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 Devlin Miller

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Devlin Miller


Messages : 491
Date d'inscription : 08/06/2012
Age : 25
Localisation : Juste a côté de toi !

MessageSujet: Devlin Miller   Ven 8 Juin - 19:33

Chef des riffle bullets
Miller Devlin



Nom : Miller.
Prénom : Devlin.
Date de naissance : 30 Septembre.
Âge : 18 ans.
Groupe : Rifle Bullets.
Orientation : Hétérosexuel.



« C‘est quoi c‘tet allure ? Tu peux pas te tenir droit qui me disair mon paternel…et lui alors ? Tu crois p‘tetre qu‘il faisait couler un bain à chaque fois qu‘il rentrait de la transhumance ? Commencais me chauffer le barillet celui-là j‘te dis que ça… »

De loin vous pourriez presque, je dis bien presque, le confondre avec un porte-manteau rouge. Vous vous diriez : quelle est cette chose plantée au beau milieu du passage ? Si vous vous cognez dedans par contre vous pourriez sentir que cette chose est toute chaude, qu'elle fait un bon mètre 85 et qu'à vue de nez elle doit peser dans les 70 kilos toute mouillée. Et quand la chose en question se retournera vous pourrez vous rendre compte qu'elle a un sacré direct du droit. Devlin c'est un peu la brute que l'on rencontre accoudé au comptoir du saloon et qui vous regarde d'un œil moqueur avant de vous casser les pieds, ou les bras, ou les jambes, ou les poignets, c'est à vous de décider. Du haut de ses 18 petits printemps tout frais de la rosée du matin ce jeune adulte se remarque avant tout par sa carrure d'armoire à glace, mais aussi par son étrange veste rouge qu'il ne quitte jamais, même en été. Il faut dire cependant que malgré les températures variables il ne porte rien d'autre que sa veste et son pantalon noir, qu'il pleut, qu'il vente ou bien qu'il neige, cette dernière option étant la moins répandue. Quand vos yeux ont finis d'être éblouis par cette couleur vive, ils pourraient alors s'attarder par le plus grand des hasards sur le tatouage partant de son cou et qui descend vers sa poitrine. Ce que cela représente ? Mieux vaut ne pas lui demander. Il est assez sensible sur la question, mais aller savoir peut être qu'il voudra bien vous le dire. Ce n’est pas le seul dessin présent sur son corps, il en a un sur chaque épaule et qui sont également bien visibles ainsi que d’autres qu'il serait indécent de montrer en public…Préservons les yeux chastes. Malgré sa gourmandise et sa fringale constante, il n'a pas l'air de prendre du poids, sa physionomie semble portée naturellement vers une musculature développée qui lui confère une force indéniable lors des duels, on le voit d'ailleurs s'entrainer très régulièrement. Que voulez-vous il le sait bien que s'il se laissait aller il se changerait en gros tas de graisse sur patte....

Outre sa taille, ses tenues et ses multiples marques de reconnaissances, Devlin possède également un charmant petit minois ovale dans lequel s'incruste un sourire moqueur perpétuel, qui s'orne de magnifiques dents blanches, qui ADORENT mordre tout ce qui se trouve à leur portée, digne d'un coyote affamé. Il est rare de le voir faire une tête de trois pieds de long avec les sourcils froncés, mais les plus attentifs, ainsi que ceux qui le connaissent assez, pourront remarquer que lorsqu'il se met en colère il a tendance à se mordre la langue, parfois même jusqu'au sang. Dans ces cas-là mieux vaut faire attention, car il n'est pas exclu qu'il vous entraine dans une salle vide pour...euh...faire ce qu'il à faire. Et il est tout fait exclu de voir autre chose se refléter sur son faciès, hormis peut être bien sûr l'hystérie qui s'empare de lui à chaque fois qu'il voit venir une bonne bagarre et qu'il meurt d'envie d'y participer. Ce sourire crocodilien est surmonté de deux yeux en amande d'un joli bleu clair qui peuvent vous regarder avec la plus totale indifférence, vous transpercer comme une balle de colt ou briller d'un feu dangereux, tout cela suivant son humeur du jour ou bien votre charmante petite bouille. Ces grands trous azur sont eux- même encadrés par une chevelure d'un blond blé dont il ne prend pas un très grand soin, se contentant juste parfois de l'attacher en queue de cheval ou bien de laisser ses épis prendre le dessus, pour aller se balader un peu n'importe où sur son crane.

