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 Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }

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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }   Mar 10 Juil - 20:00

dead

Le réveil est rapide. Tous dorment encore, je me lève, discrète, presse le pas pour me diriger vers la salle d'eau en empoignant mes affaires. Je prends une toilette hâtive avant de sortir dans les couloirs. Là, je m'adosse aux murs de bois, j'empoigne les feuilles et mon stylo. Oui, parce que je suis totalement à la bourre, que je fais toujours les choses au dernier moment. J'écris, des lignes, des mots. J'arrache, je recommence. Et au bout d'un moment, mon stock est bien-sûr écoulé. C'est avec grand désespoir que je me lève pour reprendre les couloirs en sens inverse. Sauf que j'entends des voix, mais je continue ma route. Cette voix je la connais trop bien. J'arrive au pied du troupeau. Et oui parce que Devlin, tu es là. Je me poste devant toi. Tu es obligé de t'arrêter. Je te fais un signe de tête, signe pour les autres de partir. Une fois seuls, je t'expose mes idées, enfin... à moitié.

- Dev'. Ce soir tu ne vois personne, non ? Bien. Alors, rendez-vous au vieux chênes près de la montagne. A vingt-deux heures. Si tu ne trouves pas, cherche un peu. Je marque une pause. Ah oui... tu viens seul ! J'insiste !

Je te dépasse, avant de m'arrêter brutalement.

- Au fait, que cela soit clair ! Tu n'en parles à personne !

Je n'attends pas vraiment ton approbation. Je me glisse sur le côté, pars en souriant. Tant pis pour les formalités, la parole suffira. Sauf qu'il faudra les trouver, les trois autres. Réfléchissons, quand ? Comment ? Trop de questions posées au cours de la matinée pour au final se retrouver à la table à côté de la tienne, Matthiew. Je me lève, laisse mes camarades un instant pour venir te glisser quelques mots à l'oreille. Je fais de nouveau cela, rapidement. Je redis les mêmes mots, n'omettant pas ton silence obligatoire. Peut-être plus calmement. Je me relève, te tape sur l'épaule, puis pars finir mon repas.
Ma chance tourne à son comble quand tu t'offres à moi. Marilyn, je descends rapidement les escaliers du grand hall pour te rattraper. Je te prends par le bras, t'entraîne un peu plus loin, chuchote. Le même discours. La même rapidité pour m'en aller sans attendre de réponse. Pourquoi ? Parce que je sais très bien que si les questions viennent je ne pourrais pas les contourner. Allons un peu de mystère mes amis., c'est un jeu après tout.

Il ne me manque plus que toi. Et c'est de justesse, que je t'attrape à la fin de ton cours. De quoi ? Ce n'est pas vraiment le débat à cet instant.

- Peux-tu m'accorder un peu de ton temps ? S'il te plaît.

Parce que si j'agis comme avec les autres tu ne viendras pas. Vexée par je ne sais quel détail. Je prône donc la politesse par peur d'échec. Une fois mise à part, je t'explique un peu plus posément les faits.

- Ce soir, j'aimerais que tu me retrouves, seule j'insiste, au vieux chêne près de la montagne. A vingt-deux heures si cela n'est pas trop tard. C'est important, je t'en prie n'en parle à personne.

Mais même avec toute la politesse du monde, je disparais rapidement. La fin de journée se fait longue. Enfin sonne le clairon, leur du rendez-vous approche. J'espère qu'ils aiment les mystères, que celui-ci les fera venir. J'espère qu'il prendront cela au sérieux, car j'étais plus que sérieuse. Ils auront surement besoin d'explications. Je leur donnerai une fois qu'ils seront tous présents. Oui le lieu est éloigné. Décourageant ? Pour l'allée non, pour le retour oui. J'ai fait en sorte qu'ils n'aient aucune possibilité de fuite. En bon chef il faut savoir tout affronter.

J'attends qu'ils s'endorment tous, j'attends qu'ils ferment tous leurs yeux. J'attends, mais leur sommeil ne vient pas. Le marchand de sable ne daigne pas de passer. Et l'heure tourne, trop rapidement. Alors, je me lève, prends quelque allumette dans ma table de chevet, sors. D'abord dans les couloirs, là on me demande où je vais. Je ne peux prétendre à une quelconque sortie, certains viendraient me rendre compagnie. Non, il fallait que je sois juste, sans trop pousser non plus. J'excuse mon absence en déclarant à une mission. Seulement ce mot, des règles après. Ils devaient tous se coucher, ne devaient pas essayer de me suivre, ne devaient rien faire d'inhabituel. Quelques-uns me proposent une quelconque aide, je refuse gentiment. La principale chose est de faire confiance à son groupe. Pour ma part, celle-ci règne en maître. Alors, je sors tranquille du dortoir, emprunte les couloirs, me glisse à l'extérieur. Chose qu'on ne pourra, nous élèves, reprocher au pensionnat, c'est son manque de surveillance. Après tout, si tout était plus stricte, il n'y aurait pas de guerre. Sur le pas du bâtiment, je regarde les écuries. Non, je préfère ne pas m'encombrer, pas ce soir. Je pars donc doucement, calme, puis mes pas s'accélère jusqu'à lancer mon corps dans une longue course. Je dépasse la prairie, ralentit mon rythme. J'arrive au pied de la montagne, à quelques pas d'ici se trouve le grand chêne. Je me déplace donc dans la pénombre pour arriver au lieu de rendez-vous.

