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 You got style, you're a star, I want it all !

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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: You got style, you're a star, I want it all !   Dim 10 Juin - 17:51

dead

L'horloge du grand hall affiche onze heures trente. Assise sur les marches, je contemple ses aiguilles bouger lentement. Les genoux soutenant mes coudes, je me demande où aller. Après une matinée mouvementée en présence de notre ami Denshell, j'aimerais continuer dans cette lancée. Tous les élèves se dirigent vers la cantine à Joe. Mais après une matinée mouvementée en présence de notre ami Denshell, j'aimerais continuer dans cette lancée.. Je fais un signe aux amis qui m'attendent en bas. Je ne déjeunerai pas ici. Ils s'éclipsent en m'envoyant de larges sourires. Je leurs rends, me lève, me dirige vers la grande porte. Le soleil est pesant, je plisse les yeux pour m'habituer à sa trop forte lueur. Je prends la direction des écuries, scelle Poly, le monte en direction du centre-ville. La route est courte, le temps de rêverie de même. Devant le saloon, je l'arrête, l'attache. Comme par coutume, je lui retire les mords, lui desserre la selle, lui caresse familièrement l'encolure avant de rentrer dans le bâtiment. Le saloon est interdit aux femmes me diriez-vous. Pour faire court, il nous est octroyé quand l'on s'impose. J'ai toujours aimé cette atmosphère, les gens qui y traînent. M'enlever le privilège d'en faire partie aurait été une injure. Mais sans en abuser, ce saloon est le seul qui m'est accordé.

Les portes poussées m'envoient l'odeur et les cris du saloon. J'aime cette ambiance festive, ces gens conviviaux, ces lumières artificielles. Je me dirige souriante vers une table d'habituer. Autour sont attablés des hommes de tous physiques, tous plus grossiers les uns que les autres. Leurs verres d'alcool à portée de main, leur cigare en bouche, ils jouent aux cartes. Leurs rires sont gras, leurs blagues lourdes, leur humeur changeante. Des bêtes à apprivoiser. Je m'assoie à la chaise qui m'est réservée. Leur adresse un grand sourire. Ces brutes sans cervelles sont croisées d'agneau laineux. La délicatesse n'est pas apparente, mais elle subsiste. Je les aime ces hommes, burlesques. J'aime passer mes repas avec eux, j'aime leur retenue à mon égard.

- Salut ma belle !

Un homme gras, au cigare coincé entre les dents m'adresse ses salutations. Suivent les autres. Quatre cartes me sont tendues, accompagnées d'une cigarette. Je prends les unes, refuse l'autre. Je ne supporte que l'alcool. Des pions se retrouvent entre mes bras, je joue sans argent, ils n'oseraient pas. En plus d'être une fille je suis jeune, une aubaine non ? Pour l'instant, je suis en séance d'apprentissage, temps que ces messieurs veulent bien m'offrir. Mais rien n'est gratuit, je ne l'oublie pas.

- Si tu perds, c'est ta tournée.

J'envoie à clin d'oeil à l'intéressé, doublé d'un sourire malicieux.

- Comme d'habitude n'est-ce pas ?

Le jeu reprends son cours, moi en plus. Les cartes tombent, les jetons se font rares. Ils reviennent doucement, disparaissent à nouveau. Les cartes ne sont pas très belles aujourd'hui. Mon voisin me couvre de conseil, ne me sauve pas pour autant. La partie s'accompagne de rires lourds coupé par ma voix enfantine. Les blagues fusent, délicates à mon égard, moqueuses quelque fois, renvoyées simplement. Parfois le silence s'installe, l'angoisse apparaît sur les visages. Les regards se croisent, soutenues par les verres portés aux lèvres. L'ambiance se renouvelle de plus belle, s'incruste dans la continuité. Les dés sont enfin jetés, à moi la tournée. Je découvre mes cartes, de grands soupirs parcourent l'assemblée. J'offre un sourire radieux, m'apprête à me lever. Une main forte me retient, me colle à ma chaise. Mon adjacent approche son visage du mien, grave. Son haleine appuie l'odeur d'alcool et de fumée.

- Ton problème ma petite, c'est que tu es trop honnête. Tu peux pas gagner comme ça.

Ses analogues approuvent de bruits rauques. Je souris. La tricherie est une chose qui ne s'apprend pas, je le sais. Je devrais me concentrer sur leurs gestes, leurs mimiques, mais l'envie de jeu est trop grande. Cependant, ma progression stagne. Je hoche la tête consentante.

- Alors, tu vas chercher les verres pleins, tu reviens t'asseoir et la prochaine partie, tu analyses nos jeux compris ?

J'aurais pu me sentir menacée par ce ton strict, cet air menaçant, mais la familiarité m'oblige à le prendre comme une fortune.

- T'inquiète, je marche.

Ma voix est assurée, taquine. Je me lève doucement, me dirige vers le bar. Je suis bien trop petite, seule ma tête dépasse du comptoir. Je prends donc l'initiative de me hisser sur un siège vide. Au moins, j'y vois quelque chose. Je commande six verres, attends. Tout en fixant les bouteilles alignée, je souris. Je prends conscience de ta présence. Une masse rouge à mes côtés, sombre, silencieuse. Le coude sur le bois, ma main se faufile dans mes cheveux. Je fixe toujours les flacons de verre.

- Envie d'évasion ?

Je me tourne sur mon siège, te considère le visage orné d'un sourire. Deux Riffle Bullets en une journée, je gagne au moins ça. Vous avez tous la même aura, agressive, brûlante. Aura que j'admire, que j'aime tutoyer. Cet esprit entreprenant, toujours rentre dedans, l'homme dans toute sa splendeur. Je regarde ton visage supportant ta traditionnelle capuche rouge. Mon regard est interrogateur, ton verre à la main, tu parais intouchable, bien trop imposant. La blague ! Je me demande combien de filles tu as fait pleurer avec tes idioties, combien d'hommes tu as blessé avec ton esprit de buffle. Loin de te détester pour tes agissements, je suis intriguée. La méfiance est très rare chez moi, tu n'échappes pas à la règle.

- Aurais-je droit à ta coutumière bonne humeur ?

A peine la question posée, le plateau d'alcool atterrit devant moi. Je remercie le serveur, attends un instant, mes iris toujours ancrées sur les traits de ton visage. On m'appelle à la table, j'envoie un geste, signe de ma venue. Mes bras croisés sur le comptoir, je penche la tête sur le côté.

- Tu m'accompagnes où la solitude te convient ?

Ma proposition faite, je descends de mon perchoir, prends le plateau. Je me tourne vers la table avant de t'adresser un sourire. J'attends une réponse.


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Dernière édition par Ancolie Edelweiss le Mer 13 Juin - 16:55, édité 2 fois
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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Dim 10 Juin - 19:47

Chef des riffle bullets

« Monsieur Miller je peux savoir où vous comptez aller comme ça ? »

Ha mince, chopé. Devlin se retourna pour mieux voir celui qui osait lui poser une question aussi stupide. Ou pouvait il bien aller ? Ben disons que si il se trouvait devant la porte c’était pour aller dehors non ? Avec un sourire contrit il regagna sa chaise, quelle idée aussi de lui mettre des heure de colle tout ça parce qu’il avait voulu aider quelqu’un à vaincre sa phobie du noir en l’enfermant un coffre. Était ce vraiment sa faute d’ailleurs si cet abruti avait manqué de s’étouffer ? Il beuglait tellement que ça en était pitoyable. Un homme un vrai ne pleure pas et en demande pas de pitié. Dans tous les cas le voila de nouveau coincé alors qu’il faisait si beau. L’horloge sonna onze heure moins le quart. C’est bon c’est officiel il en avait marre. En scrutant les murs il remarqua une fenêtre ouverte, la belle aubaine. Ni une ni deux il se rua vers celle-ci, enjamba la balustrade et sauta dehors en poussant un hurlement de joie bien audible. En atterrissant sur ses pieds tel un félin, bien que plus maladroitement, il adressa un grand sourire à son geôlier qui lui hurlait dessus des paroles incompréhensibles. Bah, ça lui passerait, mais il fallait mieux pour lui ne pas trop rester dans les parages.

A dire vrai cela tombait bien puisqu’il savait exactement où aller pour finir sa journée. Tant pis pour les cours, il n’y avait pas que ça dans la vie non plus. Le plus important n’était pas le plaisir de vivre les choses à fond et sans regretter ? Toujours courant comme un forcené c’est sans difficulté qu’il atteignit les écuries, qu’il scella son cheval avant de décamper au grand galop vers la ville. La liberté, enfin. C’est pas non plus comme s’il était cloitré et incapable de faire le moindre mouvement à l’intérieur de la pension, mais pouvait on vraiment qualifier cela d’une liberté absolue ? Dans tous les cas il était finalement arrivé en ville. Bifurquant à droite il s’arrêta devant le saloon. Un endroit parfait pour oublier tout et n’importe quoi. Et surtout pour se détendre sans aucun adulte pour te dire quoi faire ou non. En poussant les portes l’odeur acre de la fumée, de la sueur et de l’alcool lui emplit les narines et le fit sourire. Tout cela lui faisait étrangement penser aux soirées qu’il avait passé parmi les vaqueros, quand sa mère le laissait encore faire ce qui lui plaisait. A l’occasion il faudrait la remercier comme il se devait pour cette…bonne idée.

Il se faufila entre les tables remplies de joueurs de cartes, d’ivrognes et de chiqueur de tabac avant de s’installer au bar et de commander un verre de whisky où il rajouta une pointe de Tabasco. Il laissa ses pensés vagabondaient bien loin d’ici, ne prêtant qu’une seule oreille aux conversation de comptoir. Dans cet amas de beuverie, de moiteur et de relents parfois pestilentiels personne ne faisait attention à lui. Il resta assis dans son coin dieu sait combien de temps. Quand il eut fini de se remémorer le passé il releva la tête aux coups de cloche. Il devait être onze heure trente. Il ne voulait pas encore rentrer, pas pour se retrouver devant le gros pif rouge du gardien et des gros yeux du professeur qui allait sans aucun doute lui coller une nouvelle retenue. Il poussa un soupir avant de rabattre sa capuche sur sa tête et de se remettre à contempler le fond de son verre.

« Pas une bonne journée hein ? »

Pourquoi est qu’il lui parlait lui ? Il pouvait faire son travail et de barman sans poser des question systématiquement ? Malgré tout Devlin lui adressa un sourire enjôleur.

« Bof, comme chaque jour vous savez. »

Apres un hochement de tête pour montrer que oui, sa vie à lui aussi était bien cruelle, le barman repartit servir ses clients. Mais que pouvait il bien savoir lui de ce que c’ était qu’une mauvaise journée pour Devlin ? C’est pas lui qui passait ses journées assis dans une salle à étudier, ou bien d’être entouré de gamins insupportables aux regards apeurés, non ce n’était pas lui qui vivait dans un tel enfer de règles, de codes et que sait je encore ! Au fur et à mesure l’envie de carnage reprenait. Il voulait vraiment voir ce que c’était qu’une mauvaise journée hein ? Devlin allait lui montrer. Tout d’abord passer derrière le bar et attraper une bouteille qui lui casserait sur le crane, puis pourquoi pas lui coller son flingue sur la nuque histoire de lui coller la trouille. Oui il aurait put faire ça. Si seulement il n’y avait pas eut cette fille. Pour le coup elle l’avait eut par surprise, tout à ses pensées il ne l’avait même pas remarquer. D’un seul coup son sourire retrouve sa place habituelle. Il se tourne pour lui faire face. Avec ses longs cheveux rosâtres et sa bouille de gamine. Un peu trop plate cela dit, mais pour le moins appétissante. Elle descendit de son tabouret et tourna sa tête vers lui. D’un hochement de tête il l’accepte et la suit vers la table où des joueurs de carte semblent l’attendre. Bon au moins il n’aura pas perdu sa journée.

D’un geste il attrape une chaise et s’assoit tout en dévisageant les autres joueurs. Des tas de viandes froides très bientôt s’ils continuent de fumer et de boire comme ça. C’est le croquemort qui sera content, il pourra faire de beaux cercueils extra large. Comme d’habitude il en demande pas la permission de s’installer. Il est Devlin Miller après tout, pourquoi demanderait il quoi que ce soit ? Ne confondons pas un loup d’un chien dressé. Il n’a rien a voir avec ce genre de personnage. Ces adultes sont…tout simplement ce qu’ils sont.

« Dis moi ma p’tite Ancolie ça t’arrive souvent de venir ici pour jouer aux cartes avec des poivrots ? »

Il redevient joueur, sa mauvaise humeur a disparue. Il faut bien jouer le jeu encore un peu. Il passe une main autour de la taille fine et l’attire contre lui, toujours avec son sourire figé sur son minois de prédateur. Peut lui importe à lui si les autres prennent la mouche, ils pensent peut être qui lui font peur avec leurs yeux a moitié endormis et leurs carcasse pliantes sous la graisse ?

« Parce que tu sais que je pourrais t’apprendre tout ce que tu veux si tu me demandais gentiment. Tu es trop mignonne pour que je te refuse quoi que ce soit.»

Menteur. Mais bon…il lui attrape le bras avant d’y déposer un bref baiser et de la relâcher. Taquin, joueur, peut importe le nom qu’on peut lui donner. Apres tout ce n’est qu’une fille. Un joli petit quatre heure, un très agréable passe temps, mais qui n’en reste pas moins une chef. Ce qui est assez étrange pour lui d’ailleurs, comment une fille come elle, qui ne regarde jamais le mal dans les yeux, peut elle être ce qu’elle est ? Mais l’heure n’est plus à la parlotte maintenant, il faut faire place à un tout autre jeux qui lui ne ment jamais. Celui des cartes, de la chance et du bluff. On vous souhaite un bon courage messieurs, vous n’êtes pas prêt de remporter cette manche.
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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Lun 11 Juin - 20:07

dead

Le plateau en main, je me dirige vers ma table initiale en ta compagnie. J'en fais le tour en prenant le temps d'offrir un verre à chacun de ces messieurs. Comme des enfants, il faut en prendre soin. Comme une famille, il faut la conserver. Comme toute bonne femme, je m'adonne à la tâche. Entre deux verres posés, je te lance un regard, souriante. Tu t'assoies violemment sur une chaise de passage. Je ne relève pas, je connais ton caractère impertinent. Te sermonner ne servirai à rien, la bêtise est une science pour toi. Alors, je termine à tes côtés, sans te prêter attention. Mes pupilles se forcent à rassurer les attablés. Leurs yeux brillent d'une lueur, loin d'être ravie. Je me rends compte de ma probable bêtise, je n'ai aucune envie que ce rendez-vous finisse en massacre. L'un des joueur regroupe les cartes pour les empiler au milieu de la table. Chacun prend son verre, en boit une gorgée. Je pose le plateau soutenant la bouteille à moitié pleine. Je pivote pour retourner à ma place, ta question m'arrête. Poivrots ? Je souris, certains ne vont pas aimer. Mais mon temps de réaction est bien trop lent. Ta main presse fermement ma taille, me colle à toi. Je frissonne désagréablement.