Ha et si jamais vous apercevez quelques traces de sang séchées n'en soyez pas alarmer plus que de raison, tout comme on n'oserait pas s'imaginer une vache sans son pré d'herbe tendre on n'oserait également s'imaginer Devlin sans une trace quelconque d'une ancienne bagarre. Sans parler de ces anneaux qu'il s'accroche aux oreilles. Tout pour se démarquer des autres décidemment. A noter que son caractère colle parfaitement à son image, tout comme sa voix, grave et posée dans toutes les circonstances, oui oui oui même quand il est en train de briser les doigts un par un... Fier de ses batailles, remportées ou non d'ailleurs, il expose au grand jour ses cicatrices, car après tout personne n'est infaillible, et porte constamment des bandages autour des avant bras et de ses mains pour ne pas avoir les articulations en sang à force de trop cogner, ce qui lui est souvent arrivé ces dernières années.


« Rhaaa mais qui m‘a fichu des abrutis pareil ? Même pas capable d‘attraper un veau…hein répète ? Que je le fasse ? Viens par ici toi, on va avoir une p‘tite discutions, une p‘tite discussion entre quatre yeux mon joli pour t‘apprendre le respect des ainés. Braille pas non de non, j‘te f‘rais pas trop mal promis, regarde pas le flingue sur ton genou et tu sentiras rien…Mais non j‘plaisante. Tu vas hurler.»

Devlin n'est pas quelqu'un de très patient, depuis tout petit déjà et ça c'est pas arrangé en grandissant. Il faut que tout arrive tout de suite sinon cela ne lui convient pas, que ce soit pour son repas ou même pour avoir les faveurs d'une jeune fille. Moins romantique que lui c'est dur de trouver, à par peut-être un vieil indien reclus au fin fond du désert voyant passer une squaw pour la première fois de sa vie. Ce qu'il aime il le prend tout simplement, pas besoin de demander la permission à qui que ce soit pour ça. D'ailleurs en parlant de ce petit point justement, mes chères ladies en devenir, il n'est que de trop bon ton de vous conseiller de vous méfier, car ce petit voyou à des yeux légèrement baladeurs et ses mains ne sont pas en reste non plus. Pervers lui ? Mais où aller vous chercher tout cela enfin ? Et tant pis pour celui qui se met sur son chemin, car il n'est pas le dernier quand il s'agit de se bastonner. Doté d'un côté fonceur et rebelle à pratiquement toutes formes d'autorité, il ne prend du plaisir qu'à écraser les plus faibles que lui, pour leur faire subir le maximum de souffrance. Un brin sadique et inventif dans de multiples moyens de causer de la douleur à autrui les bagarres, et tout autre duels, sont pour lui un excellent moyen de juger un adversaire, à quoi ça sert de parler pendant des heures alors qu'un bon coup de poing peut régler un problème ? Et puis c'est pas qu'il est complètement idiot, c'est un très bon stratège en plus d'obtenir des notes convenables, mais il ne comprend strictement rien à tout ce blabla ! Non pour lui rien ne vaudra jamais une bonne saignée pour faire entrer quelque chose dans le crane de quelqu'un. Coller un flingue sur la tempe d'un type et vous verrez qu'il sera prêt à faire tout ce que vous voulez, pourvu qu'on le laisse tranquille.