Il n'y a personne. Je souris. Heureusement, j'aurais eu l'air bête sinon. Organisez une soirée et n'arriver qu'en dernier. Je m'assois, me relève aussitôt. On ne va pas parler dans le noir. Je commence ma quête de brindille, les entassent en une petite pyramide un mètre ou deux du grand chêne. Laissant mon butin, je pars plus loin chercher du bois plus gros. Je le ramène, repars, le ramène, repars. Je n'ai aucune envie de manquer de chaleur. J'entoure le tipi de brindilles par des bois plus gros, montant crescendo. Je glisse ensuite une feuille de papier par une ouverture prévue à cet effet. Je sors ensuite les allumettes, en craque une avant de la jeter délicatement. Je me penche souffle un peu. Les flammes apparaissent, il me faut juste rajouter une deuxième allumette pour que le feu éclaire l'horizon.

Le travail fait, je m'allonge contre le tronc du grand arbre. Je ferme les yeux. Je ne sais si les quatre autres seront présents. Mais peu importe, ce soir je ne veux pas m'énerver. Cela commence dès maintenant. Je prends une mèche, la tortille entre mes doigts. Je regrette de ne pas avoir amené Poly, cela m'aurait fait de la compagnie. Je penche ma tête contre l'arbre, regarde ainsi ses larges branches brunes ornées de feuilles verdoyantes. Éclairé chaudement par les flammes, ce lieu prend une allure de paradis. Le bruit du bois qui éclate, les feuilles flottant sous la légère brise du soir. Le rendez-vous avait lieu à vingt-deux heures, histoire que tous sortent tranquilles du bâtiment. J'étais partie vers les coups de vingt heures trente. Un peu tôt peut-être, il doit me rester trois quarts d'heure à espérer. J'espère mettre trompé dans mes estimations, je n'aime pas les trop longues attentes.

Je continue à fixer le feuillage. Un moment sans penser, juste en regardant cet arbre puis je me souviens qu'un détail doit être entretenu. Je me redresse, lance une « bûche » dans le brasier venant de s'écrouler. Un beau chef-d'oeuvre réduit en cendre, au sens propre du terme. C'est à ce moment-là qu'un frisson me parcoure le bras. Je lâche un grand soupir, ayant oublié tout accessoire pour me réchauffer, j'espère que la nuit sera aussi bonne que celle où j'ai rencontré Mindy. Mais si possible j'aimerais bien éviter la baignade. Je réfléchis encore, le lac ne se trouve pas très loin, même pas un kilomètre. Mais la pente accentue tout effort. C'est donc confiante que je reprends ma position initiale, abaissant mes paupières.

Seule chose à ne pas faire, s'endormir. Cela ne devrait pas être trop compliqué.


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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }   Sam 21 Juil - 22:32

Chef des riffle bullets

Entouré de tout un troupeau de Rifle Bullet Devlin se baladait bien tranquillement dans les couloirs en traumatisant au passage certaines filles ou bien les plus jeunes gamins de la pension. Ses compagnons sautaient un peu partout comme des grands enfants hurlant et s’insultant gentiment, balançant des blagues vaseuses et tout autre coups dans les épaules ou dans le ventre. Quels gamins. Mais on s’amusait bien tout de même avec eux. A dire vrai ils étaient tout simplement en train de profiter de la présence de leur chef pour faire n’importe quoi, car même si la plupart d’entre eux étaient tout a fait capable de trouver leur passe temps et leurs victime par eux même, sans avoir besoin d’une aide extérieure, la présence de Devlin les poussait a se montrer plus entreprenant et encore plus agressif. Surtout auprès des damoiselles qui n’hésitaient pas habituellement à leur flanquer des coups de pied ou bien a leur coller des droites.

Amusé par leur petit manège Devlin s’éloigna pourtant petit a petit. Il n’aimait pas attendre et ses comparses lui faisait perdre trop de temps avec leurs jeux de gamins. Bon il ne leur en voulait pas après tout. C’était aussi pour ça qu’il se sentait si bien avec eux. Mine de rien les Rifle Bullets formait une sorte de famille, bien qu’un peu spéciale il est vrai. Il fut stoppé dans sa petite promenade par une apparition des plus surprenante, voir Ancolie lui adresser la parole n’était pas si rare en soi, mais le fait qu’elle le fasse de la sorte oui. Bah. Il était habitué. Elle lui jeta tant d’information dans la seconde qui lui fallut une seconde ou deux pour toutes les avoir en tête. Un rendez-vous ? Pas vraiment non. Enfin il ne pouvait pas refuser, elle avait titiller sa curiosité. Il lui fit un bref signe de tête avant qu’elle ne reprenne sa course. Apres tout il n’avait rien a faire ces derniers temps alors il pouvait bien y aller. Il tourna la tête pour se retrouver face au petit groupe qui l’avait suivie. Tous avec des grands sourires. Allons bon on peut savoir ce qui les faisait autant marrer ?

« Ben alors chef vous avez une p’tite copine et vous ne le dites pas ? »

Hein ?

« Vous devez vous retrouver dehors hein ? Vous perdez pas de temps chef ! »

Quoi ?

« Trop mimi vo’te cowgirl chef ! On devra l’appeler Miss chaperon rouge aussi ? »

« BANDE DE CRETIN ! FERMEZ LA ! »


Ha ça y est. Il était en rogne. En rogne mais amusé. Il se fraya un passage a coup de poing et de pied dans le tas, assommant au passage ceux qui étaient mort de rire un peu plus loin. Une petite copine ? Et puis quoi encore. Bande d’abruti, boulet, idiot…Les rares spectateurs restaient hors de porté des coups distribué par ce grand échalas à sa clique qui s’enfuyait dans tous les sens en riant avant de revenir sur lui pour prendre leur revanche. Le petit manège dura une bonne demi-heure avant que Devlin ne finisse par prendre définitivement l’avantage et ne se mette a distribuer des coups de tabouret. Finalement ce fut un professeur qui en déboulant dans le couloir, mit fin à leur petit jeu. Et voila comment on se retrouve tous dans une salle d’étude en train d’écouter un prof rabat-joie qui rabâche encore et encore sa jeunesse perdue, quand les jeunes étaient respectueux et tout un tas d’autres anecdotes qui finirent par endormir complètement Devlin. La journée se déroula sans d’autres accident, hormis peut être celui de la bataille de nourriture au repas du soir qui l’occupa une bonne vingtaine de minute avant de se faire de nouveau enfermer dans une salle vide avec deux autres de ses camarades pour échapper à la justice.

