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 Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...

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Ancolie Edelweiss


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MessageSujet: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Ven 1 Juin - 6:28

dead

La musique me trotte dans la tête, entraînante, elle me garde dans sa bulle. Bulles aux couleurs vives, agréablement mouvementée. Les idées se croisent, s'entrechoquent, se mélange. Une sensation onctueuse de désir flous. Je ne peux décrire mon humeur, une brume légère s'empare de ma raison. C'est donc cela, voir la vie en rose ?

Je me prends à le chantonner dans les couloirs, cet air qui envahit mes branchements cérébraux. Limite si je ne sautille pas. Je m'arrête, net. Les bras le long du corps, la tête au garde à vous. Je prends conscience de mon état, un peu trop euphorique. Je penche la tête à gauche, à droite, ne vois personne, souffle comme soulagée.

- Bien, pas de chat en vue, la souris peut donc danser !

Mes propos sont étranges. Je m'oblige à me raisonné comme si j'étais mère et fille à la fois. Je reprends donc une attitude normale. Enfin tout est subjectif. Mais pour moi, un pas rythmé, les mains dans les poches et les cordes vocales qui poussent la chansonnette forment un comportement banal. Je dévisage les murs de bois, rencontre le soleil à travers les carreaux tout en m'avançant dans les couloirs. Belle journée me dis-je, les moineaux chantent, se font tirer par quelque psychopathe, le temps y est propice après tout. Un sourire sadique se glisse aux creux de mes lèvres. J'imagine la scène, hilare. C'est déprimant, comment j'invente des trucs comme ça moi ?

Et c'est à ce moment-là que je décide de faire le tour de ma philosophie. Attention... moteur ! J'aime le sang, déteste la souffrance, adore le rire, hais la moquerie, me régale d'une certaine mélancolie, recrache violemment les larmes. VErdict, je suis neutre. Non, impossible. Mon côté sombre doit forcément être plus aiguisé que l'ensoleillé, et inversement logique. Mes cellules grisent vibrent, scène deux... action !

Dans ma dure réflexion je te croise. Enfin, ce qui devait être toi. Parc'qu'au départ, tu n'avais rien d'humain, tu étais juste une ombre, un objet du décor, sans trop rien d'important. Trois pas, quatre secondes, cinq doigts dans les cheveux et une strophe de ma chanson pour que je te remarque. Un arrêt, trois secondes, deux commissures béantes pour approuver l'approche. Quatre pas en arrière, deux milliards de cheveux rabattus sur une épaule pour me retrouver devant toi.

- Salut, excuse-moi, je ne t'avais pas vu.

Je me masse la nuque, gênée, fait l'allée-retour entre tes yeux et le sol. C'est pathétiquement drôle. Je me décide à tutoyer tes iris. On va pas rester comme ça, quand même ? Habituellement, j'aime bien discuter avec toi. Intéressants débats que nous arrivions à tenir plus ou moins longtemps.

- Jolie balade hein ?

Un peu d'ironie, un peu d'humour : ça passe ou ça casse. Je penche pour la deuxième hypothèse, il faut de la témérité tout de même ! En espérant une réponse, j'analyse ton anatomie pourtant passé en revue des dizaines de fois. Petites mèches châtaignes qui s'arrête en ondulant sous tes oreilles. Un carré pas trop strict, j'aime bien, c'est doux, mignon. Tu crois que ça m'irai bien à moi ?



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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Ven 1 Juin - 8:58

Chef des the Orchids

Une journée banal commençait, Mary-Jane était comme toujours d'excellente humeur, un sourire enjouée et gracieux se dessinait sur son visage d'une blancheur lumineuse. Avant de sortir du dortoir des Orchids, la chef réorganisa le bouquet de fleurs de pavot qu'elle avait ramené de la prairie. Pour l'instant il faisait guise de décoration, une touche de raffinement dans ce monde de brutes, mais ses fleurs n'en était pas moins destiné à un funestre dessin. En effet, après une longue discussion qui s'était éternisée avec la chef des Tulips, Marilyn Brandon, le sanglant bouquet aurait pour tâche première de droguer les Dark Guns, sans oublier les White Flat. Le rouge des coquelicots se reflétait dans les iris bleus de la jeune femme, son regard n'en devenait alors que plus impressionnant. La chef des Orchids d'apparence froide et détache n'en était as moins une femme sensible, emplie de sentiments, son coeur connaissait de beaux moments, et seule ses Orchids étaient en mesure d'en profiter, de découvrir cet instinct maternel prononcé, qui laissait quelque fois entrevoir une pointe de folie dans l'attitude de Mary-jane, quand on avait l'audace de toucher à l'une de ses filles. C'est alors en passant la porte du dortoir et en quittant ses Orchids que Mary-J. retrouva sa froideur et son autorité naturelle, ce charisme qui faisait que les élèves évitaient de se trouver sur son chemin, et surtout faisaient preuve de politesse à son arrivée. Mary-Jane était une Lady, et on salut une Lady d'un signe de tête pour les femmes, et en retirant son chapeau pour un homme, les Flick Knifes étaient toujours les premiers à la saluer avec distinction. Mary-J. respectait ce groupe pour son savoir vivre et ses manières, toutefois cela ne l'empêchait pas d'attenter à leur quotidien par de petites missions.

La vérité était, qu'au fond, le groupe que Mary-Jane méprisait le plus était les White Flat, ses semi-pacifiste, sans foi ni loi. Ils se battaient contre la guerre, c'était aussi une façon de l'ignorer, ignorer le meurtre impuni de July Trouf. Mary-J. ne pouvait tout simplement pas le supporter c'était une question de fierté, mais en avaient-ils seulement ?La leader s'avançait dans les couloirs de l'établissement, saluant de temps à autre les élèves d'un signe de tête élégant, dans les couloirs, puis arrivé au troisième étage, il ne semblait plus y avoir un chat. Le regard de la jeune femme se durcit, l'absence d'élèves n'était pas un bon présage. Elle s'avança donc avec son pas habituel, mais les sens en alerte vers la salle de botanique. Enfin, elle aperçu une âme dans le long couloir. Mais quelle âme ! C'était Ancolie Edelweiss... Mary-Jane ne l'appréciait pas trop, bien sûr pour son statut de chef des White Flat, mais aussi pour sa personnalité adaptable, n'avait-elle donc aucun caractère ?! Une fois, dans le centre ville, Mary-J. l'avait reconnu, la chef des White Flat séduisait les passant avec des compliments illusoires, et des flatteries inutiles, du moins selon elle. Comment pouvait-on être aussi lunatique ?! Ou peut-être était-elle si intelligente qu'elle manipulait tous le monde ?! Mary-Jane ne pouvait pas le croire quand elle observait cette gamine chantonner sa chanson, un pas peu assuré, et si peu mesuré que la White Flat arriva même à toucher avec force l'épaule de Mary-Jane.

Mary-J. n'était pas stupide, elle savait que la demoiselle était plus que maladroite. Toutefois, elle espérait des excuses en bonne et due forme.

Salut, excuse-moi, je ne t'avais pas vu.

Autrement dit pas celles-ci... La familiarité que mettait Ancolie ne plaisait pas du tout à Mary-Jane, ce n'était pas parce qu'elles parlaient toutes les deux de temps en temps, que la chef des White Flat pouvait se permettre de lui adresser un "salut". Mary-J. gardait son regard froid et distant, elle passa la main sur son épaule, la caressant avec un mouvement sec pour essuyer sa robe que la maladroite avait froissée.

Ça ira pour cette fois Ancolie Edelweiss.

Mary-Jane ne lui décocha pas un sourire, il n'était pas question de se laisser attendrir par une petite gamine, qui n'en était pas moins dangereuse, elle restait la chef des White Flat, son air marginal trompait l'ennemis, mais cette créature n'était pas dénuée d'intelligence malheureusement. Mary-J. décida donc de rester poli comme toujours et au mieux de glaner des informations, après tout entre chefs c'est toujours un plaisirs de se comprendre.

Jolie balade hein ?

Question stupide, mais une Orchids rebondit sur tout, et y trouve toujours une utilité.

En effet, mais un peu silencieuse, tu ne trouves pas ? Sais-tu pourquoi il n'y a personne au troisième étage ? Je trouve ça étrange...

Pas un bruit à part le souffle du vent qui se heurte à la façade en bois de l'établissement. L'atmosphère devenait de plus en plus pesante. L'inquiétude de Mary-Jane était palpable.



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Ancolie Edelweiss


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Ven 1 Juin - 21:16

dead

Où devais-je aller ? Je ne sais plus. Tant pis, maintenant j'ai une petite discussion à tenir. Le temps de réfléchir. Je suis devant une jolie demoiselle, hautaine à souhait. Telle une friandise, une envie de prend de la croquer plus encore. Mary-Jane, ta hauteur est délicieuse.

Tu t'essuies l'épaule, celle que j'ai frôlée. Tu es donc si précieuse ? Je suis une fille moi aussi, tu t'en souviens. Nous sommes faites pareilles, pas la peine de t'affoler. Pour un garçon encore je comprendrais. Quoique tu préfère peut-être leurs corps chaud à mes mains glacées. Pourtant froid, ce geste est amusant. Tu ne m'as pas l'air enchanté par ma petite excuse. Tant pis, pourquoi je l'effacerai ? Je te dois bien ça, non ?

Ton allure si stricte, commune chez toutes les Orchids, me fait rire. Il est vrai qu'elle est omniprésente dans ton caractère. Es-tu toujours ainsi ? Si sérieuse. Peut-être, après tout, il existe des gens étranges. Néanmoins, ce geste sur l'épaule, ces yeux noirs, cette frimousse acariâtre te donnent un certain charme. Je l'aime bien, cette atmosphère que tu dégages, si mystérieuse. Voilà pourquoi j'apprécie de parler avec toi, surtout que tu es loin d'être cruche.

Tu sites même mon nom ? Tu ne me présentes donc aucune sympathie, ou est-ce juste une marque de supériorité ? Les deux suppositions te vont bien. Dois-je me sentir comblée par ton pardon ? Quel hommage me fais-tu ! Ton visage neutre n'est tiré par aucun trait. Après tout, ne pas sourire préserve des rides. Tu dois vouloir garder ton petit minois intacte. Mais rire rallonge la vie. Le savais-tu ? Mes méninges bourdonnent, curieusement. Une Orchids est une espèce en émersion. Fille plus proche de son physique que de ses semblables. Rester belle et désirable le plus longtemps possible, quel dur labeur, n'est-ce pas ? Sourire creuse le visage, rire nous donne un paradis* de vie en plus. Ces bambines veulent donc mourir jeune, toujours affriolantes. Je dessine une moue. Mouais, chacun sa vision de la vie. Enfin, peut-être ne savent-elles tout simplement pas plaisanter. Complexe de supériorité, mesdames ?

Toujours aussi sérieuse ? Tant pis, tu as au moins répondu à ma question. Tu dis "personne" ? Je regarde autour de nous. Pas faux, jusque là cela ne me dérangeais pas. Maintenant non plus d'ailleurs. Toi par contre, tu as l'air plutôt inquiète. Pauvre petite Mary-Jane, personne n'est là pour te regarder. Mes pupilles vibrent, je souris, moqueuse. Je me racle la gorge en remettant vivement une mèche derrière mon oreille. Non, ce n'est pas drôle, c'est même méchant. Mais ton regard, je ne sors pas de la dernière guerre quand même ! Il est vrai qu'entre chef, l'air est plutôt tendue. Peur de quelque représailles pour un mot échappé. Tout ces liens sont si fragiles. Néanmoins, une certaine admiration me lie à ces semblables. J'aime leurs raisonnements constants, leurs comportements stricts, pourtant loin d'être ennuyant.