Ce qui est dommage, bien sûr, c'est que Devlin ne laisse jamais les gens tranquilles. Bon évidemment, il ne va pas chercher les embrouilles plus que de raison, il n'est pas encore complètement suicidaire non plus, mais bien malin qui croit vraiment le berner. C'est qu'il a une excellente mémoire doublée d'une rancune tenace et d'un caractère de cochon. Si vous lui faites une crasse vous pouvez être sûr qu'il vous en voudra pendant le reste de l'année scolaire et qu'il saura vous le faire savoir. Ho ce ne sera pas par des petites mesquineries, ni par des coups en traitres, ces choses-là ne sont pas pour lui, mais attendez-vous plutôt à ce qu'il vous poursuive dans toute la pension avec un flingue en hurlant comme un taré. Amusant pour ceux qui ne sont que spectateurs de la scène. Alors, oui il n'aime pas les gens qui font tout par derrière, lui quand quelque chose ne lui convient pas il le dit clairement et tant pis cela ne plait pas. Franc comme l'or, voilà bien un point qu'on ne lui reprochera pas. Les mensonges et les faux semblants ne sont pas au menu avec lui et il a horreur des lèches bottes. Un homme un vrai doit pouvoir assumer ces paroles et ses actes quoi qui lui en coute. Vous l'aurez compris, il place l'honneur et le respect dans sa top liste et que l'on ne vienne pas lui faire la remarque ! Têtu comme la plus têtue des mules du ranch de son père, jamais il ne reviendra sur une parole ou sur une erreur, aussi stupide soit elle, il en faut de la patience pour lui expliquer qu'il s'est trompé et là encore il n'est pas garanti qu'il reconnaisse ses tords.

M'enfin ne le prenez pas pour un monstre non plus. C'est aussi un être humain qui aime la compagnie des autres, la plupart du temps comme simple faire valoir, mais il peut lui arriver de vous traiter en ami quand il est d'excellente humeur. Sympathiser avec lui n'est pas non plus une mission impossible du moment que vous savez rester vous-même et que vous ne lui bourrez pas le cerveau avec vos petits problèmes personnels. C'est un jeune homme assez simple et qui ne se prend pas la tête avec des soucis qui ne sont pas les siens, pour lui la vie est belle et il vit chaque jour comme si c'était le dernier. Car il a compris depuis longtemps que l'Ouest peut être un endroit dangereux où la vie passe en coup de vent. La plupart du temps, quand il n'est pas en train de dormir en cours j'entends, vous pourrez sans doute le trouver écroulé dans un coin en train de jouer aux cartes tout en dégustant un plat surement chipé quand Joe avait le dos tourné. En prenant ces deux activités séparément vous saurez exactement ce que Devlin aime, le jeu et la nourriture. Pour l'un comme pour l'autre, plus il y en a, plus il est content. Jeux de dés, de cartes, de pistolet ou de force tout lui va du moment qu'il s'amuse, il a horreur de s'ennuyer. Acide, amère, sucrée, salé, dur, tendre ou cramé peut importe ce qu'on lui sert comme plats, aussi immangeables soient ils, il engloutira tout d'une seule traite. Par contre, il n'est pas exclu de le voir se ruer dehors par la suite pour tout recracher, il ne sait pas s'arrêter. C'est que ça mange un gaillard comme lui ! Oui mais parfois un peu trop. Ce qui l'aime aussi c'est l'argent, c'est un gripsou de premier ordre, ne laissez jamais trainer votre bourse au coin de la table sous peine de la voir proprement se vider dans sa poche. Hé bien oui ça c'est comme le reste, il prend sans demander la permission et vous colle son poing sous le nez si jamais vous menacez de balancer aux professeurs.

Qu'on ne vienne pas le traiter de femmelette ou de quoi que ce soit d'autre, il n' a qu'un maitre mot : la violence, une seule ligne de conduite : briser et humilier le reste du monde, une seule solution pour arriver à ses fins : tout casser sur son chemin, les gens et le matériel compris. S'il est vrai qu'il sait se montrer protecteur envers les membres de son clan il n'empêche qu'il n'hésitera pas à filer une déculotté à ceux qui oseraient décevoir ses attentes. Pourtant, rien de plus simples à vrai dire, il suffit en général de laisser libre cour à ses pulsions de destructions...tout le monde peut le faire non ? Oui mais tout le monde ne sait pas le faire dans les règles de l'art, cela va sans dire. Car oui c'est un art que de ce ruer dans le tas pour en décaniller une bonne dizaine de cette bande de gamines en jupes...Ouais ça fait un bien fou de se défouler et de sentir le sang couler un peu partout. C'est quoi cette façon de viser la tête pour un tir propre, net et où la victime n'a même pas le temps de souffrir ? C'est pas drôle ! Personnellement il est partisan de tirer un peu partout dans le petit corps qui se tient devant lui ou de lui enfoncer ses poings dans chaque partie de chair visible jusqu'à ce que ce ne soit plus qu'un gros tas de viande flasque. Et n'allez pas croire que parce que vous êtes un adulte il va vous faire une fleur, il déteste les grandes personnes et ce n'est pas seulement parce qu'ils lui donnent des ordres, auquel parfois il ne peut qu'obéir. Non c'est plutôt viscéral, tout simplement, il ne peut pas se l'expliquer autrement. Les adultes sont à ses yeux des menteurs, des lâches et des traitres. Et jusqu'à présent il n'à encore trouver personne pour venir démentir cette hypothèse.


