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 Un inconnu du bataillon se pointe...

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Denshell Whipper


Messages : 282
Date d'inscription : 31/05/2012
Age : 19
Localisation : Dans un champ de blé... Ou pas.

MessageSujet: Un inconnu du bataillon se pointe...   Sam 2 Juin - 21:05

dead
Denshell Whipper



Nom : Whipper
Prénom : Denshell
Date de naissance : 19 Janvier.
Âge : 17 ans.
Groupe : Rifle Bullets. Tu veux tâter de mon coup droit ?
Orientation : Je déteste que l'on me manipule.



J’ai toujours aimé les miroirs. Ils reflétaient mon physique peu ordinaire le temps que je voulais et ne commentaient pas. Ils me laissaient me regarder pendant des heures si je le voulais. Et peu leur importait mes défauts, mes qualités.
J’ai toujours aimé les miroirs. M’asseoir, là, et observer.
Ces longs cheveux bruns, tressés avec attention par une mère trop présente, déposés là, sur le sol avec tant de tendresse. Mon visage, pourtant encombré par quelques mèches sauvages, était beau, presque féminin. Ces courbes légères l’entouraient avec précaution, tel un couffin protégeant le bijou.
J’ai toujours aimé les miroirs. Mes gigantesques yeux sanglants, transformés par le massacre, les contemplaient avec adoration. Ils le voyaient les miroirs, qu’ils étaient aimés, et ils le rendaient bien. Ils faisaient briller de minuscules étoiles au fond de mes pupilles, je les voyais, elles tournoyaient sur elles-mêmes comme victimes de tourbillons marins. J’essayais alors de les toucher avec mes mains mais elles se heurtaient toujours à cette barrière de verre qui ne voulait se laisser pénétrer. Même par ma poigne si douce, mes ongles si propres, mes doigts si forts. Déçu, je les laissais alors revenir le long de mon corps, musclé par des heures de course et d’escalade. Mon corps trop blanc, trop mince. Je ne le couvrais jamais. Je voulais le montrer au monde entier pour qu’il témoigne de mon organisme si différent des autres. Je n’utilisais que des vêtements que je cousais moi-même avec les vieux tissus des robes de ma mère. Je leur montrais mon nombril et ils détournaient le regard. Je mettais des bijoux, ils me prenaient pour une femme. C’était de l’or, tranché par des joyaux sanglants. J’étais le roi. Mais eux, ne le savaient pas. De pauvres fiches molles, incapables de s’éloigner de la normalité ! Je me suis bien vengé.
J’ai toujours aimé les miroirs. Ils ne font pas mal, eux. Ils ne renvoyaient que mon visage trop arrogant mais pourtant si triste. Mais ça, ils ne l’ont jamais vu. Jamais.


Je ne suis pas comme tous les autres. Je ne l’ai d’ailleurs jamais été. Oui, j’ai BESOIN d’être différent. Le seul truc, c’est que je n’apprécies pas que l’on me le fasse remarquer. Je déteste ça. Dès qu’on me fait la remarque, mon sang entre en ébullition, ma peau s’active, mon pouls s’agite et mes membres partent dans tout les sens. Impossible alors de les maîtriser. Je sombre alors dans un univers dépourvu d’intérêt et d’opinion propre. Cet univers n’est pas désagréable, loin de là. Il est juste trop violent. Il contient trop de couleurs semblables. Bleu. Rouge. Bleus. Sang. Noir. Mort.
Cet univers est d’une simplicité déconcertante. Pour moi, malheureusement. Oui. C’est mon monde. Je suis le roi là-bas. Il n’y a personne pour m’embêter, pour venir me chercher des noises. Personne. Je suis le seul. C’est triste n’est-ce pas ? Cette solitude qui fait désormais part entière de mon être. Elle ne veut plus me lâcher. Je suis son prisonnier, capturé dans ses fils gluants. Ils me grassent le corps, me salissent et me commandent. Je suis la marionnette de la solitude, exécutant ses ordres sans protestation. Je suis un bout de bois ramassé au bord de la route, utilisé pour assouvir ses moindres désirs. Elle m’a peint, m’a créé la vue, l’ouïe, le goût, le toucher et l’odorat. Elle m’a rajouté deux bras, deux jambes et m’a fait marcher. Elle m’a fait frapper, m’a fait tuer, m’a fait cuisiner. Elle m’a fait découvrir de nouveaux mondes, de nouvelles contrées. Grâce à elle, j’ai appris le nom des fleurs et des insectes. J’ai toujours aimé les choses futiles. Elles font perdre du temps pour rien et nous font oublier les choses embêtantes. Plus je m’approchais d’elles, plus je sentais les fils relâcher leur pression. Je connais tellement de superficialités, je pourrais me mettre à écrire un livre. Peut-être même une encyclopédie. Et peut-être qu’alors, des gens viendraient me voir. Ils partageraient avec moi une passion trop brûlante pour qu’ils la gardent dans leur seul cœur. Ile me demanderaient des renseignements, je leur répondrais et ils resteraient dormir avec moi quelques nuits. Nous compterions ensemble les étoiles et nous endormirions dans nos hamacs installés pour l’occasion. Je serais heureux. L’araignée n’aurait plus de prises sur moi. Vous en pensez quoi ?