Revenu dans le dortoir il joua une dizaine de partie de cartes, fit un bras de fer et pour finir participa a divers concours dont dieu seul reconnu la haute maturité. Il n’en fallait pas plus pour qu’ils se marrent tous comme des coyotes cela dit en passant. Petit a petit tout le monde rejoignit son lit et ferma les yeux, certains n’eurent même pas le temps de grimper les escaliers pour tomber dans les bras de Morphée. Le dortoir des Rifle était toujours un vrai champ de bataille. Devlin s’extirpa de la masse pour se glisser dehors sans trop de difficultés. Sans trop se presser il monta la pente qui conduisait au vieil arbre. Ce n’était pas la première fois qu’il s’y rendait. Dans toutes sa scolarité il lui était souvent arrivé d’y aller quand il voulait un peu de calme ou bien après une sévère déverrouillée. Peu de gens s’y rendaient de leur plein grés, trop loin des bâtiments. Il fallait vraiment qu’Ancolie ait quelque chose d’important à dire pour lui demander de se rendre la bas. Devlin espérait que ce ne soit pas pour rien non plus. Parce que là tout de suite il aurait préféré se terrer dans ses couvertures.

Enfin il arriva. Pas trop tôt. Une faible lueur lui indiquait l’endroit où Ancolie attendait. D’ailleurs elle était bien là. A moitié endormie. Avec toute la délicatesse dont il était capable, c’est-à-dire peu, il s’assit devant le feu, étendant ses bras devant lui pour se chauffer un peu les mains.

« C’est mimi tout plein ici, tu as pensé a prendre à boire et a manger ou faut qu’on se serre la ceinture ? »

Il se mit a siffloter avec un grand sourire. La nuit était belle quoique un peu fraiche.


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Matthiew F. Field
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MessageSujet: Re: Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }   Dim 29 Juil - 16:31

Flick Knife

La journée était une journée comme les autres, cependant pas chez les Flick Knifes, aujourd’hui, toutes les missions étaient axées sur l’information, rumeur, évènements, ce jour-là les murs avaient des oreilles et elles étaient dirigées d’une main de maître par Matthiew qui voulait voir tous ses généraux à midi afin de faire le point sur ce que tous les membres de chaque classe avaient appris. Après une longue matinée de cours assez peu enrichissant, le borgne rejoignit la cantina, là-bas, il entama une discussion chaleureuse avec Joe une personne bien sympathique avec qui peut de gens discutaient mais qui en savait beaucoup sur l’établissement et il faut avouer qu’il était une très bonne source d’information sur ce qui se tramait. Mais en ce jour, il n’y avait rien d’enrichissant, le remerciant donc tout de même, le jeune homme rejoignit sa table avec son repas et y attendit ses généraux.

Une fois qu’ils furent tous présents, les comptes rendus commencèrent, il n’y avait pas grand-chose, hormis quelques histoires à dormir debout qui n’étaient que des rumeurs, il n’y avait pour ainsi dire rien ! Arrivé à questionner son dernier général, Matthiew désespérait de n’avoir rien à se mettre sous la dent, les choses étaient calme ces temps-ci malgré le bal qui s’organisait. Cependant son dernier général semblait confient et cela, le borgne le releva, il y avait quelque chose à dire…

— Ce matin, j’ai aperçu Devlin et Ancolie se parler tout bas, il se trame quelque chose, chef. Par la suite j’ai entendu les Rifle Bullets parler de relation entre les deux chefs de type amoureux, mais je doute qu’il s’agisse de ça…


— Oui, moi aussi, il ne se montrerait pas ainsi en public et puis on les auraient vus avant s’ils étaient si peu discret… Etrange, pour l’instant ça n’a pas de sens pour moi, Devlin ne s’allierait surement pas avec les White Flat, il est trop… Trop différent d’eux. Rien d’autres ?

Après un non de la tête, Matthiew les regarda tous et commença à manger en leur compagnie il était assez rare qu’il mange avec tous ses généraux, en général, il déjeunait avec d’autres membres des Flick Knifes. Il voulait absolument être proche de ses troupes et ne pas se désintéresser d’eux en ne mangeant qu’avec les gradés, et il fallait avouer que ses gradés, bien que compétant n’étaient pas des plus bavards et les repas avec eux n’étaient pas très animés. Mais, pour une fois, il se passa une chose qui étonna tout le monde à la table du borgne… Ancolie… La chef des White Flat c’était glissée derrière Matt’ et lui avait chuchoté quelques mots avant de retourner s’asseoir à sa table. Ce retrouvé le soir même sous un grand chêne ? Et elle venait lui annoncer là… Et le matin même elle parlait au chef des Rifle Bullets. Réfléchissant quelques instants, le jeune homme remit en ordre toutes les informations qu’il avait en sa possession et finalement il comprit les choses, elles allaient à coup sûr donner rendez-vous à tous les chefs du pensionnat. Pourquoi ? Cela risquerait de rester un mystère jusqu’au moment où Ancolie annoncerait les choses.

