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 Une savonnette pour deux.

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Denshell Whipper


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MessageSujet: Une savonnette pour deux.   Mar 12 Juin - 17:34

dead

Je pose mon pied. Lentement. Puis plus rapidement. Je ne veux pas les réveiller. Quelques-uns seraient capables de déclencher une bagarre et ce n’est pas mon but. Ils sont violents, ici. Dans le dortoir des Rifle Bullets, la violence est très présente. Malgré cela, nous nous aimons. D’un amour fraternel. Ensemble, nous avons vécu des bleus, des coupures profondes mais aussi des jeux, des batailles de pailles, des repas assommants. Ensemble, nous avons eu peur du noir et du tonnerre. Entre nous, nous nous comprenons. Personne d’autre ne peut le faire. Mais si je les réveille, il y en a bien un ou deux, qui détestent qu’on les réveille. Et ils n’ont pas tous peur de moi. Alors, j’y vais doucement, petit à petit. Le talon, la plante du pied en elle-même puis les orteils. Je me lève ensuite, rapidement cette fois. Ma couchette sommaire craque. Ça, c’était sûr. Je suis au fond de la salle. Je me dépêche. Ce matin, l’envie de ma battre reste coincée au fond de ma gorge. J’ai plutôt une autre envie qui ne veut me quitter depuis mon réveil. Assez pressante. Et ça, je ne peux le supporter. Oui, je suppose que tout le monde a deviné.
-J’AI ENVIE DE PISSER !
Hum… Je n’ai pas pu me retenir. Il faut toujours crier ses idées le plus fort possible pour qu’elles deviennent réalité. J’ai donc crié mes idées. J’ai donc crié mes…
J’ai fait quoi ? Mais quel idiot ! C’est dingue d’être aussi idiot. Pourquoi ai-je fait ça ?
-DENSHELL !
Ça y est, ça commence. Bon, je crois que je vais commencer à courir pour aller le plus vite possible. Je suppose que c’est la seule solution. Je remonte donc mes jambes jusqu’à mon cou, j’enjambe deux ou trois poutres et je file. Rapide quoi !
Direction les sanitaires. Sûrement le pire endroit dans ce pensionnat mais aussi le plus pratique. Tout le monde… N’y va pas. La nature est sans aucun doute plus odorante et plus agréable. Quel bonheur est-il de chier sur des tulipes et de pisser à côté d’une coccinelle. Ou encore de se doucher dans une rivière sans énormes champignons pustuleux à sa droite. Non, la nature est vraiment mieux. Alors que dans les sanitaires du pensionnat, tous vos cauchemars deviennent réalité. Seuls les forts caractères y sont présents. JE suis un caractère fort. Je n’ai jamais fait de cauchemars, pourquoi en trouverais-je là-bas ?
–DENSHELL !
Quoi ? Ils me poursuivent encore ? Ils sont tenaces ma foi ! Je n’en attendais pas moins d’eux. Ce sont mes « amis » tout de même ! Je retourne la tête pour voir qui a eu envie de suivre le perturbateur et découvre une lignée de Rifle Bullets en caleçon. Hummmm… Agréable vision. Leurs pectoraux épais se disputent la place du premier quand à leurs énormes mollets, ils se rentrent dedans, en soutien aux pectoraux. Mon dieu que je suis petit comparé à eux. Je suis mal tombé. Mais alors, vraiment mal tombé. Je me maudis une dernière fois puis reprend ma course à la vitesse d’une fusée. Même peu musclé, je me suis toujours entendu dire que j’étais assez rapide. Démontrons donc cette supposition !
Elle m’a l’air assez réaliste. J’arrive ainsi en premier aux sanitaires me dépêchant de fermer le bout de bois moisi servant de porte. Je m’autorise un soupir de fatigue, puis me maudis une troisième fois. Faire ça le matin, à 5 heures, j’abuse un peu. Le pensionnat va sans doute être sans dessus dessous après cette joyeuse intervention. Je jure que je ne suis pas calculateur, mais quelques Rifle Bullets peu réveillés, lâchés dans le pensionnat, comme dans des gradins remplis de foule, il n’y a pas mieux pour foutre le bazar. Je sens qu’ils vont faire un malheur.
L’ombre d’un sourire se dessine sur mes lèvres. Je sais que cela ne devrait pas me faire rire, mais je ne peux m’en empêcher. J’aimerais tellement y assister. Mais j’ai autre chose à faire. Quelque chose de plus important que j’ai presque failli oublier, ce que j’aurais préféré d’ailleurs. J’entame ainsi une marche décidée vers le trou servant de recevoir à plein de formes différentes et en tout genre, véhiculant certaines sortes d’odeurs peu recommandables. Belle description, n’est-il pas ?
Bref, lorsque j’arrive dans ce bel endroit, je ferme mes yeux, qui ne veulent cesser de me piquer, et je m’accroupis. Bon, j’arrête les descriptions douteuses, je laisse passer les 10 minutes au-dessus du pot et on continue ensuite ?
Mon joli travail étant accompli, je me dirige vers la cascade emplie de champignons plus gros que mon pied, servant de douche et de… Arrêtons les descriptions douteuses j’ai dit ! Je me dirige donc vers cette cascade pour me rincer un minimum, ce que je n’ai pas fait depuis… 3 jours ? Arrivé devant ce bel endroit, éclairé de soleil et de verdure, je m’approche quand soudain, je glisse sur une savonnette ! Je me prends le sol les dents en avant, sans mettre mes mains pour me rattraper. Je n’ai jamais eu besoin de me rattraper, pourquoi devrais-je apprendre ? Pour ça. Et je tombe, je tombe, je tombe, j’atterris par terre. Et je morfle, je morfle, je morfle.
Un peu sonné, je me relève d’un coup, manquant de tomber une seconde fois. Qui a osé ? Qui a osé ce coup, si bas ?
- Qui a osé ?
Mon cri s’étale et se répond dans cet enclos de pierre et de champignons. Je n’ai pas peur, juste un peu froid. Je vais défoncer celui qui a osé poser une savonnette sous mon pied. Je vais le défoncer.


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Marilyn Brandon


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Jeu 14 Juin - 14:13

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Les rayons du soleil filtraient à travers les rideaux trop fins du dortoirs. Ses collègues ronflaient en choeur et les oiseaux lui cassaient déjà les oreilles. A observer l'intensité de la lumière, il devait être dans les quatre, cinq heures du matin. Voilà déjà une trentaine de minutes que Marilyn se tournait et se retournait dans son lit dans l'espoir de compléter sa nuit de deux autres pauvres heures de sommeil.
Elle se mit sur le dos, les mains derrière la tête, guettant Morphée pour l'attraper et lui ordonner de lui rendre son état semi-comatteux immédiatement. Mais cet imbécile ne vint pas, il n'approcherait plus Marilyn pour la nuit, sûrement trop occupé avec les autres ronfleuses. La jeune femme se redressa dans sa couchette, les cheveux dans la figure. Elle alla enfiler très vite quelques vêtements et sorti après avoir pris de quoi faire un brin de toilette, et elle en profitera pour faire la petite commission du matin sans être perturbée. L'eau est connue pour avoir de vertus anti-etat-commateux-du-matin, et à cette heure, elle pourrait sans crainte s'astiquer le derrière et personne ne viendrait la reluquer.

Comme elle avait imaginé, il n'y avait pas un rat dans les «sanitaires» du pensionnat. Ce qui servait de «salle d'eau» à tous les élèves n'avait d'aquatique que la cascade, ce qui s'apparentait à des toilettes se limitaient à un trou dans le sol, régulièrement vidé par les nouveaux venus bizutés par leur aînés. Les odeurs envahissaient toute la cabine dès qu'on y entrait, Marilyn avait pris l'habitude de respirer par la bouche en se pinçant le nez. Petite nature, elle? Personne n'aimait avoir les effluves de crottes de autres dans les naseaux, ne le niez pas. Une fois l'épreuve du pipi accomplie, Marilyn put se diriger vers le bassin d'eau claire, enfin, il fallait avouer qu'elle était un peu trouble par endroits. Mais peu importe, encore personne ne s'était retrouvé avec la peste bubonique en se baignant ici, donc il n'y avait aucun problème.
Marilyn préféra être complètement nue pour se baigner. Insouciante? De toute façon un corps nu qu'est-ce que c'était? De la peau, des poils et quelques parties un peu différentes selon le sexe de l'individu, rie de bien alarmant. Elle prit quand même ses précautions en se postant à l'angle de deux rochers, la ou elle pouvait surveiller un probable arrivant, mais ou ce dernier ne l'apercevrait pas.