« Attend, mais où t’as vu que ta vie m‘intéresse mon chou ? Tu crois p‘têtre que j‘ai que ça à faire moi de t‘entendre jacasser toute la journée ? Si t’es en manque d’attention va parler a quelqu’un d’autre. Que je te raconte ma vie ? A un blaireau comme toi ? Non mais sérieux petit lâche moi la grappe et va traire les vaches… En revenant t‘auras droit à ton histoire. »

Il y a des gens qui croient naïvement que toutes les personnes ont un bon fond et que même les erreurs les plus graves peuvent être pardonnées pour faire de la personne quelqu‘un de gentil et de généreux avec les autres. Dans leur petit monde idyllique tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil. Ce genre de personne ont parfois un peu trop fumés le calumet des indiens.

Quand Jack Miller rencontra la première fois Lucy c'est à peine s'il pensa à la saluer. Après tout ce n'était que la fille d'un important négociant de la ville, elle avait huit ans de moins que lui et ne présentait pas d'atouts particuliers pour se mettre en valeur. A dire vrai qu'elle soit dans la pièce ou non cela n'aurait probablement rien changé pour lui. Ce n'était qu'une simple formalité, un stupide mariage arrangé, mais qui allait lui rapporter gros sur le plan financier. Lui un simple éleveur de bovin. Fallait-il vraiment que son futur beau père soit désespéré pour marier sa fille a quelqu'un comme lui, enfin il n'allait pas se plaindre. Certes il récoltait une femme des plus banal, mais il y avait les avantages financiers. Le mariage célébré il fallut bien sûr s'acquitter des devoirs conjugaux...et c'est ainsi que naquit deux ans plus tard cette petite chose si fragile et un peu maigre que l'on appelle un bébé. Mariage consommé donc, sans pour autant être heureux Mr Miller n'en était pas moins un homme ravi de sa situation et qui se satisfaisait de son sort. Avoir un fils était un peu la cerise sur la gâteau. Enfin au moins quelque chose qu'il avait toujours désiré. Il commença même à éprouver des tendres sentiments envers son épouse, après deux ans d'union commune, il était plus que temps. Devlin Miler. Voilà un nom qui allait bientôt porter toutes les aspirations de son père jusqu'au sommet, il en était sûr. Le sang de son sang ne pouvait pas se révéler décevant. L'enfant fut élevé par deux vieilles filles de la ville, les sœurs Johnson. Sa mère quand à elle, une fois remise des affres de l'accouchement, n'approchait que très peu son cher et tendre rejeton. Elle ne manifestait pas plus de sentiments que lors de son mariage. A croire qu'en se considérant comme invisible aux yeux des autres elle avait fini par rendre invisible ceux qui l'entouraient. Toutefois, ce n'était pas non plus une mauvaise mère, son amour était certes discret et peu compréhensible, mais elle faisait toujours en sorte de passer des moments avec son fils adoré. Au fur et à mesure que les aiguilles du temps passaient, l'enfant grandissait et développait un sacré caractère. Impossible à tenir, braillard et colérique, les deux petites vieilles durent essuyer un grand nombre de ses colères enfantines où parfois il n'hésitait pas à leur lancer ses jouets en bois en pleine figure. Il se montrait impatient et instable, voulant tout tout de suite et ne refusant pas le moindre refus. Il faut dire que la discipline languissante des sœurs Johnson ne parvenait guère à cadrer un tel caractère. Ce n'était que pleurs et affrontement durant toute une journée à tel point que lorsqu'il eut cinq ans, son père décida de donner congé aux gouvernantes et de reprendre lui-même en main la tenue de son fils qu'il jugeait déplorable.