Tu vois l'envie de meurtre gravée dans leurs iris. Quelque seconde seulement aurait suffi avant qu'un d'entre eux se lève sous l'emprise de l'alcool. Quelque seconde pour que tu me lâches. Quelque seconde de tension avant des coups incontrôlés. Quelque seconde avant que les autres se joignent à la pagaille. Ces quelque seconde ajoutées me certifiant qu'une minute suffirait pour que le chaos s'imprègne en ces murs. Mon regard insiste pendant que tu me glisses ta proposition. « Celui qui ose bouger un pouce, c'est moi qui l'encastre. » Mais cette menace se fait bien courte. Un large sourire orne mon visage, sourire enfantin, coutumier. Tu ne me refuserais rien ? La belle affaire, une brute à mon service. Une belle offre que je me dois de refuser mon cher. Je tiens trop à ma vie. Tu déposes un bref baiser sur mon bras avant de me relâcher. Immédiatement, je me retourne t'agrippe les épaules, me penche pour placer mon visage à l'égal du tien. Quelque centimètre nous sépare, juste assez pour que tu puisses remarquer mon sourire moqueur. Juste assez pour qu'un de mes doigts puisse te frôler doucement la lèvre. Ma voix se fait douce, mesurée.

- Merci, mais je préfère les hommes d'expérience.

Je me retire en délicatesse, pars, légère, vers ma chaise à ton opposé. Je m'assoie dans un saut, en prenant soin de récupérer les cartes posées au milieu de l'étendue de bois. Elles glissent entre mes doigts, je les regarde, réfléchi. Après une courte pensée, je reconsidère l'assemblée, la tension est à son comble. Mais quel plaisir ! Les hommes sont décidément irrécupérables. Le visage grave, j'attrape le verre qui m'était préalablement destiné, le boit d'une traite. Je le pose vivement, mes commissures s'étirent. Les gars, va falloir changer d'atmosphère.

- Tant pis pour la leçon du jour, je joue !

Je veux être actrice dans cette histoire, je veux participer à ce petit défi. Perdre, gagner, quelle importance. Le jeu est bien trop alléchant. Je distribue rapidement les cartes. Me rassoie brusquement. Jeu en main, coudes sur la table, je considère l'assemblée. La pression ne fait qu'augmenter, l'air est trop pesant. Mon regard se coince dans le tien, tu n'arranges rien avec ton sourire narquois. Je hausse un sourcil. Tu ne pourrais pas faire un effort ? Non, trop demander. Soupir, je me penche en arrière, me tords une mèche blanche, une lueur de défi, animée. La partie s'apprête à débuter, autant le faire en beauté.

- Tu veux qu'on commence doucement Dev' ? Cela t'éviterait de perdre dès la première manche.

Non pas que je mette ton talent en question, bien au contraire ! J'ai seulement un doute sur ton sang-froid. Pas que je ne tiens pas à ma vie, loin de là. Jouer avec les nerfs est simplement amusant. Pourtant ma phrase ne relève pas d'une méchanceté flagrante. Mais un rien se glisse entre vos neurones, provoquant une réaction des plus violentes. Ma remarque arrache un sourire à mes compagnons de jeu. Nous savons tous que le « on » ne me comprend en aucun cas. Trop accrochée à la chance pour pouvoir lancer de telles remarques. Mon appel est clair, je compte sur mon petit entourage pour vérifier ma proposition.


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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Lun 11 Juin - 22:33

Chef des riffle bullets

Encore heureux qu’il soit dans un bon jour parce que sinon il n’aurait supporté cela très longtemps. Mais bon après tout cela faisait partie de la vie de laisser parfois les choses se faire sans prendre la peine d’aller contre. Et puis elle était amusante cette petite, il fallait bien lui reconnaitre ça. A quoi cela servait de montrer les crocs sans cesse ? Les White Flat n’était pas des mauvais bougres, la plupart du temps et Devlin ne leur accordait qu’une attention relative la plupart du temps. Au pire des cas il s’en servait comme sac d’entrainement ou comme repose pied pour les plus chanceux donc bon…il pouvait bien se permettre de jouer aux cartes avec leur leader, on était plus à ça prêt. Et quand à son expérience il se retint de lui dire qu’il en avait déjà plus qu’elle ne pouvait le savoir. Ses petites sorties nocturnes n’étaient pas toujours dans le simple objectif de finir sa soirée au saloon. Ou alors en plus élégante compagnie. Il se contenta de lui renvoyer son sourire avec ses grands yeux moqueurs. Tout en la regardant s’asseoir il jeta un regard à ses autres participants qui semblaient quelque peu mécontent de sa petite intervention. Bah, si on ne peut plus rigoler.

Machinalement il attrapa le jeu de carte qui se trouvait devant lui et qu’Ancolie venait de distribuer. Pas trop mal. Encore fallait il qu’il puisse utiliser convenablement ce qu’on lui avait si gentiment donné. La participation de la jeune femme ne le fit que sourire encore un peu plus. Il plongea son regard bleuté dans ses cartes avant de les reporter sur son adversaire situé à sa droite et qui semblait plutôt en mauvaise posture. Ho rien ne pouvait lui indiquer à cent pour cent cette affirmation si ce n’est le léger rictus qui tordait sa lèvre supérieure. Mais aller savoir peut être était ce un simple coup de bluff. Les adultes étaient tous des menteurs après tout, les joueurs de cartes ne pouvaient pas dérogés à cette règle élémentaire de leur nature profonde. Loin de le faire sourire davantage son visage se renferma durant quelque instant, il posa son jeu sur la table, face cachée, et posa son menton dans le creux de sa main droite tout en continuant de fixer Ancolie. Ou plus précisément de poser ses yeux sur chaque parcelle de peau qui se découvrait ou qu’il pouvait deviner sous les vêtements. Sans se départir de sa mollesse soudaine il poussa un soupir silencieux et se vautra dans son fauteuil avec satisfaction.

« Ne t’en fais pas pour moi Ancolie, je suis un grand garçon et ce n‘est pas la première fois que je joues et que je perdrais une manche. De toute façon je saurais comment réagir si c‘était le cas. Tu me connais un peu non ? »

Il ne lui en fallait pas plus. La lueur qui dansait dans ses yeux signifiait clairement la menace qui pesait sur l’ensemble de la table. Toutefois il était inutile d’en arriver là tout de suite. Les gros lards ne lui avait encore rien fait de bien méchant, mais ils ne savaient pas vraiment dans quoi ils se trouvaient engagés. Ce qui était normal après tout. Eux ils se sentaient supérieurs, comme la majorité des adultes. La tension montait rapidement, une ambiance à peine plus poisseuse que le brouillard épais qui tombait parfois sur la lande au lever du jour. Devlin bailla allégrement avant d’adresser un salut à son voisin de gauche qui détourna les yeux, visiblement lui aussi de mauvais poil. Il faut croire que le comportement de celui qu’ils considéraient comme un vulgaire adolescent manquant totalement d’éducation, les irritait au plus haut point. Tan mieux. Il en retrouva sa bonne humeur coutumière et son sourire enfantin. Il fixa son verre toujours à demi plein et dont il prit une longue gorgée avant de retrouver le fils de ses pensées personnelles. Reprenant son tas de cartes en main il les arrangea suivant un rangement précis avant de les poser négligemment sur sa cuisse. Un regard incendiaire lui fit dresser la tête vers ses Co-disciples de table.

« Me regarde pas comme ça grand-père t’es pas du tout mon genre. Et non je ne triche pas, je suis bien trop stupide pour faire ça. »

L’autre gras du bide partit d’un rire tonitruant qui secoua son ventre mou comme le pudding du dimanche que sa mère le forçait à avaler parfois. Bon cela avait au moins le mérite d’être clair sur ce point. La triche ce n’était pas son fort. Non par contre le fait de tout casser, mobilier et joueurs compris quand il en avait marre de perdre, c’était tout à fait dans sa nature de bourrin et de dangereux chien tout fou. Seulement ça c’était plus délicat à annoncer, encore que dans une conversation il pouvait tres bien en glisser deux ou trois mots. Il fit un clin d’œil à Ancolie avant de faire semblant de s’intéresser à son jeu. Oui la partie promettait bien des surprises agréables.

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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Ven 29 Juin - 17:53

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Oui Devlin, je te connais. Je connais ta capacité à tonifier tes nerfs, sortir de cette pulsion quelque coup bien donné. Après tout, dans une première rencontre, même brève, on devine ton tempérament. La brutalité est une chose bien simpliste Devlin. J'espère pour toi qu'il se cache autre chose sous cette capuche rouge. Quelque chose de plus intéressant de préférence. Je m'adosse à ma chaise, carte en main, le visage orné d'un sourire. Satisfaite ? Oui. Ta réponse promet du spectacle. Je ne sais qu'elle sera ta victime, je me désole à l'avance qu'un de nos compagnons se retrouve sans dent. Non, je n'aurais jamais dû t'amener ici. Je retire, c'est tout à fait plaisant.

Je détache mon regard du jeu, le pose sur ton visage. Je fixe tes moindre faits et gestes. Et justement en parlant de geste, je ne comprends pas. Pourquoi fais-tu une chose aussi idiote ? Tu es vraiment épatant ! Aussi imprévisible qu'un gosse, aussi indiscret. Pourtant, aucun n'y fait attention. Même si cela est étrange je ne préfère pas relever. Et voilà ! d'après ta réflexion, je ne suis pas la seule à t'avoir remarqué. Enfin dans ta délicatesse tu as le mérite de faire rire. Face à cette atmosphère de plus en plus détendue je te lance un sourire. J'avoue que la tricherie t'allait bien. Dommage. J'attrape ton clin d'oeil, il m'amène à me poser une question. Vas-tu réellement finir la partie ? Calmement.

Je n'ai pas le temps de pousser plus loin m'a réflexion. Le premier joueur vient de miser. Je sors de ma poche quelque pièce, somme suffisante pour égaler celle de mon voisin. Je sens des regards interrogateurs, si on n'a plus le droit de s'amuser ! Plus la mise grandie, plus les cartes apparaissent et plus les étoiles se forment dans mes yeux. Le bluff n'est pas mon fort. Tout le monde sait à l'avance si je vais perdre ou pas. Malheureusement, ils se disent que peut-être j'aurais appris par miracle à cacher mon jeu. Le doute est toujours permis après tout. Non messieurs je continue d'être honnête. Le temps est à la découverte. Aucune table n'est renversée, aucun nez ne saigne, bravo Devlin ! Je m'apprête à offrir mon jeu plus que bon. J'écume de joie ! si un seul s'amuse à me dominer sur cette manche, je ferais un malheur.

Un bruit sourd retentit, me coupant dans mon excitation. Un homme, comme on en voit souvent par ici. Le regard sombre, la démarche assurée, le cow-boy de nature. Un type faisant taire l'assemblée au bruit de ses éperons. Aujourd'hui il ne déroge pas à la règle, il avance, silencieux, vers le contour. Les festivités ont cessée, personne ne parle. Seul les yeux bougent le regardant passer. La fumée des cigarettes semble elle aussi stopper sa course, plus lente, plus dense. Il y aura des morts je crois. Quant à moi, je m'affale, bras croisés, sur la table dans un grand soupir. Mon trip vient de prendre définitivement fin. Je t'envoie un regard plein d'agacement. Vas-tu laisser cet homme cramer ainsi l'ambiance ? Moi, je suis susceptible, pour me taire.

- Il vous plaît n'est-ce pas ? Ce silence.

Je me suis redressée, toujours bras croisés. Je baisse la tête, examine mes jambes frêles. Devlin, pourrais-tu lui en coller une ? Lui au moins le mérite.

- Ce doit être délicieux. Voir tous ces gens apeurés en votre présence. Comme on doit se sentir puissant face à tant de crainte.

Je lève tes yeux dans ta direction, une mine grave. Tu dois aussi connaître ce sentiment, n'est-ce pas Devlin ? Je le regarde à son tour, sans sourire, relevant juste un peu la tête comme pour prendre une hauteur hautaine. Marque de mépris.

- Pas que je vous en veuille d'avoir gâché notre merveilleuse partie, et celles de bien d'autres, j'ose le croire. Mais voyez-vous, ici l'ambiance se veut festive. Alors pour envie de silence et de domination allez côtoyer les tombes du cimetière d'à côté.

Dangereux, c'est le message que me lance mes voisins. Mais je n'en ai rien à faire. Cet arriéré vient de briser mon excitation. J'ai juste envie de lui mettre une. Intérieurement j'écume, mais mon visage reste neutre. Soudain se dessine d'un large sourire. Je me détache ma chaise.

- Je vous montre la route si vous voulez.

Je fais une légère révérence tout en lui désignant la sortie. Je me relève, appuie une main sur la table en croisant mes jambes. Je ne suis pas sûre qu'il accepte mon invitation alors j'attends. Dev' même si je ne te regarde plus, je ne t'ai pas oublié, crois-moi.