- Mouais, tu fais bien de le faire remarquer. Y'a quelque chose de prévu aujourd'hui ? Réflexion. Non, tu y serais déjà. Je pose un temps. D'ailleurs qu'est-ce que tu fais là, quelque chose de prévu ?

Je penche la tête sur le côté, souriante, en signe d'interrogation. Cette dernière question, je peux l'oublier. Tu n'y répondras sûrement pas. Indélicat ? Certes. Un peu de tenue tout de même ! Je me pince les lèvres pour ne pas rire. Entre chef, tu espérais un minimum de politesse, j'en suis navrée. J'étire mon dos. Je dois quand même avouer qu'entre nous, la moquerie est bienvenue. Je me redresse, essaye de prendre un air sérieux.

- Eh, Milady ça va pas ?

Suis-je grave ? Un mélange d'inquiétude, peut-être. Ton visage pâle, frustré me laisse en suspens. Comédie ou véritable anxiété ? Je souffle, hausse les épaules pour conclure. Cela a peu d'importance. Mes ourlets s'étire discrètement, j'ai oublié l'air de ma chanson.

*Paradis en occitan veut dire une parcelle, j'ai appris ça pendant la pentecôte !


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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Sam 2 Juin - 8:11

Chef des the Orchids

Mary-Jane était toujours inquiète, contrairement à la chef des White Flat qui semblait amusé de son inquiétude. Mary-J. eu un petit sourire en coin, Ancolie pouvait bien se moquer, quelle importance ?! Cela faisait plus de deux ans que la chef des Orchids était au coeur de la guerre et des différents combat. Bien sûr Ancolie en avait vécu quelques uns, mais pas d'aussi violent, c'est sans conteste. Aux vues de son expérience Mary-Jane savait très bien que le fait que le troisième étage soit vide d'âme, n'était certainement pas un bon présage.

Toutefois autre chose attira alors son attention, Ancolie Edelweiss lui portait des yeux critiques. Ce regard elle en avait l'habitude. Alors quoi ?! Tu me trouve froide ?! Quel scoop ! Prétentieuse et hautaine ?! Là, tu te trompes. Superficielle ?! Bon d'accord, peut-être un peu, mais pas obsédé par mon physique, juste par mes manières. Mary-jane avait l'habitude des réflexions désobligeantes, "tu ne souris jamais ?". Bien sûr que si mais tu ne mérite pas de le voir ! Seule les Orchids pouvait profiter de sa gentillesse et de son côté maternel et protecteur. Les autres elle s'en méfiait, alors peut-être notre élégante Orchids était-elle paranoïaque ? En plus de maniaque ?! Mary-J. avait tellement de défauts, ce n'était un secret pour personne, mais jamais, au grand jamais on ne pourrait lui enlever son rang de Lady et son honneur. Alors peu importe les railleries des cowboys du pensionnat de Whiteriver Town. Dans un sens, la chef des Orchids avait au moins le privilège de pouvoir amuser Ancolie.

Mouais, tu fais bien de le faire remarquer. Y'a quelque chose de prévu aujourd'hui ? Réflexion. Non, tu y serais déjà. Je pose un temps. D'ailleurs qu'est-ce que tu fais là, quelque chose de prévu ?

Si quelque chose était prévu je n'y serais pas forcément, mais j'aurai intercepté l'information d'une façon ou d'une autre.

Mary-Jane sourit à la dernière question de la chef des White Flat. Bien sûr qu'elle avait un but en montant les marches du troisième étage, ses cours étaient au deuxième ce matin. La salle de botanique, et ses divers produit comme la soude plus particulièrement, l'avait poussé vers ce couloir complètement vide. Ayant toutefois pour principe de toujours répondre aux questions posé, Mary-J. porta une main sur la joue de la petite Ancolie, posant son regard au plus profond des iris de la jeune femme, Mary-Jane eu un sourire pleins de sous entendus.

Quand je prévois quelque chose, tu n'es jamais informé Ancolie, pourquoi poses-tu la question ?

Soudain une légère brise fit bouger une de ses mèches de cheveux, mary-jane se raidit, enlevant sa main avec douceur de la joue de la chef des White Flat, elle porta son regard au loin, à la recherche d'un signe. Il y avait quelque chose. La chef des Orchids avait un excellent instinct et aujourd'hui c'était un mauvais pré-sentiment qui l'animait. Mary-J. se creusa la tête, le troisième étage... le troisième étage... Mais qui peut bien créer ce silence ?! Soudain un éclair de lucidité passa dans ses yeux. Mais bien sûr ?! Monsieur Keystone... Son bureau était au troisième étage, au bout de ce couloir. Ce directeur et professeur de littérature était si mystérieux, mais une chose était sûr il était intelligent et jamais bien loin de la guerre du pensionnat. Sans doute était-il dans son bureau pour que personne ne l'approche. Mary-J. l'avait beaucoup observé, d'une allure sympathique et chaleureuse, se dégageait pourtant un souffle froid, voir glacial, à l'inverse de Mary-Jane. Même si son apparence était froide, n'importe qui aux sens affutés aurait pu déceler cette aura chaleureuse et protectrice derrière ce mur de glace.

Eh, Milady ça va pas ?

Mary-Jane lui adressa un sourire vicieux.

Au lieu de te moquer de moi, regarde autour de toi et sent cette atmosphère Ancolie. Quelque chose ne va pas, ça je peux te l'assurer et je ne suis sans doute pas la seule à m'en être rendu compte.



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Ancolie Edelweiss


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Dim 3 Juin - 14:59

dead

Je lève un sourcil, signe d'incompréhension. Sentir cette atmosphère ? Si j'étais seule, je n'hésiterais pas à lever la tête et imiter un petit chien cherchant son os, juste pour rire. Mais là, je suis en face de toi, ma chère Mary-Jane, et j'ai beau être extravagante à souhait, je ne l'oserai pas. Pas par honte, où quelconque intimidation, loin de là. Je m'assume assez pour me ridiculiser au plus haut point. Non, j'ai juste trop de respect pour toi, mademoiselle. Trop de respect en cette Lady donc l'inquiétude s'accroît à vue d'oeil. Trop de respect pour cette inquiétude. Quelque chose ne va pas ? Quoi donc ma chère ? Tu tiendras le mystère jusqu'au bout. Je souffle, hausse encore les épaules. Te détendre ça t'arrive ? J'aime bien papoter avec toi, mais ta paranoïa devient imposante. Je suis désolé miss, mais moi je ne sens rien du tout. Mon instinct est trop peu aiguisé quand il s'agit de danger. Surtout dans un moment pareil, la terre est loin sous mes pieds. Pour le sérieux et la concentration adresse-toi à ma secrétaire, je suis absente pour le moment.

Voilà pourquoi mon rôle fut souvent remis en question, il le sera encore longtemps je pense. Petite fille à l'apparence fragile, impolie, parfois un peu trop présente. Cette guerre, je la prends au sérieux, certes, mais l'amour du jeu est chez moi trop grand pour tenter une quelconque esquive des missions adverses ? Les crasses qui nous sont faites, je ne les prévois jamais. J'aime trop l'imprévu, les surprises, je laisse donc faire les autres groupes. "Toujours rendre la monnaie de sa pièce", j'aime bien cette expression. Dangereux, je le sais. Je suis parfaitement consciente que mes actes peuvent causer des peines à mon groupe. Mais la nature humaine est faite ainsi. Pourquoi être chef alors, si je ne suis qu'une enfant ? L'amour des autres, tout simplement. Je ne serai jamais une mère exemplaire comme toi, trop libertine pour cela. Mais une joie communicative, ça vaut de l'or. Aimer les autres, aimer la paix, aimer la vie, aimer l'homme au sens général. Jamais on ne m'enlèvera ces illusions, jamais mon groupe ne les oubliera. Je suis prête à tout pour protéger mon groupe, pour faire resurgir la paix dans ce pensionnat, avec des méthodes chrétiennes où non. Mary-Jane, je te promets qu'un jour tu me souriras toi aussi !

Je fais un pas sur le côté, m'essuie la joue. Celle que tu avais si gentiment touché avec ta main glaciale. Ne le prends pas mal, juste un geste automatique, loin de ressembler à ta main frôlant l'épaule. Je devrais même être heureuse que tu m'offres un peu de sympathie maternelle, si s'en était. Je regarde droit devant-moi, au fond du couloir. Une brise, fraîche, siffle dans mon dos faisant voler quelques-unes de mes mèches. Mauvaise isolation rendant cette atmosphère de plus en plus pesante. Oh toi, visage pâle que ce passe-t-il ? Pourquoi t'inquiètes-tu autant ? Malgré le petit sourire coincé au creux de tes lèvres, tu es inquiète. Pas la peine de savoir lire pour le deviner. Cette crainte doit-être communicative. Je fixe l'étendue de bois devant moi. Je ne réfléchis pas, je reste silencieuse. Comme-si le danger venait de là. Mon expression d'illuminée disparaît. Mes traits sont graves, mes pupilles vibrent, concentrées.

Je pousse un long soupir en laisse tomber ma tête en arrière. Je la penche un peu pour t'observer. Ton regard, ton visage, tout est si mystérieux. J'aime cette allure Mary, plus que tout. Deux filles perdues au milieu d'un couloir sinistrement calme. Pourquoi fais-je parti de ce duo? J'aurais dû aller en cours, gentiment. Enfin, maintenant j'y suis, dans cette scène. Je te regarde toujours fermement, insiste puis lève les yeux au plafond.

- Tu as sûrement raison. Ce n'est pas habituel, mais es-tu sûre qu'on puisse vraiment s'en inquiéter ?

Je rabaisse mon menton. Me tourne, doucement. C'est vrai, depuis que j'ai gravis les dernières marches, il n'y a personne, vraiment personne.
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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Mar 5 Juin - 18:51

Chef des the Orchids

Mary-Jane continuait de se concentrer sur ce qui l'entourait, cherchant à déceler le moindre indice qui pourrait lui indiquer l'origine de cette atmosphère et de ce vide. Qui pouvait bien effrayer les gens au point de vider tout le troisième étage. Tout bien réfléchit le directeur était bien trop gentil et aimable pour faire fuir autant de monde. Mary-J. observa un instant la chef des White Flat frotter la joue qu'elle avait touché au paravant, mais son geste n'avait ni la classe, ni la signification de celui de la chef des Orchids quelques instants plus tôt. Mary-Jane ne le prenait pas mal de la part de Ancolie, après tout, ce n'était qu'une gamine, qui n'avait aucunes notions de la valeurs des bonnes manières et de ce codes de politesse qui désignait à la fois le rang, le niveau social, et la subtilité d'un individu, femme ou homme.