« Maintenant jeune homme vous devrez apprendre à m’obéir. Est-ce clair pour vous mon cher fils ? »

« Voui p’pa. »

« Hem…Devons nous vous réapprendre les codes de conduite en vigueur dans cette maison ? »

« Non, m’sieur…pardon m’sieur. »

« Je préfère cela. Tenez vous droit jeune homme. Un homme digne de ce nom doit en toute circonstance regarder devant lui pour assurer son avenir et je… »

« Et si on le frappe dans le dos il devra aussi continuer à regarder devant ? »

« J’ose espérer que vous ne songer pas à devenir comme tout ces gens qui complotent dans le dos des autres. Maintenant nous allons avoir une petite discussion entre quatre yeux sur le fait que vous m’ayez coupé la parole si maladroitement. Fermez la porte jeune homme, inutile que votre mère entende. »

« ….Oui m’sieur… »


Autre geôlier, autre méthode. Jack Miller apprivoisait son fils comme un dompteur tente d'apprivoiser une bête sauvage. A grands coups de fouet pour lui instaurer la peur. A coup de privation pour lui enseigner le respect. A grand renfort de ceinturon pour lui apprendre l'obéissance. Vers ses sept ans Devlin comptait un nombre impressionnant de bleus qu'il dissimulait avec une certaine honte à ses petits camarades de jeux. Quand il ne voulait pas rentrer dans l'immense propriété il passait ses journées à errer dans les landes perdues ou dans les rues poussiéreuses de la ville avec une petite bande de moutard plus ou moins propre sur eux. Il regardait passer les Longhorn et les mustangs à peine dressés en se promettant qu'un jour lui aussi irait au-delà des collines qu'il distinguait un peu plus loin. Immenses silhouettes floues et sombres. Son seul petit plaisir se trouvait tranquillement endormi dans son box ou bien manger du foin. Le poney qu'il avait reçu comme cadeau pour son anniversaire de la part de son grand-père maternel avait été un véritable souffle de liberté pour le garçon qui étouffait dans ses habits du dimanche, sa cravate trop serrée et ses chaussures trop étroites. Parfois, quand il parvenait à se glisser hors de sa chambre durant la nuit, il filait directement aux écuries et s'endormait dans la paille, dont les vaqueros de son père l'extirpait le lendemain matin pour lui éviter une nouvelle pluie de coups. Oui décidément sa petite vie n'était pas des plus amusantes. Lui qui rêvait de grands espaces sauvages, de chevauchés fantastiques et de nuits à la belle étoile, il se retrouvait coincé entre les hauts murs de l'imposante bâtisse et les lourdes grilles de fer qui entouraient le jardin, la seule et unique fois où il avait exprimé le désir de devenir un vaqueros devant son paternel ce dernier lui avait hurler dessus puis l’avait enfermer toute une soirée dans le cellier après l'avoir roué de coup devant une mère toujours aussi silencieuse. Mais chaque chose a une fin, son père lui rappelait souvent cette maxime populaire. Un beau jour viendrait où il pourrait s’envoler loin de tout ça. Il lui suffisait d’être patient…

« Petit maitre il faut rentrer maintenant »

« J’veux pas…j’suis en retard, papa va me gronder… »

« M’sieur v’otre père à autre chose à faire j’pense bien…il doit compter les bêtes ce soir. »

« J’veux pas quand même…on mange de la viande bouillie et j’aime pas les champignons ! »

« P’tit maitre, faut pas faire de caprice et faut rentrer pour le diner. »

« J’suis obligé ? »

« Non mais si vous rentrez pas v’otre père va vouloir savoir où vous êtes et c’est sur v’otre mère que ça va tomber les coups. P’tit maitre, un homme un vrai il assume ses actes et il a peur de rien. »

« J’suis pas un homme, j’suis un p’tit garçon…mais je veux bien rentrer à la maison. »