Beaucoup de questions fusèrent du côté des généraux pendant le repas, mais le borgne resta de marbre, gardant les choses secrètes comme l’avait demandée la chef des White flat. Il tenta de passer la journée sans trop penser à ce qui se passerait dans la soirée, mais il avait toujours la question du qu’est-ce qu’elle veut qui lui revenait sans cesse en tête. Pour ainsi dire ça le perturba toute l’après-midi, du coup on peut dire que les cours qu’il eut ne s’étaient jamais fait pour lui. Quand le chef des Flick Knifes pensait à quelque chose, il ne réfléchissait à rien d’autre tant qu’il n’avait pas une réponse, du coup à la journée sembla longue pour le borgne qui attendait avec impatience la soirée, réunir les quatre chefs de clans promettait d’être une chose intéressante.

Finalement la nuit tomba, dans le dortoir des Flick Knifes on ne parlait que d’une chose : des mots qu’avait glissée Ancolie à Matthiew lors du déjeuner. Les plus jeunes eurent des idées assez saugrenues et les plus anciens quant à eux émettaient plusieurs hypothèses sur ce qui avait pu se dire. Assaillit par les questions, le jeune homme aux cheveux clairs ne put s’empêcher de grogner et de leurs ordonner de ne plus poser de questions à ce sujet, c’était rare qu’il utilise son autorité, d’habitude ses soldats se tenaient tranquille, mais là, ils étaient bien trop animé. Une fois le feu ardent des questions éteint, tout le monde alla se coucher, laissant le chef seul dans la salle commune. Le borgne resta assis dans son fauteuil devant la petite cheminée du bâtiment jusqu’à neuf heure et demi, il finit par se lever pour rejoindre les cuisines du pensionnat, il avait quelque chose à aller chercher. Se faufilant comme un voleur dans l’endroit, il y prit ce qu’il était venu chercher pour finalement ce diriger à pied vers les montagnes, prendre son cheval aurait fait trop de bruit et puis il avait encore largement le temps. Marchant à une vitesse raisonnable, il parcouru la distance séparant le pensionnat des montagnes, fredonnant quelques chansons pour s’occuper l’esprit durant le voyage, de plus, comme il était seul, il pouvait le faire sans trop s’en soucier.

Il repéra facilement Ancolie grâce au feu qu’elle avait faîte au pied de la montagne, le borgne atteignit en silence le petit campement improvisé par la chef des White Flat, il y avait déjà Devlin, affichant un sourire, Matthiew voyait qu’il ne s’était pas vraiment trompé, une fois à la vue de ses deux homologues, il sortit une flasque d’alcool de sa veste et la jeta au Rifle Bullets.

— Essayer de traiter avec Devlin sans avoir rien emmenée, vous êtes folle Miss Edelweiss.

Affichant un simple sourire, le chef des Flick Knifes s’assit autour du feu et regarda autour de lui, il n’y avait qu’eux…

— Je crois qu’il manque deux invitées de marque, je me trompe ?



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Marilyn Brandon
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MessageSujet: Re: Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }   Mar 31 Juil - 16:11

dead

Encore une journée vide d'activités pour le leader des Tulips. Plutôt que rester les fesses sur une chaise dans une salle de cours, c'était bien plus amusant de laisser ses pas la mener nulle part. Elle alla faire le tour des dortoirs de ses Tulips, histoire de rendre visite a tout le monde et refaire le point sur celles qu'il seraient a surveiller à l'avenir. Quelques flingues, couteaux, fumettes gardées en contre-bande. Marilyn se contenta de laisser un petit mot sur un bout de papier déchiré sur lesdites réserves de trafics variés, en guise d'avertissement. « N'oublie pas de reporter toutes tes possession d'armes et de drogues a ta chef bien aimée. Marilyn. » La bafouille était signée de son simple prénom et accompagné d'un petit cœur. Mais le simple fait que Marilyn laisse sa trace dans la chambre d'autrui, qu'elle leur fasse remarquer qu'elle avait son petit grain de sel dans leur vie privée suffisait à faire se tenir les filles à carreau. Oui, car c'est par ses propres sujets que la reine risque le plus de se faire prendre son trône. Elle n'était pas prête de céder ce qui servait de reposoir a son magnifique postérieur, ça, non.

Après le dortoir, Marilyn erra de nouveau dans le pensionnat, s'amusant de peu de choses : voir les autres trimer en cours suffisait à la faire marrer. Puis, lassée, elle allait sortir en passant par le hall. C'est le moment qu'a choisi Ancolie Edelweiss pour l'aborder. Doucement, elle se sentit entraînée par le bras et n'opposa pas la moindre résistance. La chef des Tulips était dans un de ses beaux jours, comme qui dirait. Et sans qu'elle put demander ce qu'il en était, le grand manitou des White Flats lui donna un lieu, une heure, un jour et insista sur le fait qu'elle devait venir seule. Puis l'Edelweiss repartit comme elle était venue.
Le début de la soirée se fit plus mouvementée que le reste de sa journée silencieuse. Elle aiguisait ses couteaux comme a son habitude puis une petite troupe de Tulips fit irruption dans sa chambre une barrique pleine de divers choses dont chacune déviant la loi et les réglementations du pensionnat... Enfin, c'est a peine si les élèves se rappelaient qu'il existait des « règles » qui régissait cet établissement, parfois.