Le regard d'Ancolie était toujours aussi insouciant, à croire qu'elle ne comprenait pas le danger qui les menaçait toutes les deux. C'était rageant ! Lui expliquer ne servait à rien. Toutefois il restait une lueur d'espoir quand elle répondit à Mary-Jane un air plus sérieux venait de traverser son visage, mais pour combien de temps ?! Cette original était imprévisible et lunatique aux yeux de Mary-J.

Tu as sûrement raison. Ce n'est pas habituel, mais es-tu sûre qu'on puisse vraiment s'en inquiéter ?

La question qui terminait sa réplique avait anéanti tous les espoirs de Mary-Jane de voir en Ancolie, un chef à l'instinct digne de ce nom. Laissant de côté l'idée de pouvoir convaincre le chef des White Flat de se méfier, Mary-Jane avait décidé, de la mettre face au danger pour lui faire comprendre. C'était au bout du couloir, à l'angle, vers le bureau du directeur. C'était une certitude, aucun doute, la brise et le sentiment d'une force menaçante venait de là, au loin.

Mary-jane agrippa le poignet de la chef des White Flat, elle le fit toutefois avec douceur, pour qu'Ancolie ne face pas de bruit, un cri de douleur ne serait-ce qu'un gémissement et elles seraient repérées. Mary-J. se tourna vers la jeune fille derrière elle, forcé de la suivre, lui lançant un regard menaçant, le doigt devant sa bouche, sans la toucher, mais la signification était clair, pas un bruit ! Elles firent plusieurs pas, avant de se coller à la paroi du mur du couloir, à l'angle. Mary-Jane se risqua à y jeter un coup d'oeil furtif. Et quelle ne fut pas sa surprise. Fixant Ancolie avec un air victorieux, elle lui chuchota à l'oreille.

Le danger est bien là, droit devant. Un homme endormi, mais pas n'importe quel homme, Densell Whipper. Ça te dit quelque chose n'est-ce pas ? Un membre des Rifle Bullets bien connu pour sa violence. Je comprend que personne ne se soit risqué à interrompre sa petite sieste.

Mary-J. jeta un nouveau coup d'oeil, plus appuyé cette fois. Il était bien endormi, une obène pour les deux chefs. Mary-Jane se ferait un plaisir de le réveiller, et surtout de donner un peu plus d'expérience à notre petite Ancolie. Enfin, c'était aussi un peu pour voire de quoi était capable la chef des White Flat, elle n'était pas chef pour rien après tout. Mais le pourquoi, restait encore un mystère. Mary-J. chuchota à nouveau à l'oreille de sa coéquipière d'un jour.

Tu vois ça Ancolie, c'est le moment rêvé pour l'embêter.

Ne lui laissant pas le choix, Mary-jane la tira dans le couloir à deux mètres du bel endormi, les deux chefs se tenaient droite, Mary-Jane l'observa intensément, dans le but de le réveiller, un homme comme lui devait bien sentir quand un regard pesant le transperçait. C'était une question de logique.


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Mer 6 Juin - 19:48

dead

Je me suis tu. Je les ai entendues. Je me suis tu.


J’ai marché dans le pensionnat, cherchant un endroit calme dans cet havre de bruit. Oui, je suis claqué et me doit de dormir pour récupérer un peu. Ils n’ont pas le droit de me faire souffrir autant. Mes nerfs s’entremêlent dans ma mémoire usée. La pelote du chat est prête. Encore en faudrait-il un capable de rivaliser avec elle, ma belle pelote sanguinaire. Je ne suis ici que depuis peu de temps, et elle a déjà due faire ses preuves une vingtaine de fois. Personne ne m’a rien dit. Le silence. D’un côté, ça fait du bien dans ce brouhaha trop présent. Ils peuvent pas la fermer un minimum ? Ils sont jeunes, fougueux et déjà trop de choses à dire. Quel malheur. De plus, leur nombre ne fait qu’augmenter le volume. Même des poules font moins de bruit pour un coq. Et je trouve cela insupportable. Ils ne disent rien pour ma violence, ils ne disent rien pour ce bruit, ils ne disent rien pour quoi d’autre encore ? Mais bordel, que font les autorités ? Je devrais peut-être aller les voir pour leur faire entendre deux ou trois mots ? Non, là, je me ferais recaler à coup sûr et le shérif ne serait pas content. Je ne suis pas fou tout de même. Je lui ai promis de rester à un niveau potable de ma conscience et de ne pas pousser le bouchon trop loin. Je lui ai promis, je respecte toujours mes promesses lorsque je peux. J’en suis capable, j’ai confiance en moi, je ne pousse pas trop. Je reste doux comme le veau et ça passe. Enfin, doux comme le veau, c’est une façon de parler. Les autres préfèreraient sans doute, doux comme un cheval en rut , Oui, je crois que c‘est plutôt cela. Allons bon.

Si je bute une dizaine de gens en plus, verra-t-on la différence ? Parce que là, je suis monté à l’étage le plus haut et toujours pas d’améliorations. Mes nerfs font des noeuds, des nœuds et encore des noeuds. Je vais exploser. Je prie pour qu’il y ait le moins de monde dans les environs. Je ne sais si je peux me retenir encore longtemps alors je me dirige vers le fond du couloir. Un pas, deux pas, trois pas. Je tiens encore un quatrième. Ça y est, j’y suis, au point culminant de ma torture silencieuse. Si silencieuse que je ne respire plus. Je suis la pierre de marbre figée, en plein milieu de ce couloir fait de bois. Je ne suis pas la flamme rougeoyante qui crépite. Je ne suis pas la glace qui vibre en se craquelant. Je suis la pierre. La pierre qui se tait et accepte. La pierre qui se transforme en roc. La pierre qui ne s’use plus à cause de la souffrance. La pierre devenue roc, devenue forte, immuable. Je suis aussi la douleur qui ne veut plus se taire.

Elle va devenir bruyante. Plus qu’eux et leurs paroles incessantes.

Elle va devenir bruyante. Plus qu’un cheval en rut et un veau lancés au galop.

Elle va devenir bruyante. Et incontrôlable. J’ai tenu quatre pas tout de même.


C’est fait, l’étage est vidé. Je pense qu’ils ne reviendront pas de sitôt. Il n’y a pas de traces sur les murs. C’est bien. Oseront-ils parler ? Je ne sais pas. Peu importe. Ce qui importe, maintenant, c’est que je suis enfin libéré de ce cauchemar du calme. Je suis en paix. Enfin. Je m'abreuve de ce silence si pur. Je pourrais même entendre le vol des charognards décidés. Je pourrais même entendre la fille du shérif chanter. Oh, que c'est bon. Que c'est bon. Et si on pouvait tout arrêter, là, maintenant ? Je resterais raidi par le mutisme, à jamais. Je n'aurais plus à les entendre, toutes ces voix incessantes. Je n'aurais plus à...

Non ! Je ne peux pas, j'ai trop de choses à accomplir encore. Je ne dois pas me laisser aller, et je le sais bien. C'est quoi ces idées saugrenues ? Mais, je pourrais tout de même me reposer un peu, c'est possible non ? Je me réveillerais de toute manière. Je ne resterais pas éternellement seul à cet étage, je le sais bien. Alors, autant en profiter non ? Allons Denshell, amusons-nous un peu, ce ne sera que pour quelques minutes soyons d'accord. Soyons d'accord. Soyons d'accord.

Là-bas, un mur ! Ce sera parfait ! Pas besoin d'oreiller même s'il va me manquer, on se débrouillera sans. Pas plus de quelques minutes. Soyons d'accord ? Et Morphée me prit dans ses bras.

Le réveil fut pour le moins, rapide. Je mangeais du cactus juteux quand j'entendis des bruits. Une dispute lors de mon rêve de pique-nique ? Qui osait ? J'ouvris un oeil puis le referma aussitôt. Elles étaient là, tout près, au tournant. Si elles voient ma présence, je ne sais pas ce qui adviendra. Alors je reste. Je ne bouge pas. J'écoute.

Je suis l'aigle, je suis le prédateur.

Ca y est, elles bougent. Elles approchent. Elles me voient. Non, une seule m'a vu. Elle sait qui je suis, j'en suis certain. Par contre, ce n'est pas mon cas, j'ai vraiment un mal fou à retenir qui est qui. Enfin bref, ça y est, les deux sont au courant maintenant. Et une d'elles me regarde avec insistance. Elle veut que je me réveille. J'hésite sur le tournant à prendre.

J'hésite.

J'hésite.

J'hésite.

Elle veut que je me réveille ? Bien. Satisfaisons-là.

J'ouvre grand mes yeux. Je délie mes poings, je délie mes jambes. Je fais rouler mes muscles.

Je suis l'aigle. Je suis le prédateur.

Je me lève. Je les toise. Elles sont deux, plutôt jolies. L'une a un carré court, l'autre des longs cheveux coiffés... Pas coiffés en fait. Elles me regardent, interrogatives. Non, c'est peut-être moi qui les voit interrogatives... Bon, je me lance.

"- Merci pour ce regard, aussi efficace que le chant du coq, je suis bien réveillé maintenant. Mais me réveiller n'était pas mon but vois-tu. Alors pourrais-t-on faire assez vite sur le pourquoi du comment et que vous alliez voir ailleurs ensuite si j'y suis. Qu'en dites-vous ? "

J'ai été poli. Un peu trop ? Je n'ai jamais été doué pour les présentations...

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Ancolie Edelweiss


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Dim 10 Juin - 11:33

dead

J'affiche un sourire en coin. Désolée de t'exaspérer. Même si ce couloir vide révèle une atmosphère pesante, je ne trouve pas intérêt à m'inquiéter. Depuis quand ce pensionnat est-il normal ? Cette ambiance me plaît. Même si je me délecte d'une quelconque compagnie humaine, un moment de calme dans ce monde de brute n'est pas à refuser. Mon sourire est plus large, plus présent. Je hausse les épaules en trois petits coups. La chanson me revient, je commence à la chantonner. Je me frotte l'arrière du crâne en tournant mes iris dans ta direction. Je rencontre ton visage brûlant d'agacement et d'anxiété. J'arrête de fredonner, abaisse les paupières le temps d'un sourire doux, se voulant rassurant. Je regarde de nouveau devant nous. Je devrais surement te prendre au sérieux, j'avais bien réussi quelque seconde plus tôt. Mais ce couloir garde un climat neutre. Je soupire de nouveau. Je ne cherche pas à te vexer. Je ne vois seulement rien de bien dangereux dans cet air d'école.

- Écoute Mary-Jane, il n'y a rien ici, cela relève d'une chose banale. Je vais continuer mon chemin, toi le tiens. Cette discussion n'a plus aucun sens.

Mon ton aurait pu paraître grave. Ton incertitude je m'en lasse. Au début, j'en riais, cela prend un tournure morose. Je ne vais pas mettre ma bonne humeur au tapis. Ce serais accordé trop d'importance à cette mystérieuse atmosphère. Mon dos se tord, mes pieds vont suivre, je m'apprête à te saluer. Mon poignet se compresse, tu viens de me le prendre. J'étouffe un hoquet d'étonnement, tirée par ta volonté. Tu t'arrêtes, me considères. Ton doigt s'approche délicatement de mes lèvres, celle-ci s'étirent joliment. Ton signe de silence traduit le commencement du jeu. Mes pupilles se lèvent, je soupire, souriante. La partie débute, l'excitation est à son comble. Tu ne veux pas avoir tort, soit, montre-moi la cause de ce vide. Je me laisse conduire jusqu'au tournant. Adossée au mur de bois, tu oses un regard, m'en retourne un large sourire de satisfaction. Ton murmure me tire un soupir de soulagement. Tu vois c'est habituel. Une brute voulant se faire respecter par un caprice enfantin. Quoi de plus normal ? Je penche la tête à mon tour, suivant ton deuxième mouvement.