Elle s'y plongea tranquillement dans le bassin, appréciant la fraîcheur de l'eau qui mettait ses sens en éveil, puis commença à frotter son corps avec son savon. Qui lui glissa des mains, et vola, a la façon d'un numéro de clown au bord du bassin, un peu plus loin. «Et m...». Marilyn s'interrompit dans sa mission de récupération quand des pas résonner un peu plus loin. Quelqu'un venait. Elle se rapatria derrière son rocher, guettant celui qui venait et attrapa ses vêtements sur le rocher au dessus d'elle. En sortant son corps de l'eau, elle put les enfiler sans que ses fesses dépassent de sa cachette. C'aurait été drôle, non?
La tête du nouvel arrivant froissa la chef des Tulips, pourquoi Denshell Whipper, un Riffle Bullet connu pour son fort caractère, pourquoi lui entre tous venait la perturber pendant sa baignade matinale si parfaite jusqu'à maintenant? Vêtue de ses sous vêtements, pendant que l'autre était entré dans une des cabines, elle se leva complètement et se dépêcha d'enfiler ses habites restants. La jeune femme pouffa silencieusement quand elle entendit son camarade souffler en faisant la grosse commission. Ça lui donnait carrément trop envie de la chambrer à présent, mais attendons qu'il sorte. Parce que oui, même Denshell Whipper, le beau, le ténébreux faisait caca. Après cela, il ferait sûrement un tour dans l'eau histoire de nettoyer tout ça. Marilyn partit se cacher plus loin en entendant le verrou de la porte s'ouvrir.

Le jeune homme sortit l'air encore ensommeillé des toilettes pour se diriger vers la bassin. La jeune femme voulait sortir de sa cachette pour aller le pousser dans la flotte, mais...! Surprise générale. Ce fut spectaculaire : Marilyn avait laissé par inadvertance sa savonnette là-bas, et ce simplet avait posé son pied dessus en montant dans le bassin. Une belle cabriole que voilà. Un fois par terre il s'indigna de ce qui lui arrivait, renvoyant la faute sur Marilyn, qui commençant à s’esclaffer bruyamment en sortant de derrière son rocher. Aplaudissant l'exploit de Denshell.

« Bravo! Alors là je dis bra-vo! »

Dans son hilarité, elle parvint tout de même à détacher quelques mots, mais continuer de rire à gorge déployée en se dirigeant vers la bassin. Alors comme ça il voulait se venger d'elle, car sa savonnette, elle l'avait mise au mauvaise endroit! Oh! Comme c'est culotté, ça! Calmant ses gloussement, elle joua le jeu de la provocation, avec un semblant d'air sérieux. Elle commença par s’éclaircir la gorge.

« Ahem. Bon ça suffit, rends moi ma savonnette. Et ne l'accuse pas pour ta superbe gamelle... La pauvre petite chose! T'as qu'a regarder ou tu marches, mon mignon! Oh! Au fait, et ton caca? »

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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Sam 16 Juin - 15:57

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Un rire. Horripilant. Un rire s’imprimant au plus profond de mon être. Un rire, une entête déplaisante. Le début d’un tout. La fin d’une innocence. Le rappel d’un moment douloureux, trop dur à supporter. Le souvenir d’une violence sans dénouement. J’aurais envie de fermer mes yeux en même temps que mes oreilles. Les yeux, c’est possible de les fermer, pas les oreilles. Il faut mettre les mains autour, comme un cousin, puis presser. Presser jusqu’à n’en plus pouvoir pour que le bruit cesse. Cesse enfin. Pour que les applaudissements qui le suivent, je ne les entende pas non plus. Pour que ces louanges sur mon vol plané, je ne les entende pas non plus.

Mais ça, c’est impossible, pas devant une personne. Le droit de fondre n’est efficace que dans l’ombre. Pas autre part. Jamais. Alors je reste. Stoïque, sans ombre d’amusement. Ma moue de dégoût est présente, comme à chaque rencontre. Ma vie est une répétition d’ensembles qui ne veulent pas se dépareiller, comme les morceaux du même casse-tête que l’on refait sans cesse. Malheureusement pour moi, je n’ai pas trouvé la solution pour le résoudre, mon casse-tête irréalisable. Alors je suis mon destin. Je continue à voir les mêmes choses, à reproduire les mêmes gestes sans arrêt. Je profite de mon bonheur qui n’existe pas en regardant cette jeune femme se moquer de moi avec euphorie. Elle rit. Comment peut-elle ? Ce que je viens de vivre déroge à toute règle. Ce que je viens de vivre n’est pas habituel pour un Rifle Bullets. Et elle se marre. Comme ça, sans me demander mon avis ! Je crois qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait. Non, je suis sûr qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait ! Voudrait-elle vraiment tâter de mon coup droit ? Ces dernières paroles m’arrêtent.

Elle me demande de lui rendre sa savonnette. SA savonnette. C'est donc bien la sienne. Très bien. Si elle veut que je lui rende sa savonnette, elle veut que je me baisse. Que je sois inférieur à elle. Très bien. Il y a juste un problème. Minuscule et sans importance. Que, je crois qu'elle a oublié. Je ne suis pas comme elle. je n'ai pas le même rang. je suis le roi n'est-ce pas ? Je suis le roi ! Et si je me penche, si je lui rend sa savonnette qui m'a déjà assez énervé, si je lui sourie en la lui rendant, je crois... Que ça ne va pas passer. Là, au niveau du troisième muscle de l'auriculaire. il va se mettre à tressauter dans tous les sens, et ça, ça annonce du mauvais temps. Du TRES mauvais temps. Un grand cumulimbus _comme l'appelait le vieil indien_ avec quelques éclairs à l'intérieur qui ne demandent qu'à exploser pour assouvir leurs désirs.

Je pense donc, que ce serait une mauvaise idée de me pencher pour récupérer sa chère savonnette qu'elle considère être l'auteure de ma "superbe gamelle"... J'ai peur de ne pas réussir à me contenir. Je veux bien comprendre que mon vol plané fut majestueux et empli de grâce mais cela ne le qualifie en rien de "gamelle". Cet appellation péjorative m'échauffe irrésistiblement le quatrième muscle de mon auriculaire. C'est intenable.

Elle continue. Elle me rabaisse physiquement ! Elle me rabaisse physiquement ! Alors là, le physique c'est totalement injuste. Parce que je suis pas... Pas si petit que ça. Et d'abord, je ne suis pas une chose. Je suis un roi ! Que croit-elle ? Que me prénommer chose, va lui attirer mes faveurs ? Elle est allée trop près de la grande ourse, elle... Et c'est pas très bon pour les nerfs. Même vraiment mauvais : la preuve ! Elle me surnomme maintenant mon mignon. Mais je ne lui appartient pas ! C'est faux ! Je suis choqué. Profondément. Mon cinquième muscle auriculairien vient de sauter. C'est fini. Fini pour mon contrôle. Je ne peux empêcher mon corps de se pencher pour récupérer la source de tous mes problèmes, la savonnette. Je ne peux empêcher mon bras de se tendre. Je ne peux empêcher mon poignet de se casser pour perpétrer son action préférée. Je ne peux empêcher mes doigts de s'ouvrir. Je ne peux m'empêcher.

La savonnette vient de lui arriver sur le nez, s'écrasant avec douceur et précipitation.

J'ai entendu ses dernières paroles.

Et mon caca ? Plutôt bien. Il était parfaitement crade. Il était parfait.

Je ne regrette pas mon geste. Je ne sais pas comment tu vas me répondre et pour le moment, je n'en ai rien à faire. Je me permet de m'esclaffer et de t'applaudir pour ton regard indigné et réfléchi. Je me permet de t'imiter en voyant la savonnette glisser le long de ton visage pour effectuer sa "superbe gamelle" sur le sol.