« Frappez avant d'entrer, bon sang! »
« Excusez-nous, madame la chef, mais nous avons eu votre gentil mot et franchement... »
Au ton sarcastique employé sur les mots « madame » et « chef », Marilyn adressa un sourire carnassier a ses camarades. Elle fit claquer trois fois sa langue dans sa bouche, coupant court au discours arrogant qu'on lui adressait.
« Tss, Tss, Tss. Voyons les filles. Je vous demande juste d'être un peu plus partageuses, ne gardez pas tous vos joujoux chez vous... »
Sur ces mots, Marilyn jeta un œil absent par la fenêtre ou filtrait la douce lumière du soleil couchant. Elle se leva, empochant une bouteille de whisky dans sa réserve personnelle pour agrémenter son rendez-vous et fit tourner innocemment son couteau dans sa main tout en se dirigeant vers la porte de sa chambre.
« Bah, peut importe. Je suis au courant maintenant, mais la prochaine fois invitez-moi! J'ai a faire, ne squattez pas ma chambre trop longtemps pou Mindy vous en chassera vite fait! »


Elle mentionna le prénom de sa « petite préférée » en guise d'avertissement. Connaissant la cruauté enfantine de leur camarade, les Tulips qui avaient fait irruption sortirent agacées et retournèrent dans leurs quartiers. Marilyn partit en direction du point de rendez-vous. Na savant absolument a quoi s'attendre, elle ne croyait néanmoins pas du tout à un embuscade des White Flats ou a des négociations musclées. Les branches crissaient sous chacun de ses pas et la voilà qui s'approchait de la petite clairière ou se trouvait le grand chêne. C'est alors que des échos de voix lui parvinrent, elle reconnu deux vois masculines et une voix féminine. Tiens donc, ou elle n'était pas la seule invitée ou d'autres avaient eu la même idée qu'eux. La première option sembla être la bonne car elle put voir apparaître dans son champ de vision un tignasse blonde qu'elle connaissait bien et un voix charmeuse qu'elle avait pour son grand malheur entendu trop de fois. Marilyn entra a son tour dans la clairière, vérifiant ses hypothèses sur les diverses présences.


« Miller et Field se sont tapé l'incruste sans pudeur à ce que je vois... Tsss... »

Son regard passant sur les trois visages a tour de rôle, elle sentit l'atmosphère se tendre. Puis un sourire s'afficha sur ses lèvres. Elle n'était pas la pour mettre la zizanie, aucun d'eux n'était la pour ça. Ce qu'elle avait caché en arrivant sortit de derrière son dos et elle la tendit au dessus des flammes, ses traits redessinant une fierté enfantine sur son expression dédaigneuse d'il y a quelques secondes.

« Tu m'aurais prévenue, Ancolie, j'aurais piqué une bouteille de plus! »

Rigolarde, la chef des Tulips s'assit à côté du feu et regarda autour d'elle, s'apercevant qu'une personne manquait à l'appel. Elle ne se serait pas attendue à arriver avant Mary-Jane Kins, la vertueuse, l’élève modèle. Elle souleva a son tour la question, tout en finesse comme elle savait si bien le faire.

« La chef des Orchids est partie faire la grosse commission ou on l'attend toujours? »

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Mary-Jane Kins
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MessageSujet: Re: Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }   Jeu 2 Aoû - 8:45

Chef des the Orchids

Mary-Jane Kins commença cette journée comme toute les autres, elle adressa à chacune de ses Orchids une petite attention chaleureuse et maternelle, avant de sortir pour se rendre en cours. Le clan des Orchids avait prit l'habitude de ne jamais partir à la même heure en cours, le but en était stratégique, si elles se déplaçaient en groupe, comment pouvaient-elles dénicher autant d'informations ?! C'est pourquoi, au début même du règne de Mary-Jane, cette dernière instaura des règles clairs et simples, que les Orchids semblaient prendre plaisir à respecter. Après tout, Mary-J. ne se faisait respecter que par sa gentillesse et ses compétences de chef. Elle aimait tout particulièrement chacune de ses membres, ne faisant jamais de favoritisme, laissant toujours place à la stratégie. Ainsi, suivant ses habitudes Mary-Jane se dirigea vers le hall. La Lady traversa le bâtiments avec grâce jusqu'à la salle de cours, où elle prit place et retrouve plusieurs de ses Orchids partis avant elle.

Le cours était intéressant, Mary-J. y était attentive. Puis vint le suivant, et enfin l'heure du repas. Tous les élèves se retrouvaient en générale à la cantine de Joe. Ainsi, le nombre de ses Orchids n'étant pas excessif, le groupe pouvait rentrer en une seule table. Les information et l'humour étaient toujours de mise. Seulement, étant donné que les jolies fleurs assistaient aux cours, il était difficile d'avoir plus d'information à l'heure de midi. Les Orchids font jouer leurs relations après les cours, c'est un principe. Cependant, à quelques tables de là se trouvait les Flick Knifes, ça c'était une trouvaille ! Matthiew F.Field avait rassemblé ses généraux. Toutes les Orchids éclatèrent de rire. Il faisait toujours la même chose quand il s'agissait de "se concentrer sur l'information". Il allait de soi que les Flick Knifes n'avaient ni a classe, ni l'organisation des femmes, plus précisément des Orchids. Mary-Jane fit tout de même attention au fait, qu'en ce jour même il cherche des information. On se renseigne avant une attaque c'est bien connu. Pour ce qui est des Orchids il s'agit d'un coup d'état permanent, mais d'une discrétion souvent illusoire.

Soudain, la chef des White Flat apparait et chuchote un petit quelque chose à l'oreille de Matthiew. Mary-jane sourit. Cette petite folle a trouvé un nouveau jeu. Leur dernière rencontre dans les couloirs avait donné lieu à un petit test de la personnalité pour sonder Ancolie Edelweiss. La conclusion fut simple : la folie. Les Orchids gardèrent se détail en souvenir, mais ne s'attardèrent pas plus dessus, en effet d'autres informations étaient bien plus intéressantes.

Les cours reprirent, et nos Ladies n'y échappèrent pas. A la fin du dernier, on accosta la chef des Orchids avec une fausse politesse, qui ne manqua pas de révéler l'identité de l'individu avant le moindre regard.