Je soupire une énième fois. Je peux te laisser maintenant ? Tu t'es donné raison, je retourne à mes p'tits moutons. Je lance une jambe vers ma direction initiale, prête à reprendre ma marche. Ta main s'agrippe à mon bras, m'amenant implacablement devant l'endormi. Ma chute se fait juste. Postée à quelque mètre de Denshell j'étouffe un rire, discret. Même quand il dort, son agressivité reste gravée sur son visage. Je me penche, essayant de déceler quelconque expression dans tes yeux. Tu m'oublies, insiste de tes pupilles vibrantes sur le corps du monstre. Je souris, amusée, souffle, me remets droite. Ma chère Mary-Jane, j'admire ta subtilité à agacer les gens. Au fond tu n'es pas si loin d'eux. Te bats-tu vraiment au nom d'une quelconque justice ?

Le temps se fait long, tu as un sang-froid implacable Whipper. Dans un saut, je m'assoie brusquement sur le parquet, le silence reste pourtant intact. Mon coude sur les genoux, je porte ma main sous ma joue. Mes yeux vagabondent. Mouais, laisse tomber Mary-J., cela ne sert strictement à rien. En tant que chef des White Flats, je me devrais de contrecarrer tes petites manigances, mais là, mes moyens sont limités. Quoique j'ose, tu répliqueras de façon à réveiller notre ami. Alors j'attends, la joue relevée par mon poing.

Mon regard perdu derrière les vitres, je sens le sol bouger. Je tourne la tête, lentement. Elle a donc fini par te réveiller ? Pauvre petit ours que tu es. J'aurais bien aimé t'aider, je te le jure. Mais regarde-la, n'est-elle pas irrésistible. Mes yeux se posent sur ton large pantalon, se lèvent doucement pour te considérer tout entier. Tu n'aurais pas pu rester assis ? Non, l'envie de puissance était trop grande. Je ne bouge pas, attends une réaction. Mes pupilles t'interrogent, un sourire reste figé au creux de mes lèvres. Ta réplique me laisse une chance de calmer le jeu. Je m'empresse de répondre avant notre bonne Mary-Jane. Lui laisser la parole serait une erreur.

- Le pourquoi du comment de la chose, comme tu dis, est assez simple. Je marchais au hasard, joyeuse, quand je frôlais l'épaule de notre humble amie. Regarde ces cheveux d'or, cette frimousse à croquer, comment aurais-je pu l'éviter. Cette effronterie m'arrêta et nous commencions par entamer une discussion sur la cause de ce soudain vide. La cause c'est toi vois-tu. Mais comme ta présence nous était au départ inconnue, nous avons cherché et nous t'avons trouvé. Comment résisté au charme d'un si beau jeune homme aux yeux clos ? Notre regard te réveilla et te voilà devant nous et nous devant toi. Pardonne les deux mijaurées que nous sommes .

Je me fais longue, lourde dans mon discours, légèrement cruche pour que ton attention et ton agacement coutumier tombe sur ma petite personne. Oublie Mary-Jane, laisse-la partir. Tu y perdras des plumes. Ne pas lui laisser la parole, à toi non plus d'ailleurs. Monopoliser la discussion, par n'importe quelles idioties. Me reporter toute l'application, vous faire oublier. Cela ne va pas durer mais j'aurais le temps de réfléchir. Je renchéris donc phrase après phrase.

- Une question me chatouille les neurones. Si tu voulais dormir, à moins que t'allonger ici suit d'une pure envie d'emmerder ton petit monde, pourquoi n'as-tu pas élu ton vieux matelas à la place de ces durs murs de bois sachant que tu aurais été plus au calme dans ton dortoir plutôt que de risquer d'être réveillé à chaque instant en connaissant l'affluence de ses couloirs et notant que le bureau du directeur se trouve à quelque pas. Serait-ce une preuve de mauvaise foi, d'une complète inconscience ou d'une total absence de réflexion ?

Chaque dernière phrase sort dans un souffle profond. Je n'attends aucune réponse, cherche à t'exaspérer. Je t'autorise à faire éclater ta colère, mais ne te trompes pas de personne. Je souffle, comme une prise de conscience, soupir faux.

- Enfin, je comprends ton agacement, un réveil est toujours bien difficile. Je t'invite donc si tu le souhaites à te rendormir tranquillement pendant que nous admirons ton fin visage où que nous repartions sur nos routes et nos objectifs. Je me propose même comme peluche s'il sommeille encore en toi une once d'innocence enfantine. Sinon tu peux même retourner d'où tu viens, quand dis-tu ?

Je marque enfin une pause, inspire en baissant la tête. Je la relève brusquement, te regarde avec considération. Je capture tes iris, les appuie, sombre. Même si je ne parle plus, il est hors de question que tu m'oublies. J'attends une réaction intelligente de ta part.

- En attendant, tu ne voudrais pas descendre un peu, tu serais mignon.

Vous laissez échanger quelque mot serait fatal. Vil l'un comme l'autre, une dispute ne saurait tarder, ou pire encore. Denshell, réfléchi un peu, elle ne te lâchera pas. Écoute-moi, lis à travers mes phrases. Je t'en prie, ne coule pas dans son jeu.


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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Lun 11 Juin - 8:22

Chef des the Orchids

Mary-Jane continuait de fixer Denshell Whipper pour le sortir de son sommeil quand un bruit sec fit vaciller son regard. C'était la chef des White Flat, elle était vraiment irrécupérable, il n'y avait rien à faire, son imprudence était aberrante. Comment pouvait-elle baisser sa garde devant un Rifle Bullets de cette trempe. Bien sûr, c'était une crème à côté de son chef, Devlin Miller, mais il restait une source de danger non négligeable. Une seule provocation et ses points règleraient toute l'affaire. Seulement voilà, Mary-Jane ne comptait pas vraiment le provoquer, elle souhaitait juste faire peur à Ancolie, histoire de lui montrer à quel point elle est insouciante et de ce fait, immature. Pour cela, il fallait réveiller le bel endormi, ainsi son regard se fit de plus en plus insistant. Son instinct ne faillit pas et Denshell Whipper se réveilla. Ses yeux reflétaient une colère obscur, il n'était pas un Rifle Bullets pour rien, et le vide du troisième étage, s'il en était bien le responsable, n'était pas du à son accoutrement, disons, spécial. Denshell se leva, faisant face à Mary-jane, sa taille était imposante, mais le sang froid de la demoiselle restait intact. Pour l'instant, elle ne faisait que plonger son regard azur dans celui du ténébreux, laissant le silence parler. Mais la petite chef des White Flat n'avait pas encore fini sa mutinerie et commença à parler. Pourquoi ne pouvait-elle pas comprendre le danger ?! Pourquoi Ancolie ne voyait-elle pas que ce n'était pas Mary-J. la menace ?!

Le pourquoi du comment de la chose, comme tu dis, est assez simple. Je marchais au hasard, joyeuse, quand je frôlais l'épaule de notre humble amie. Regarde ces cheveux d'or, cette frimousse à croquer, comment aurais-je pu l'éviter. Cette effronterie m'arrêta et nous commencions par entamer une discussion sur la cause de ce soudain vide. La cause c'est toi vois-tu. Mais comme ta présence nous était au départ inconnue, nous avons cherché et nous t'avons trouvé. Comment résisté au charme d'un si beau jeune homme aux yeux clos ? Notre regard te réveilla et te voilà devant nous et nous devant toi. Pardonne les deux mijaurées que nous sommes .

"Amie" ?! Non Ancolie nous ne sommes pas du tout amies ?! Je te rappelle, au passage, que nous sommes toutes les deux des chefs ennemis. Ainsi, nous ne serons jamais amies, et ne m'embarque pas dans tes menaces ?! Et qu'est-ce que c'est compliments niais, qui en deviennent presque désobligeant ?! Ancolie tu vas trop loin !
Mary-Jane était légèrement irrité mais malheureusement, elle ne put en placer une. Mary-J. ne fit qu'une chose, elle détourna son regard de celui du Rifle Bullets pour le poser sur Ancolie avec un regard sévère, montrant ainsi son désaccord. Que Denshell ne s'imagine surtout pas que Mary-jane fricote avec ce genre d'individu douteux et mal polie !

Une question me chatouille les neurones. Si tu voulais dormir, à moins que t'allonger ici suit d'une pure envie d'emmerder ton petit monde, pourquoi n'as-tu pas élu ton vieux matelas à la place de ces durs murs de bois sachant que tu aurais été plus au calme dans ton dortoir plutôt que de risquer d'être réveillé à chaque instant en connaissant l'affluence de ses couloirs et notant que le bureau du directeur se trouve à quelque pas. Serait-ce une preuve de mauvaise foi, d'une complète inconscience ou d'une total absence de réflexion ?

Qu'est-ce que ces questions plus provocatrices les unes que les autres, où voulait-elle en venir ?! Ancolie pensait-elle qu'en provoquant Denshell, elle pourrait me mettre en danger ? Était-elle assez intelligente pour vouloir me mettre en mauvaise posture face à ce monstre de la nature ? Mary-J. ferma les yeux méditant cette pensée. La chef des White Flat était aussi fourbe qu'elle ? Ou bien complètement inconsciente ?! Mary-jane n'osait pas rencontrer le regard du Rifle Bullets.

Enfin, je comprends ton agacement, un réveil est toujours bien difficile. Je t'invite donc si tu le souhaites à te rendormir tranquillement pendant que nous admirons ton fin visage où que nous repartions sur nos routes et nos objectifs. Je me propose même comme peluche s'il sommeille encore en toi une once d'innocence enfantine. Sinon tu peux même retourner d'où tu viens, quand dis-tu ?

Elle lui propose de s'échapper ?! Ancolie lui laisse "une chance" de fuir face à nous ? Mais elle est vraiment stupide ma parole ! C'est nous qui devrions trouver un moyen de se sortir de là ?! Ce n'est pas parce que je suis chef des Orchids qu'un simple Rifle Bullets n'est pas capable de me causer beaucoup de tord ?! Ancolie, j'aimerais tellement que tu prennes conscience que je suis aussi un être humain, et par définition je suis fragile. Sais-tu au moins qu'une Lady de ma trempe ne se bat pas ?! Ou alors tu ne comptes pas sur moi mais sur toi pour le combattre ? Est-tu une Tulips refoulée ? Une femme violente d'une force incommensurable ?

En attendant, tu ne voudrais pas descendre un peu, tu serais mignon.

C'était enfin l'ouverture ! C'était le moment de pouvoir parler. Non Ancolie, cette fois tu ne pourras plus empêcher Mary-Jane de parler, et pour l'amour du ciel de tenter de rattraper tes conneries.