"-Je ne suis pas ton mignon, et je fais caca si le coeur m'en dit tu sais ? Je n'en ai pas honte..."


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Marilyn Brandon


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Mer 20 Juin - 10:42

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Mignon Denshell semblait en colère. Cette petite bouille en pétard, comme c'était chou. Enfin « chou »... Pas si on considérait que ce jeunot était un Rifle Bullet des plus dangereux. Marilyn s'amusa du temps d'hésitation que prit son camarade pour ramasser d'un air dépité la fameuse savonnette qui l'avait mis dans tous ses états. Trop aimable! Le sourire de Marilyn s’élargit en le voyant courber l'échine devant elle, et rassembler les doigts de sa main autour de l'objet humide posé sur le sol. Puis il se redressa, son bras levé, puis rendit le savon à sa propriétaire. La chef des Tulips ne s'était pas attendue à le recevoir de manière aussi musclée dans le visage. Ce qu'il était impulsif son petit Denshell... Quel caractère! Si on ne pouvait plus oublier sa savonnette sans qu'un simplet glisse dessus et vienne vous engueuler ensuite...
Le regard de la jeune femme s'assombrit, donnant à son expression souriante une teinte plus effrayante. L'objet de la discorde glissa de ses joues encore rougies par la fraîcheur de l'eau dans laquelle elle se trouvait encore il y a quelques minutes, et tomba a terre avec un bruit mou presque inaudible.

« Toujours aussi susceptible, mon petit Denshell... On ne t'as jamais appris que pour rendre un objet à son propriétaire, on de déplaçait jusqu'à lui pour lui rendre? On ne lance pas les savons des autre, bon sang! »


Le « petit Denshell » comme elle aimait à le nommer n'avait rien de mignon ni de riquiqui, quoi qu'on en dise c'était plutôt un type assez grandiose et exubérant dans sa manière de s'aimer et de le revendiquer. Ça, il ne manquait pas d'amour propre, ce garçon, mais il en abusait un peu trop. Marilyn aimait se jouer de leur différence hiérarchique, et c'est ça qui l'avait conduit à l’appeler « petit » ou « mignon ».
Ah, et enfin, il lui donnait des nouvelles de son caca. La encore, il ne fallait pas qu'il prenne la mouche si facilement... Marilyn ne faisait que se renseigner, et l'adjectif « mignon » n'avait rien de péjoratif non plus, il ne faisait pas partie des gosses qu'elle appelait « moucheron » ou « morveux ». Mais certes, il ne lui appartenait pas, là, elle devait lui donner raison. Et dieu merci qu'il ne soit pas à elle, quelle horreur.

« Si tout s'est bien passé, tant mieux! Pas de constipation ou de diarrhée à signaler? Formidable! »

Bref, il était temps de remercier le petit brun qui lui avait méchamment envoyé valser sa savonnette dans la tronche, et aussi de lui apprendre la politesse, on ne rit pas de sa supérieure hiérarchique aussi ouvertement. Comme elle n'avait pas prit le temps de poser ses affaires de bain à terre, ce fut chose faite. Puis elle s'avança vers son gamin préféré, arriva à sa hauteur en quelques grandes enjambées, fixant de haut son joli minois et ses beaux yeux sombres. Dommage, Marilyn ne touchait pas aux gosses, elle avait une préférence pour les hommes plus mûrs. Sa main se leva comme pour frapper mais elle prit le temps de la déposer doucement sur la tête de Denshell, dont elle commença à ébouriffer la tignasse noire.

« Mais qu'ils sont gras tes cheveux! Je te ferais bien faire un tour dans le bassin, petit roi tout sale! Je vais te jeter dans la cascade illico, moi! Ça te réveillera et tu sera sûrement moins emmerdant! »
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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Mar 10 Juil - 18:35

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Je plonge mes yeux dans le regard étrange de cette jeune fille pas si jeune...Oui ! Elle me semble plus vieille que moi. Trois rides lui strient l’œil droit tandis que ses sourcils se froncent trop vite. J'ai trouvé un surnom lui allant à merveille. La Vieille ! Alors ? Bon, ok, ce n'est pas très original... Cependant, appuyons avec force sur la première lettre de ce mot. Avec force comme elle avec ses mots. En les prononçant, elle semble traîner sur chaque temps, sur chaque pulsation. Sa litanie offre à mes oreilles une mélodie désagréablement agréable. Elle écorche mes tympans avec douceur. Un vieil Indien l'aurait surnommé Coton. Pas elle, sa voix. Elle s'insinue en vous lentement mais avec souffrance. C'est insupportable de continuer de l'écouter. N'aimerais-t-elle pas se taire ? Rendons lui ses mots. Rendons lui ses temps. Rendons lui sa pulsation. Rendons lui sa savonnette. Le lancement dans la figure est bien sûr optionnel...

Je la lui rends avec gentillesse, certes mal camouflée, mais avec le plus profond de mon cœur, tout de même ! Ce faisant, elle trouve tout de même quelque chose à me reprocher. L'option que j'ai choisi l'a bousculée. Probablement trop. C'est bien malheureux tout ça. Elle aurait voulu que je me déplace. Me déplacer pour lui rendre cette horripilante savonnette aurait été sacrilège. Ne peut-elle le deviner d'elle-même ? Oups. Aurais-je oublié son âge ? C'est aussi à prendre en option. Elle ne semble pourtant pas simple d'esprit. Alors penses-t-elle qu'un jour un Rifle Bullets lui rendra sa savonnette gentiment ?

Son esprit est contradictoire. Elle passe maintenant à ma défection qui s'est certes bien passée mais qui ne la regardait en rien. Je lui ai répondu et elle aussi. C'est fantastique ! Il n'y a vraiment qu'une savonnette pour se mettre dans un tel état. Le caca, lui, rend les gens calmes et alertes. Il nous fait lever les yeux au ciel mais rire en notre fort intérieur. Il est agréable. Il la fait jouer au médecin comme toute petite fille qui se respecte. Comme les petites filles du shérif qui s'amusaient dans la cour de la mignonne maison. Une s'allongeait tandis que l'autre pressait son oreille contre le petit cœur tremblotant de sa sœur. Veux-tu que l'on joue à ça ?

La vioque s'approche de moi. Un espoir de ma frapper ? Non, tu déposes ta main en douceur sur mes beaux cheveux bleutés. Tu sais, je les coiffe tous les matins. Pourquoi penses-tu qu'ils sont si longs ? Si soyeux ?

Tu les insultes.

Tu les salis.

Je te prends dans mes bras et t'emporte avec moi, charmé par ta suggestion. Tu sembles propre, je ne le parais pas. Bien, profitons-en. Nous sombrons ainsi, tous les deux dans cette magnifique baignoire, trop grande pour un solitaire.

J'en profite pour t'enfoncer la tête dans cette eau trop sombre.

Deux mots me viennent lors de ta sortie. Deux mots importants, deux mots qui m'ont bousculé.

"-Dis Diligence !"


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Lun 13 Aoû - 10:24

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Il n'allait sûrement pas apprécier la façon dont Marilyn s'était autorisée à lui passer la main dans les cheveux. Elle l'avait cherché, mais fut tout de même surprise de la vitesse à laquelle Denshell la prit par la taille pour l’entraîner dans l'eau avec lui. Son apparence flegmatique semblait cacher bien des surprises. L'eau obstrua le champ de vision de la Chef des Tulips et elle tenta de se dégager de l’étreinte qui avait presque paru tendre au début mais s'était raffermie autour de son corps pour lui couper momentanément le souffle quand son dos toucha le fond rocheux du bassin. Dès que l'univers aquatique l'eut complètement happée, Marilyn força le garçon à lâcher prise, se saisissant des bras qui l'avaient attrapée en premiers. C'est au moment ou la jeune femme trouva un échappatoire qu'une main vint s'appuyer sur sa tête pour la faire redescendre au fond de l'eau. Quand elle heurta a nouveau le fond, de l'air s'échappa de sa bouche ouverte, faisant remonter des bulles à la surface. Ferme, la saisie de Denshell qui l'avait enfoncée dans l'eau se retira doucement et lui donna l'autorisation de remonter.
Quand sa tête refit face, Marilyn se trouvait face à un Riffle Bullet aussi trempé qu'elle. Ce dernier finissait justement un enchaînement de mots que la chef des Tulips ne comprit pas. Une phrase, normalement c'est un sujet, un verbe, un complètement d'objet... Mais la, ce n'était qu'un verbe formulé à l'impératif associé avec un nom. Peut-être était-ce juste des sons sortis au hasard? La garçon ne parlait pas souvent, et quand on l'entendait, on ne comprenait toujours pas. Elle lui adressa un sourire narquois et marmonna quelques mots pour elle même.

