissais de lui, je savais aussi que c’était le genre d’homme à qui il ne valait mieux pas faire confiance, car toujours prêt à t’abandonner si cela s’avérait utile à la séduction d’une jolie femme. Et Mary-Jane était une jolie. Une très belle femme, même si elle était une Orchid – enfin lui ça ne devait pas réellement le gêner, tout ce qui devait l’intéresser c’était la taille de ses seins et la douceur de sa peau. Il devait sûrement vouloir l’attirer dans ses bras, et cette idée m’arracha une grimace bien plus dégoûtée que la précédente.

« Qu’est-ce que tu veux, Léonardo ? »



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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)   Jeu 17 Juil - 21:08

Chef des the Orchids
L'inconnu avait prit place à côté de Mary-Jane sur le banc de la cantine. La jeune femme faisait tout pour garder son calme. Elle ne devait montrer aucun signe de faiblesse. A première vu le Rifle Bullets semblait penser que "jouer à cache cache" était amusant, ce qui sous-entend que ce n'est pas si facile. La chef des Orchids devait donc faire en sorte cette fois-ci que ce ne soit pas facile pour lui non plus. Reiner face à elle, observait le nouvel arrivant, dans ses yeux émeraudes la chef des Orchids captait le reflet de son assaillant. Il s'agissait de Léonardo Boobs. Un frisson parcourut le corps de la jeune femme. Sa réputation l'avait largement précédée. Cet homme n'était pas un simple Rifle Bullets, il était le profil type du Rifle par excellence, un pervers, coureur de jupons et sadique par dessus le marché, mais contrairement à Miller ou le petit Violet, son sadisme n'était pas sanglant. Il préférait jouer avec ses victimes, la plupart étant des femmes. Cet homme est un danger pour les Black Roses. Seulement, ces dernière ne le voyaient pas comme une priorité, en effet, jusqu'à aujourd'hui il n'a jamais tué personne, il se contentait de jouer avec eux, de les blesser, de les humilier. Miller et Violet étaient bien plus gênant pour les pensionnaires. Cependant la situation de Mary-Jane n'en était pas pour autant plus positive. Son esprit était perturbé et bien plus inquiet que ne le laissait paraitre son corps. Soudain on pouvait sentir l'atmosphère changer, la chef des Orchids était redevenue froide et distante, elle snobait littéralement Léonardo. Son but ? Faire en sorte qu'il comprenne que la belle lui serait toujours inaccessible.

Qu’est-ce que tu veux, Léonardo ?

Reiner semblait prendre la défense de Mary-J. dans un certain sens, si il appréciait vraiment Léonardo il ne lui parlerait pas aussi sèchement. Son visage laissait transparaitre un dégoût profond pour son compatriote. Cette vision rappela à la belle leur première rencontre, mais étrangement son expression était différente, il avait une pointe de mépris pour son allié. Léonardo ne se laissa pas déstabiliser. Mary-Jane se risqua à poser son regard sur lui, elle se tenait droite comme la justice, prête à le fusiller du regard. Il avait un sourire de vainqueur, charmeur plein d'assurance. Il regardait la lady à la façon d'un chat face à un oiseau. On sentait son envie de jouer. Et il ne manqua pas de le rappeler à son ami.

Ce que je veux ? Surement la même chose que toi, même si tu ne l'avoueras jamais Reiner. Je veux m'amuser un peu avec cette belle créature.

Créature ?! Impossible de laisser passer une insulte pareille, même si indirectement la lady était flattée. Soyons honnête, la jeune femme était consciente de ses atouts physiques, mais dans le cas présents ils pouvaient tout aussi bien lui porter préjudice.

Mister Boobs, vous vous doutez certainement que je ne souhaite pas particulièrement jouer avec vous.

Son regard était perçant sans équivoque, Mary-Jane lui vouait de la haine et celle-ci était palpable dans l'air. Toutefois, cela ne semblait pas perturber le jeune Rifle, il se contenta de rire malicieusement, en passant son bras autour des épaules de la lady.

Voyons, je ne te demande pas ton avis


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MessageSujet: Re: Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)   Aujourd'hui à 7:52

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Entre couteaux et fourchettes, si différents et pourtant complémentaires (Reiner Kirschstein)

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