Peux-tu m'accorder un peu de ton temps ? S'il te plaît.

Bien sûr Ancolie, que veux-tu ?

Mary-jane était froide et légèrement sarcastique, toutefois, sa politesse et sa curiosité étaient toujours maîtresses.

Ce soir, j'aimerais que tu me retrouves, seule j'insiste, au vieux chêne près de la montagne. A vingt-deux heures si cela n'est pas trop tard. C'est important, je t'en prie n'en parle à personne.

Les informations avaient été enregistrées, seulement, Ancolie n'attendit même pas une promesse ou quoique ce soit d'autres de la part de la chef des Orchids. N'ayant pas donné sa parole Mary-J. se considérait libre. De plus, il était évident qu'elle n'en parlerait à personne. Enfin, à personne d'autre qu'à ses Orchids. L'honnêteté et le partage d'information était essentielles pour Mary-Jane. Ainsi, une fois au dortoir, dans la salle de réunion, autrement appelé grande salle, la chef des Orchids parla de cette entrevue avec ses compagnes.

Ce soir, je doit sortir, la chef des White Flat m'a personnellement invitée, cette folle est sérieuse cette fois. J'irai seule comme demandé, mais vous vous doutez bien que je ne vous laisserais pas dans l'ignorance. Ainsi, le lieu de rendez-vous sera le grand chêne. Ne vous risquez pas à venir voir, vous pourriez mettre nos vies en danger s'il s'agit d'une embuscade. Toutefois, je ferais tout pour rester en vie et vous apportez d'autres bouquets de fleurs. Faîtes-moi confiance. Sur ce je vous souhaite une bonne nuit. Et veillez bien à ne pas laisser filtré cette information, ou une quelconque anomalie dans votre comportement qui pourrait, laisser deviner le problème.


Sur ses dernière paroles, Mary-Jane adressa un sourire chaleureux à chacune de ses amies, leur adressant un petit mot d'amitié. la chef des Orchids sortit du dortoir avec le sourire, mais retrouve vite son apparence froide en s'approchant des écuries. Elle scella Midwest, puis se dirigea vers le grand chêne, Ancolie n'avait pas précisé d'heure, elle était donc partie vers vingt et une heure quarante, sur le chemin habituel, elle remarqua trois empreintes de pas fraiches. Elles ne seraient donc pas deux. Soupçonnant une embuscade ou une dernière folie de la part de la chef des White Flat, Mary-Jane prit un autre chemin, contournant complètement le chêne, la chef des Orchids rallongea considérablement son trajet, mais la prudence est d'or en temps de guerre. Passant par la montagne, elle laissa Midwest à une cinquantaine de mètres du feu qui indiquait le lieu de rendez-vous. En appuyant doucement sur le museau de sa monture, Mary-J. lui demanda une conduite exemplaire et un silence de plomb, Midwest était habitué à cet exercice, le propre des Orchids est souvent la discrétion. Ainsi, continuant sur les derniers mètres à pieds, Mary-Jane resta caché derrière l'abondance de verdure de la forêt, juste assez pour que les voix des protagonistes l'atteignent.

La voix de Devlin, puis celle de la petite folle, et enfin celle de Matthiew l'intriguèrent. Il s'agissiat donc d'une réunion de chef, la réponse ne se fit pas attendre quand Marilyn arriva. Sa vulgarité était une fois de plus de mise. Cependant, les Black Roses étaient alliées jusqu'au bal du printemps, ainsi sa présence était plus rassurante qu'autre chose. Mary-J. savait maintenant où elle allait se retrouver, elle monta Midwest, pour une arrivée de Lady. Les pas du trot régulier de l'animal raisonnèrent dans ce lieu presque mystique. Mary-Jane en descendit avec grâce. Puis s'adressa à l'hôtesse de cette soirée.

Une réunion bien préparé à ce que je voie Ancolie Edelweiss.

Puis se tournant vers le reste de l'assemblée, la chef des Orchids les salua d'une révérence suivit de quelques mots de politesses.

Heureuse de te revoir Marilyn Brandon, de même pour Matthiew F.Field. Quant à Devlin, je suis enchantée.



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Ancolie Edelweiss
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MessageSujet: Re: Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }   Jeu 23 Aoû - 17:36

dead

J'ouvre rapidement mes paupières. L'air portent des bruits de pas. Je reste immobile, la tête toujours collée contre le gros tronc de l'arbre. Les feuilles s'agitent sous la brise peu violente. Mon dos quitte l'écorce, ma tête se penche au-dessus de mes genoux. Je fixe un instant le feu dévorant le bois noircis. Je tourne enfin la tête en direction des bruits. Peut-être un peu tard, tu es juste devant moi, à quelques mètres seulement. Je te souris, heureuse que tu aies accepté mon invitation, que tu sois si ponctuel. Je te regarde t'asseoir, frotte mes yeux un peu engourdis. J'ouvre la bouche pour te saluer d'une bonne manière, cette fois. Enfin j'aurais aimé le faire mais ta remarque referme mes lèvres. J'ouvre de grands yeux. Manger, boire... à aucune seconde ces verbes me sont venus à l'esprit. Manger, boire... à cette heure, je n'y avais pas songé. N'étant pas une adepte de l'alcool, je néglige mes invités. Mes yeux se froncent, ce n'est pas réparable. Te priver de cela relève du suicide. Mais il n'y a rien à faire, tu n'y as toi-même pas pensé, ce ne doit être qu'une omission minime. Une omission qui pince pourtant mes nerfs. Je laisse cependant échapper un rire discret dans ton sifflement. Mes yeux redeviennent joyeux, je laisse échapper cette frustration. Je te connais j'aurais dû prévoir.