« Je sais pas ce que vous avez avec les baignades ces derniers temps... »

Elle pouffa en repensant au barbotage « amical » qu'elle avait eu avec Field dans la rivière Whiteriver il y a quelques jours. La chef des Tulips était donc affublée d'une nouvelle rumeur qui courrait à son sujet? Marilyn Brandon la grande nageuse!
Ses yeux sombres n'avait pas quitté son adversaire chevelu depuis la fin de son plongeon, mais sa vue restait un peu obstruée par ses cheveux tombés en désordre devant son visage. Marilyn les dégagea d'un mouvement rapide, ne manquant pas d'envoyer quelques gouttes sur le Riffle Bullet en face d'elle. Puis, joueuse, elle sortit rapidement de l'eau pour courir sur les rochers glissants sur lesquels Denshell s'était magnifiquement vautré quelques minutes avant. Sautant et s'appuyant sur ses bras, elle parvint a grimper quelques mètres plus haut, tout en gardant un œil constant sur son équilibre altéré par l'eau qui transformait les surfaces minérales en patinoire. Enfin, elle se retrouva dans un renfoncement des murs naturels à côté de la cascade. L'espace « salle de bain » du pensionnat était construite dans une sorte de cuvette naturelle ou se déversait une chute d'eau, les parois rocailleuses s'élevaient à plusieurs mètres du sol, et offraient une multitude de prises ou s'accrocher. De son perchoir, la chef des Tulips observa de haut son camarade. Son sourire arrogant aux lèvres, elle lui adressa un nouveau défi.

« Franchement, j'ai eu ma dose de jeux d'eau, ces derniers temps! Une petite partie d'escalade, ça te dit, plutôt? »

A la manière d'une enfant heureuse d'avoir trouvé un nouveau jeu, elle décida de pimenter un peu les règles, tout à fait fidèle a sa réputation de tête brûlée droguée aux challenges en tous genres.

« Et pour rendre ça plus marrant, le premier qui tombe à l'eau aura le droit de faire n'importe quelle saloperie à l'autre! »

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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Jeu 30 Aoû - 13:43

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Mes mots, tu les as entendus. Je l’ai vu. Tes oreilles ont frémi et tes yeux se sont froncés. Mais tu n’as pas trouvé la nécessité d’y répondre. Deux mots qui pour moi représentent le summum du poli. Certes, j’exagère quelque peu. Cependant j’aurais aimé que tu trouves le besoin de trouver une porte de sortie face à ce mur. J’ai franchi les murs que tu m’as construits, j’ai répondu à tes questions. Tant pis pour toi, la porte de sortie n’existe plus. Tu veux te battre, très bien. Je sens que l’on va s’amuser. Un rire cynique me prend. Je repense au chef et à ses paroles. Jouons. Jouons. Jouons. J’ai besoin d’un divertissement mais je suis crevé. Et quand je suis crevé, je ne joue pas trop longtemps. J’ai tendance à pas être patient et à m’énerver un peu vite mais bon… On verra, tu crois pas ?

Tu commences par me provoquer ! Quelle audace, la vieille ! On dirait que tu n’as pas perdu toutes tes dents ! Ca c’est bien ! Ca va être plus facile de te montrer à quel point je te domine ! Mon sourire sadique refait surface et je ne m’en cache pas. Je veux que tu voies à quel point tu me fait rire. Je veux que tu sentes qui je suis. Je veux te montrer que je suis quelqu’un à part entière et que l’on ne parle pas comme ça à quelqu’un à part entière. Profites de ce moment pour respirer car je ne sais pas si tu en auras le temps plus tard. La matinée n’a pas encore commencé mais ma journée est déjà bien avancée. Je te la ferais cracher à mes pieds. Je te ferais regretter de t’être moqué de moi. Allez, inspiration, expiration. Cours sur les rochers froids et fais attention à ne pas glisser. Je n’aime pas jouer avec un jouet déjà mâché.

Tu as franchi la distance en un temps record. Tu grimpes aussi vite que tu marches. Et tu me toises. N’as-tu vraiment pas compris à qui tu avais affaire ? Ou bien es-tu si tête brûlée pour te précipiter toi-même dans le gouffre. Très bien, tu me lances un défi que je relève. Je crois que j’ai trouvé une personne que je cherchais. Tu seras mon gentil petit camarade. Je t’ai trouvé ! Je te rejoins en quelques pas et t’observe avec espoir. Oui, tu me serviras ainsi ! Je serais le maître et tu seras mon serviteur préféré ! Le rire cynique de tout à l’heure me prend à nouveau. J’avais hâte de te trouver et tu es là. Bien, je suis près mais juste avant cela…

« - Toutes tes conditions me satisfont parfaitement. J’aimerais juste en rajouter une. Une seule qui me semble vraiment très importante. Il ne faudrait pas l’oublier sinon, je crois qu’elle serait vraiment en colère contre nous, et ce n’est pas mon envie première de me mettre en colère contre une condition. Et si tu ne l’acceptes pas, je ne joue pas ! Sommes nous d’accord ? Bref, j’énonce : le dernier à tomber pourra demander ce qu’il veut au perdant. Vraiment tout ce qu’il veut. Et celui ci n’aura pas droit de refuser, non, il n’en aura aucun. »

Je scrute ton visage et m’enfonce dans la mélasse que représente ton œil unique. Il m’engloutit tout entier. Mes pieds ne m’appartiennent déjà plus. Je dois en ressortir. Vite, je ne dois pas me faire prendre, je ne veux pas glisser. Je ne veux pas retourner là où il m’emmène. Heureusement, une idée me prend. Heureusement…

«- Tu as vécu beaucoup de choses, aurait-tu peur de moi ? »

Je grimpe de rejoindre. Mes muscles se contractent pour mieux se relâcher. Je n'ai jeté aucun coup d'oeil vers la pente qui m'attend. peu importe, je n'en ai pas besoin. Je sais que je dois gagner, je ne faillirai pas. Mon but, me distraire. Mon but, te distraire. je suis le roi, ne l'oublions pas. Et un roi est toujours sûr de lui. Bien. Je suis prêt. Et toi ?


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Marilyn Brandon


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Mar 27 Nov - 20:11

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Jeune Denshell semble content. Il a presque l'air heureux de pouvoir partager ce combat après-en. C'est certain que l'envie de "soumettre" la chef des Tulips de cette manière est très tentante, quel genre de cow-boy endurcit se risquerait à refuser? Quant à Marilyn, les même motifs la motivaient à tout faire pour que son compagnon de jeu fasse "zioup" le premier.
Ce dernier avait justement grimpé rapidement et de manière très enjouée. Bien sur, personne ne refusera son gage à personne, c'était évident! Néanmoins, Marilyn fit semblant de faire la fine bouche, comme pour risquer à nouveau de corser le jeu. Denshell arriva vite vers elle et elle dut accrocher d'une main la paroi pour faire un pas en arrière, histoire que son pied ne soit pas attrapé le premier et qu'elle soit de suite déclarée perdante.

Denshell semble jouir du moment présent presque autant que Marilyn, avec moins de prudence qu'elle, cependant. Il a l'air si sur de lui, rien ne semble pouvoir l'entraver. Il s'approche de la chef des Tulips fixant son regard noir dans l’œil unique de Marilyn. Elle? Peur de lui? Comme il vient de le souligner, elle en a vu d'autres, et l'enfer lui est déjà passé devant les yeux alors qu'elle n'était encore une enfant. Certes il n'était pas question qu'elle perde, mais n'importe quel châtiment qu'on lui infligeait a part la mort ne pourrait être pire que ce qu'elle avait vécu en perdant son père et son oncle la même nuit.
Mais Denshell n'était en aucun cas aussi mauvais que les enfoirés venus ce soir-là, il n'était pas un "méchant", et pour cela, elle ne le craignait pas, et ne souhaitait pas non plus l'écraser comme un insecte. Bien sur qu'elle voulait remporter une victoire écrasante, mais pas au point qu'il ne puisse plus se relever ensuite... Ou est le plaisir dans ce cas-là?