Bonjour Denshell Whipper, Je m'excuse pour l'impolitesse de cette jeune femme. Je tiens donc à nous présenter. Voici, Ancolie Edelweiss, la chef des White Flat, et moi-même, Mary-Jane Kins, la chef des Orchids. Je tiens à préciser que nous ne sommes pas "amies" comme l'a laissé sous-entendre Ancolie. Nous sommes juste des ennemis pacifiste quand nous nous croisons pas hasard. Je suis enchanté de te rencontrer Denshell Whipper. Ta réputation te précède, et le vide du troisième étage en est la preuve.

Mary-Jane avait tenté de se faire plus diplomate que sa camarade, histoire d'apaiser le Rifle Bullets. Mais cela allait-il suffire ?



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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Ven 15 Juin - 20:45

dead

Je les regarde, ces jeunes femmes si petites. Bon, n’allons pas dire que je suis grand (par rapport au chef, je suis minime), mais tout de même. Et elles, me répondant, elles me regardent avec appréhension. C’est une sorte d’échange silencieux. La peur parlant à la faiblesse. L’ego surdimensionné discutant avec celui qui sait se rabaisser quand il le faut. Le dédain conversant avec le respect. Échange tristement magnifique. Il me tirerait presque quelques larmes. J’ai dit presque. Presque. Malheureusement, je ne suis pas d’humeur pour une cérémonie romantique salée, prête à dégouliner sur son tapis de chair, à se ruer vers la porte de sortie qui n’existe pas. Seulement le vide. Le vide, jusqu’à l’écrasement le plus parfait. J’aime ça.

La petite pâle me sourit. Elle veut sûrement que je réagisse de même… Il faudrait qu’elle aille voir ailleurs pour cela car ce n’est pas dans mes options pour le moment. Je préférerais me jeter dans un canyon plutôt que d’envisager cette action. Mais ceci, le comprendra-t-elle ? J’ai peu d’espérance à ce niveau. Tant pis pour elle. Je la laisse dans son attente pour diriger mon regard fatigué sur celle qui l’accompagne. Appelons la « la sérieuse ». Ça lui va bien ! Ses yeux froncés d’avoir étés trop froncés par un froncement répétitif à la moindre action, lui vont bien. Ce qui est assez étrange car normalement, des yeux trop froncés augmentent le taux de cholestérol. Il faudrait d’ailleurs que je lui apprenne ce que c’est. Un vieil ami indien avait ainsi nommé un excédent de matières grasses dans le sang. Il avait découvert ce taux trop élevé sur une de ses vaches qui mangeait beaucoup trop de fromage. Il l’avait d’ailleurs appelé « Tome des Pyrénées »… Allez savoir pourquoi. Pour en revenir à ce gênant froncement de sourcils, qui ne gâche en rien la simplicité pas si simpliste de cette gente demoiselle, vous ai je déjà informé que l’excédent d’or rend fou ? Non ? Ah, vous ne voulez pas en entendre parler. Je vois. Pourtant c’est très intéressant. C’est un autre indien qui avait cette fois-ci une vache nommée « Doliprane » qui me l’a dit. Très intelligent ce bonhomme là. Non, vous ne voulez pas en entendre parler?… Très bien. Mais je suis déçu tout de même.

La petite pâle a parlé. La sérieuse s’est retournée. La petite pâle a continué. Je ne l’ai pas écouté. Trop obnubilé par ce taux de cholestérol qui devait gêner la sérieuse, je n’ai pu comprendre ce que racontait la petite pâle. Ce devait être sûrement très intéressant mais perdu dans les pensées de ma nuit pas si noire et de mon réveil pas si clair, je n’ai rien entendu. Juste un assemblement de mots n’allant pas ensemble. « Frimousse à croquer, mijaurées ayant élu ton vieux matelas, emmerder l’absence de réflexion du mignon. »
Certes, très intéressant, je disais. Mais je n’ai rien compris. Rien du tout. Je me suis perdu dans les yeux gigantesques de la petite pâle qui me rappellent les étoiles dans la nuit noire chez les vieux Indiens. J’ai croisé la grande ourse, trois aigles et un cheval ailé qui ressemblait étrangement à Brume. J’ai aperçu la petite ourse à quelques mètres discutant avec le capricorne. Doliprane et Tome des Pyrénées me regardant avec étonnement et inquiétude. Je leur ai sourit. Je leur ai fais un signe de la main. Elles ont fait de même. Mais soudain, Tome des Pyrénées s’est mise à grandir, grandir, grandir, jusqu’à devenir gigantesque. Elle a obscurcit le ciel de sa grandeur. Je n’arrivais plus à voir les étoiles. J’ai paniqué. J’ai paniqué. Je me suis réveillé. Brutalement. Mais je n’ai pas bougé un cil. Je suis resté comme j’étais et la petite pâle continuait de parler. Je ne sais si elle arriverait un jour à s’arrêter. Je n’aurais pas dû le penser car c’est ce qui est arrivé. Elle a cessé. Soudainement en finissant par « mignon ». Assez déplaisant. Même très déplaisante parole. Je fronce les sourcils, imitant la sérieuse qui a renvoyé des renforts dans le coin de ses yeux. Soutenez bien mes amis, soutenez bien !

Profitant de cet arrêt dans ce flot de paroles écumant de mots étranges, la sérieuse se décide et me comble de présentations barbantes. Comme si j’en avais à faire qu’elles aient toutes les deux un nom bizarre et totalement impossible à retenir. Je n’ai jamais eu une bonne mémoire, elle n’est pas au courant ? Je ne pense pas vu qu'elle continue à me raconter sa vie et me nomme même avec mon nom entier. Elle enchaîne avec un joli compliment sur ma violence. Mon dieu quelle diplomatie !

Je me décide à m'avancer, à me rapprocher. Peut-être les satisferais-je ainsi ? Qui sait ? En ce moment, je crois que j'ai un réel besoin de me lécher les babines devant de mignons agneaux sans pour autant avoir à me dépêcher. Je suis bien réveillé maintenant, prêt à m'accorder quelques agréables moments. J'aimerais bien un carré de viande fraîche au déjeuner ce midi. Deux si possible ?

"- Je n'ai pas un besoin pressant de connaître vos noms. Non, je crois décidément que ce n'est pas la peine. J'ai juste un léger problème. Mais vraiment très léger. je sais que cela va vous paraître sûrement très bizarre. Car après tout, je suis un Rifle Bullets et, je suis incontestablement mieux que tous les autres mais... J'aimerais vous demander un petit service, que je jure être tout petit, sans aucun doute ! Pourriez-vous, voyez je suis poli, me gratter le dos, là, juste sous la clavicule ?"

Et c'est partie pour le show ! Comme disait sans cesse le vieil indien, propriétaire de la vache nommée "Michael Jackson". Joli prénom, non ?


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Ancolie Edelweiss


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Mar 26 Juin - 17:13

dead

Et... Tadam ! Voici comment gâcher, en quelques phrases, un si beau monologue comme il n'en existe qu'un tous les siècles ! Dégoûtée, je suis littéralement dégoûtée. Ta réponse est des plus... diplomate. TROP diplomate ! Mary-Jane, tu es la plus ancienne non ? Entre nous deux. Ton expérience est de loin supérieure à la mienne. Alors pourquoi continus-tu à lui parler dans un autre langage ? Le sien tient de ses poings, de ses pieds, de ses abdos, de ses genoux, de ses biceps, d'où tu veux, mais pas de sa tête ! En omettant les cas précaires. Je rajoute, vu sa modestie, notre nom et nos relations l'importe peu. En parlant de relation, les White Flats sont pacifistes, ils ne se tapent pas dessus pour un oui ou un simple non. Résultat, le mot "ami" est sous-entendu dans toutes nos rencontres.

F'in bref, ton élan de politesse, loin d'être anormal, me souffle deux petites remarques. J'ai pris le mauvais côté de la rivière, pensant à ta quelconque envie d'enflammer les braises. S'en suit donc un raisonnement logique, tu as peur. Cela s'entend à ton discours. Le calme apaise la tempête, certes, mais le tien n'apaise qu'une légère brise. Le bonhomme qui se tient devant nous n'est qu'un agneau aux pensées brumeuses. Et même si un danger nous guettait en sa présence, pourquoi m'as-tu traînée jusqu'à lui ? Elle est où l'immature maintenant ? Je te signale que le décoiffage est garanti dans une bagarre. Mais ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas, j'aime jouer. Sauf que le jeu vient de couler, aux plus profond des eaux. Je suis sûre qu'il n'a rien bu de mes paroles et si bien même il l'aurait fait, elles se sont noyées dans ton flot de politesse. Les courses faites, en voici l'inventaire : je n'attends plus de réponse, l'ambiance est tombée, morose, et j'ai perdu le fil de la conversation. Il est bien caché le bougre, demandez-moi de parler je vous conterai l'histoire d'une courgette embrassant tendrement un coquillage au sommet de l'Everest. Avec les détails s'il vous plaît !

Ma chère Mary-Jane, j'ai senti ton regard violemment obscur sur mon épaule. Je t'adresse le mien mécontent lui aussi, une moue de déception ancrée sur le visage. Mais faute de considération, tu restes concentrée sur notre nouvel ami. Je le fixe à mon tour, détourne mes pupilles remplies de tristesse, lasse. J'appuie ma joue sur mon poing, souffle bruyamment. Quel ennui ! Qu'est-ce que cela peut faire ? Il a marché et alors ? On apprend cela à la naissance. Den' je t'en prie offre nous un peu plus d'action, n'importe quoi !

Voilà ! Tu t'en contre-fous ! Tu les as déjà oubliés ! Comme nous nommons-nous ? Tu n'en sais strictement rien ! Merci de me donner raison. Je sombre dans une profonde apathie, quelque seconde, le temps de ta réplique. Je relève brusquement la tête, t'adresse un large sourire, les iris flamboyantes, avant de partir dans un éclat de rire incontrôlable. Ta dernière demande est tout bonnement formidable ! Denshell, je t'aime, plus que tous les autres marginaux qui forment ton groupe ! Des gouttelettes salées s'accumulent sous mes cils avant de couler sur mes joues rosées. Mon rire s'incruste dans le temps, prenant possession de quelque minute, s'incruste dans l'espace, remplissant les couloirs vides.

Mes doigts sèchent délicatement mes larmes, je me relève enfin, souple. Tout en calmant mes ricanements, je me dirige vers le mur à votre total opposé. Je m'y adosse. Pesons et jugeons ta demande si bien faite Den' ! Je souffle un grand coup en rejetant ma tête en arrière, calme mon hilarité.

-Den', Den', Den' ! Ecoute, tu dois déjà avoir oublié nos noms et nos statuts par la même occasion. Sache que je m'en contre-fiche. En soutenant ces détails je souhaite juste t'annoncer que nous ne nous rabaissons pas à ce genre de gestes. Je pense que mon AMI Mary-Jane m'appuieras sur ce point.

Je lance un regard provocateur à chacun de vous deux. Excusez-moi pour cette fâcheuse réponse, mais malgré mon avance je pense avoir raison sur ce point. Mary-Jane ?
Je me décolle du mur avant d'atterrir légèrement devant toi. Où plutôt devant la montagne de muscle qui te sert de corps. Sans lever les yeux, j'atteins un peu plus de la moitié de ton torse. Mais là, je te regarde avec un grand sourire, appuie mon index sur ta joue.

- M'enfin cela dépend. Jusqu'à où tu serais prêt à te rabaisser pour ce cadeau ?