« Brave p’tit. »


Pour une fois il consentit à subir les épreuves du temps et durant cinq longues années il se tint tranquille, réprimant à grande peine ses envies d'évasion. Quand il eut 12 ans son père et sa mère le conduisirent en ville pour voir un rodéo. Outre le fait que c'était une occasion pour chacun de s'amuser c'était aussi une façon amusante de montrer aux autres cavaliers ce que l'on valait sur un mustang ou une vache. Son père ne coupa pas à la tradition et sous la pression de ses employés décida de tenter sa chance. Après tout ce n'était pas son premier rodéo...dans tous les cas ce fut bel et bien le dernier. Une fois entré dans l'arène il est impossible de savoir comment les choses vont se dérouler, le cavalier ne peut compter que son talent et sa chance. A croire qu'aujourd'hui il en manquait. Qui aurait put croire que les sanglons de la selle se détacheraient, provoquant de ce fait la chute de Mr Miller... et son piétinement par un cheval furibond. Dans tous les cas, quand on réussit à maitriser l'animal et qu'on ramena le corps mal en point dans une lieu plus calme personne ne se faisait trop d'illusion. Mr Jack Miller décéda dans la nuit qui suivit. Pour sa femme et son fils ce fut une autre épreuve qui commençait. Une fois le moment de deuil passé, qui ne dura au passage que le temps de le mettre en terre, Madame Miller sembla soudain s'éveiller d'un long coma. Petit à petit elle sortait de sa torpeur pour diriger l'exploitation avec autant de maestria que son défunt mari. Elle qui n'avait jamais osé prononcer un seul mot lors des réunions, elle qui faisait tout pour être aussi transparente que le verre le plus poli. Tout cela s'envolait brusquement pour ne laisser voir qu'une jeune femme encore dans la force de l'âge, redoutable en affaire et particulièrement douée dans la gestion des affaires. Ce n’est que bien plus tard que Devlin apprendra qu’à la mort de son époux Lucy c’était senti allégée d’un poids considérable, celui de la peur permanente dans lequel cet individu la plongeait, et qu’elle avait décidé de reprendre ce qui lui appartenait de droit. A savoir son indépendance, sa vie et pourquoi pas aussi cette broche héritée de sa grand-mère et habilement subtilisée lors de la lune de miel.

« Maintenant mon chéri, on va avoir une nouvelle vie, rien que tous les deux. Tu veux bien ? »

« J’aurais le droit d’aller dehors ? De jouer toute la journée et de dormir à la belle étoile ?

« Oui mon ange. Tu pourras faire ce que tu veux. »

« Et tu me ne donnera pas de coups de fouet ? »

« Non. Ou alors pas trop fort. »

« C’est une chance alors que papa soit mort ? »

« On peut dire ça oui…même s’il reste quand même ton père et que tu dois honorer sa mémoire. »

« Oui maman. Promis maman. Je peux quand même avoir un bout de tarte aux fruits ce soir où je suis un trop vilain garçon ? »


Fini les endroits exigus, les chaussures et les cravates ! Bonjour vertes prairies, ballade à cheval, sans oublier bien sûr les séances de tir sur des pauvres oiseaux qui n'avaient rien d'autre à faire que de voler dans le ciel. Oui la vie reprenait un cours plus joyeux pour Devlin qui passait désormais toutes ses journées au beau milieu des vastes étendues vertes en compagnie des employés. A leur contact il s'endurcit, devenant un vrai petit sauvageon. Monter à cheval pendant des heures, attraper des veaux au lasso, tirer sur à peu près tout ce qui bougeait, hurler à plein poumon, se laisser complètement aller quoi. Sans oublier les soirées autour d'un feu de camps en apprenant des chansons paillardes, des blagues grivoises, des histoires plus ou moins recommandées aux chastes oreilles et des séances de bagarre enfantines certes mais qui permettent d'apprendre. Du petit garçon bien sage il se transforma en adolescent aventureux et quelque peu...incontrôlable. Il redevenait ce que son père avait tenté de corriger ces dernières années, en vain apparemment. A 14 ans il retrouvait avec un certain plaisir ce qui lui avait manqué durant toutes ses années enfermé chez lui. Le gamin effacé laissa subitement la place à une bête des plus déchainée, il ne connaissait presque aucune limite, omis peut être celle de son propre physique. Sa carrure trop fine devint vite un problème majeur auquel il fallut remédier. Car ce n'était pas avec ce genre de moignon de poulet lui servant de muscle que l'on peut maitriser un bovin fou. Sa mère n'y trouvait rien à redire et même si elle n'appréciait guère certains agissement de son fils unique, elle mettait cette soudaine fureur sur le compte d'une liberté enfantine trop vite brimée. Les employés avaient beau dire, elle se contentait de hocher la tête et de fermer les yeux, ne lui adressant que de vagues reproches dont il n'en avait strictement rien à faire. Ce n’était que le fantôme d’une femme qui ne l’avait jamais vraiment aidé durant toutes ses années, alors pourquoi l’écouterait t’il maintenant ?