« Pourquoi je serais effrayée du type qui va bientôt me servir d'esclave, hein? »

Elle sentait qu'il le fallait, donc elle répondit à Denshell. Ce qui la fit baisser son regard vers lui. Le petit roi n'allait sûrement pas trop apprécier qu'on le lorgne de haut, mais le voir lever ainsi les yeux vers le ciel rappelait pas mal de choses à Marilyn... Le bal de printemps. Oui bon, certes, la Chef des Tulips avait presque uniquement des mauvais souvenirs de cet evènement... Le seul bon souvenir étant la tronche que Miller avait tiré quand il s'était aperçu de l'absence de ses flingues dans son caleçon, mais elle n'allait pas s'attarder là-dessus. Par ailleurs, ou était Denshell ce soir-là?

« Tiens, ça me fait penser... Pourquoi tu chialais le soir du bal, mon p'tit Denshell? »

La question de Marilyn tombait totalement de nulle part, mais ce détail de la soirée avait aiguisé sa curiosité, et Denshell était encore pour elle une véritable énigme... Puis elle savait qu'un telle constatation avait des chances de l'agacer et peut-être de lui faire perdre un peu ses moyens, qui sait?



/HRP: Bon, je sais que j'ai fait un espèce de "saut dans le temps" bizarre, et le Rp se retrouve placé après la période du bal... Mais rien n'indiquait de quand la rencontre datait alors... Brefouille, si ça te va pas je peux toujours corriger x)/

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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Jeu 29 Nov - 8:42

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Le bal de printemps... Quel était son besoin de le lui rappeler ? Aucun à part la curiosité. Denshell sourit. Ils ne pouvaient pas s'empêcher de s'intéresser aux autres dans ce pensionnat. L'envie de créer une rumeur, de la répandre, de se moquer peut-être était plus fort que la conscience. Quels idiots ! Qu'en avaient-ils à faire des larmes qui avaient coulé cette nuit-là ? Rien si ce n'est le personnage qui les avait fait tomber. Denshell Whipper. Le Rifle Bullet. L'incompréhensible, l’irrattrapable. Il éclata de rire. La vieille devait se sentir bien supérieure à lui, elle qui n'avait pas lâché de larmes, elle qui était une femme, ce qui lui en donnait tout de même le droit. Elle qui, accrochée à sa petite pierre, le regardait de haut en lui posant une question qu'elle pensait gênante. Mais ce que la vieille ne savait pas, c'est qu'il s'était depuis longtemps empêché de voir le regard que les autres posait sur lui. Ce regard de pitié ou de haine, il ne le voyait plus et en était fier. Mais cela le rendait idiot, inconscient et différent. Oui, différent. On pouvait même le trouver égoïste à ne toujours penser qu'à lui, qu'à ses envies et ses dégouts. Ou encore narcissique. Bref, désagréable.

Les colombes qui s'étaient envolées cette nuit-là l'avaient marqué. Leur blancheur, leur candeur, il les avait regardées. Il les avait vues. Il les avait observées. Pour mieux tenter de s'en approcher. Pour mieux sentir le vent de la plaine qu'elles ramenaient. Le vent de la plaine qu'elles avaient suivi le long de leur vie. Il avait voulu en profiter. Il avait voulu s'en souvenir, de cette enfance si parfaite. Il avait de nouveau ressenti la liberté voyageant à ses côtés. Il avait de nouveau ressenti l'enfermement qui le malmenait depuis qu'il était ici. Il avait tenté de la passer à tabac, de la passer sous silence. Se brutalisant, il avait oublié le souffle de cette allégorie sur son visage. Il avait oublié combien elle était belle, combien il en était amoureux. Combien elle lui avait manqué.

Il avait réfléchi les nuits, aux larmes qui avaient glissé le long de son visage, qui avaient tracé ce sillon désagréable. Il avait fait des nuits blanches pour tenter d'expliquer cet acte. Il n'avait pas trouvé au début. Il n'avait pas compris. Il savait maintenant que c'était le manque qui le troublait. Ce manque viscéral qui lui nettoyait les entrailles jusqu'à épuration totale. Et il en avait souffert de le savoir mais de ne rien pouvoir faire. Il s'était tourné et retourné encore et encore dans son lit si petit. Les étoiles vues de son cher hamac, il se souvenait toujours de leur clarté. Brume couché à ses côtés, son souffle chaud qui le caressait, il se souvenait toujours de sa force. La nature qui l'entourait, le réconfort qu'elle lui apportait, il se souvenait toujours de son air maternel. Rien ne pouvait les remplacer, pas même les Riffle qui étaient devenus sa troisième famille. Il s'en voulait de na pas pouvoir avancer, de rester figé dans son passé, mais il n'arrivait pas à sortir ces visions de son esprit. Il n'y arrivait pas malgré tous les efforts qu'il avait fourni. Alors il restait sur place, regardant les autres le doubler et cela le mettait dans un étrange fureur. Pourquoi eux et pas lui ?

Un bras, deux jambes. Quatre muscles. Il était à ses côtés, quelques centimètres plus haut qu'elle. C'était lui, dorénavant qui la regardait de haut.

"- Pourquoi voulez-vous toujours tout savoir ? Si je te le disais, est-ce que ça changerait quelque chose à la manière dont tu me vois aujourd'hui ? Est-ce que nos regards se croiseront différemment ? Je n'en suis pas si sûr et je pense que je n'ai pas à me justifier sur mon geste. Mais comme j'ai une question à te poser, je vais te répondre. La liberté est passé à côté de moi pendant quelques minutes et m'a fait des choses que je ne te nommerais pas. Le regard de Denshell s'éclaira comme son visage. Et toi, comment te sens-tu après cette foireuse soirée de bal que tu n'as même pas été capable de gérer toi, la sage des Tulips ? Sache que j'ai trouvé ton comportement très lâche pour une Tulip. Même pas capable de nous affronter en face à face..."

Il rive son regard dans celui qui lui fait face. Son insolence a repris le dessus. N'empêche, elle l'avait bien cherché. Personne n'est sensé savoir quoique ce soit au sujet de Denshell Whipper. Personne.



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Marilyn Brandon


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Dim 13 Jan - 14:46

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Certes, Marilyn était curieuse, quand un détail la dérangeait, elle essayait de savoir le pourquoi du comment. Un vilain défaut? Denshell semblait penser que oui, mais sa demande pouvait paraître sortie de nulle part et pas forcément pertinente, ce n'est pas aisé d'engager la conversation avec un gamin comme celui qu'elle avait en face d'elle. Quoiqu'il avait commencé à être plus loquace ces dernières minutes. La chef des Tulips ne voulait pas tout savoir, car personne ne savait tout, mais qui ça n'aurait pas interpellé de voir un Riffle fondre en larmes au beau milieu du chemin? Comme il le disait, il n'avait pas forcément à justifier ses humeurs. Marilyn comprenait bien. Ses humeurs à elle, elles n'étaient pas toujours contrôlables non plus... C'est d'ailleurs ce détail que Denshell pointa en second lieu. Lâche, elle? Elle ne voyait pas les choses de cette manière, mais elle avait mal agit en tout les cas et passait son temps à repasser ce moment désagréable en boucle dans son esprit depuis lors, il y a même un moment ou elle en perdait le sommeil. Par contre, elle jugeait que les propos de Denshell sonnait faux quand il en vint au fait qu'elle n'avait pas osé affronter les Riffle Bullets.
L'iris sombre et la pupille de l’œil unique de Marilyn se dirigèrent vers Denshell maintenant arrivé un peu plus haut qu'elle. Dans des condition pareilles, la position du garçon aurait été idéale pour l'attaquer. Mais la borgne ne bougea pas, et se contenta de répondre posément.