Je retire mon index, colle mes mains sur mes hanches, penche la tête sur le côté. Tout sourire, taquine, j'attends une protestation, un accord peut-être. Le temps est au jeu, puis-je mener la danse ?


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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Ven 29 Juin - 17:06

Chef des the Orchids

Mary-Jane avait pensé que ce petit discours de présentation pourrait bien faire comprendre à notre hôte, que nous ne sommes pas vraiment du même monde. Tout du moins cela aurait été envisageable, si la chef des Orchids n'avait pas tendance à être trop gentille, et à surestimer ses adversaires intellectuellement. Car, Mary-J. était persuadée d'une chose, sa force physique n'était pas un leur. De plus, Ancolie semblait de plus en plus insouciante. La jeune femme ne cillait pas face au regard inquisiteur de la chef des White Flat. Elle restait une fois de plus de marbre. Mary-Jane avait l'intuition d'avoir fait tout ce qu'elle avait pu pour ce pauvre jeune homme. Maintenant son intérêt était tourné vers la jeune Ancolie, la Lady avait provoqué le danger pour une bonne raison. Elle vouait tester les capacités de la chef des White Flat. Après tout, face à un clan ennemis, il est toujours bon de mieux connaitre la tête pensante. Cependant, même si c'était une évidence que ce titre devait revenir à Ancolie, Mary-Jane avait encore des doutes sur ce petit être, dénué de bon sens. Comment pouvait-elle gérer un groupe sans le mener à la mort, que dis-je, l'éradication totale de ses membres ?! C'était louche, très louche ! Cette petite devait bien cacher son jeu derrière se petit corps chétif. Tout du moins, la chef des Orchids l'espérait fortement. A vrai dire, son intuition lui indiquait que la chef des White Flat avait quelque chose de mystérieux, une force cachée. A ce moment là, Mary-Jane priait de tout son coeur que son intuition l'ai bien guidé. C'est dans cette position indélicate, face au danger que représente un Rifle Bullets que la chef des Orchids souhaitait la force d'Ancolie. Si ce benêt décidait, suite aux provocation de la jeune femme de passer à l'attaque, il en était fini de la beauté de la jeune femme. Le regard pesant du Rifle Bullets l'inquiétait d'autant plus. Mais feintant l'ignorance, Mary-Jane croisa ses bras sur sa poitrine, le menton rentré, les yeux amusés, presque charmeurs, un sourire presque imperceptible. Mary-J. s'amusait bien malgré tout, et puis découvrir les limites de la chef des White Flat valait bien un passage par l'infirmerie.

Soudain, sans prévenir, Denshell Whipper se leva et s'avança d'un pas vers les deux jeunes femmes. Mary-Jane, eu un réflexe de recul qu'elle domina, pour finalement, dans une suite de mouvement bien calculés, dissimuler l'espace qu'elle agrandissait entre le monstre et son corps fragile. Elle décroisa les bras secoua un peu sa robe, faisant un mouvement de rotation du bassin pour vérifier qu'aucune saleté ne s'y était logée, puis en faisant tout ça, de petits pas mesurés, qui la faisait reculer d'au moins soixante centimètres. Ce n'était pas grand chose, il fallait beaucoup d'efforts pour s'éloigner plus sans se faire surprendre, et c'était quasi-impossible. Toutefois, ses soixante centimètres avaient suffit à se mettre à l'abris d'un coup furtif. Enfin la brute épaisse encore sous le coup du sommeil prit la parole. C'est à se moment même, que notre amie fut accablée. Mary-Jane venait de comprendre à quel point l'intelligence de cet individu était négligeable, et l'inutilité de son discours rempli de politesses. Il n'avait même pas le sens de la hiérarchie et encore moins des priorités, c'était affligeant. En oubliant le nom de la chef des Orchids, ainsi que son statut, ce monstre venait d'en défier un autre. C'était un affront sans nom, il avait prit de haut Mary-Jane Kins, et croyez-moi, il allait le regretter. Cependant Mary-J. est une femme patiente, et à la façon d'une Lady, sa vengeance est sévère mais souvent longue. L'agonie et la peur ne sont-elles pas pire qu'un simple corps abîmé ? Denshell Whipper ne tarderait pas à en faire l'expérience. La chef des Orchids mettrait en oeuvre un plan bien spécial en son honneur, certainement pendant le bal du printemps.

Je n'ai pas un besoin pressant de connaître vos noms. Non, je crois décidément que ce n'est pas la peine. J'ai juste un léger problème. Mais vraiment très léger. je sais que cela va vous paraître sûrement très bizarre. Car après tout, je suis un Rifle Bullets et, je suis incontestablement mieux que tous les autres mais... J'aimerais vous demander un petit service, que je jure être tout petit, sans aucun doute ! Pourriez-vous, voyez je suis poli, me gratter le dos, là, juste sous la clavicule ?

Ancolie prit la parole, Mary-Jane n'avait plus le courage de se fatiguer pour un poltron comme lui, elle était désormais concentrée sur la chef des White Flat.

Den', Den', Den' ! Ecoute, tu dois déjà avoir oublié nos noms et nos statuts par la même occasion. Sache que je m'en contre-fiche. En soutenant ces détails je souhaite juste t'annoncer que nous ne nous rabaissons pas à ce genre de gestes. Je pense que mon AMI Mary-Jane m'appuieras sur ce point.

Ancolie avait une fois de plus appuyé sur le titre d'amie qu'elle lui attribuait sans mal, lui jetant un regard provocateur. La petite attendait sans doute une quelconque réaction de la part de Mary-Jane, mais ce ne fut pas le cas, une mur de marbre, voilà à quoi ressemblait la chef des Orchids. Ayant rectifiée leur relation il y a quelque instants, la jeune femme ne sentait pas le besoin de reprendre Ancolie une fois de plus. Qu'elle pense ce qu'elle veux, mais le fait est, qu'elle reste consciente que je ne la considère pas comme tel. Mais sa provocation ne s'arrêta pas là, et pour une fois, Mary-Jane ne dit absolument rien. Finalement, sa peur avait laissé place à la curiosité, jusqu'où Ancolie irait-elle ?

M'enfin cela dépend. Jusqu'à où tu serais prêt à te rabaisser pour ce cadeau ?


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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Lun 9 Juil - 15:04

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Un fourmillement certain. Une démangeaison insatisfaite. Un picotement désagréable. Voilà ce que subissait le dessous de ma clavicule, là où le bras doit s'allonger plus que de raison pour subvenir à un besoin pressant. En temps normal, je n'aurais pu retenir ma contorsion souple pour soulager mon gêne grandissant. Mes doigts fins auraient pourvus à ma nécessité. Sauf qu'ici n'est pas temps normal, et ce n'est pas à prendre à la légère ne croyez-vous pas ? Les deux filles me fixent, agitées par ma question insurmontable. Mais voyons, qui aurait cru que moi, Denshell Whipper, je leur aurais un jour posé une question pareille ? Ce n'était pas envisageable et je les ai pris de court. Bien. Parfait. La sérieuse fronce à nouveau les sourcils tandis que la petite pale s'agite. Elle me prépare une joyeuse réponse. Haha, que j'ai hâte de la découvrir...

En attendant, la tempête nous agite tous les trois. L'écume se perd entre nous. Le sel crispe nos gestes. L'humidité nous fait peur. La mer voudra-t-elle un jour nous recracher ? L'effroi nous prend quand on pense au contraire. Nous nous devons ainsi de satisfaire cet orage vorace. Oui, nourrissons le bien. Nourrissons le bien. Croyez-vous que nos colères rassemblées le laisseront repu ? A moins que nos rires l'agitent...

A croire qu'elle a entendu mes pensées, la petite pâle s'éloigne de moi et s'agite. J'arrive à voir un éclair froidement chaleureux la traverser pour ne plus la quitter. Un tourbillon de sentiments plus contradictoires les uns que les autres prennent possession du couloir. Ils se collent aux murs trop froids. S'aspirent eux-mêmes. Éclairent le noir. Font transpirer la chaleur.

La petite pâle est remplie de couleurs. C'en est hallucinant. A côté de la sérieuse, elle s'illumine. Toutes les deux, elles se complètent sans laisser d'alternative. Elles sont tombés sur la mauvaise personne pour démontrer leur art dont elles ne sont pas conscientes, c'est certain. Elles tentent à deux de me démonter avec classe, ce qui est tout simplement impossible. Elles le savent mais, avec l'énergie de damnés, tentent de faire preuve de bravoure. Leur a-t-on appris la politesse, le recul ou encore l'acceptation ? Je reste sceptique sur le sujet. Malgré cela, elles sont jolies et mignonnes à oser l'impossible. Oui, car elles sont deux. Deux puissances en carence. Deux faiblesses insoupçonnées. Un couple parfait. Elles ne le savent pas, mais elles se ressemblent étrangement. C'en est dérangeant. Presque agréable. Je ne les coupe pas dans leur élan. Je les laisse s'établir, prendre leurs marques. Arrivera un jour où elles me devront quelque chose. Je leur rappellerai à la fin de notre jeu. Oui, je ne me permettrai de les stopper ainsi. Je suis un homme.

Je suis galant et bien élevé, c'est pourquoi je répondrais sans hésitation à cette provocation mal camouflée jetée à la mer par la petite pâle. Je vais me dépêcher de repêcher cette offrande. Quelle irresponsable cette jeune fille ! Lancer un si beau présent dans un endroit si tourmenté, cela relève de la bêtise. Je me dois de la réparer. Malheureusement pour nos locuteurs invisibles, je suis fatigué mais de bonne humeur. Le spectacle ne sera donc pas ponctué de phases sanglantes ni de jets violents d'un liquide que personne ne préfèrerait identifier. Arrêtons cette violence trop violente. Changeons quelques instants de sujet pour s'inspirer d'autres idées. Quelques dixièmes de seconde me suffirons pour répondre. Quelques dixièmes de secondes pour s'aventurer dans un nouvel endroit pour le moment non découvert. Je suis un magnifique navigateur dressé sur sa proue. Je suis un nouveau Christophe Colomb, novateur et précurseur. Je suis Denshell Whipper.

Mes genoux se plient. Mes pieds changent de position pour se retrouver sur leurs orteils. Mes mains trouvent le sol avec une précision extrême. Mon ventre suit le même trajet, de même que mon visage. Je prends tout de même garde à ne pas respirer trop de poussière, je ne tiens pas à éternuer lors de ma descente, ce ne serait pas fantasque. Ou peut-être trop. J'ai du mal à camoufler mon sourire. Je ne désire pas leur occasionner trop grand affront. Je suis un homme, ne l'oublions pas.

"-Cette hauteur vous satisfait-elle ?"

J'ai toujours aimé joué. J'espère qu'elles font parties des jeunes enfants qui ont joué avec les autres dans un joli jardin poussiéreux car c'est avec ces enfants là que je veux jouer.