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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Dim 1 Juil - 22:20

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L’atmosphère est un peu plus détendue qu‘au debut, il espérait au moins que l’un ou l’autre des vieux se lèvent et que ça parte un peu en vrille, même pas, c’est pas drôle. Dans un saloon c’est un peu comme une sorte de tradition pourtant. Il y a souvent des bagarres, faut dire qu’on a le sang chaud, sauf quand on se fait descendre, parce que là il devient tout froid. Apres vaut s’arranger avec Mr le croque-mort en face. Bref. Il faut revenir à la partie. Chacun annonce sa mise, on joue gros ce aujourd’hui, tant mieux, il y a de quoi se faire un peu d’argent de poche et c’est pas pour lui déplaire. Il aime bien la facilité. Les joueurs sont tous concentrés, même Ancolie semble y prendre part, de façon appliquée elle aussi mise, un peu trop peut être. Il suffit de lui jeter un œil pour voir qu’elle a un bon jeu, elle ne sait pas mentir, remarque lui non plus…mais il sait mieux dissimuler ses sentiments. C’est pas compliqué, bonnes ou mauvaises cartes il lui suffit d’afficher le même sourire depuis le début de la partie. Et ça semble payer puisqu’il arrive à les bluffer. Haha bande d’idiots il ne faut pas croire que parce qu’on est jeune on ne sait pas feinter les plus grands. Qui parle d’expérience ici ? Ce n’est rien d’autre que de simple déduction et une longue habitude de tromper son monde.

La partie se déroule, il gagne, il perd, il regagne un peu. Bonne et mauvaise pioche, c’est la roulette de la chance. Pour être franc il commencerais presque à s’ennuyer. Voilà une bonne heure qu’il n’a pas casser de fenêtre, renverser une table, briser un ou deux os, c’est regrettable qu’un tel talent soit limité. M’enfin il n’est pas en manque au point de déclencher lui-même une envolée générale de pieds et de poing. La musique continue sa rengaine interminable. Ancolie est toute excité, il en de peu qu’elle se lève de sa chaise pour courir dans la salle en poussant des cris de joie. Autour d’elle les autres vicelards l’ont remarqué et se font des sourires discrets. Ils croient vraiment qu’il est capable de perdre pour lui faire plaisir ? Et puis quoi encore ? Perdre n’est pas dans ses options du moment.

Et puis il arrive enfin. Le type qui ruine l’ambiance. THE cow-boy. C’est le genre de personne qui en impose par sa seule présence. D’ailleurs le silence c’est fait presque aussitôt. Encore un adulte qui se la joue. Les joueurs ont cessés leur petit manège. Ils regardent juste. Devlin lui aussi pose son jeu sur la table et contemple l’arrivée de ce type qui se croit tout permis. Et pourquoi on se le demande. C’est qu’un tas de viande confronté à un autre tas de viande. On le voit de suite qu’il adore ça, cette sensation oppressante qu’il installe dans le saloon. Les p’tits vieux n’ont pas bougé d’un pouce. Faut dire que personne ne songerais a tenir tête a ce genre de type. Trop dangereux. Et puis…Et puis Ancolie fais quelque chose de stupide. Idiote. Dans ce genre de situation pourtant on sait que chacun se doit de rester à sa place. Et elle continue en plus, elle s’arrête pas. Autour d’elle c’est le silence totale, sauf que cette fois, tout le monde à les yeux braqués sur elle. Pas vraiment sûr que ça lui plaise à l’autre. Elle lança un regard vers lui avant de continuer son petit manège. Il pouvait presque entendre les cris de ses collègues de jeux qui hurlaient à la mort d’arrêter. Faut croire qu’elle n’avait pas envie. Au fond c’était courageux de sa part.

Comme quoi les White Flat pouvaient aussi s’imposer quand il le fallait. Et Devlin qui les voyait comme de simples pacifistes tout mignons et prêchant la bonne parole, s’effaçant quand le ton montait un peu trop haut. On en apprend tous les jours. L’autre abruti c’était avancé vers elle, la petite flamme dans ses yeux Devlin ne la connaissait que trop bien. Il l’avait souvent vu dans les yeux de son père quand il s’apprêtait à le réprimander et lui-même pouvait l’apercevoir parfois dans l’une des glaces de la salle d’eau du pensionnat. On a tous plus ou moins peur de cette lueur. C’est un signal de danger imminent. Peut importe qu’elle soit une fille il était claire et net qu’il allait vraiment lui en coller une. Un coup de pied dans sa jambe lui fit tourner la tête. Un des joueurs lui faisait signe avec ses yeux d’intervenir. Ben quoi ? Il pouvait y aller lui ? Toujours pareil. Envoyer les autres à leur place pour faire le sale boulot. Sales adultes va. Mais faut dire que ça le tentait depuis un moment maintenant. Le seul en droit d’imposer le silence et de foute la trouille c’est lui et personne d’autre. Il poussa un soupir bien perceptible avant de se lever et d’arriver, d’un pas nonchalant et les mains dans les poches, au niveau d’Ancolie. Toujours sans se départir de son sourire eternel il fixa son probable adversaire sans ciller.

« La demoiselle t’a dit de partir mon p’tit père, t’es sourd où t’es juste trop con pour comprendre ce qui arrive à tes oreilles ? »

Ha. L’autre n’était sourd au final. Preuve en était qu’il eut un ricanement des plus sinistres. Un affreux mélange de coyote enroué et de serpent a sonnette mal accordé. Quoi ? Il était si drôle que ça ? Bon ben dans ce cas employons la manière forte. Personne ne se moquait ouvertement de Devlin dans l’enceinte de la pension, il n’y avait pas de raison pour que l’on déroge à cette règle ici. Un peu de respect c’est trop demander ? Il posa la main sur l’épaule d’Ancolie avant de lui adresser un bref clin d’œil. Il se mordait la langue sans s’en apercevoir, un frisson d’adrénaline le parcouru. Fini les jeux de cartes. On passe à la suite des réjouissances. Mais que l’on ne vienne pas lui piquer son as de pique !

« T’a des tripes gamin, mais cherche pas plus fort que toi. Crois moi tu vas le regretter. »

Ben voyons. Devlin haussa simplement les épaules. Puis c’est sans aucune sommation qu’il enfonça son poing dans le visage de l’autre demeuré. Il sentir l’os du nez craqué sous ses phalanges. Haaa ça faisait un bien fou. Profitant de l’effet de surprise il continua sur sa lancée en bourrinant comme seul les Rifles savent s’y bien faire. L’autre finit au sol, légèrement sonné mais bel et bien conscient. Au dessus de lui le chaperon rouge s’ingéniait à lui écraser les parties intimes de tout homme avec une certaine délectation. Et plus l’autre souffrait et plus Devlin appuyait fort. C’était presque jouissif de le voir comme ça.

« Je vais t’expliquer un truc. J’avais un super bon jeu, toi tu viens et tu me ruine ma partie alors que j’aurais pût tous les plumer. Alors tu vois, ce que je te fais subir en ce moment c’est pas grand-chose comparé à ce qui va passer dans deux ou trois minutes, j’ai horreur de perdre mon temps avec des adultes comme toi qui se pensent les plus fort. »

L’autre tête à claque réagit finalement. Mais pas comme Devlin l’aurait souhaité. Une douleur intense lui traversa la jambe tandis que le bruit d’un coup de feu retentit dans le même temps. Ha oui, il avait oublié ce petit détail. Les adultes sont tous des tricheurs. Celui ne faisait pas exception à la règle. Il sentait couler le sang le long de sa jambe. D’ailleurs pourquoi était par terre maintenant ? Ha oui c’est vrai il avait glissé quand l’autre lui avait tiré dessus. Maintenant ça devenait une bataille personnelle. Mais lui avait quelques atouts dans sa manche. Et autour de sa taille. Encore fallait il lui laissait le temps de les attraper.

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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Mar 3 Juil - 10:34

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Je me suis redressée, quittant ma position avachie. Je me tiens droite, tentant de prendre quelque centimètre, centimètres qui ne changeront strictement rien, disons que cela tient du protocole. J'hésite, prendra-t-il la sortie, gentiment ? Question idiote. En seule réponse il s'avance vers moi silencieux. Mon sourire se fane, brutalement. Sans bouger, droite, je le regarde avec toute la haine du monde. Il va m'en mettre une. Logique après tout, ce genre de personne déteste que l'on se dresse sur sa route. De plus, la diplomatie n'est pas réellement à l'honneur dans ces lieux. Il n'aurait pas eu l'idée de me répondre simplement. Non, le pouvoir des mots l'a délaissé au berceau, il ne lui reste que les poings. Ses seuls poings qui allaient m'arriver dans la figure. Les pupilles vibrantes d'agressivité, je me contre-fiche qu'il m'en colle une. J'encaisserai comme j'ai jusqu'alors encaissé de nombreux coups. Il n'est pas le premier à se présenter, que cela lui plaise ou non. Ne crois pas détruire ma fierté, ne penses pas qu'un simple coup me tirera des excuses. Je dis ce que je pense, qu'importe les conséquences, tant que je suis la seule à en payer le prix. Cela peut paraître égoïste, mais je ne supporterai pas que mes conneries déteignent sur mon entourage. Alors qu'il ne pense pas un instant pouvoir partir après son coup. Je ne sais pas me servir d'un revolver, je ne sais pas me battre, je ne sais rien de tout cela. Prix d'un manque de concentration aux nombreux cours de survie. Prix d'une trop grande louange aux mots et leurs conséquences. Dans ces situations, je ne peux qu'attendre, attendre que ses pas cessent, qu'il arrive à ma hauteur. Sauf que le temps se fait long, mes pensées défilent trop rapidement, disparaissent à sa moitié de chemin. Ma tête est vide, je ne réfléchis plus. C'est effrayant cette insensibilité.

Un bruit sourd, le bruit d'une chaise. Je ne tourne pas le regard. Ce soupir te va trop bien pour que l'on puisse hésiter. Je ferme les yeux, soupire à mon tour. Tes paroles m'arrache un sourire rapide, le temps de t'offrir un regard. Les yeux posés à nouveau sur mon « agresseur », mon visage se ferme. Un peu plus en entendant son rire, un rire gras, désagréable, un rire traduisant toute sa prétention. Quel imbécile. Sans être violente, un frisson me parcours le bras. Si je possédais ta force Dev' je lui en aurais collé une. Juste pour rire ainsi. Sauf que je ne fais que rêver, toi, tes coups sont bien réels... et prévisibles. Ta main, puissante, me sors de toutes ces envies de meurtre. Je relève doucement la tête, aperçois ton bref clin d'oeil. Non Dev', n'ose rien je t'en prie . Lui ne fais rien pour le moment. Tu vas te retrouver dans une histoire qui ne te regarde pas ! Je t'en prie, il ne fait rien.... Et si, l'imbécile. Il parle trop, ton poing vole. J'échappe un cri, minime, les yeux écarquillés. Dev', abruti ! Tu continues en plus. Arrête Dev', tu vas beaucoup trop loin ! Mais c'est impossible, vous ne réfléchissez jamais une seconde !

La partie s'arrête, l'homme est à terre. Tu le fais hurler, encore. Je m'élance pour t'arrêter, pendant que tu le sermonnes sur le comment du pourquoi tu le bourrines comme un demeuré. Sauf que maintenant cela suffit. Je te remercie pour ton aide, je te remercie de l'avoir remis à sa place, mais maintenant arrête. Laisse-le partir avec le peu de dignité qui lui reste. Je tends une main tentant de t'attraper le bras.

-Dev'....


Le coup de feu retentit, avant que je t'atteigne. Je fais deux pas en arrière, surprise. Tout s'inverse, l'homme est debout, tu t'es écroulé, la jambe en sang. Il sourit, pauvre crétin ! Il aurait pu se taire, s'écraser un peu plus, puis prier pour que tu le laisses tranquille, mais non. Il fallait qu'il en rajoute, comme un homme. Je fais face à deux têtes dures. Devlin comment fais-tu maintenant. Après quelques secondes de frayeur, je laisse place à l'exaspération. Pourquoi on nous refile des boulets pareils. J'avoue être de mauvaise foi, mais bon quand même ! Un contact froid, dur contre ma main. Je lève le menton, envois un regard sur le côté. Un des joueurs, assis bien gentiment sur sa chaise, viens de me glisser un revolver dans la main. Mon exaspération atteint son apogée. Nous sommes donc seuls dans cette histoire ?! On appelle ça des hommes. Il aurait pas pu se lever un lui en tirer une. Tout se serait terminé. J'empoigne cependant l'arme, à contre-coeur. Si personne ne veut se bouger. Après tout, tout ceci est de ma faute, j'aurais dû me taire. Tu n'en serais pas là, tu ne serais pas si mal en point. Je regrette mes paroles, mes mots, je regrette tes blessures. Je regarde vivement l'arme avant de la pointer sur l'abruti d'en face. Il te regarde, avec tout le mépris du monde. Il s'amuse. Je prends des airs d'assurance. Je n'en ai aucune. Une simple hauteur habituelle, une simple voix posée et forte, tout pour cacher mon inégalité.

- Pourquoi ne veux-tu pas t'écraser et partir ? Ce serait deux fois plus simple tu ne crois pas ? Pourquoi cherches-tu à jouer les coqs ? Tu risques d'y perdre des plumes.

Il eut un rire sinistre une fois de plus. A vrai dire ma prise de parole n'était en rien une menace, juste une marque d'incompréhension à votre jeu idiot.

- Pourquoi ne tires-tu pas maintenant ? Tu as peur ?

Ouais, fallait pas que je m'attende à une autre réponse. La peur, non c'est bien plus idiot que ça bonhomme. Le seul fait que si j'ose tirer, la balle pourra partir n'importe où, elle pourra tuer quelqu'un d'autre. Hors c'est lui que je veux. J'apprends aujourd'hui à bluffer, je garde cet air déterminer, l'arme pointée entre ses deux yeux. Sauf qu'il n'y crois-pas, il s'approche en souriant, il s'approche de toi, de nous. Le coup part, un cri, cette fois de douleur, lui échappe. De son épaule afflue le sang. Sauf que je ne l'ai pas tué, sauf que je n'ai pas touché la bonne épaule. Sauf que l'autre imbécile regarde sa blessure, m'en renvoie un sourire moqueur. Je ne bronche pas, le regarde toujours insistante.

- Tu connais le monde de l'Ouest ma belle ? Connais-tu le duel ? C'est à celui qui tire le premier. Alors, dépêche-toi avant d'y passer.

Il me menace ? Il est mignon, trop mignon cet homme. Il m'offre la première balle. Quel enfoiré !