"Oh, je sais que c’est pas facile de mettre des mots sur des sentiments. Mais laisse-moi te dire une chose, t'as pas à expliquer que tu aies pleuré comme un madeleine, car cela concerne un sentiment intime que tu as eu toi seul. Eh ben, je vais te répondre que ce soir-là il m'est arrivé un peu le même truc. Mais j'ai pas été lâche, je crois pas, je te rappelle que j'ai foncé dans le tas, sans réfléchir. Ouep, je l'avoue, et ça a foiré. Complètement. J'y peux rien, j'ai pas contrôlé, donc je prends la liberté de ne pas me justifier comme tu l'as fait."

Normalement, Marilyn aurait de suite réagit au propos de Denshell et lancé son poing vers sa bouille de sale gosse, peut-être attendait-il ce genre de réaction? La Chef des Tulips elle-même s'étonnait d'être aussi calme. Peut-être était-ce l'eau qui coulait, la roche fraiche? Ou alors s'était-elle prise de compassion depuis que le Riffle Bullet avait ressassé sa mésaventure du bal? Il ne fallait pas exagérer, c'était un ennemi. Mais un ennemi qu'elle comprenait plus que les autres. Elle eut un soupir entre le rire et l'ennui, on était pas en thérapie de groupe à ce qu'elle sache! Pourquoi Marilyn Brandon, celle qui veut paraître imperturbable et cruelle avait commencé à déballer tout ce discours sur les sentiments? Son pied fit rouler un cailloux qui tomba dans l'eau, quelques mètre plus bas. Merci pour la thérapie, mais voilatout sentiment de violence volontaire avait disparu en la jeune femme. Comment elle allait gagner le pari, maintenant... Surtout qu'elle détestait avoir à se forcer pour quelque chose. Son regard monta quelques mètre plus haut, vers un renfoncement dans la roche. En utilisant ses bras et ses jambes, Marilyn y monta son corps et s'assit en tailleur, le regard dans le vide.

"Ben merde. Chais pas pourquoi, tu vas trouver ça con, mais là, j'ai plus envie. De te taper dessus, je veux dire."

Stupide, ça oui, Marilyn devait avoir l'air d'une vraie débile après avoir dit ça. Elle resta coite un instant plus son oeil regarda de nouveau Denshell, un peu plus bas. Elle n'était pas forcément dans la meilleure de positions pour contrer un hypothétique attaque, certes, mais comme il le fallait elle était prête à toute réaction de la part du brun posé un étage plus bas.




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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Mar 22 Jan - 13:24

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On faisait de la charité maintenant. Que c'est mignon ! La vioque n'avait pas réussi à contrôler sa force. La pauvre chérie, c'est vrai qu'elle réagit un peu trop au quart de tour. Peut-être devrais-je lui offrir mon diagnostic ? C'est vrai qu'il lui serait bien utile et comme je suis une âme sensible, vraiment très sensible, je lui en ferais bien cadeau. En premier lieu, je lui dirais sans aucun doute qu'il faudrait qu'elle se calme... Parce qu'elle est vraiment trop énervée. Vraiment trop. Et trop d’énervement, c'est mauvais pour le cœur. Très mauvais. Fais attention petite Tulip, ou tu vas prendre cher ! En deuxième lieu, je lui dirais aussi qu'il faudrait qu'elle arrête d'embêter les gens. Il y a des gens méchants dans le monde. Des gens très méchants qui n'aiment pas qu'on les embête. Et ces gens là aussi, réagissent au quart de tour. Et quand ils réagissent, c'est autrement plus violent que ma putain de réaction... Donc, il ne faut pas laisser traîner des savonnettes sur le sol. Non, non. C'est mauvais pour la santé de l'autre, ça. Je devrais aussi lui dire qu'elle arrête de trop vouloir tout contrôler... Elle n'en a pas le pouvoir, vu que c'est moi qui l'ai. Alors, ça va lui faire mal si elle l'apprend. très mal. Peut-être même qu'elle pleurera. Je la regarde avec pitié. Non, il ne faut pas que je lui donne mes conseils. Elle va s'énerver et me taper dessus. De plus, depuis qu'elle a changé de place, c'est moi qui suis avantagé. Autant rester tels quels.

A croire que mon regard de pitié l'a émue, madame n'a plus envie de me taper dessus. Trop mignon ! Je crois que la vioque a besoin de parler. D'un grand discours plein de belles phrases. D'un grand discours plein d'emphase. D'un grand discours digne des Indiens. La vioque doit avoir un problème. Que faire ? Oui, parce que moi, j'ai envie de lui taper dessus. De lui lancer un gros pain dans la tronche histoire qu'elle s'en souvienne toute sa vie. Histoire qu'elle n'oublies jamais Denshell Whipper, le mec qu'elle avait laissé tomber sur sa savonnette. La mec qui était tellement en colère qu'il est devenu méchant. Le gros problème, c'est que l'araignée est partie depuis tout à l'heure. Pourquoi est-ce que je me laisse tout le temps attendrir et que je la laisse tout le temps partir. C'est vrai qu'elle est pas super comme copine, mais elle m'aide souvent à réfléchir plus vite. Avec elle, tout est plus simple : frapper. Mais comme elle est pas là, je me trouve devant un gros dilemme. Sans porte de sortie. C'est pas possible que je laisse la vioque là. C'est pas possible que je monte tout en haut et que je fasse genre j'ai gagné parce que, ce sera faux. Je ne profite pas des faiblesses des autres, je les tourne à mon avantage. Oui, c'est différent. Bon, c'est pas que là j'ai pas envie mais... Je suis bloqué, carrément bloqué.

Le caillou d'à côté me donna soudain une idée. La vioque n'avait plus envie. Fallait juste lui redonner non ? Tout ne pouvait pas se finir comme ça, et je ne suis pas un vrai Indien, je ne peux pas laisser couler les paroles hors de mon corps et recevoir celles des autres. Je suis incomplet. C'est simple, c'est tout. Un Indien est complet. je ne le suis pas, je me dois de le savoir. Comment pourrais-je être complet de toute manière ? Ma main s'empara du caillou. Pointu, tordu, gris, parfait. Si l'on n'a plus envie de me taper dessus, qu'est-ce que je deviens ? Je ne suis même pas incomplet, je ne suis rien. Je ne suis que ce genre de caillou laissé hors de la route, histoire de ne pas marcher pieds nus dessus. Parce que ça faite mal. C'est ce que je veux être. Le caillou en plein milieu. Celui qui gêne. je le serais et tu marcheras dessus, toi, la vioque.

"-Ma pauvre chérie, tu veux te confesser ? Mais sache que je suis là pour ça. Tu peux tout me dire. Tout. Je suis l'écoute. Je suis la vue. Et là, je vois bien que..."

Pas le temps de finir ma phrase. Je lui lance le caillou en plein coeur. La petite chérie va peut-être se mettre à bouger. Ok, je l'avoues, je l'ai pas lancé trop violemment. Ni trop fort, ni trop vite. Un tir parfait pour faire un petit peu mal mais pas trop. Je m'étonne de ma gentillesse quelquefois. Allez vite, je grimpe sur quelques mètres.

"-Dis la vioque, c'est quand que tu me rattrapes ? J'ai un défi à gagner moi !"

Allez vite, viens te mesurer à moi, le Roi de l'escalade.


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Marilyn Brandon


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Mar 19 Fév - 21:23

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Il avait raison le Denshell, c'est quoi ce soudain ramollissement, ça ressemblait pas à Marilyn. Il lui lança même un petit caillou, diantre, un caillou l'attaquait! Elle le repoussa d'un revers de main, pour ensuite s'apercevoir que le petit chameau la narguait car il était arrivé une petit deux mètres plus haut qu'elle. Ce garçon avait eut le mot pour la remotiver. Baisse de régime, coup de blues, non elle n'avait pas besoin d'une petite brunette pour lui remonter le moral... la Chef des Tulips ne se savait pas aussi lunatique, la voila qui était prête à repartir à plein régime.

"J'étais lassé de tes discours de gosse qui se dandine comme un dieu grec, tes railleries on failli m'endormir à vrai dire! t'es plutôt doué pour casser l'ambiance, dans ton genre!"