- Désolée, j'ai oublié ce détail..

Ta ceinture, tu devras malheureusement te la serrer, au maximum. J'espère juste que tu ne suffoqueras pas. *Ce détail*, j'espère qu'il n'est pas trop important. L'excitation d'une soirée amusante avait écrasée toute préparation poussée. Je m'étais contentée du nécessaire, c'est-à-dire d'un feu. Et là encore un soucis me vient à l'esprit. Vu ton état, tu as l'air plutôt à l'aise, mais ne sait-on jamais. Je n'ai pas envie de faire un nouveau faux pas. Même si je doute de ta susceptibilité, un mauvais accueil suffirait à gâcher ma soirée. En aucun cas je ne veux avoir de remords. Puis, cela devient une habitude de m'occuper de ta santé.

- Tu n'as pas trop froid ?

Ma question posée j'attends ta réponse. Soudain, une bouteille vola devant mes yeux, où plutôt devant les tiens. Celle-ci atterrie violemment dans tes mains. Je tourne vivement la tête. Le nouvel invité vient de me surprendre. Matthiew, ton entrée est bien surprenante. J'en suis pourtant ravie. J'affiche un immense sourire. Ta remarque me tire un rire cristallin.

- Matthiew.

Je murmure ton prénom, de façon audible.

- Heureusement que tu es là pour réparer mon erreur.

Ma tête se penche sur le côté avant de considérer notre alcoolique en herbe. Devlin ne passera pas une mauvaise soirée finalement. Tout devient plus simple. Je souffle un grand coup le temps que tu t'assoies. Tout s'arrange, j'en suis comblée. Je me cambre, m'étire le dos. Je me bloque dans mon étirement. Tu as donc deviné la supercherie. Je souris de nouveau. Elle était enfantine il faut dire. Mais l'espoir que tous tombiez dans le panneau était si excitante. Tant pis, tu as joué le jeu, j'en suis heureuse. Je te regarde à nouveau, toujours souriante.

- Non mon bon Monsieur Field. Vous avez tout à fait raison. Deux de nos dames sont en retard.

Mes yeux se baissent rapidement pour atterrir sur le visage de Devlin. Je me demande si lui avait compris. Mes pupilles se firent interrogatrices. J'espère quand même ne pas avoir affaire à des Sherlock en herbe. Plus rien ne serait agréable. La partie serait trop vite terminée. Le silence s'installe. Je prends le soin de nourrir notre chaleureuse lumière d'un soir. Puis je m'amuse à dévisagé le visage de nos deux invités, l'un après l'autre. Mon sourire me fait mal aux joues tellement celui-ci est profond. J'écume de joie en admirant les perspectives de cette soirée. Mes quelques minutes de réflexion ne sont pas longues. De nouveaux bruits de pas, une nouvelle herbe écrasée. Je tourne à nouveau la tête. La voici, la voilà, Marilyn. Je ris sous tes propos. Une soirée entre fille serait peut-être à envisager pour la prochaine fois. Je me doute que tu aies espéré que nous soyons toutes les deux. Après tout, que nous serions nous dit ? Mais ton reproche me fit oubliée l'idée que tu avais percé le mystère. Nouvelle victoire, nouveau rire.

- Au départ c'était à moi d'y penser, ta participation n'était pas prévue. Mais comme pour celle de Matthiew, j'en suis ravie.

Tu t'assoies en riant. J'apprécie la bonne humeur de chacun. J'apprécie leur bonne volonté. Oh comme je suis heureuse. Jamais on ne peut faire plus beau cadeau à un enfant que de rentrer dans son jeu. Conduire, un apprentissage de la vie si fascinant. Mais avant le festin, une personne manque à l'appel. Ce que tu remarques aussi Marilyn. Mary-Jane n'est toujours pas présente. Cette absence me gène. Dans cette frustration je ne prends pas le soin de te répondre. Je commence à m'inquiéter. Je regarde tout autour de moi, ne vois rien. La protagoniste m'ayant posé le plus de soucis, c'était elle. Il fallait une manière différente de l'invitée et même dans ce cas-là, l'incertitude régnait. La soirée pourrait se dérouler sans elle, certes, mais tout ceci serait différent. Il faut de tout pour faire un monde et là, la raison féminine manque à l'appel.

Un écho régulier sonne dans la montagne. Mes cheveux volent quand mes yeux pointent en direction du vacarme. Point d'arrivée de chacun des incités. Une belle jument baie arrive au trot. Trot bien calculé, parfaitement exécuté. Je souris, une arrivée digne d'une lady. Pour peu je me serais levée et me serais jetée dans les bras de la cavalière. Mais un peu de dignité tout de même ! Je laisse donc te laisse donc le temps, ma chère Mary-Jane, avec le plus grand mal, de descendre de cheval et de me complimenter.

- A quelques oublis près. Merci.

Je ris presque, me retenant en me mordant les lèvres. Je n'affiche qu'un grand sourire plein d'enthousiasme. Je te regarde saluer l'assemblée à la manière d'une fille élevée dans les règles de l'art. J'attends que tu prennes place. Puis, je m'étire une dernière fois, croise mes jambes de façon à me tenir en tailleur. Droite, je vous examine un à un. Je laisse le silence prendre place, le silence se voulant mystérieux. Enfin dans un souffle rieur j'annonce.

- Vous attendez peut-être certaines explications... sur ce rendez-vous. Procédons dans l'ordre : la cause, un simple coup de tête, le rêve d'un soir ; le but, à vous de voir, pour ma part il est assez basique, passer une soirée disons... originale et, surtout, que certains oublient un instant le nom de famille d'autre pour les considérer sans hauteur ; la conséquence, en tant que White Flat, je me dois de dire plus d'affinité, mais ne sait t-on jamais.