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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Jeu 5 Juil - 14:06

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La prochaine fois il se prendra pas la tête, il se contentera juste de lui exploser la gueule avant de lui coller une balle dans le bide. Vite fait bien fait, c’est de sa faute aussi, pourquoi est ce qu’il aime autant faire le fier ? Hein ? On se le demande. C’est p’être dans ses gènes, ou bien il est complètement abruti…le coup de sabot qu’il a reçut sur la tête étant gamin lui a fait perdre les derniers neurones qui lui restait encore. Oui ça doit être ça. Dans tous les cas il est irrécupérable. Comme disait si bien son mentor, un vrai boulet qui s’assume. La douleur est là, bien présente, aussi aigue qu’une brulure de tabac et aussi forte qu’un coup de corne. Pourtant Devlin ne pleure pas, il ne hurle pas, il ne gémit même pas. Il à vécut des choses bien pires, et puis il n’a pas envie de pleurer devant une assemblée d’adulte, ça leur ferait trop plaisir. Dans l’ouest on bouffe les plus faibles au petit déjeuner, les pleurnichards et les fillettes n’ont pas leur place.

D’ailleurs on peut savoir ce qu’ils attendent ces foutus adultes ? Ils se contentent de regarder tranquilles. Ce n’est pas un spectacle. On est pas là pour divertir. Le blondinet croise un regard dans lequel il aperçoit la peur. Voila qui explique tout, ce sont juste des lâches, il devait s’y attendre de toute façon. Tous les mêmes. Et apparemment Ancolie venait de s’en apercevoir aussi. L’un des joueurs venait tout juste de lui glisser une arme dans la main et visiblement elle n’était pas très à l’aise. C’est n’importe quoi cette ville…Les adultes ne sont-ils pas censés aider les plus jeunes dans ce genre de situation ? Aie. Il n’aurait pas dû bouger autant. La douleur est revenue. Ho mais ce n’est pas ça qui va l’empêcher de se relever.

En tout cas, il devait admettre que la petite s’en sortait pas trop mal, niveau bluff elle venait de monter d’un cran. Et qui sait cette histoire pouvait faire d’elle un grande joueuse de carte ! Son sourire est resté figé sur sa frimousse, bien qu’un peu crispé par la douleur maintenant. Et l’autre qui veut pas s’en aller. Devlin connait bien ce genre de personnage. Il s’écrase quand il sont en position de faiblesse avant de planter un couteau dans le dos pour se relever fièrement et fanfaronner. Il en a plein des comme ça dans son dortoir. De vrais serpents bien visqueux. Une seule manière de les apprivoiser, leur montrer que c’est toi qui commande. Et comment ? Avec le plus de force. Un bruit. Une détonation. L’odeur de la poudre. Devlin ne rêve pas debout, Ancolie vient bien de tirer. Une pacifiste ? Comme quoi faut s’en méfier d’eux aussi. Elle ne l’a pas touché, du moins pas mortellement, à peine une éraflure. Forcement quand on manque d’expérience on en peut faire de miracle. Le cow-boy se marre. Oui faut dire que c’était prévisible, c’est pas ce genre d’égratignure qui va lui faire comprendre quelque chose.

Il ne se préoccupe même plus de Devlin, toute son attention est passé sur la gamine qui lui tient tête en ce moment même. Mine de rien Devlin se relève doucement, pas très bien stabilisé sur ses jambes mais cela devrait suffire pour ce qu’il a prévu de faire. Prendre uen fille comme adversaire c’est nul, sauf si elle a cherché ou qu’il n’a rien de mieux sous la dent. Et puis il ne faut jamais laisser un travail inachevé. L’autre abruti lui tourne le dos maintenant, il ne pense même pas à tourner la tête, sans doute croit il que Devlin n’osera rien tenter après ça. C’est bien mal le connaitre. Ancolie aussi semble concentrée. A tel point que s’en devient presque troublant, a t’elle vraiment l’intention de tirer une nouvelle fois ? Autour de lui le silence devient presque étouffant. Alors quoi ? Ils vont laisser une fille faire leur boulot ? Et puis quoi encore ? C’était personnel maintenant. Personne ne pouvait lui tirer dessus et espérait s’en sortir tout a fait indemne. Le masque du chien un peu foufou se fendillait légèrement pour voir apparaitre petite a petit un tout autre visage. Rien a voir avec le Devlin de tout à l’heure. L’adrénaline qui parcourait son corps lui faisait oublier sa douleur, dans ses yeux deux feux follets dansaient joyeusement et des frissons secouaient sa grande carcasse. Il ne voyait plus rien, si ce n’est ce type et peut être Ancolie, parce qu‘elle se trouvait sur la trajectoire. Tout le reste avait disparu.

« Hé mon pote, laisse la miss au gros calibre tranquille avant qu’elle casse une vitre ton adversaire à ce que je sache c’est moi. »

Maintenant finit de jouer. L’autre lui jette un regard amusé, attends je rêve ou bien il ne croit pas du tout que ce jeune cow-boy encapuchonné puisse faire quoi que ce soit pour lui nuire ? Grossière erreur. Un animal blessé et bien plus dangereux qu’en bonne santé. Devlin lui fait un grand sourire avant de lui pointer son arme dessus. Un duel ? Quel duel ? Il veut juste lui faire un trou dans le bide histoire de lui apprendre un peu la vie. Ho et puis non tiens, il a une meilleure idée. Son adversaire n‘a même pas le temps de comprendre ce qui lui arrive que déjà le chaperon rouge à fait feu. Mais pas dans la tête, ni même dans le ventre. Œil pour œil et dent ou dent. C‘est dans la jambe gauche que la balle est partie se loger. Un autre coup de feu. Ha maintenant c‘est dans la jambe droite. Un dernier pour la route peut être ? Et une balle dans l'autre épaule. Pas de jaloux. L‘autre hurle, se traine, il pisse pas le sang non plus mais quand même. En tout cas il a sacrément mal. C’est quoi cette chochotte ?

«Rho et puis non tiens, t’en vaux même pas la peine…Arrête de chialer nom d’un chien ! »

Boitant légèrement Devlin arrive à sa hauteur et lui décoche un monumentale coup de pied en pleine mâchoire. Pour le coup l’autre arrête de hurler. C’est toujours ça de pris un peu de silence. Par contre pour sa jambe c’est pas encore ça. Il remonte jusqu’à Ancolie et pose sa main sur le canon de l’arme, son sourire est revenue, sa bonne humeur aussi, l’aura menaçante et sanglante a disparue. Il est redevenu Devlin.

« Ben ma grande, on en t’as jamais dit que c’est pas bien de jouer avec des armes à feux, tu pourrais blesser quelqu’un avec. Vilaine fille va. »

Une boutade sans méchanceté. Autour d’eux ça devient bruyant. Les adultes ont enfin commencé à se bouger un peu. Ils se lèvent et entoure le type, l’agrippe et le conduise dehors…c’est n’importe cette ville, mais ça Devlin le sait déjà.

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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Sam 7 Juil - 19:56

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Trop énervée. Trop énervée d'avoir raté mon coup, d'avoir un imbécile de cette taille devant moi et de ne rien pouvoir faire. Un frisson, puissant, insupportable me parcours le bras droit. L'autre trop occupé à tenir l'arme. Une envie de lui en coller une. Une tête à claque ! Il n'a rien pour lui le pauvre ! Je suis tenue par un fort désire de lui enlever le peu qui lui reste. Mais justement, loin d'être une Orchids, je ne suis pas une Tulips. La force même avec une grande présence d'adrénaline, ne me gagne pas. Mais, il veut que je tire, il rigole, pauvre type. Je me ferais une joie d'honorer une demande si pressante. Le doigt sur la gâchette, ma lente pression commence. Qu'est-ce que je risque ? Sauf que ta voix apparaît, sauf qu'un coup de feu retentit. Je n'ai pas tiré. Sauf que toi tu es toujours en vie et bien libre de tes mouvements. En omettant ta jambe bien-sûr. L'homme s'écroule, lourdement. Un autre bruit sourd, un troisième. Je manque de lâcher mon arme. Bouche bée, le souffle disparu, les yeux grands, je te dévisage. L'homme à terre me laisse le champ libre face toi. Mon coeur manque un bond, me sort de la poitrine. Pourquoi ? Étais-tu obligé de faire ça ? Imbécile. Regarde-toi ! Tes traits déforment ton visage, tu n'es plus qu'un monstre. Comment oses-tu faire souffrir un homme, même le plus misérable. Comment fais-tu pour te rabaisser ainsi ?! C'est donc cela, être un homme. Un dur, sans pitié, qui ne pense qu'à lui. Je suis pétrifiée. Le choc laisse place à la haine. Mon visage se transforme à son tour. Qu'est-ce qui me retient de te faire subir le même sort ? Trop de savoir vivre peut-être, je devrais t'en faire cadeau ! Ne fais pas ton malin, regarde comme tu boites !

Je n'ai pas le temps de comprendre que déjà ton coup repart. Une jambe te suffit largement à ce que je vois ! Celle-la non plus, tu ne pouvais pas la retenir, trop con pour contrôler tes pulsions ! J'aimerais me baisser, aider ce pauvre inconnu. Il ne méritait pas tout ça. Tu es peut-être susceptible, mais il faudrait que tu apprennes à vivre bonhomme ! Malgré tout, l'aider à se relever serait le pire des paradoxes. Alors, je laisserai les autres faire, je me concentre sur ta petite personne. Non seulement tes actes étaient inacceptables, mais tes paroles restent l'apogée. Apogée de ta stupidité. Tu boites ? Cela doit faire mal. Pauvre chou, regarde plutôt cet homme à terre. As-tu déjà souffert autant ? Oh non excuse-moi, un gars comme toi ne se ferais jamais rabaisser de cette façon ! Tu es heureux maintenant n'est-ce pas ? Avoir réduit un homme à l'état de morceau de viande. Tu peux partir, personne ne te retient.

Je regrette de ne pas être télépathe. Je regrette le poids sur mon arme toujours tendue. Je regrette ta maudite morale, ta voix si gaie. Comment crois-tu que je puisse réagir ? Comme si j'allais te sourire, me jeter dans tes bras en pleurant, ou encore me mettre à genoux. Ravale ta fierté, tu ne vaux rien ! Un bruit, une claque. Ma main est partie, plus puissante que jamais, alourdie par le poids revolver. Je laisse échapper ce frisson de colère, ce grand cri d'horreur. Et comme un geste ne va jamais sans explication... je cris.

- C'est quoi ce sourire ?! Tu as vu ce que tu as fait ?! Tu oses sourire après ça ?! Imbécile ! Cet homme ne méritait pas ton attention ! Comment tu te sens maintenant hein ? Après avoir tué quelqu'un, à moitié ! Comment tu le vis ?!

Sauf que le vrai fautif dans l'histoire, ce n'était pas toi. Ce n'était même pas l'autre à demi mort. La seule fautive ici, c'était moi. Et je reporte la faute sur mon entourage. Une White Flat ? La blague, je ne suis qu'une idiote. Mais malgré cet élan de raison, la colère reste bien présente. Qu'est-ce que j'espère ? Impossible d'accepter ton foutu sourire, de te le rendre. Chose des plus anormales, je détourne le regard. J'en ai trop vu, j'aimerais juste baisser les paupières. Ce que je fais. Dans un grand souffle elles clignent lentement. Je n'ai rien à dire. Je ne dois que m'excuser. Mais les mots sortent difficilement, plus que faux.

- Je suis... désolée. Vraiment désolée.... Pour tout ça.

Une voix tordue par l'aversion. Un seul murmure, bien distinct. Une excuse minime face à ce que tu as récolté. Mais... Non, tu as fait comme tu le ferais d'habitude. D'abord, par simple envie de meurtre suivie d'une simple envie de vengeance, vengeance pour un ego blessé. Alors, pourquoi se battre contre la nature humaine ? Je suis la source de tous ces problèmes, je suis la cause des blessures de chacun de vous. Je suis la seule responsable de tout ce massacre et c'est tellement dur à porter. Rigole autant que tu voudras, je m'inquiète pour celui que je traitais d'imbécile il y a dix minutes, je m'inquiète pour cette brute sans cœur que tu es. Pathétique ? Surement.

- Je... ta jambe... Je vais chercher un médecin.

Toujours dans le même ton. Sans te regarder, je me retourne. Pose enfin mon arme sur la table en bois, devant son véritable propriétaire. Ils n'étaient que des lâches.



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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Dim 8 Juil - 23:08

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Elle est si douce…un vrai rayon de soleil cette fille j’vous jure. Elle lui a défoncé la mâchoire a coup de flingue. Mais qu’elle est mignonne. C’est toujours ça de pris. Bon il ne s’attendait pas non plus à ce qu’elle lui saute dans les bras en pleurs, toute tremblante et qu’ensuite ils iraient dans un coin un peu plus tranquille, histoire de se consoler mutuellement…bon en fait si il espérait un peu. Mais pas sûr que sa jambe aurait supporté le poids de la gamine, aussi menue puisse t’elle paraitre. Devlin porte sa main à sa joue, encore un bleu, mais celui là il ne le méritait pas vraiment. Bon c’est vrai qu’il avait un peu exagéré pour l’autre trouffion de toute à l’heure, mais on ne devient pas le leader d’une bande de brutes sans vraiment beaucoup de cervelle en privilégiant la discussion autour d’une table avec du thé et des biscuits aux raisins.

Il ne rétorque pas. Apres tout pourquoi faire, il sait bien qu’il l’a mérité d’une certaine façon. Pourtant ça bout encore à l’intérieur de lui, faut croire que ce n’était pas assez de lui coller plusieurs bastos dans le lard. Qu’importe il devra attendre. En plus de la joue sa jambe lui rappelle douloureusement qu’elle aussi à mal. L’adrénaline s’estompe, elle laisse la place à la douleur. Autour d’eux les adultes commencent à se bouger un peu, ils se lèvent, parlent, c’est vraiment la cacophonie, mais personne en semblent s’approcher d’eux. Même les vieux croutons restent abasourdis. Sans doute à cause de l’éclat de voix de la miss. Ils doivent pas être habitués à voir une fille crier de la sorte, surtout sur un adolescent qui vient quand même de tirer trois fois sur un type. C’est qu’elle a de la voix la miss. Devlin reste sans bouger, son sourire n’a pourtant pas disparu, même quand elle lui collé sa droite monumentale qui lui a éclaté la mâchoire.