J’ai dix ans aujourd’hui.
Je viens de Change. Un village perdu dans un mélange de montagnes et savanes.
Je viens d’Afrique. Un pays colonisé depuis trop longtemps.
Je ne suis pas noir. Eux, ils le sont tous, pas moi.
Je suis différent. Et ils le voient et ils ne me regardent pas comme les autres.
Je ne les comprends pas. Ils sont trop semblables.
Je ne vis pas comme eux. Mes parents me regardent avec tendresse et bonheur.
Je suis praliné. Ils ne le respectent pas.
Je suis velouté. Ils sont durs comme la pierre.
Je suis un esprit. Ils ne le conçoient pas, ne l’assimilent pas.
Je suis heureux. Sans eux mais pas seul.
Je suis effrayé. De me laisser aller dans mon désespoir.
Je suis pratique. Je m’éloigne pour ne pas me laisser atteindre par leurs verbes.
Je suis perdu. Ils sont fiers, fiers de me laisser loin derrière eux sans échappatoire.
Je veux partir. Loin d’eux, de ces étrangers qui me veulent du mal.
Je suis la peine. Se rassembler pour ne former qu’un.
Je suis la violence. Je prends le dessus sur le reste et m’accouple avec mon dernier.
Je suis la bataille. Je vais les exterminer, jusqu’au dernier, leur montrer ma force.
Je suis la jambe. Qui se laisse aller vers l’avant, sans tomber.
Je suis le pied. Qui se courbe sur lui-même pour s’en aller tournoyer.
Je suis la main. Qui se ferme avec douceur pour accomplir son but.
Je suis le poing. Qui rentrera lentement sans faire de bruit et se retirera dans un craquement.
Je suis le nez. Qui saigne, ébranlé.
Je suis les yeux. Qui se ferment pour ne plus voir.
Je suis le massacre. Qui ne veut partir pour laisser la place à la paix.
Je suis la rancœur. Qui fait mal, là, au fond du cœur.


J’ai 13 ans aujourd’hui.
J’ai changé de nom.
J’ai tout renié.
Je pars. Je prends un bateau en direction d’un nouveau continent.
Là où les gens ne sont pas tous noirs, ni blancs, ni violets, ni praliné.
Là où les gens sont tous différents.
Là où on se comprend mutuellement.
Là où l’on vit tous pour chacun.
Là où la liberté règne.


J’ai 16 ans aujourd’hui.
Je suis grand maintenant. Vraiment grand. Je suis fort, intelligent, beau ! J’aime courir sous le soleil couchant. J’aime galoper à travers les plaines avec Brume. J’aime contempler les jeunes filles de la ville avec leurs robes trop belles pour leurs âges. J’aime me concentrer sur le vol du vautour qui descend pour ramasser sa proie. J’aime cueillir des baies et en manger la moitié. J’aime discuter en tête à -tête avec un chat quand il fait semblant d’avoir tout compris. J’aime dompter la vipère effrontée. J’aime compter les étoiles puis m’endormir ensuite dans le hamac. J’aime rêver. J’aime sombrer.
Je
n’ai
pas
oublié.
Non, je n’ai pas oublié. Je ne sais, d’ailleurs, si un jour, j’oublierais. Je ne crois pas. C’est impossible. C’est comme essayer d’oublier que le sang qui coule dans notre corps est rouge, que le soleil et le feu brûlent, que le cactus est vert piquant, que le cow-boy s’énerve toujours trop vite, que la violence engendre le mal. Alors j’ouvre mon esprit. Je le garde grand ouvert pour apprendre. Apprendre à maîtriser cet horrible sentiment qui me colle depuis. Ca ne marche pas. Peu importe. J’ai découvert une nouvelle vie.


J’ai 17 ans aujourd’hui.
On m’a découvert. Je dois à quitter mon refuge. Repartir à l’aventure. Cependant, celle-ci est moins sauvage. Je vais dans un « pensionnat ». Je vais dormir, manger, discuter avec d’autres personnes. Je ne sais comment je vais devoir m’y prendre mais je vais tout de même devoir le faire… Je vais les épuiser.



Surnom : Petit cheval courant à travers les plaines malheureusement apprivoisé par un indien trop imbu de lui-même qui m'a finalement vendu au boucher du coin mais là, j'ai eu de la chance, vu qu'il me trouvait trop maigre, il m'a relâché, c'est pourquoi, je cours à nouveau dans les plaines !
Âge : Dis, si j'ai 15 ans le 8 vendredi, ça va ?
Comment avez-vous trouvé Whiteriver Town ? Par notre chère amie Ancolie !! En fait, je suis Park Ki Moon sur Isei, alors elle m'a dit, je cite : "Et, toi, là-bas, tu m'énerves, viens donc voir ici si j'y suis !!! " Et c'est comme ça, que je suis arrivée ! Yeah !
Un commentaire, une idée ? Super design, Super code ! Le seul hic, qui m'embête un peu (oui, je suis une chochotte finie !! )c'est quand je mets mon nom et mon mot de passe, c'est blanc ! Alors je vois rien ! Mais c'est vraiment pas grand chose !! J'adore l'idée des duels !!
Maintenant, la question sur le discours du juge Simsons qui vous permettra d'obtenir votre titre de séjour. Quel geste fait le juge Simsons pendant l'intégralité de son discours ? OK


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Matthiew F. Field


Messages : 278
Date d'inscription : 10/05/2012
Age : 22

MessageSujet: Re: Un inconnu du bataillon se pointe...   Dim 3 Juin - 8:17

Flick Knife


Bonjour, une histoire écrite de façon assez inédite mais une forme qui est assez plaisante à mon goût, tout ceci me paraît bien en tout cas, je n'ai rien à redire, tu est VALIDÉ !
Et bienvenue à toi !


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