Mon regarde se remplie de malice.

- Quant au déroulement, traduisant le fond de toute cette manigance, je vous laisse le plaisir de le découvrir petit à petit.

Je n'ai rien dit. Je n'ai rien dévoilé. La raison de mon mystérieux silence peut paraître enfantine : me réjouir des expressions de mes invités. C'est un jeu, jouer avec les hommes. Même si cela reste dangereux.

- Alors, que pensez-vous de cette initiative ? J'espère que vous ne regretterez pas vos lits douillets.

Je penche la tête, comme pour approuver ma réplique. Il est vrai que mon action semble irréfléchi, elle est. Caprice puérile, voilà ce que seront les prochaines heures. Ne pas s'attendre à une soirée homologuée. Je donne le champs libre sur les expressions.


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Devlin Miller
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MessageSujet: Re: Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }   Ven 31 Aoû - 12:52

Chef des riffle bullets

Ils étaient tous arrivés petit a petit. Tout d’abord Matthiew, aussi silencieux qu’une ombre et souriant de toute ses dents, mon dieu pour une fois que sa trogne affichait un sentiment ! Cette nuit devait être particulière. Il lui jeta une flasque d’alcool en plein dessus que Devlin rattrapa au vol, la débouchant au passage d’un coup de dent pour en boire une grande lampée. Ha oui, là on parlait entre homme…enfin non il y avait une fille. Oui bon on va pas chipoter sur genre de détail. Ancolie rit a la plaisanterie de Matt’, ô mon dieu voila maintenant qu’il se mettait à faire des blagues ! Mais que se passe t’il ? Arf, ce n’était pas la peine de l’enfoncer. Il se montrait poli, en même temps il n’y avait pas de quoi en faire un drame. Tranquillement il c’était installé lui aussi. La soirée commençait bien tranquillement, personne en vue pour venir les em…beter.

Ben si puisqu’une autre invitée venait se rajouter à l’équation. Mais pouvait on encore parler de demoiselle pour elle ? Marilyn, avec ses gros sabots et sa tronche de cyclope venait de l’ouvrir. Mince alors, elle avait trouvé le chemin elle ? Devlin aurait presque espérait qu’elle soit tombé dans un ravin, mais non même ça c’était trop compliqué pour elle. Bon sang elle ne voulait pas faire plaisir aux autres ou quoi ? Egoïste ! Elle aussi avait embarqué ce qu’il fallait, mais brosse toi le dos pour qu’elle partage, surtout avec les deux représentants masculins. Et la vulgarité en prime. Oui il faudrait qu’il se penche davantage sur son anatomie un de ces jours, sûr qu’elle devait être croiser avec un race de paysan du coin. Et puis ça ne le dérangerait pas de la déshabiller pour voir ce qui se cachait sous les habits, quitte à pratiquer une ou deux petites chirurgie sur son visage. Devlin aimait bien la symétrie, il fallait lui rajouter un bandeau.

Et voila maintenant ils étaient tous au complet. Quand il avait entendu les bruits de cheval, Devlin avait tourné la tête pour voir apparaitre celle qui s’amusait à les faire tous attendre, sans surprise Mary-Janes Kins entra à son tour dans le cercle en saluant tout le monde. Quelle…politesse. Presque la même que celle de Matthiew. Mais en plus…euh…féminine. Elle venait donc à cette petite sauterie. Décidemment Ancolie avait vu les choses en grand pour cette soirée, réunir des gens qui ne peuvent pas se blairer. Oui mais pour le moment personne n’avait l’air agressif et même si Devlin aurait bien voulu planter son flingue dans une bouche ou deux pour leur faire sauter la cervelle il ne bougea pas d’un millimètre, se contentant de hocher la tête pour répondre aux salutations. Voila que lui aussi se mettait à avoir de bonnes manières. Enfin. Maintenant que tout le petit monde se trouvait présent, comme la p’tite White Flat l’avait espérait, elle se mit donc à table en leur exposant son idée.

Attend, attend. Quoi ? Une soirée ? Autour d’un feu ? Et pourquoi pas faire griller des steaks en buvant ? Pour la boisson c’est vrai qu’on était déjà en plein dans le sujet. La viande fallait pas trop y penser. Non mais sans blague elle s’attendait vraiment à ce que tous les chefs se serrent la paluche et se fassent la bise en sirotant un verre ? Un plan à cinq ? Devlin n’aimait pas les surprises, exceptées pour son anniversaire et encore seulement si elles sont bonnes, genre une fille dans un gâteau ça fais toujours plaisir sauf quand il préfère s’amuser à couper le cake avec un sabre. Encore que. Bref. Devlin but une autre gorgée, il fallait bien ça pour que son cerveau accepte l’idée.

« Je rêve, tu me tires de mon plumard pour faire un feu de camp ? Avec Matt’ j’dis pas mais les deux autres c’était vraiment une obligation ? C’est pas comme si elles pouvaient mettre de l’ambiance. »

Elle devait s’attendre à ce genre de réponse, surtout venant de sa part. C’est bon il n’avait plus froid, dans l’obscurité de la nuit le grand diable rouge jouait avec le feu, s’amusant à y jeter des cailloux du bout du pied. D’ici que ça explose et que les débris atteignent les jambes des cow-boy en jupette…nooooooon. Son sourire s’étira soudain et il jeta un coup d‘œil dans leur direction.

« Remarque…Hé les filles vous nous faites un show ou vous préférez une partie de poker déshabillé ? »

Crétin va.


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MessageSujet: Re: Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }   

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Une nuit sous l'ombre d'un chêne { PV Mary-Jane Kins, Matthiew F.Field, Devlin Miller, Marilyn Brandon }

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