On l’a souvent traité d’imbécile. On l’a souvent traité de bien d’autre noms d’ailleurs. Depuis le temps cela ne lui fait ni chaud ni froid. Il se contente de hausser les épaules et de passer outre. Ou bien il fait demi-tour pour régler son compte à l’imprudent. A force c’est un peu comme s’il n’y prenait pas garde, ça glisse sur lui. Ce n’est pas en l’insultant qu’il va changer. Il ne va pas changer. Jamais. On pourra essayer autant de fois qu’on veut, le résultat sera toujours le même. Quoi qu’il en soit ça fait sacrement mal non d’un chien boiteux ! Ancolie lui murmure des excuses. C’est marrant mais ça sonne faux. En tout cas pour une pacifiste Devlin la trouve drôlement active maintenant. Il étouffe un fou rire, quelque chose lui dit que cela n’arrangera pas la situation. Le patron du saloon et quelques autres rangent silencieusement les tables et les chaises renversées. Il sent quelque chose goutter le long de sa jambe, ha oui c’est vrai que l’autre lui a tiré dessus tout à l’heure.

Devlin jette un bref regard. C’est moche. La poudre à brulé le tissu et il y a un trou dans sa jambe, la peau est toute rouge pourtant ça ne saigne pas vraiment. Faut dire que le trou est petit. C’est gênant surtout. Il ne sent plus grand-chose, c’est un peu comme si sa jambe était coincée dans des dizaines de couverture en coton. Il tente de poser le pied par terre, rien à faire. Et son coup de tout à l’heure n’a pas vraiment arrangé les choses. Ha ! C’est tout lui ça de ne pas réfléchir, il sait très bien le faire ça. Apres tout il est de nature…disons…spontanée. Ancolie range son arme, ou plutôt elle se débarrasse vite fait de son calibre en le refilant à son véritable propriétaire. Aller voir un toubib ? Pourquoi ? Ha oui. Pour ça. Décidemment le sang ne circule plus vraiment dans son cerveau. Les neurones ont un peu plus de mal. Devlin secoue la tête, elle lui tourne le dos. Durant tout ce laps de temps il n’a rien dit, il l’a laissé déversé sa colère sur lui sans broncher. Pour quelqu’un comme lui c’est un exploit vraiment. Finalement il se décide à agir.

« I-di-ote. Tu vas me laisser avec cette bande de poule-mouillée ? Et puis quoi encore. J’ai pas envie qu’il prévienne le shérif pendant que tu seras partie. Tu vas devoir me supporter encore un peu. Au sens propre du terme bien sûr. »

Il ne lui laisse pas vraiment le choix. Il n’a aucune confiance dans les gens qui l’entoure, les adultes font toujours tout par derrière. Et il est hors de question qu’il reste avec eux une minute de plus. Alors mine de rien il attrape Ancolie par les épaules et lui fait faire demi tour, bien en face de lui. Son sourire est toujours là, il ne le quitte jamais. Il s’appuie un peu sur elle, pas trop parce qu’il n’a pas non plus envie de l’écraser complètement. C’est qu’il est lourd quand même. Et Ancolie n’est pas un piquet de bois.

« Hep la miss. Dramatise pas la situation, si tu n’avais pas parlé il serait quand même venu nous chercher des noises des noises. Et ça ne m’aurait pas empêché de lui mettre mon poing dans la figure. »

Il lance un regard derrière lui, les autres croulants sont en train de ranger les cartes. Ha mince et dire qu’il avait un si beau jeu, il leur aurait mis la pâté c’est sûr. Tant pis, une autre fois peut être, maintenant qu’il savait qu’il y avait un peu d’action par ici il pourrait y retourner avec quelques gars à lui, histoire de se marrer un bon coup.

« Par contre t’a une sacrée droite Ancolie. La prochaine fois que j’essaierais de te casser les pieds ou de t’embarquer dans une salle vide j’y réfléchirais à deux fois promis.»

C’est plus fort que lui, il faut toujours qu’il sorte une bêtise. Y a-t-il seulement une zone pour traiter sa stupidité maladive dans son cerveau ? Arrête un peu Devlin où tu vas finir par terre.

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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Mar 10 Juil - 16:57

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Trop aimable, vraiment. Dis comme cela en plus, j'en aurais presque ri. Sauf que là, tu as choisi le mauvais moment pour me traiter de quoi que ce soit. Même dis d'une façon aussi plaisante. Je tourne la tête, de profil. Peut-être pour mieux entendre tes bêtises. Tu ne veux pas rester ici ? Pourquoi, aurais-tu peur ? Une sourire méprisant se dessine sur mes lèvres. La simple illusion de te voir mort de peur. C'est trop drôle ! Fallait y réfléchir à deux fois mon beau ! Même si je suis en partie responsable de ta blessure. Enfin de tes blessures, même si je doute que tu aies ressenti quelque chose à mon dernier coup. Je n'ai aucune envie de me retourner pour vérifier. Franchement je souhaite juste me déculpabiliser, rien d'autre. Alors, si tu penses que je vais rester ici à attendre que Monsieur se décide à me lâcher, tu rêves.

Je fais un pas avant que tes mains m'attrape les épaules pour me forcer à pivoter. Première réaction, je souris. A en voir le rouge de ta joue, mon coup ne fut pas très agréable. Ce sourire n'a rien de sympathique, dépourvu de toute compassion ! Comment regarder de haut quand on est petite et frêle ? Le mépris suffit. Sauf que cette hauteur s'écroule brutalement. Je rêve ! Non je ne dramatise rien ! Comment peux-tu dire une chose pareille ? Je te signale que vu les évènements passés, je ne trouve rien de bien positif ? Parce que tu crois que je regrette mes paroles ? Quel humour ! Sors de ton rêve bonhomme ! On est pas chez les bisounours ! Comme si j'allais m'excuser !

Cela fait combien de temps que mes nerfs étaient restés au repos ? Allez savoir. Ils rattrapent tous ce temps perdu en quelques minutes. Tout ça à cause d'un homme venu de nulle part, reparti en sang. C'est misérable. Je soupire, tourne à nouveau le regard. La pression retombe. Tu gardes ton éternel sourire. Pourquoi je continuerai à m'énerver ? Ce serait gâcher de l'énergie pour rien. Surtout qu'il y a maintenant plus important que mon cas personnel. Toi. Ta jambe n'est pas en bon point et tu refuses de rester seul ici. Genre je vais te trimbaler à travers les ruelles en quête d'une quelconque aide. Je réfléchis à la meilleure façon d'arranger tout ça. Sauf que tu parles trop Devlin. Impossible de penser avec toi. Je comprends maintenant ta capacité à pousser les gens à bout. Je suis heureuse que tu lâches l'affaire sur les pièces vides. Pièces vides ? Plus intelligent qu'on le croirait ! Si c'est moi qui t'invite tu n'auras pas peur n'est-ce pas ? Pour ce qui est de casser les pieds, je m'en charge. Plus au sens propre du terme. Je te regarde, le sourire de nouveau enfantin.

- Je prends cela comme un compliment.

Je baisse le regard sur ta cuisse. Mouais ça devrait le faire. Je pose une nouvelle fois mes iris sur les tiens. Je soulève ma jambe pour venir appuyer sur ta blessure avec mon genou. Je fais en sorte que m'a pression soit assez forte pour te faire ressentir le plus de douleur possible. Non je ne suis pas sadique !

- Ne va pas me faire croire que tu souhaites rester comme ça !

Je prends tes bras, les enlèvent de mes épaules. Je te laisse un instant, cours te chercher une chaise. J'en emprunte une à notre ancienne table. Je lance un sourire à nos ex-compagnons de jeu. Qui me le renvoie tristement. Pourquoi ? Je m'en fiche. Le seul problème est qu'ils ont enlevé nos cartes. Mes si belles cartes dont j'étais si fière. Tant pis j'ai toute la vie devant moi. Et puis je n'aurais pas pu finir normalement la partie de toute façon. Je ramène la chaise en sautillant. Je t'appuie fortement sur les épaules pour t'obliger à t'asseoir. J'approche mon visage du tiens.

- Tu ne bouges pas compris ?

Je te relâche court vers le barman. Plutôt que de me hisser sur un des sièges je passe directement derrière le comptoir. Le barman me regarde, on va dire qu'il n'y met pas tout l'amour du monde. Mes yeux sont insistants, je me poste devant lui. Il souffle, se penche. J'espère une compréhension de sa part et sa totale coopération.



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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Mer 11 Juil - 5:21

Chef des riffle bullets

Devlin pas bouger. Devlin assis. Devlin fais le beau. Devlin va me chercher du vin à la cave. Entre nous il était pas terrible le vin mais bon. Ce n’était pas aujourd’hui qu’il lui ferait griller un fusible à la demoiselle. Pourtant ce n’était pas faute d’avoir essayé. La légendaire patience de l’ouest hein ? Mais à quoi pouvait il bien penser ? Sa tête commençait à se faire un peu plus lourde qu’a l’ordinaire, et ce n’était pas le poids de son cerveau qui pouvait faire la différence, il n’avait pas vraiment augmenté ses dix dernières secondes. Quoi qu’il en soit il se tenait sur une chaise. Et après la baffe qu’elle lui avait collé Ancolie c’était attaqué bien gentiment à sa jambe. En appuyant dessus avec son genoux pointu comme n’importe quel être humainement charitable le ferait. Bon c’est vrai que si cela avait été Devlin il aurait fait aussi, rien que pour s’amuser, pour voir un peu comment l’autre allait hurler. Lui il ne l’avait pas fait. Parce que cela ne l’aurait guère mis à son avantage.

Idiote. Grosse idiote. Quelle besoin avait elle de sautiller comme un lapin unijambiste ? Tout ça pour une chaise…Ha ha en fait elle aime bien jouer les petits anges mais alors par derrière…une vraie peau de vache. Euh joli la vache alors. Rhaaa mais c’est n’importe quoi ce cerveau nom d’un chien ! Et plus ça va plus Devlin avait du mal à penser clairement. Il n’était pas encore au stade de se prendre pour un mustang et donner des coups de pieds partout cela dit. Il n’aimait pas se faire soigner, pas par un médecin en tout cas. Quand il était enfant il prenait plaisir à tendre une cordelette en travers de la porte de sa chambre pour les faire trébucher. L’objectif est simple. Un médecin ça soigne en voulant faire en sorte que le client n’ai plus aucune trace. Sauf que Devlin en voulait lui des traces ! Un homme un vrai se mesure aux nombre de ses cicatrices. C’est à cela que l’on reconnait un combattant. Un guerrier qui ne porte pas de marque, ou bien c’est un mauvais ou bien c’est un lâche. Voir même les deux parfois.

Mais bon. Le revoilà de nouveau assis. Pas à la même table cela dit, tant mieux il n’aurait pas aimé voir les têtes d’andouilles des pauvres joueurs de cartes. Trop de chocs d’un seul coup, ce n’était vraiment pas pour arranger ce qui lui servait de cerveau. Alors il c’était laissé faire, pour une fois ou deux ce n’était pas bien grave. Il était en pleine forme cela dit, hormis peut être sa débilité croissante, mais passagère. Il se sentait pousser des ailes, pour un peu il aurait danser. Infatigable. Toujours. On ne pouvait pas l’arrêter simplement en lui tirant une balle dans la jambe ou bien en le faisant asseoir. Et l’autre miss qui disparait derrière le comptoir. Fallait voir la tête du barman. Abruti d’adulte va. Tout cet exercice lui a donné soif. En poussant de nouveau un soupir il ramène sa jambe vers lui et passe le bout des doigts sur la plaie. Le sang coagulé fait bien son œuvre, il peut presque sentir les contours de la balle sous la chair. Il suffirait juste qu’il presse un peu plus.

Mais on ne va pas tenter le diable. Cela suffit pour aujourd’hui. Ne gaspillons pas tout la chance du monde. Dans le saloon, après la débâcle de l’instant, c’est enfin redevenu un peu plus calme. On lui lance encore des regards, certains amusés, d’autres un peu admiratifs, et bien sûr les inévitables regards noirs, de ceux qui sont censés vous paralyser sur place, mais qui, quand on à la tête légèrement dans les nuages, peuvent vous sembler vraiment amusant. A tel point qu’un très bref éclat de rire s’échappe des lèvres de Devlin. Aussitôt ravalé. Ce n’est pas le moment de faire les malins. Ha il est beau le chef des Rifle Bullets. Remarque quand il reviendra en cours tout à l’heure, ou demain va savoir, il aura une nouvelle histoire à raconter à ses compagnons de route. Ce sera peut être plus amusant à raconter qu’a vivre. Il sait déjà comment la plupart d’entre eux vont réagir. Comme des gamins excités. Ils ne tiennent pas en place non plus.

Une jeune danseuse lui apporte un verre. Un verre d’eau. Sur le coup Devlin hésite entre le boire et lui balancer en pleine figure. Bon aller va pour le boire. Mais c’est bien parce qu’il a soif. Il la remercie d’un bref signe de tête et l’autre gourdasse s’en va en gesticulant. On est pas sur la scène mais bon. Elle tient à faire savoir qu’elle est douée en danse peut être. L’inactivité c’est pas bon pour lui. Déjà il tapote de sa jambe valide contre l’un des pieds de la chaise. Ha mince il a oublié qu’il était en colle il y a quelques heures. Quand le professeur va lui mettre le grappin dessus…ça va être une autre paire de manche. Parce que lui il ne pourra pas lui tirer dessus. Tant pis. Il n’avait pas perdu sa journée en venant ici. Il c’était même amusé, entre le moment de la partie de carte et celui où l’autre idiot avait été criblé de balles. Oui. C’était sympa. Venait maintenant la partie moins drôle.

« Un homme un vrai affronte ses peurs et ses douleurs…la bonne blague…on peut pas juste me faire un bandage. Je vais te l’enlever moi-même cette fichue douille et on n’en parle plus ! »

Il n’était pas douillet. La vue du sang ne le dérangeait pas plus que ça. Mais il n’avait que très moyennement confiance dans la capacité de ces ploucs à le soigner. Si ça trouve ils allaient vouloir lui couper la jambe !