« On m’a rapporté que tu avais tenté de frapper le fils de Sean aujourd’hui. Je peux savoir pourquoi ? »

« Non. »

« Devlin…Trésor… »

« Tu comptes me lacérer avec ton talon ? On n’est pas tombé d’accord sur un truc c’est tout. »

« Cela te donnais le droit de lui briser le nez ? »

« Et l’arcade sourcilière. »

« Et l’arcade sourcilière oui… »

« Et aussi une balle dans le genoux droit, une côte cassée et un déboitement de la clavicule. C’est bon j’ai tout bien répondu ? J’peux aller dehors maintenant ? »

« Couvre toi un peu. Il commence a faire froid. »


Toutefois, elle décida tout de même de l'envoyer au pensionnat de Whiteriver Town afin qu'il puisse s'instruire pour devenir un jeune homme digne de ce nom. Très mal accueilli par le principal intéressé, Devlin ressentait ce geste comme une nouvelle trahison et une autre tentative de le priver de cette liberté qu'il aimait tant. Ainsi donc on le coupait de nouveau de sa liberté pour aller l'enfermer dans un cloaque immonde, rempli de petits fils a papa...et de filles. Du haut de ses 15 ans, fraichement débarqué, il devint tout de suite évident pour lui que cette nouvelle vie aller lui causer des difficultés d'adaptation. Et il eut raison. Pour cadrer cet élève très chahuteur les professeurs n'y allaient pas de main morte, sauf qu'il n'était plus un gamin effrayé maintenant. Les coups il savait les rendre. Punitions, petites revanches, punitions plus sévères, autres petites revanches. Oh bien sûr il n'espérait pas gagner cette guerre contre les adultes qu'il détestait tant, mais cela agrémentait son quotidien. L'ennui le gagnait encore une nouvelle fois. Enfin jusqu'à ce qu'il se retrouve en pleine guerre des «clans», filles contre garçons...allons bon...cependant il trouva bien vite son compte dans tout ce fourbi. Au moins en temps de guerre on n'a pas le temps de s'endormir sur ses lauriers. Assez naturellement il rejoignit le clan des Rifle Bullets. Au sein de cette nouvelle famille et auprès des ainés il y apprit ce qu'il fallait savoir sur la guerre intestinale qui se jouait dans les entrailles de la pension. Tout à fait passionnant. Au fil du temps et de diverses missions qu'il accomplissait pour sa bande, il retrouvait cette même rage qui l'habitait quelques années plus tôt.
Développant son intellect avec parcimonie, autant que ses muscles et sa soif de carnage, il se laissait glisser dans les méandres sanglant de la furie avec une certaine bonne humeur. Après tout ce qu'il apprenait de ses supérieurs, eux-mêmes le tenait des anciens et ainsi en était il depuis...euh...assez longtemps maintenant. Même son chef semblait content de lui, quand il daignait se souvenir de son prénom. Il faut dire qu'il avait une manière très personnelle de gérer les missions...Il ne manquait jamais une seule occasion de se faire bien voir auprès de son chef et passait parfois des nuits entières sans dormir par peur d'échouer à une mission confiée. Au fil de la montre il se créa entre les deux une certaine complicité. Devlin considérait en quelque sorte son aîné comme un mentor assez particulier...