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Ancolie Edelweiss


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Ven 27 Juil - 19:53

dead

Je regarde ce visage impertinent. Mon sourire ne se fane pas, je garde une certaine assurance non sans appréhender un quelconque geste un peu trop violent. Mais pourquoi avoir peur bon dieu ?! Ce n'est qu'un jeu, tout mignon. Alors, pourquoi s'en faire ? Mon coeur rate plusieurs battements. Une sensation étrange s'empare de mes muscles, me paralyse. Un frisson parcours mon système nerveux, se coince dans ma gorge. Ma nuque dessine un cercle, sans un bruit, comme pour se défaire de ce gène. Gène que je définis comme agréable. Une sorte d'excitation, excitation causée par cet inconnu. L'inconnu de ta réaction. Mon visage reprend sa juste place, légèrement penché. Seule nouveauté mon sourire, plus que doux il en devient sadique. Un visage pouvant être décris comme angélique, couronné d'une touche cruelle. Pourtant, aucune idée se devant louche ne me traverse l'esprit. Non, seul un vide exprimant une attente impatiente. Plus que ton futur geste, ton expression m'attire. J'aimerais savoir ce que tu penses, j'aimerais lire en toi. Mais plutôt que de satisfaire une quelconque curiosité, je dois être patiente.

Je n'ose pas un regard dans ta direction, non par peur, mais par flemmardise. Oui, pour l'instant tu n'es pas mon principal intérêt. Même si je t'aime bien, Mary-Jane, en ce moment, ce sont les gestes de notre bon ami qui m'intrigue. Tu ne fais rien pour attirer notre attention. Sage, calme, presque transparente. Tu attends dans ton coin, observe la scène. Enfin je crois. Si mon raisonnement est juste, que vois-tu ? Que dis-tu de nous ? Tant de questions sans réponse. Tant de questions sur vous deux qui se mettent à briller dans ma tête. Tant de questions qui seront vite effacées, ne m'empêchant pas de dormir. Mais il faut bien un moment où le cerveau entre en action. Alors, debout sur mes jambes frêles, je réfléchis, j'invente plusieurs scénarios. Mais comme une enfant ne peut longtemps résister à la curiosité, je tourne mes yeux dans ta direction, penchant un peu plus la tête. Mes lèvres reformèrent se sourire doux et satisfait. J'avais raison, tu t'intéresses à nous. Je croise ton regard, le tiens un millième de seconde avec de sentir un mouvement face à moi. Je tourne précipitamment la tête par peur de rater le spectacle. Notre ami s'allonge à plat ventre sur le parquet.

Mes yeux s'écarquillent, ma bouche s'ouvre, béante. Tu as pris mes paroles au premier degré, je n'y crois pas ! Mon rire ne se fait pas attendre, une nouvelle fois il est puissamment cristallin. Il couvre ta demande. Malgré tout celle-ci atteint mes petites oreilles. Je me reprends avec difficulté. Te regarde avec hilarité. Je reste un instant le sourire aux lèvres avant de m'accroupir devant toi. Dans un nouveau mouvement de nuque j'envoie mes cheveux en arrière avant de me pencher un peu plus sur ton corps maintenant si vulnérable. Mes yeux parcours un instant ton visage souriant.

- Tu es étonnant Denshell, très étonnant.

Mon doigt s'en va parcourir ton dos. Il dessine un cercle, là, juste sous la clavicule. Il entoure l'endroit de tes désirs, l'effleure, ne le touche pas. Mes jambes flanchent, je me retrouve à genoux, geste volontaire. Mon doigt se retire en même temps. Fière de ma réaction, je te regarde de haut. Mais que serait un défi si l'air n'y était pas. Mon dos se tord pour laisser ma tête caresser le sol. Elle est à l'envers, mais mes yeux ne te quitte pas. Alors, je pose un temps. Le temps que mon sourire se transforme en rictus. Le temps que mon visage se durcisse laissant place à cet air cruel d'il y a quelques minutes. Mes mains sont jointes.

- Mais jusqu'où peux-tu me surprendre ?

Mes mains se délient, l'une vient appuyer sur le point sensible dont il est question en ce moment. Je me redresse. Mon visage redevient alors enfantin. J'envoie un regard à Mary-Jane.

- Tu n'es pas intriguée toi ?

J'espère une approbation, le spectacle ne peut se finir ainsi !


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Mary-Jane Kins


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Dim 29 Juil - 19:42

Chef des the Orchids

Mary-Jane observait la scène en silence, se faisant presque oublié. La folie d'Ancolie était intéressante, une lueur de réponse arrivait doucement à la vue de la chef des Orchids. Le personnage d'Ancolie Edelweiss, chef des White Flat se dessinait, les traits devenaient de plus en plus distincts. Cette petite créature était dotée d'une folie créatrice incroyable. On aurait dit une enfant, elle joue, ignorant le danger, prête à tout pour un sourire, un moment d'amusement. Mary-J. commençait à être satisfaite de son stratagème, réveiller Denshell Whipper pour le confronté à la belle Ancolie, était une idée digne d'une Orchids. Elle savait maintenant que l'ingénue n'était pas un danger imminent pour son groupe. La seule condition est d'éviter de réveiller ses instincts enfantins de joueuse invétérée.

Toutefois, cette joueuse que voici, venait de faire plier Denshell, se dernier s'était allongé sur le sol, prenant au premier degrés la provocation de la chef des White Flat. Il fallait bien l'avouer, Mary-Jane fut légèrement surprise. Cependant, le premier sentiment qui traversa son être ne fut pas le rire comme celui de l'ingénue, mais le méprit. Etait-il stupide au point de s'abaisser devant le premier venue pour qu'on lui gratte le dos ?! Comprenait-il seulement la portée de son acte ? Il allait de soit que cet imbécile n'en voyait même pas la couleur. Le Rifle Bullets ne s'attachait pas au titre comment pouvait-il comprendre que ce simple geste noircirait les pages du Livre d'Or de Whiteriver Town. En effet, il s'agissait d'une victoire pour Ancolie, cette dernière venait d'humilier un Rifle Bullets, et son groupe avec, pour une stupidité, et un désir primitif. Mary-J. se ferait alors un plaisir de rapporter les faits aux chef des Rifle Bullets en signe de provocation. Denshell Whipper avait plus de trois longueurs de retard sur la situation, et les conséquences de ses actes. En bonne Orchids, la jeune femme ne laissait passer aucune information. Chaque détail, chaque mot, chaque geste, avait un rôle à jouer dans cette guerre sans nom. Une guerre psychologique et d'honneur en ce qui concerne les Orchids.

Toutefois, Mary-Jane n'était pas au bout de ses surprises ! Cette fois, il s'agissait d'Ancolie ! Cette dernière venait de se mettre à genoux et tentait le jeune homme en passant son doigt à l'endroit qu'il avait désigné comme cible de sa perte. Mary-J. restait impassible, ne montrant aucun sentiment, elle s'était littéralement fondu dans le paysage, rentrant presque dans les mur de bois du couloir.

Mais jusqu'où peux-tu me surprendre ?

La chef des White Flat était si joueuse, elle ne pouvait pas s'arrêter là, s'en devenait une évidence. Cependant, Mary-Jane avait eu ce qu'elle voulait, sa présence ici n'était que politesse. Sans doute risquait-elle d'arrêter le jeu tôt ou tard. C'est alors que la jeune ingénue posa ses genoux à terre se cabrant, la terre à l'envers face à celle du jeune homme. Mais, déliant ses mains, Ancolie se redressa et toucha de nouveau du bout des doigts l'endroit désigné. Leurs regards se croisèrent, enfantin et plein de vices, celui de l'ingénue était joueur, et intéressé. Quant à Mary-Jane de son visage toujours indéchiffrable, elle transperça les pupilles de la chef des White Flat dans le but de la paralyser, le temps de faire quelques pas vers elle.

Tu n'es pas intriguée toi ?

Mary-Jane lui sourit tristement, mais avec sympathie, pour la première fois. Cette enfant est tellement joueuse qu'elle en perd toute fierté, c'est touchant. Ce puit de naïveté est attendrissant. Son instinct maternel revient alors au galop, se saisissant de la main qui frôlait le dos du jeune homme, Mary-Jane commence son discours d'une voix chaleureuse.

Ta curiosité mérite-t-elle le sacrifice de la fierté que tu nous accordais quelques secondes plus tôt ? Te rabaisserais-tu autant que lui, pour assouvir ta soif de plaisir ? Si tel est ton choix je le respecte, toutefois, je ne veux en aucun cas être, ni témoin, ni complice de se gachi.

Mary-Jane serra avec douceur la main d'Ancolie dans les siennes, ses yeux bleus azurs étaient d'une tendresse réservée aux membres de son groupe. La chef des White Flat ne mesurait sans doute pas sa chance à se moment précis, car elle venait de susciter chez la chef des Orchids un intérêt empli de sympathie.



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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Dim 19 Aoû - 17:56

dead







. Mon buste se soulevait avec douceur. Ici, tout était calme. Le sol et mon corps ondulaient en une parfaite osmose. La tempête était passée, la paix était revenue. La mer nous avait recrachés et je n'avais plus envie de jouer avec les crabes et les anémones. Le requin finit toujours par manger ses proies et j'avais approximativement la même envie que lui. Malheureusement, les fruits de mer qui m'entouraient n'avaient pas vu le ciel bleu arriver et s'attendait encore à quelque tremblement. Étonnant. Je m'étais pourtant incliné, je n'avais ni gueulé ni frappé. Un parfait gentleman en somme. Ce comportement parfait était la conséquence d'un horripilant fourmillement sous la clavicule. Ne faisant pas parties des Rifle, les deux anémones ne pouvaient, ne peuvent et ne pourront jamais comprendre notre spontanéité si spontanée. Mais un crabe a-t-il jamais compris les faits et gestes d'un requin ? Le tour de force qu'essayaient d'accomplir ces fruits de mer chétifs était tout simplement impossible et inutile. La baleine mange le plancton, c'est bien connu. Et jamais le plancton n'a tenté de s'extraire du pouvoir du plus gros animal vivant sur Terre. Je suis le roi, vous simples sujets n'êtes même pas dignes d'un regard. Et pourtant, vous avez voulu jouer au tendre jeu de "qui est le plus fort et le plus malin" sans penser aux conséquences de vos actes. Même en ce moment, vous n'avez pas idée de ce qui vous attends. La rieuse me tente avec amusement. La digne me fixe avec mépris. Un soupir d'exaspération m'échappe. Si seulement elles m'avaient laissé dormir en paix, seul sur mon parquet, seul à mon étage, seul dans mes rêves. Seul. Il ne faut pas réveiller le chat qui dort. C'est pourtant un proverbe bien connu. Un proverbe sensé et compréhensible. Qui est l'idiot dans notre histoire à tous les trois ? Je vois bien qu'on tente de faire croire que c'est moi, mais malheureusement pour les deux crevettes, je suis depuis bien longtemps devenu chat, requin, baleine et autres. On ne peut plus m'atteindre. Vous arrivez trop tard. Mon esprit est devenu vide d'encombrements inutiles que vous vous acharnez à garder. Un grenier est toujours plus propre et agréable vidé d'horribles bibelots poussiéreux qui ne serviront plus jamais à rien. Je suis calme et dépourvu de choses à perdre. Quand vous réfléchissez, moi j'agis. C'est ça être le prédateur. C'est ça être l'empereur. J'ai trop été la proie facile à attraper. 