« Je vous préviens que si vous osez couper plus haut que la cuisse je risque de me mettre en colère. »

Non parce que ça pouvait encore servir…et il avait encore deux balles dans son chargeur au pire. Le premier qui tente quoi que soit...

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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Jeu 12 Juil - 17:59

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Quelques mots à l'oreille. Un air de plus en plus grave. Il n'a pas l'air convaincu, n'appuie mes propos qu'à l'aide de quelques sons inhumains. Je ne lui demande pas la lune à la fin ! Mais si, pour lui c'est la lune et toi le nuage. Je dis bravo. Bravo à cette salle remplie de petits bons hommes pas foutus d'aider deux adolescents. Ils peuvent me servir toutes leurs excuses sur un plateau, aucune ne sera valable. Et l'autre idiot qui ne veut pas m'accorder une seule petite requête. Non, trop chamboulé, trop peureux pour accepter cela. En ayant montré ton incroyable sadisme, voilà que tu nous fermes toutes les portes. J'affirme qu'un monde de femme serait beaucoup plus calme. Il n'y a qu'à voir ce saloon, aucun ne rattrape l'autre. Il n'y a que ces danseuses pour rabaisser le modèle féminin. Je commence à remettre en question ce lieu de fête.

En oubliant mon jugement sur mon entourage, je retourne à mes affaires. Le gentil monsieur présent devant moi s'obstine sur la négation. Une vraie tête de mule ! Mais, on trouve toujours plus fort que lui. Et sur ce coup-ci j'espère avoir trouvé plus faible. Non, j'en suis sûre, il va lâcher. Je dois juste trouver les mots qu'il faut. Lui dire que tu ne reviendras plus, ce serait mentir. Lui dire que tu ne les ennuieras plus, un mensonge plus grand encore. Je te lance un regard, au moins tu restes assis. Je pourrais certifier que tu m'écouteras, mais là encore.... L'autre bonhomme suit mon regard. Fait bonne allure je t'en prie. Sauf que tu ne nous as surement pas remarqué. Sauf que tu ne dois vraiment pas aller bien. La seule chose que tu fais, tu rigoles. Je lève les yeux aux ciels avant de reconsidérer mon interlocuteur. Mes iris insistent fortement, il finit par te lâcher. Je penche la tête, demande encore. Il souffle. Au point où j'en suis, le mensonge n'est plus un problème. Alors, autant lui avouer qu'au fond tu n'es pas dangereux, que tu commences à délirer complètement sous ta blessure, que tu ne leur seras que reconnaissant. Bref dire n'importe quoi. Le pire, c'est qu'il finit par accepter l'animal. Je rêve ! La prochaine fois, j'oublierai mes bonnes manières plutôt. F'in bonne manière, façon de parler. Je le remercie d'un sourire satisfait, j'affiche une joie de vivre palpable.

Je sors de derrière le comptoir pour te rejoindre. Mes pas s'arrêtent en milieu de chemin. Une jeune femme plus rapide que moi, te propose gentiment un verre. Je tourne ma tête vers le bon monsieur derrière le bar. Si tu réagis mal, ma proposition est foutue. Assurée qu'il te regarde, je me concentre aussi sur ta réaction. Tu prends le verre, la remercie. Je lève les yeux aux ciels, souriante. Tu aurais pu sourire, mais bon c'est peut-être trop demandé. Le parquet craque de nouveau sous mes pieds, je ne sautille plus comme tout à l'heure, je marche calme. J'arrive bientôt derrière toi. Je te félicite, tu es un bon garçon. Sauf que tu décides de crier, je retire mes compliments. Malgré tout, j'ai un soupir de soulagement. Tu délires plus qu'autre chose, ce n'est pas méchant. Comme si tu pouvais te soigner tout seul, je rigole en silence. Je t'imagine en train de te faire un bandage. Non, il ne faut pas te laisser faire. Tu finis de hurler. J'enlève doucement ta capuche, pose mes mains sur tes épaules, me penche à ton oreille.

- Allez le monstre, arrête de dire n'importe quoi. Je n'ai ni scie ni hache, tu garderas ta jambe aujourd'hui.

Je te remet dans un geste vif ta capuche. Passe devant toi, te t'aide à te mettre debout. Un sourire malicieux s'ancre sur mon visage. Mon doigt viens appuyer tes lèvres.

- Enfin si tu es sage.

Je penche la tête, ferme les paupières le temps d'un sourire. Je me place du côté de ta jambe blessée, je te tire en soutenant du mieux que je peux. Tous les regards se tournent sur nous, le bruit ne disparaît pourtant pas. Non, nous ne ferons rien. Je te soutiens jusqu'à une petite porte à côté du bar. En passant je fais un signe à notre « sauveur ». Il hoche la tête, commence à remplir une bassine d'eau. Nous n'allons pas salir son sol. Nous entrons dans ce qui s'appelle un débarras. Là on se trouve toute sorte de choses inutiles, mais, surtout, les réserves d'alcool. Or, l'alcool garde des vertus désinfectante. Te soutenant toujours, j'attrape un petit tabouret. Je te laisse t'asseoir dessus, puis je vais chercher dans les étagères, la perle rare. Sauf que même si j'en bois je n'y connais rien. Je ferai donc confiance au hasard aujourd'hui. La porte s'ouvre à nouveau, le barman apparaît un bac rempli d'eau à la main. Dessus, nage un chiffon. Je lui souris, le remercie. Il hoche à nouveau la tête, sors en refermant la pièce. Je prends une bouteille dont le taux d'alcool se montre assez puissant. Au pire, on peut tout essayer. J'arrive à tes pieds, me mets à genoux. Je soulève la manche de ton pantalon, un peu plus loin que la blessure. Avec le chiffon imbibé d'eau, j'enlève le sang coagulé. Sans te regarder, je me concentre sur la blessure. Le plus gros disparut, je laisse mes doigts appuyer sur ta plaie, je sens la balle. J'appuie pour la faire sortir doucement. Je la sens remonter, fini par l'attraper avec les ongles. Je me suis peut-être compliquée la vie, mais je ne soigne pas tous les jours des « blessés de guerre ».

Sauf que je n'avais pas prévu cela. Sauf que la balle enlevée déclencha une hémorragie.

Je garde mon calme, ne te regarde toujours pas, j'essore le tissu, l'applique sur ta cuisse. J'enroule le chiffon autour de ta blessure, serre pour stopper cet afflue de sang. Je colle une main sur la plaie, serre le tissu de l'autre. Cela devrait bientôt s'arrêter. Je lève enfin le regard, te souris.

- Dis, un homme comme toi, ça n'a pas peur d'une petite brûlure ?

Je montre la bouteille d'un hochement de tête. Ce breuvage, on le boit, ça ne peut pas être mauvais.


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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Ven 13 Juil - 23:00

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Et si ça se trouve il faudrait lui couper la jambe. Et que faire d’un cow-boy unijambiste on se le demande ? Non aller c’est fini de décorner. Reprenons un semblant de contrôle mentale, une certaine sainteté de l’esprit, pas trop quand même sinon il ne serait plus lui-même, et ce ne serait plus drôle. Qui d’autre mettrait l’ambiance en ville s’il n’était pas là ? C’est fou quand même quand on prends le temps d’analyser la chose, il était assis en train de jouer une partie de cartes avec des vieux et voila que quelques minutes plus tard il se retrouve avec une balle dans la jambe, le cerveau qui part en cacahuète et pourquoi pas une infection par-dessus le marché. Lui qui ne croyait pas à la chance…Car pour une bête sauvage comme Devlin, une bonne bagarre c’était un peu comme une recrée. On s’amuse. On brise des nez et des clavicules. On s’amuse en brisant des nez et des clavicules quoi ! Plus belle est la vie quand on voit le sang couler. Le sien par contre…ce n’était guère réjouissant.

Un fou rire le prit soudainement. Enfin c’était une réaction tout à fait logique quand à la drôle de plaisanterie d’Ancolie. Elle plaisantait bien n’est ce pas ? Non parce que dans le as contraire il était hors de question qui la suive je ne sais où. Elle lui rabattit la capuche sur la tête. Un voile rouge vint obscurcir sa vision. A travers le tissu il pouvait voir un monde qui ne lui déplaisait pas le moins du monde. Un endroit où tout le monde est rouge. C’est beau le rouge. Il avait l’agréable sensation que chacun était couvert de sang des pieds à la tête. Drôle d’ambiance certes. Ancolie le relève du mieux qu’elle le peut. Et pas un pour faire une remarque. Qu’ils essayent de toute façon et jambe foutue ou non Devlin irait lui expliquer la politesse de ne pas se moquer d’un blessé qui leur a éviter de bouger de leur siège. Mais ce serait pousser le bouchon un peu trop loin peut être. Depuis tout a l’heure il se laisse faire. Il n’a pas vraiment le choix a vrai dire, c’est pas comme s’il pouvait gambader dans la prairie ou sautiller comme un jeune poney. Pour le moment il traine un peu la patte. Au sens propre du terme.

D’un geste de la tête il remonte sa capuche. Juste a temps pour voir la porte s’ouvrir sur son paradis. Des bouteilles absolument partout. Le monde pratiquement parfait de tous les alcoolos du coin. Il n’en fais pas partie, mais les faits sont là, il ne peut pas s’empêcher de regarder un peu partout avec des yeux pleins de convoitises. Ancolie le dépose sur un tabouret, c’est tout juste s’il ne se relève pas pour fondre tel un vautour sur les délicieux cadavres de bouteilles pleines. Mais non. Ce ne serait pas correct enfin. Le barman arrive, moins bavard que tout à l’heure. Une bassine d’eau et un bout de torchon, c’est bien citoyen fais ton devoir ! En partant il jette un regard noir à Devlin qui ne trouve rien de mieux à faire que de lui rendre un sourire. Bon ben à partir de maintenant il faudra trouver un autre endroit pour ses soirées, où bien attendre un peu. Dans tous les cas il est sûr que la prochaine fois qu’il remettra les pieds ici il y aura deux choix possibles qui s’offriront à lui. Ou bien ils auront encore peur et le laisseront faire ou alors il se recevra une décharge de chevrotine en plein dans le…

Hem. Inutile d’aller plus loin, rien que d’y penser ça le démange. La White Flat en chef se met à jouer les infirmières. C’est mignon. La dernière fois qu’une jeune demoiselle c’était agenouillée devant lui, elle était quelque peu en larme et baragouinait quelque chose sur une stupide dignité bafouée. N’importe quoi vraiment. Le monde est fou. Bah. Il la laisse nettoyer la plaie. Incroyable, il y a encore de la chair sous cette masse de sang coagulé ? Et plus important encore…elle arrive à extraire la balle sans tomber dans les pommes ? Par contre est ce bien normal que la plaie se remette à saigner ? Devlin n’est pas très bon en cours, mais il sent que cela ne présage rien de bon pour lui. Même si Ancolie ne lève pas les yeux sur lui le blondinet lui ne perd pas une miette du spectacle. C’est sa jambe quand même.

« Euh ça dépend. Tu compte me cramer l’épiderme en entier ou juste me cicatriser ? Non parce dans un cas sur deux je n’aime pas vraiment ça. »

Et puis quelle dommage d’utiliser une si bonne bouteille pour quelque chose d’aussi trivial que de soigner une jambe. S’il c’était montrer un peu plus prudent il serait en train de la boire cette bouteille pas de la regarder ce vider de son contenu ailleurs que dans son gossier. Triste gâchis. Vraiment.

« Enfin fais comme tu veux. Je ne suis pas en sucre et l’odeur de la chair en train de cramer ça ne me soulève pas le cœur outre mesure. C’est un peu comme quand j’allais marquer les vaches. »

L’odeur de la peau brulée Devlin la connait bien. Le bruit qui l’accompagne aussi. Cet espèce de grésillement qui se veut discret. Dans ce cas là Devlin aussi était une vache, ou un taureau. Oui c’est mieux un taureau. Un taureau rouge, tout rouge.

« Aller haut les cœurs ! Brule moi jusqu’au troisième degrés ! »

Il ne devrait pas se montrer si guilleret. Il n’y a pas que le crissement du fer sur la peau. Il y a aussi le beuglement de douleur de la pauvre bête marquée à vie. Mais ça bien sûr Devlin ne connait pas. Ses oreilles n’entendent pas ce genre de chose, elles sont bien loin de tous bruits de souffrance. Elles ont juste envie d’entendre de nouveau ce bruit si particulier.

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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Sam 28 Juil - 14:33

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Je retire le tissu maintenant gorgé de sang. Celui-ci afflue moins abondamment. Une chance que l'hémorragie ne fut que superficielle. La chair est flamboyante, te verser le breuvage risque d'être douloureux. Je regarde alternativement la plaie et la bouteille. Je ne sais plus vraiment ce que je fais. Mais douter n'arrangera rien, j'attends juste ton approbation. Elle fut rapide, impatiente. Je ne peux m'empêcher de rire. Tu soupçonnes à ce point mes capacités. Tu n'as pas vraiment tord. J'aimerais te répondre de ne pas t'inquiéter, que la deuxième hypothèse est la bonne, mais franchement, je n'en sais rien. Je me contente de te sourire. Je laisse le chiffon plongé dans l'eau fraîche. Une vague sanglante colore le liquide. La matière retrouve peu à peu sa blancheur, approximativement. L'eau est maintenant une marre rougeâtre.

Tu fais bien de me rappeler ton indifférence face à ces petits détails. Ton approbation me laisse tout loisir d'intervention. J'empoigne donc la bouteille près de mes genoux. Je l'ouvre avec une faible difficulté. Je regarde autour de moi, il m'aurait fallu un chiffon sec. Je pense qu'il ne faut plus trop en demander. On pourra déjà s'estimer heureux si aucun des individus attablés ne pense à prévenir le shérif. Je ferai donc avec les moyens du bord. Je te regarde une dernière fois à l'entente de tes derniers mots. Je te souris à nouveau, la bouteille à la main, on pourrait croire à une psychopathe. Enfin face à toi, je suis un ange.

- Heureuse d'avoir un patient aussi enthousiaste.