« Chef, j’crois qu’on a un problème…y a des filles partout ! »

« Purée c’est pas vrai ! Ben on n’a qu’a repartir alors et puis on laisse tout tomber hein c’est ça ? Et puis pourquoi pas prendre le gouter tout en discutant des dernières leçons de savoir vivre en buvant du thé ?»

« Heu…si vous voulez… »

« Hé cretin, t’es une mauviette ou quoi ? Propose un truc ! »

« Okay….ha je sais j’ai un plan ! »

« Ouais va y, on a rien à perdre. »

« ON FONCE DANS LE TAS !!! »

« ….Cretin va…C’est toujours pareil avec toi Dev, on va encore devoir éponger après…ha…il est déjà parti. »


Oui les années coulaient assez sereinement, il avait fini par s'habituer à son nouvel environnement et au final s'y trouvait assez bien. D'adolescent chahuteur il mua bientôt en bête sauvage assoiffée de sang. Pour un groupe utilisant plus facilement la violence que les dialogues ce n'était pas forcement mal vu...Aussi quand le leader des Rifle Bullets arriva à l'âge où l'on quitte les établissements scolaires pour voler de se propres ailes Devlin songea très sérieusement à fuguer pour le suivre...enfin c'est ce qu'il aurait probablement fait si la veille du départ tant redouté il n'avait pas tout raconté à son chef. Ce dernier se contenta de le regarder en souriant avant de lui coller une trempe monumentale qui le laissa complètement sonné pendant cinq bonnes minutes, allongé sur le sol froid. Reprenant finalement le sens de ses pensées il constata que son boss se tenait au-dessus de lui et que ses éperons lui laceraient gentiment la joue. D'un ton très calme il lui déclara tout naturellement qu'il était hors de question pour Devlin de quitter l'école avant la fin de sa scolarité, parce qu'il n'avait pas envie de s'encombrer d'un boulet pareil. Alors, à la place, voilà ce qu'il voulait que son cher petit fasse, un tout dernier ordre auquel il devait se plier. Devenir le chef des Rifle Bullets à son tour pour ne pas laisser la place vacante trop longtemps. Et ce n'était pas vraiment une proposition qui se refusait. De toute façon il pouvait toujours dire non cela ne l'empêcherais pas de lui défoncer le crane contre le sol jusqu'à ce qu'il consente à accepter. Devant une si gentille attention de la part de son mentor Devlin hocha la tête du mieux qu'il le pouvait pour lui signifier son accord. Le lendemain il regarda partir son aîné avec une certaine appréhension...qui s'envola bien vite pour ne laisser la place qu'à une bouffée de joie intense qui lui arracha un cri que l'on entendit sans doute dans tous les couloirs.



Surnom : Bof, j’en ai pas des masses…je vous laisse le soin d’en trouver un pour moi !
Âge : 21 ans !
Comment avez-vous trouvé Whiteriver Town ? En faisant du cliquage en série.
Un commentaire, une idée ? Euh….Non. Ha si juste un chose, c’est ssssssplendide !
Maintenant, la question sur le discours du juge Simsons qui vous permettra d'obtenir votre titre de séjour. Quel geste fait le juge Simsons pendant l'intégralité de son discours ? OK




Dernière édition par Devlin Miller le Sam 9 Juin - 19:54, édité 2 fois
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Matthiew F. Field


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MessageSujet: Re: Devlin Miller   Ven 8 Juin - 22:11

Flick Knife


Bienvenue à toi !
Ta fiche est merveilleusement bien écrite, un vrai plaisir, seulement, oui parce qu'il y a un "mais", parce que je suis un shérif pointilleux, il y a quelques fautes de frappes à certains endroits mais rien de bien problématique. Toutefois, je t'invite à les corriger si possible.

En tout cas c'est génial, tu me semble apte à assurer le rôle de chef des Riffle Bullets.
En attendant, avant de te donner le rang, j'aimerais t'informer sur la chatbox des engagements des chef de clans ^^ Donc voila je te mets dans ton groupe et te fournirais ton rang après un petit entretien ^^


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Devlin Miller

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