Voila qu'elle saute à nouveau sur ses pieds, lève la tête vers le sommet. Marilyn prend appui sur ses muscles et sauter attraper une cornichee non loin de là ou Denshell s'est agrippé. Sa prise y est bien assurée, elle s'y balance, l'air joueuse, pour lui monter à quel point elle est meilleure et contrôle tellement la situation. Puis en regardant un peu la silouhette frèle de Denshell, frèle oui, mais aussi assez musclée, un sourire sournois vient barrer sa figure... D'ou vient cette idée de se vêtir aussi peu... C'est sur que c'est plus aisé pour ce genre d'activitées, d'être pas trop habillé! Allez, fini la rigolade, place au coups fumeux, c’est plus marrant comme ça. Crotte, on dirait qu'elle n'avait plus de prises... Enfin, personne a dit qu'on ne pouvait pas se servir de l'autre pour avancer! Marilyn fini par agripper le bas du froc de Denshell, sa main froide venant toucher le bas de son dos... Laissez tomber le délire, il n'y avait en ce moment vraiment rien d'excitant dans le fait de tripoter un petit jeunot, si il se retrouvait cul nul, il avait qu'à mettre une ceinture!

"La vioque que je suis va avoir besoin de ton aide gentil jeune homme, tu permets? Je suis un peu lourde, accroche toi bien, hu, hu, hu!"

Sur ces mots, elle poussa sur la main avec laquelle elle avait attrapé la culotte du Riffle Bullet, ce qui ne manqua pas de lui faire perdre partiellement son bas, son pied poussa sur une prise un peu plus en contre pas pour se propulser un peu plus haut. Et voila, elle l'avait dépassé. Une nouvelle corniche un peu plus haut, pas le moment de baisser de régime ; Marilyn, attrape-moi cette foutue corniche! Elle y glissa la main et- C'était froid, rugueux... Ne me dites pas que... Par Zeus! Elle se dépêcha de retirer sa main, perdant un point de son équilibre. Bordel! Un serpent, ici! Pourquoi maintenant?! Le reptile sorti la tête de sa demeure, l'air encore endormi. Une autre prise, il lui en fallait une autre sinon...! Elle réussi a s'appuyer autre part, elle était sauve, mais pour combien de temps? Faire face à un ennemi de plus, il manquait plus que ça!




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Denshell Whipper


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Mar 5 Mar - 10:11

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Un chaton. Un vrai chaton. Infernal et plein de verve, ça, ce chaton l'était bien. Il y avait bien un félin de cette espèce chez le shérif, drôle à souhait. Il te courrait après pendant des heures si tu venais à t'approcher de son déjeuner. Il te courrait après pendant des heures pour que tu lui grattes le dos. Il te courrait après pendant des heures vu qu'il voulait jouer avec toi. Il était content mais soudain il ne l'était plus. Il te léchait la main mais soudain il te mordait. Johnny qu'il s'appelait ce chaton. Je l'aurais bien mangé au déjeuner moi ! Cependant, il y aura toujours quelqu'un qui aimera ce chaton. tellement mignon à souhait ! Les filles du shérif avait même formé une "ligue" pour le protéger. Elles l'appelaient en riant "La ligue de Johnny". Et Johnny n'avait plus peur de rien ensuite. Jamais il n'avait peur... Il était protégé.

Je crois que la vioque c'est un peu ça, bien que le terme mignon ne soit pas très approprié dans son cas malgré la paire de... Enfin bref, il faudrait la voir s'agiter dans tous les sens avec ce sourire joueur et ces mains baladeuses. Et dès qu'on lui dit un truc moins sympa et plus drôle que d'habitude, Madâme se rebiffe. Faudrait qu'on soit toujours à ses pieds. Et malheureusement, vu que je le suis pas, moi, à ses pieds, ça l'énerve et elle voudrait me voir ployer, juste une fois pour aller raconter le petit épisode honteux de son cher ami Denshell au chef des Riffle. Juste histoire de l'énerver vu que lui, il l'énerve bien.

"- Mais serait-ce un compliment ?"

Evidemment que je casses l'ambiance, c'est un peu ainsi qu'on est éduqué chez les Riffle. Je crois bien que l'on pourrait même créer la "Ligue des Casseurs d'ambiance". faudrait que j'en parle au chef. Sûr que ça lui plairait. Non, pas si sûr en fait... Et la vioque qui continue de se balancer avec les cailloux. C'est qu'elle est comique celle-là. Mais la pauvre ne trouve plus de prises. Mince alors ! Peut-être bien qu'elle va renoncer et que je vais pouvoir... Tant de belles choses illuminent soudain mon futur. Des petites étoiles s'allument dans mon regard et je ris tout seul, fier de la suite de mes aventures. Evidemment, c'était sans compté le fait qu'un chaton est résistant malgré sa taille minime. il s'accroche jusqu'à ce qu'il ne puisse plus et quand il ne peut plus, il trouve une autre solution. Evidemment, comme la vioque a toutes les caractéristiques du chaton mais quand plus, elle est tout de même un peu perverse, elle trouve une solution plutôt bien appropriée dans ce lieu. Elle s'accroche à moi. Elle s'agrippe à mon pantalon en coton, le malaxe jusqu'à trouver une belle prise et hop, elle s'élance. Mon pantalon en coton ! Si agréable plutôt que leurs "jeans" ou autres... Je vais la tuer. je vis la massacrer mais heureusement pour elle, j'irais plus vite que les autres car elle ne l'a pas déchiré. Je vais la tuer. Comment ? Simple. Je vais tout d'abord lui écraser la tête sur les rochers puis ensuite, quand elle aura bien saigné, je la projetterais vers le vide. Tchao la vioque ! comme disent les cowboys des villes.

Bon, restons tout de même concentré, ne tombons pas dan son petit jeu idiot. Je vais la tuer, mais avant, je vais lui prouver ma supériorité. Je laisse tomber une main, me mets en équilibre précaire, remonte mon beau bas en coton et... Un sifflement. Un sifflement comme je n'en entends pas souvent doublé d'une injure. Mon sourire apparaît. Je n'aurais pas demandé plus au p'tit vieux à barbe blanche qui ne descendra pas du ciel tout de suite. Je lui envoie mes remerciements les plus sincères. "Merci mon vieux pour la torture idéale que u m'offres enfin !"

Pour arriver aux côtés de la vioque tout en restant potable et près à me battre, je dois la contourner. Par où, la est la question. Par la droite ? Peu de cavités, nécessite beaucoup de gymnastique. Par la gauche ? Aucune cavité, nécessite une gymnastique énorme. A force d'y réfléchir, je décide de prendre la gauche... Euh non, la droite ! Allons-y. Une main. L'autre main, un peu plus haut. Le genou plié, je m'élance, il faut que mon pied puisse se réfugier ici. ca y est, j'y suis arrivé ! Mon sourire s'agrandit. J'y suis presque. Ma main doit aller le plus haut possible cette fois-ci. heureusement que j'ai de longs bras mais ça ne suffit pas et ça ne devrait pas me servir qu'à mieux câliner...

J'y suis arrivé mais un grave problème s'est soudain présenté. Mon si beau pardessus en coton s'est retrouvé accroché à une petite branche apparue par hasard est s'est déchiré. Je me retrouve ainsi totalement torse nu, près à jouer avec un serpent. Ca, c'est pas cool. Pas cool du tout même. Tant pis, je vais le faire quand même, la vioque n'avait pas qu'à autant m'énerver. Me rappelant des cours de mon père sur les serpents et la possibilité de les apprivoiser, ce que j'avais déjà fait des dizaines de fois dans mon pays natal et ce n'est pas un si agréable souvenir comme certains le penseront peut-être car le seul fait de les apprivoiser demande une concentration énorme et résistant à toutes les intempéries, et quad un père nous frappe en même temps, les morsures de serpents ne sont pas rares. enfin, cessons de ressasser ses souvenirs et soyons heureux du fait qu'ils nous servent enfin à quelque chose.

"-Je suis désolé la vioque mais les serpents sont mes amis. J'espère que tu n'en as pas trop peur ?"

Et je me mets à siffler.