Ceci dit, j'approche le goulot de la plaie, laisse affluer l'alcool. L'odeur est pestilentielle. En elle-même, la vue n'est pas particulièrement agréable quoique supportable, si l'odorat si rajoute on obtient une mixture tout à fait déplaisante. Mais mon petit coeur reste bien accroché, je ne suis pas la plus à plaindre. Ce traitement ne doit pas être des plus doux. Je n'ose pas te regarder. Peur d'un nouveau doute, le moment n'y est pas propice. J'arrête le flot, pose doucement la bouteille avant de reprendre le tissu imbibé d'eau écarlate. J'essuie doucement le contour de la blessure. J'attends quelques instants en répétant ce geste. Enfin, je l'applique légèrement sur la chair vive et réchauffée par l'alcool. Je le plonge à nouveau dans le liquide maintenant sans nom, je referme la bouteille. Je me lève sans croiser ton regard, mon intervention n'est pas terminée, pas question de flancher avant la fin. J'empoigne tout le matériel pour l'amener un peu plus loin, prétexte pour échapper à ce parfum insupportable. Je reviens calmement, debout, j'examine la cause de tous tes maux. Des yeux je cherche un possible bandage. Rien, à part quelques draps poussiéreux, tout est ici rudimentaire. En omettant les bouteilles bien sûr.

Mon regard retombe sur ta cuisse. Une idée me vient. Tu pourras m'en vouloir, mais après tout, ce n'est pas ma santé qui est en jeu. Je me remets à genoux, empoigne la toile de ton pantalon, relevée un peu plus tôt. Je la déplie pour que le trou causé par la balle soit visible. Le tissu brûlé est bien moins résistant qu'à son habitude. C'est donc dans cette idée que je le déchire à cette hauteur. Je ris intérieurement de tes probables remarques. Je découpe de nouveau le textile pour que celui-ci ne forme plus qu'une grande surface. Je le dresse devant moi, étudie la distance et l'arrache à peu près en son centre. Je laisse tomber le bout inutile, t'entoure la cuisse de celui désigné approprié. Je l'enroule à deux reprise avant de serrer convenablement pour que son emprise ne soit ni douloureuse ni vaine. J'envoie enfin le morceaux délaissé avec le reste de l'attirail. Je pose les mains sur mes genoux, échappe un soupir de soulagement.

- C'est fini.

Je me redresse sur mes jambes frêles. J'adresse enfin un intérêt à ta réaction face à ce traitement primaire. Mon attention s'accompagne d'un grand sourire réconfortant. Je fixe ton visage encapuchonné, essaye de déceler un quelconque malaise. Une chose moins superficielle que ta blessure m'interpelle. En mère douce, je me penche, pose mes mains sur tes épaules, approche mes lèvres de ton front. En une inspiration, j'évalue ta probable fièvre. Mes commissures se décollent de ta peau dans un sourire. Je place mon visage face au tien, gentiment taquine.

- Plutôt douillet pour un Rifle. Il te faudra voir une personne plus expérimentée que moi. Obligatoirement.

J'insiste sur le devoir de cette future rencontre. Je n'ai aucune envie de me retrouver avec une carcasse à moitié délirante. En oubliant le côté pratique, je n'ai aucune envie de te voir souffrir, simple question d'humanité.



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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Sam 11 Aoû - 10:35

Chef des riffle bullets

Une infirmière a domicile. Un docteur en jupon. Ce n‘était des plus désagréable, hormis peut être le fait qu‘il n‘avait qu‘une confiance somme toute très très très relative quand à ses talents de soigneuse. Mais qui ne tente rien n‘a rien comme le dit si bien ce proverbe. Alors il la laissait, épiant chacun de ses mouvements avec de grands yeux. Gaspiller un tel breuvage, quel abomination ! La dernière fois qu‘il c‘était blessé de la sorte c‘était pendant une rixe dans le saloon de sa ville natale. Les gens présent ne lui avait même pas accordé la moindre petite aide. Il avait dut rentrer chez lui a pied et en clopinant pour subir les foudres maternelles qui, en voyant son fils unique blanc comme un linge, avait finalement décidé de le soigner. Ha la belle époque.

Coincé tous les deux dans cet espace plus que restreint l‘imagination de Devlin fonctionnait à cent a l‘heure. Mais il ne se serait jamais permis de révéler tout haut ce qu‘il pensait en son fort intérieur. Bien trop dégradant pour sa petite White Flat et il n‘avait pas envie de la voir lui planter un tesson de bouteille dans l‘œil ou de lui écarter la plaie encore davantage. Mais dans ce genre de situation il n’y avait que lui pour y trouver une pareille émotion. La vue du sang peut être, ou bien le fait qu’elle soit a genoux devant lui, allez savoir ce qui se tramait dans le cerveau du blondinet. Il restait donc assis, comme un gros chien de garde, émettant juste quelques grognements quand elle pressait la compresse imbibé d‘alcool sur la blessure ouverte. C‘était moche, mais agréable, il aurait une autre histoire a raconter et une cicatrice pour la prouver. Cette idée lui redonna des couleurs et le remplie d‘un nouveau flux d‘adrénaline. Il se sentait encore capable d‘en découdre avec quelqu‘un d‘autre sitôt rentrer a la Pension. Un abruti fini…il n‘était que ça.

Ancolie arracha un grand morceau de son pantalon pour s‘en servir comme pansement de fortune. Allons bon. Il faudrait aussi qu‘il passe faire un coucou à son armoire une fois rentré. Encore qu‘il n‘était guère préoccupé par son apparence. C‘est décidé, il retournerait à l‘école comme ça et se pointerais devant le professeur qu‘il avait quitté de façon si cavalière. On verrait bien la tête qu‘il ferait en le voyant. Il étouffa un ricanement à cette idée. Son esprit fit un ricochet. Sa petite infirmière venait de terminer son ouvrage, qui n‘était pas si mal que ça au final, et lui avait plaqué un bisous sur le front. Devlin n‘était pas habitué aux marques de gentillesse et autres poutous bien baveux. Son père estimait qu‘il n‘était pas nécessaire pour un homme d‘en recevoir et sa mère avait perpétré cette tradition même après sa mort. De fait il failli en tomber à la renverse et regarda Ancolie avec une expression des plus singulière, à la fois ahuri et amusé.

« Et si je te dis que j‘ai mal autre part tu me fais un bisous dessus aussi ? »

Son rire lui secoua les côtes, d‘un geste assuré il se releva d‘un demi bond. Se tenir debout réveilla la douleur, mais il n‘en montra rien. Fier comme un coq, un Rifle ne s‘abaisserait jamais a pleurer ou à montrer le moindre signe de douleur. A moins d‘être a l‘article de la mort, mais c‘était encore un cas d‘extreme urgence que Devlin n‘avait jamais expérimenté auparavant. Et puis il était le chef, il devait montrer l‘exemple aux autres.

« Comment ça douillet ? Laisse moi rire… »

Et pour prouver qu’il ne plaisantais pas Devlin attrapa Ancolie par la taille et la souleva jusqu’à la porter comme un sac sur son épaule. Un poids plume qui pesait quand même un peu il faut bien le dire. Sifflotant gaiment il traversa la pièce et sortit de la remise avec son colis. La lumière plus vive du saloon lui agressa les yeux. Les adultes lui adressèrent un regard en coin, plus peureux que brave. Il leur adressa un grand sourire et un bref signe de la main avant de redéposer Ancolie sur ses deux jambes.

« Ha ma p’tite Miss, regarde moi ses gentils anciens, tous plus couard les uns que les autres et après il te font la morale sur les devoirs d’un adulte. Ils te disent que les armes et la violence ce n’est pas de ton âge, mais une fois devant ils se terrent tous dans le silence. C’est pour ça que je n’aime pas les adultes…entre autre chose… »

Il jeta un dernier regard vers la table des joueurs qui semblaient désormais absorbé par une autre partie. Ben voyons.

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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Sam 25 Aoû - 18:56

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On oublie souvent comme les hommes sont durs. Comme ils sont insensibles. On se demande s'ils ressentent un jour la douleur. Du moins s'ils l'avouent un jour. Trop fiers peut-être. Trop prétentieux. Se doit-être ça. Où dans ton cas, tu dois simplement avoir peur. Cette idée est alléchante. Monsieur Devlin Miller, chef des Riffle Bullets, a peur de rencontrer un simple médecin ! Chacun ses phobies après tout. Peut-être fais-je fausse route. Peut-être que tu t'en contre fiche de perdre une jambe et la raison. Peut-être es-tu simplement arriéré. Un peu trop puéril. Trop allègre pour écouter Madame raison.

Un petit gamin blond courant dans les rues, tirant la langue aux passants, criant sa joie sur tous les toits. Tu devais être adorable Devlin, avant de devenir aussi grand. Quoique l'adjectif te colle encore à la peau. Finalement ton statut de chaperon rouge est bien mérité. Ton jeu de grand méchant loup sombre peu à peu. Plus je regarde tes iris azur, plus je suis convaincu de ton rôle d'agneau que l'on pourrait dévorer. Bon.. sans mentir, physiquement tu parais quasiment intouchable. Même si l'autre guignol de tout à l'heure a réussi à te tirer dans la jambe, mais passons cet accident. L'homme ne se résume cependant pas à un tas de muscle ambulant, que tu le veuilles ou non. Ni à un abruti au blagues douteuse... Mes yeux font un lent tour vers le plafond. Dans le genre délicat tu peux faire mieux. J'oublie que je parle au grand Devlin, professionnel en matière de finesse.

Mes rêves s'arrêtent quand mes bras quittent tes épaules. Je lève la tête. Oui physiquement, c'est plutôt impressionnant. J'échappe un rire face à ma flagrante faiblesse. L'agneau est disons... grand. Un agneau plutôt susceptible. Mais toujours gentiment susceptible. Si gentiment que je ris de plus belle. Je suis désolée de remettre ta fierté en question, mais c'est visiblement hilarant. Je cache mes lèvres, me les mords doucement. Je suis en ce qu'on appelle communément, un fou rire. Pour cause, ton visage ta légère irritabilité. Pour conséquence, un rire quasiment incontrôlable. Et j'ai peur que tu m'en mettes une. J'ai agréablement peur et cela me force à rire de plus belle.

Il y a des choses inexplicables. Des choses qui font que l'on change bizarrement de caractère. Et ton bras sous ma taille a cet effet là. Mon rire s'arrête, ma gorge se serre. Et je soupire. Je soupire quand je remarque l'habitude que vous avez, vous Riffle Bullets de prendre les filles comme des sacs. Je soupire quand tu ouvres la porte. Je soupire quand je devine les regards étonnés des gens du bar. Je soupire quand je me rends compte que mon baratin te concernant tombe à l'eau. J'ai eu du mal à obtenir le droit de te soigner. Mais ça, tu t'en fous. Mon visage est collé à ton dos. Je le relève en m'appuyant sur mon coude. Première vision, le bon barman. Une fille morte, je suis une fille morte. Voilà comment déchiffrer les éclairs dans ses yeux. Je souris timidement, légèrement désolée. Au fond, vu ce qui s'est passé, il ne peut plus rien arriver de pire. Du moins, je l'espère.

Mes pieds touchent enfin le sol. Doucement cette fois. Denshell devrait en prendre de la graine. C'est tellement plus agréable d'atterrir sur ses jambes que sur les fesses, il ne peut pas savoir. Mes yeux parcours rapidement la pièce. Toute l'attention nous est portée. T'es portée. Je plonge enfin mon regard dans le tien. J'écoute. J'entends. Je souris face à tes paroles. Au fond, nous pensons tous pareils. Nous devenons cependant tous les mêmes. Crois-tu que je les aime, ces adultes ? Crois-tu que parce que je joue aux cartes avec eux, que je leur souris, je les aime ? Je les apprécie, voilà bien une chose. Mais leur lâcheté, comme tu t'amuses à dire, crois-tu être le seul à l'avoir remarqué ? A notre âge, nous les haïssons tous. A une minorité près, ceux qu'ils ont aimé. Que t'ont-ils fait ? Si ta haine est justifiée.

Monsieur l'agneau se voit maintenant juge. Plus aucun mépris n'est à te porter. Et plus je te regarde, plus je me persuade que cet agneau n'est pas si fragile. Ni parfaitement sadique. Même si un loup assoiffé sommeille sous cette capuche sang. Il est juste bon. Finalement. Juste empli de justice. C'est ce que je comprends en tout cas. Toute cette violence... Devlin... Toute cette violence... devant eux... à quoi sert-elle ? Je les regarde uns à uns. Je me demande... tant de choses.

- Et toi, tu es là pour leur prouver qu'ils ont tort. Tu es là pour prouver qu'ils ne sont que des lâches. Tout ceci en leur montrant la voie.

Je te fixe sur les derniers mots. Veux-tu parler philosophie, j'en suis si tel est ton désir. Veux-tu simplement m'offrir une leçon, une preuve de je ne sais quoi. Je n'en sais rien. Je ne sais pas. Tu ne me dis rien. Je ne suis pas devin. Je ne lis pas dans le coeur des gens. Je lis dans le coeur humain. Et tout Homme en prise d'un peu d'humanité aurait agit dans ce but... Enfin je crois.... Mais malgré tout il aurait tort. N'est-ce pas qu'il serait en faute ?

- Crois-tu seulement, si tel est le cas, que tu utilises la bonne méthode ?


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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Ven 31 Aoû - 14:28

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Utiliser la bonne méthode ? Il ne connaissait que celle là. Rentrer dans les gens comme un bourrin, tabasser, briser des cou et des cranes, broyer des os et faire pleurer…Personne n’est tout blanc ou tout noir, dans le cas de Devlin il était assez évident qu’il portait vers le rouge sang. Pourtant aujourd’hui le chien fou se sentait d’humeur plus rigolard que bagarreur, bon d’accord hormis cette ridicule petite baston de tout a l’heure. Le passé c’est le passé. Et il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. Dans les alentours Devlin sentait pesait sur lui les yeux des différents spectateurs. Qu’ils les posent leurs yeux, du moment que ceux-ci se concentrent sur son visage et pas ailleurs. Il réfléchissait, ce qui ne lui arrivait pas souvent. Il réfléchissait aux paroles d’Ancolie. Prouver que les adultes ont tord ? Il le savait déjà. Non ce qu’il voulait ce n’était pas ça. Ce qu’il désirait c’était tout simplement leur disparition complète. Mais on devient forcement un adulte. Il n’y a rien contre ça.