Aujourd'hui, jour idéal pour une sieste idéale, vous avez voulu jouer avec le feu. La brûlure risque de faire mal. Mais juste un tout petit peu. Toutes mes condoléances pour l'arrivée brutale et dégradante. Je ne voulais pas, je le jure. Mais je suis le lion en colère, je suis le feu rallumé, je suis le requin affamé, je suis la baleine blessée. Et rien ne pourra me faire changer de but : dormir seul le jour idéal à l'endroit idéal. Le silence que vous venez troubler me perfore avec vivacité. Aujourd'hui, je suis de mauvaise humeur. Je ne suis pas violent : je suis crevé. Est-ce trop demander au pépé d'en-haut de me foutre la paix juste un moment ? Oui je sais, j'ai pêché... Et alors ? Je suis un monstre, il faut juste qu'il l'admette le vieux ! Et bien non, il m'a envoyé ses deux lieutenants avec les meilleures intentions du monde. Et il voudrait que je m'incline, que je lui baise ses petits petons tout mignons ? Il n'a qu'à aller voir chez les pingouins si j'y suis, ça, ça me ferait plaisir. À ce moment là, peut- être que je ferais preuve de bonne volonté et que je n'enverrais plus ses gentils petits soldats paître. Mais ça, c'est pas maintenant. Un jour dans une autre vie, mais pas maintenant. Désolé papi, j'ai voué ma vie au crime sans le vouloir vraiment. Fallait pas me provoquer, c'est ainsi. Alors si je frappe, scuse moi pour mon insolence, insulte plutôt ma conscience. 

Mon sourire éclaira le sol et s'envola à travers le ballet gracieux des grains de poussière, soulevé par ma respiration mélodieuse. La beauté de cette chorégraphie lilliputienne me coupa le souffle. Le soleil fouettait le plancher de sa lumière trop vive permettant au sable et à la terre de ne faire qu'un. Chaque rayon se distinguait de son prochain par ses danses intérieures. C'était beau. Le chair de poule parcouru mes muscles puissants pour les réveiller. Les étoiles créés par les piétinements des élèves se reflétèrent dans mes pupilles brunes. Le lumière me traversa. J'étais élu à observer ce spectacle peu commun. J'étais le roi de ces étoiles inconnues des scientifiques qui s'occupent de choses beaucoup plus grandes pour flatter leur ego. Mais jamais aucun n'avait eu le courage de déclarer le phénomène qui se produisait devant mes yeux. Trop petit, trop peu intéressant, trop idiot. À sa soucier de plus important, on oublie le plus beau : l'éphémère. 

Ma précision sur le beauté se précisait mais les deux lieutenants de papi avaient vraiment décidé de troubler mon repos. La rieuse continuait de jouer avec ma clavicule et me parlait de ma capacité à la surprendre. Quant à la digne... Le poids de son regard méprisant avait quitté mes épaules pour se concentrer sur le singe à mes côtés. Tant mieux, cela commençait à m'user et je n'aime pas l'usure. Les deux commençaient maintenant à se parler entre elles. Je n'avais plus rien a faire dans cette conversation. J'allais pouvoir redécouvrir mon lit douillet. Non, mon plancher douillet. Ni une, ni deux et enhardi par le perspective de mon tendre sommeil prochain, je contractai mes muscles, me levai, empruntai le rire de mon bras gauche et accrochai la dignité à mon droit. Deux poids plume, pas de quoi forcer. 

"- Vous devriez plus manger les filles. Si ça continue, vous allez mourir de dessèchement. J'ai connu un gars une fois qui avait essayé et à la fin de son régime, il était pas joli joli... Bon, pour terminer cette sympathique entrevue qui me fut très agréable, je vais retourner dormir seul à mon étage. En effet, ma sieste n'est pas terminée et mon rêve non plus. De plus, je pense que l'école n'est pas achevée pour les jolies demoiselles que vous êtes, n'est-ce-pas ? Je suis sûr qu'un professeur se fera la joie de vous accueillir dans son cours. À cette heure-ci, c'est vraiment une aubaine que je me sois trouvé sur votre chemin pour vous indiquer celui de l'étude et du travail. Plus tard, vous me remercierez, mais plus tard."

La conversation terminée, j'arrivais au premier étage, ouvrait une porte au hasard d'un superbe coup de pied et, souriant au professeur, laissait mes deux sacs à patate retomber sur le sol. 

"- J'ai trouvé deux déserteuses monsieur ! Je crois qu'elles n'avaient pas vu l'heure. Bon, je vous laisse, c'est que j'ai beaucoup à faire en ce moment avec tous ces délinquants ! "

Le ton d'ironie présent dans ma vois n'échappa à personne mais, sitôt dit, sitôt fait. Le porte fut refermée, l'escalier remonté, l'étage parcouru, ma place retrouvée. Un soupir de soulagement m'échappa. Le silence venait de retrouver le chemin de mes tympans. Il faisait bon. Il faisait beau. Un jour idéal pour une sieste idéale. Mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes et je sombrais à nouveau dans les bras d'Orphée.

"- Tu m'avais manqué."


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Ancolie Edelweiss


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MessageSujet: Re: Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...   Ven 24 Aoû - 14:20

dead


L'envie, elle m'a poussée jusque là. L'envie m'a fait parler. L'envie m'a agenouillé devant toi. L'envie m'a amené à te suivre dans ton contact. L'envie m'a obligé à rire. L'envie m'en a demandé encore plus. L'envie, un des sept péchés capitaux. Un péché au soi-disant lourdes conséquences. Peut-importe, elle est si délicieuse, cette envie. Comme un frisson dans les veines, un souffle froid dans le corps, elle en demande toujours plus. Elle ne connaît aucune limite. Elle ne voit que l'horizon. Seule obstacle dans sa longue marche, la raison. La raison est un mur. La raison est fine, fragile. La raison est minime devant l'envie. La raison se fait minuscule. Timidement, elle se dresse devant le titan venant à son pied. Une brise, une seule, le mur s'écroule. La raison, pourquoi n'est-elle pas plus forte ? Pourquoi, aussi importante qu'elle est, n'arrive-t-elle pas plus dure ? L'Envie, la Gourmandise, l'Orgueil, la Paresse, l'Avarice, la Luxure, la Colère. Pourquoi ces mots sont-ils capitaux ? Ils sont simplement le propre de l'homme. En soit, l'homme n'est-il pas un pêcheur ? LA raison, contrairement aux sept, n'est pas innée. C'est un mur que l'on construit, une cathédrale mettant des années à grandir.

Mary-Jane, la tienne est majestueuse. Madame raison, comme vous êtes belle. Je dois paraître bien affreuse, bien médiocre face à vous. Mademoiselle envie, se devrait silencieuse face à tant de présence. Mademoiselle devrait partir. Mademoiselle devrait s'évanouir. Mademoiselle devrait poser une pierre de plus sur la Cathédrale. Mais mademoiselle n'en fait rien. Mademoiselle est trop forte. Mademoiselle est trop hautaine. Mademoiselle est trop fière. Mademoiselle n'écoute pas. Mademoiselle ne comprends simplement pas. Mademoiselle ne voit pas sa fierté faillir. Mademoiselle est orgueilleuse. Madame à raison. Mademoiselle ressens une soif de plaisir. Mademoiselle est gourmande. Mademoiselle ne prend pas le soin de répondre. Mademoiselle est paresseuse. Mademoiselle dessine une moue vexée. Mademoiselle est en colère. Que manque-t-il à notre Damoiselle ? La vue. L'ouïe. Le toucher. Mademoiselle s'en rend compte. Madame lui fait une fleur. Comment une dame si dure peut se montrer si douce. Comment ces gestes peuvent être si chaud ? Mademoiselle comprend, n'en est pas peu fière. Mademoiselle sourit. Mademoiselle n'est pas d'accord. Mademoiselle est reconnaissante.

Mes yeux sont plongés dans les tiens, mes lèvres sont étirées d'un sourire. Je ne trouve pas le mal. Je pense tes paroles trop exagérées. Mais je te remercie. Une belle fleur que tu m'offres là. Chère Mary-Jane, nous ne parlons pas la même langue. C'est agréablement gênant.

Je sens un mouvement sous mes doigts frêles. Le monstre s'éveille. Il se lève, avec une certaine prestance. Mon regard étonné parcours tout son corps. Je sens son bras venir sous mon ventre. Un hoquet aiguë sort de ma bouche. Je ressemble à un chat que l'on oblige aux caresses. Sauf que sa façon de les câliner est originale. Me voici donc en hotte de Noël sur son épaule. Je souffle, souris, attend. Une petite tête blonde se joint à mes côtés. La machine se met en marche. Madame va littéralement me tuer. Si ma fierté ne s'arrête pas à une simple prise en sac. La tienne risque d'en prendre un coup. La faute à qui ?! Je ne préfère pas me prononcer. Une consolation dans ce malheur. Sa réplique fait plus de quatre mots. J'en suis bien heureuse. Mais monsieur est bien de mauvaise foi. Tout de même.

- Tu n'es pas réellement innocent non plus. Monsieur le prophète ferait bien d 'accomplir ses tâches avant de les imposer aux autres.

L'idée de sécher les cours ne m'avait pas traversé l'esprit. Je me baladais juste dans les couloirs. Je rencontrais Madame. Elle eut la bonne idée de rendre visite au monstre endormie. Celui-ci jouant son rôle de papa attentionné, nous rappelant au devoir. Cette histoire, il faudrait l'écrire. La seule peur me venant à l'esprit... quel cours ai-je manqué ? La matière ne me revient pas en tête. Cela me titille les neurones. Ma réflexion se bloque lorsque mes fesses rencontrent violemment le sol. Je laisse échapper un souffle de douleur. Je lève les yeux dans la direction du bonhomme. Nouvelle tirade désignée au bon monsieur dont l'identité m'est encore inconnue. La porte refermée, le silence devient pesant. Un peu sonnée je te regarde. Je souris. Sourire stoppé par la voix brute derrière-moi.

- Mesdemoiselles.

Je me retourne vivement. Face à moi, Monsieur Keystone. Je me relève rapidement. Souris, amusée.

- Monsieur, quel plaisir de vous voir aujourd'hui. Surtout que je n'avais pas de cours prévu en votre compagnie. Je vous prie de pardonner notre entrée si mouvementée. Vous pouvez continuer.

Sans attendre de remontrance. Je t'empoigne le bras et t'entraîne à nouveau dans les couloirs. Je referme doucement la porte en adressant un au revoir cordiale à l'assemblée. Puis, je m'adosse au mur. Baisse la tête, ferme les yeux un instant, souffle. Mes paupières se lèvent sur ton visage. Je souris de plus belle.

- Entretien bien mouvementé dis-moi. Mary-Jane, tu auras beau me donner des leçons, tu es bien trop curieuse. Heureusement pour toi, ceci n'est pas un pêché capital. Mais, même si pour toi tout ceci n'était pas une partie de plaisir, je te remercie. C'était bien plus qu'amusant.

Mon dos quittent le bois, mes jambes s'activent. Je reprends ma route en soupirant de plaisir. Cette matinée fut tellement agréable. Son souvenir pourrait m'échapper un rire. Je ne regrette rien. Ni ta curiosité, ni mon envie, ni même encore l'arrogance de notre ami. Je m'arrête, à quelques mètres de toi maintenant. Tourne la tête au niveau de mon épaule.

- Une chose est sûre cependant. Nous n'avons pas la même fierté.



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Je marchais au hasard le soir était tombé Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué Tout était si désert, où me désaltérer ? Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés ...

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