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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Mar 5 Mar - 14:48

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Le sale petit fumier... Le voila déjà à sa hauteur en train de la narguer de plus belle... Marilyn l'aurait-il mis en boule? Pauvre garçon. Les serpents, ses amis? Bon sang, lui et Mindy faisaient décidèment vraiment la paire : lui et ses reptiles, elle et son Félix! En complète contradiction avec sa situation critique, Marilyn ricana en jaugeant Denshell du regard. La vipère juste au dessus les observait, en sifflant, on dirait qu'ils étaient en train de discuter tous les deux... Dommage, la borgne ne parlait que deux langues : l'anglais et l’argot, elle n'allait pas pouvoir tailler une bavette avec eux. Il fallait déjà qu'elle se stabilise, un pied et un bras de le vide, ça puait. Lançant de nouveau sa main vers la corniche, elle attrapa le serpent et le balança vers la cascade. Bon débarras, elle pouvait tranquillement s'accrocher maintenant. Cette prise fort confortable en main... Qu'est-ce qu'on fait maintenant? La partie ne s'était que trop éternisée.

Denshell perdait son sang froid, comme il était sacrément tordu, cela n'étonnerait pas Marilyn qu'il se mette en rogne pour son pote noyé dans la cascade.

"Sinon, le saut de l'ange, tu connais?"

Elle dit avec un sourire malsain. Environ quatre à cinq mètres les séparait du sol... Les bras ou les jambes risquaient fort de passer un sale quart d'heure en arrivant sur les rocher en bas... En un sens, ils étaient presque en haut. Et au pied de la cascade, il y avait plus de profondeur. Marilyn descendit un peu et se retrouva sur le renfoncement de tout à l'heure. La cascade ne coulait pas loin. Elle étendit les bras de part et d'autre de son buste, sans peur, elle se jeta vers le bas, vers l'eau bouillonnante. L'eau se rapprochait à une vitesse folle, faisait un bruit assourdissant. Mais elle avait bien visé. Voila qu'elle heurtait de nouveau l'eau... Bien plus violemment cette fois. De l'eau entra dans sa bouche, son nez se mit à saigner dans l'eau froide, ses membres chauds ils y a quelques secondes s'engourdissaient. Le bouillonnement de la cascade eut la bonté de la repousser plutôt que de l'aspirer.

La surface était à sa portée. Sa tête émergea difficilement. Elle s’aperçut qu'elle avait perdu son bandeau en route, mais c'était négligeable à côté des douleurs qui envahissaient tous ses membres... Elle n'avait rien de cassé mais tout tournait autour d'elle. Marilyn lutta pour garder la tête haute.Denshell, il était toujours là-haut ou il avait eu les couilles de sauter aussi? Comment ça ce qu'elle avait fait c'était de la triche? Elle l'attendait de pied ferme!



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MessageSujet: Re: Une savonnette pour deux.   Mer 20 Mar - 14:04

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Je la laisserais bien se noyer mais je risque de me faire une petite contention si je reste accroché ici. je sais bien que j'ai des muscles, que je suis un homme fort, sublime et agréable à voir, mais dans la position dans laquelle je me trouve maintenant, je suis pour le moins handicapé.Handicapé tout d'abord par mon fou rire grandissant car je viens de comprendre une chose inimaginable et pour le moins surprenante, mais aussi à cause de ma tentation de bonne intention. En effet, alors que je me précipitais pour chanter un joli air à mon joli serpent, mon foulard s'est déchiré et je crains que mon pantalon ne commence à faire la même chose. Ce n'est pas que j'ai peur d'étaler ma nudité, je suis sûr que la plupart des jeunes filles dévergondées de cet établissement me trouverait bien en point mais ce serait gênant de continuer mon duel dans ces conditions. Ce duel qui néanmoins va se révéler de plus en plus agréable et comique. Mon adversaire a dû en effet avoir un petit trou de mémoire soudain ou une certaine envie de stimuler mon imagination. Premièrement, elle a fait quelque chose que e n'ai pas, mais alors pas du tout apprécié. Elle a jeté mon pote le serpent dans la mare, l'étang, le fleuve, la cascade, bref, le truc qui nous sert de bain. C'est vraiment méchant tout ça, vil et tout autre mot désignant ce terme. Le pauvre à du faire une crise cardiaque prolongée. cette violence dans ce geste de lancement... Je crois que nous nous trouvons dans les sanitaires, pas dans la prairie du lancer de poids ! Ce non respect vis à vis de l'éthique des animaux, ce que nous sommes nous même me révolte passablement. L'homme croit qu'il est tout puissant et maître sur terre depuis qu'il a découvert les armes à feu. Il peut ainsi tirer sur tout ce qui bouge sans aucun remord. Se rappelle-t-on des combats à la loyale de nos ancêtres. Quand ils se retrouvaient face à face avec le roi des animaux, aucun ne faisait le fier. ils se regardaient dans les yeux pendant des heures et quand un des deux prédateurs osait cligner, l'autre se jetait sur lui. C'était une affaire de mental. Une des plus belles. Maintenant, l'homme se contente de sortir ce qui a été fabriqué pour lui et sans se poser de questions sur le pourquoi du comment, il tire. jusqu'à ce que l'autre soit projeté au sol. Jusqu'à ce que l'autre morde la poussière, une flaque de sang de plus en plus large sous l'emplacement de la balle. La mort de l'autre devient alors un automatisme. Pourquoi s'octroyer le droit de vie ou de mort ? Aucune idée. Je le veux alors je le peux. L'être humain est alors devenu bien futile.

Le serpent est mort et elle a sauté le rejoindre. Je n'en aurais pas douté. Elle a quitté la protection des cavités profondes pour s'en aller dans l'eau. Peut-être en avait-elle marre de ma force trop évidente ? Bien. Elle a perdu, je vais pouvoir faire d'elle ce que je veux. Je vais pouvoir la punir de l'incident de la savonnette comme il se doit. Et pour cela, j'ai ma petite idée. Une petite idée si sympathique.Je ne sais malheureusement pas faire de sauts de l'ange. J'ai pas été élevé sur un plongeoir moi. Je me contenterais d'un petit plongeon. Avec précaution, je me retourne, lâche mes mains et saute. Tout simple. Un peu comme moi quoi. Sauf que l'arrivée est plus violente. Beaucoup plus violente. J'ai l'impression que mes mains se cassent en mille morceaux, que mes bras s'arrachent de mon corps, que mon nez se décroche. Je crispe ma bouche. Je suis sensé supporter la violence. Je suis sensé être un homme sans peurs et sans douleurs. Je ne pensais pas que l’atterrissage se ferait ainsi. Je pleurerais presque pour le serpent. Le pauvre a dû mourir en souffrant. La pire des morts. Je reviendrais peut-être l'enterrer si j'ai le temps après la punition que je vais offrir à la vioque... Bref, je me retrouve dans l'eau et nage jusqu'à la rive. J'avale sans le faire exprès un peu du liquide qui m'entoure... Que je m'empresse de recracher avec force. C'est vraiment dégueulasse ici. Dire qu'ils appellent ça les douches... Il faudrait qu'ils m'expliquent. Vite. Même de l'eau croupie serait plus propre. Arrivé sur la rive, j'attends que la vioque s'approche. pour elle aussi, je crois que le saut de l'ange n'a pas été très agréable. En même temps, c'est elle qui a commencé. Je l'applaudirais presque pour cet acte de pure démence. Mais je ne le ferais pas vu que l'ai suivie, me rendant idiot moi aussi.

"- Je crois que les règles de notre duel étaient assez claires. Je ne crois pas que tu sois idiote, mais je vois que j'aurais peut-être dû croire. "Le dernier à tomber pourra demander ce qu'il vaut au perdant"... Si clair et limpide. J'ai donc une petite idée dans la tête. Mais je te l'énoncerais plus tard car je me dois d'aller à un rendez-vous qui se présente à l'horizon pour moi. On se retrouve dans les couloirs dans une semaine, étage 4. Ce n'est pas une question, mais une affirmation. J'espère que tu aimes le public..."

Étrange matinée mais plutôt drôle. Moi qui à la base allait juste pisser... Bon, à dans une semaine alors !




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