On ne peut pas arrêter le temps, ça se saurait sinon et Devlin serait le premier à demander un arrêt sur image. La jeunesse éternelle c’est des bobards, cependant cela ne voulait pas dire qu’il serait comme ça un jour. Il ne serait jamais vraiment un adulte, il n’était pas fait pour la maturité. Lui c’était plutôt un joueur, un blagueur, un crétin, un pervers, mais certainement pas un adulte responsable. Au grand dam de sa mère d’ailleurs. Lui ce qu’il aimait c’était la liberté, pas obéir aux ordres de quelques patrons ou supérieurs qui lui colleraient au train toute la journée. A moins d’être son propre patron, ce qui serait la solution. Il n’avait jamais vraiment penser à ce qu’il voulait faire plus tard non plus. Faut dire que c’était déjà tout tracé pour lui. Reprendre le ranch et avoir des mômes qui ferraient exactement la même chose…s’installer dans un ennui quotidien et gérer une propriété. Pouah !

« Leur montrer la voie ? Parfaitement je leur montre la voie vers la sortie la plus proche a grand coup de pied aux fesses. »

Encore des inepties. Haha il était fort à ce jeu. Jamais il ne révélerait ce qu’il pensait tout bas. Montrer un visage aimable et souriant en toute circonstance c’était sa façon à lui de se protéger des adultes. Les envoyer paitre aussi et passer son temps à leur rendre la vie impossible. C’était tellement drôle de les faire enrager et de se dire tout bas que jamais ils ne pourront tout contrôler comme ils le souhaitent. La guerre, le pensionnat, lui et bien d’autres. Tout ça se mélange dans un flot incessant et sans cesse en mouvement. Que peuvent ils bien arrêter ces adultes ? Quand un taureau te fonce dessus tu ne tente pas de le stopper, tu te barre en courant. A moins bien sur de s’appeler Devlin et de se faire piétiner violemment parce que tu ne crois pas qu’un simple taureau puisse mettre à terre un gamin de dis huit ans. Hé ben si finalement.

« C’est comme au Pensionnat, ma p’tite Ancolie chérie. On montre tous la voie aux autres. La mienne est plus…brutale c’est tout. Je laisse le soin aux autres de prouver qu‘ils ont tord, je ne m‘intéresse pas à ce genre de chose. Je me contente de frapper pour leur faire rentrer dans le crane. »

Devlin se dirigea vers le comptoir, ignorant les regards noirs que le patron lui lançait, lui adressant un sourire charmant. Autour du do les conversations recommençaient doucement à s’élever dans les airs. La preuve qu’ils passent à autre chose sans pour autant baisser leurs gardes. Ils ont bien raison.

« Mais tu connais peut être d’autres manières ? Jouer aux cartes avec un bande de vieux et provoquer un type dangereux. Tu penses que cela réglera le problème ? Le tien c’est que tu es bien trop gentille avec les autres ma puce. Adultes ou même élèves. Tu penses que tu peux arrêter la guerre des clans comme tu as pensé que tu pouvais faire sortir ce grand débile. Sans trop de casse. Tu as bien vu le résultat non ? »

Ce n’était pas méchant, ni même agressif. Devlin regardait Ancolie droit dans les yeux. Oui il ne pensait que rarement, oui il ne prenait jamais de gants pour dire ce qu’il avait a dire, oui il disait tellement de bêtises à la minute que parfois on pouvait croire qu’il était bourré. Mais parfois cela arrivait aussi qu’il soit sérieux. Pas trop cela dit. Il n’aimait pas se prendre la tête.

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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Dim 2 Sep - 16:03

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La sortie... je souris doucement. Une drôle de sortie dit-on. Une sortie bien rapide, bien douloureuse si on en croit le spectacle passé. Une sortie pour éviter bien des choses ? Es-tu raisonnable Devlin ? Mon sourire disparaît. La sortie... J'espère que dans mes prochaines années, personne ne me la montrera de cette manière. J'espère ne pas devenir un de ces adultes que tu ne supportes pas. J'espère simplement ne pas devenir adulte. Je ne connais pas la barrière à franchir. L'âge, la raison. Quand devient-on « grand » ? Quand nos entourages peuvent remettre nos choix en question, sous prétexte que nous sommes adultes ? Quand nos yeux n'éclairent plus l'enfance ? Le sent-on ? Est-ce écrit ? Je n'en sais rien, mais cette frontière entre jeunesse et raison, je ne veux pas l'atteindre. D'une manière où d'une autre je devrais l'éviter. S'il est possible d'une quelconque magie, j'aimerais qu'on me laisse le temps de vivre, le temps de me désaltérer et enfin, me laisser mourir en tant que grande personne. Mais plus le temps passe, plus les années se font vives, plus la ligne se rapproche. Ce pensionnat, qu'à-t-il de si important ? Il respire tout ce qu'il y a de plus beau. Des jeunes vivant dans la bêtise d'un monde meilleur, d'un monde sans leur prochain. C'est ce qu'on appelle être immature. C'est ce qu'on appelle vivre.

Comme au pensionnat... La voie... Comme au pensionnat. Mais cette voie là est différente. Cette voie, se doit être la bonne. Cette voie est empruntée par des gens que l'on aime. Ne me fais pas croire que tu n'aimes pas les Riffle. Ne me dis pas qu'ils sont comme ceux peuplant ce saloon. Même si ta méthode reste la même, même si tu leur frappes dessus comme aux autres. Ne me dis pas que tes coups apportent la même chose. Ne me dis pas que tu les méprises autant. Ne me dis plus que nous sommes comme au pensionnat. Tout est différent, ainsi que notre « voie » enseignée, voie que nous leur montrons pour un monde meilleur, un monde à notre façon. Il est bien là, le problème. Nous ne leur montrons pas LA voie, mais bien notre voie. Alors, peut-être, seulement peut-être, que tu as tort. Peut-être que nos voies sont erronées. Ne te remets-tu jamais en question ? Après tout pourquoi ? Puisque notre enseignement est une philosophie.

Un léger sourire aux lèvres, je te regarde me tourner le dos, en direction du comptoir. Je compte tes pas avant qu'ils ne s'arrêtent. Je te laisse parler une nouvelle fois. Puisque je n'ai rien à redire.

Mes yeux s'écarquillent, mes lèvres s'entrouvrent légèrement, mon souffle se coupe. Une pression insoutenable sur ma poitrine. Je reste sans voix. Mes pupilles deviennent humides. Je ne vais pas pleurer non, juste un choc. Comme une claque qui résonne dans le vide sombre. Comme une perte d'esprit. Comme une trop grande incompréhension. Un instant de néant dont on n'arrive pas à se relever. Tes paroles, je me les repasse des milliers de fois. Elles reviennent toujours plus lourdes, toujours plus blessantes, toujours plus vraies. Je continue à soutenir ton regard, seulement d'une autre manière. Puis mon visage se cache à tes yeux. Il retrouve les « vieux ». Ils ont rejoué, ils ne nous écoutent plus. Comme bien des autres d'ailleurs. Mes pupilles se tournent lentement vers le sol. Ma voix devient grave, lente, triste.

- Trop gentille. Peut-être oui... Irresponsable. Surement. Le résultat... je le vois. Ce résultat, il me hante depuis des années. Ce résultat d'un manque total de conscience. Ce résultat d'avoir perdu une chose bien trop précieuse. Ce résultat de n'avoir rien fait. Ce résultat, crois-tu vraiment que j'aime vivre avec ? Pourtant, je n'y change rien. Je continue de marcher sur cette voie. Je continue dans mes erreurs... dans ma manière.

Ma tête se relève. Je te considère à nouveau. Mes mots hasardeux me font réfléchir. Mon visage est souriant. Sourire triste si l'on peut le définir ainsi. Mais mes paroles sortent dans un chuchotement distinctement plus enjoué.

- Si tu crois que je n'avais pas compris. Si tu crois que j'espère mettre fin à cette guerre. Si tu crois que je ne connais pas le prix d'une paix amenée par l'homme. Si tu me crois trop infantile pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Tu te trompes. Mais s'il te vient à l'idée que je suis trop faible pour affronter la vie, alors oui, tu as raison. Je ne suis pas ambitieuse, cette guerre, je n'y mettrais surement pas un terme. Elle est refuge de bien des mots, elle accueille des gens bien différents. Et malgré nous, elle nous réunie plus que nous sépare. Alors, est-elle si mauvaise ? Au fond, n'est-elle pas une forme de paix ? N'en ai tu pas acteur Devlin ? Après tout, la vie ne s'est-elle pas jouée de nous ?

Ma main se porte à une mèche venue se glisser sur mon front. Mon attention se porte à une vitre éclairée par les rayons chauds. Mes traits s'étirent pour un plus grand sourire.

- Finalement, malgré les résultats, personne ne s'en porte plus mal.

Je termine, mes pupilles dans les tiennes. Dans une rapide douceur, je ris.



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MessageSujet: Re: You got style, you're a star, I want it all !   Mar 11 Sep - 20:35

Chef des riffle bullets

En voila une qui ne se laisse pas aller. C‘est bien, il en faut des optimistes. Devlin l‘est un peu aussi, à sa façon. C’est-à-dire qu‘il ne se prend pas la tête et que peut importe le résultat il prend tout à la légère. Une bonne ou une mauvaise chose ? Va savoir, dans un sens comme dans l‘autre il Est-ce qu‘il est point barre. Tant pis si on critique. Ancolie est aussi douce qu‘un agneau sous lequel une louve blanche vient parfois se planquer. C‘est mignon et dangereux, il ne faut pas chercher. Avec un peu de bonne volonté il pourrait presque la voir comme un homme, sans aucune arrière pensée et sans critique aucune de sa féminité. Non juste un drôle de petit bonhomme qui voudrait que tout le monde soit gentil les uns avec les autres. Mais non ce n‘est pas comme ça que ça marche. Au moins elle en est consciente, pas comme certaines idéalistes qui s‘imagine trouver du bon partout et qui voudrait que la plaine soit remplie de petites fleur bleues. Cela il ne peut pas les cadrer, juste une vie irrésistible de leur fracasser le crane contre un mur pour leur montrer un peu.

Quoi qu’il en soit Devlin écoute bien sagement. Il écoute et il réfléchit. Etre acteur de la paix ? C‘est un bien beau tout ça mais où est ka bagarre ? Ou est le sang ? Les cris et les plaintes ? Ou est la vie dans tout ce qu‘elle a de plus bestiales et de plus horrible ? Non décidemment la paix ce n‘est pas pour lui. Que les hommes et les femmes se réconcilient et il serait capable de provoquer une nouvelle guerre, comme ça, juste parce qu‘il s‘ennuierait. Cela ne lui poserait aucun problème de conscience a vrai dire. La paix est une douce illusion qui rend les hommes faibles et les femmes…et bien…encore plus faibles qu‘elles ne le sont ? Oui c‘est ça. D‘un geste Devlin attrape un verre qui traine par là et le remplit lui-même, avec quoi ? Une bouteille sur le comptoir. Il ne sait même pas ce qu‘il y a dedans. Le barman est trop occupé à faire semblant de en rien voir. Par contre il écoute lui aussi. Sacré adulte va. Laisse tomber tu ne peux pas comprendre ce qu‘il se trame sous tes yeux. Si ça se trouve il a aussi un gosse dans cette pension. Une fille ou un garçon ? Ce serait marrant.

« Je ne vais pas dire le contraire. La guerre et moi ça fait deux et je suis assez satisfait de ce qu‘elle provoque. Et si la vie se joue de nous alors je ne demande pas que la partie s’arrête, parce que je dois t’avouer quelque chose, je trouve que tout ce qui se passe dans cette foutue école est...comment dire…du grand art. Une paix impossible, des alliances faisant place à la trahison, des amis devenant ennemis. Ma p’tite Ancolie, toi et les tiens êtes sans doute les seuls à vous en tirez à bon compte.»

Devlin boit un peu. La vache, ça arrache ! Ha oui en effet ce whisky ce n‘est pas de la camelote. Il vient de s‘en rendre compte. En tout cas c‘est délicieux. Il faudra qu‘il pique la bouteille avant de partir. D‘ailleurs il ne se gène pas, il la prend carrément et la plonge dans l‘une de ses poches. Pourquoi demander la permission quand il peut prendre ce qu‘il veut ?

« Va pas croire que je t‘envie hein. Pour moi rien ne vaut un conflit. »

Non. Il ne demandait rien de plus. Il se dirigea vers la chef des White Flat, s’arrêtant à sa hauteur et posa son regard une dernière fois sur ceux qui les entouraient. Il pouvait presque entendre les battements de cœur et les soupirs. C’est tout juste si leurs pensées ne se matérialisaient pas devant ses yeux. Rien n’aurait été plus drôle que de les voir de nouveau trembler face à lui mais il faut être sage parfois et ses blessures ne pourraient pas lui donner l’avantage. Encore que parfois le fait de se battre dans la souffrance pouvait lui donner des ailes. Il en faisait souvent l’expérience.

« Allons dehors veux tu. L’ambiance est des plus morose et je n’aime pas spécialement les regards qu’on nous lance, et puis il va être l’heure pour les enfants de rentrer à al maison non ? Une jeune fille bien élevée ne doit pas être en retard.»

La guerre et tout le reste, ils allaient y replonger en plein dedans. Il ne pouvait pas y échapper éternellement tout comme Devlin en pouvait pas s’enfuir et oublier la punition qui l’attendait de bien ferme, un bout de bois à la main, tapotant du pied sur la terre battue et avec un sourire sadique aux lèvres. Qu’il pleuve donc les coups, il ne lui ferait pas le plaisir de hurler ni de supplier. Déjà il faudrait qu’il aille à l’infirmerie, de nouveau. C’est l’infirmière qui en serait ravie. A cette pensée Devlin sourit de nouveau, un frisson le parcourut. Il aurait bien volontiers laissé exprimé sa joie davantage si sa jambe avait put supporter cette bonne humeur nouvelle sans trembler. Oui la médecine, même appliquée par de si jolies mains, à tout de même ses limites.

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